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La Tunisie figure parmi les pays africains qui n’ont pas encore déposer les instruments de ratification de la ZLECAF

« L’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) attend encore les ratifications de 24 pays membres dont la Tunisie, après le dépôt par l’Angola de son instrument de ratification auprès de l’Union africaine la semaine dernière, selon la Commission Economique pour l’Afrique(CEA).Le 14 octobre dernir, le diirecteur de la Coopération avec les pays africains et l’Union Africaine, Chaouki Jaballi avait affirmé, que  » les instruments de ratification par la Tunisie de la convention de la ZLECAF ont été déjà signés par le Président de la République, Kaïs Saïed et devraient être déposés dans les prochains jours (à partir de la date précitée) à la Commission de l’Union Africaine(UA) « .

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La Tunisie, qui a ratifié, le 22 juillet 2020, la convention relative à la ZLECAF, prépare actuellement, en collaboration avec la CEA (bureau de l’ Afrique du Nord), la stratégie nationale relative à la mise en œuvre de cette convention.Selon la CEA, la ratification de l’Angola porte le nombre de pays devenus Etats parties à l’Accord sur la ZLECAF à 30. La décision de l’Angola intervient moins de deux mois, avant le début des échanges, sur la base de cet accord, le 1erjanvier 2021, ce qui suscite l’espoir de voir davantage de pays suivre l’exemple de l’Angola avant la fin de l’année 2020. La ratification de l’Angola a été accueillie avec enthousiasme par la Commission de l’UA, où le Commissaire au commerce de la CUA, Albert Muchanga, avait déclaré :  » Une nouvelle vague a été déclenchée et nous attendons la ratification de plus d’instruments dans les semaines à venir avant le début des échanges « .Tous les regards sont désormais tournés vers les 24 pays signataires qui n’ont pas encore ratifié le traité à savoir : La Tunisie, l’Algérie, le Bénin, le Botswana, le Burundi, le Cap-Vert, la République centrafricaine, les Comores, la République démocratique du Congo, la Guinée-Bissau, le Lesotho, le Libéria, la Libye, le Madagascar, le Malawi, le Maroc, le Mozambique, le Nigéria, les Seychelles, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.

L’Erythrée est le seul pays, qui n’a pas encore signé l’Accord sur la ZLECA.Cet accord est entré en vigueur le 30 mai 2019, après la ratification du traité par 22 pays, nombre minimum requis. Les échanges devaient débuter le 1erjuillet 2020, mais ont été reportés de six mois en raison de la pandémie de COVID-19.La ZLECAF vise à créer la plus grande zone de libre-échange au monde avec le potentiel de rassembler plus de 1,2 milliard de personnes avec un PIB de plus de 2 500 milliards de dollars et d’inaugurer une nouvelle ère de développement. Elle a le potentiel de générer une gamme d’avantages grâce aux économies d’échelle, à l’expansion des échanges, à la transformation structurelle, à l’emploi productif et à la réduction de la pauvreté.En dépit de la pandémie de coronavirus, les experts de la CEA affirment que la ZLECAF peut aider le continent à réduire l’impact de cette pandémie et accélérer sa reprise économique, grâce à une baisse de la fragmentation du marché continental, au développement de chaînes de valeur africaines et à la mise en place de conditions favorables à la diversification des économies.La mise en place de la ZLECAF offrirait également, aux entreprises, dont les PME, particulièrement touchées par la Covid19, l’opportunité d’accéder à de nouveaux marchés d’approvisionnement et de vente, notamment en ligne.Par contre, des représentants des ministères du commerce, du secteur privé et de chercheurs des pays de l’Afrique du Nord( la Tunisie, l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et le Soudan) notent le retards pris dans le processus de mise en place de la ZLECAF, soulignant la difficulté de poursuivre les négociations à distance.Pour accélérer la mise en place de la ZLECAF, ils ont recommandé de rattraper le retard des négociations autour du commerce électronique, qui a pris une importance significative durant la crise sanitaire, d’accélérer les négociations sur les services et l’harmonisation des normes et réglementations techniques pour réduire les obstacles non tarifaires au commerce et veiller à la mise en place de règles d’origine bénéficiant en priorité aux pays membres.

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