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Le Kenya travaillera avec la Commission économique pour l’Afrique (CEA) afin de protéger et de développer des innovations technologiques provenant d’entreprises naissantes (start-up) et de débloquer des fonds de pension pour le développement du pays, déclare aujourd’hui, le Président Uhuru Kenyatta.

Telles sont les paroles du Président lors de la visite de courtoisie, de la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, sa première à Nairobi, au Kenya, en tant que Patronne d’une des Commissions de développement régionales des Nations Unies.

Mme Songwe dit que la CEA est prête à aider le Kenya à élaborer des politiques et des initiatives législatives qui rendront plus difficile l’abus de propriété intellectuelle ainsi que les entreprises technologiques naissantes à atteindre leur plein potentiel, en créant des emplois et des revenus.

Mme Songwe déclare également que la CEA travaillera au Kenya pour mobiliser des fonds de pension mondiaux afin d’investir dans les infrastructures au Kenya – et en particulier dans le logement, l’une des initiatives de mise en œuvre du programme Big Four du Président. Les fonds de pension travailleront avec les fonds de pension kenyans pour investir dans des initiatives de développement.

« Nous sommes très enthousiastes, en particulier pour les start-up technologiques. Nous avons beaucoup de jeunes dans le domaine de l’innovation dont les idées sont volées et on ne leur permet pas de grandir ou de tirer des revenus de leurs innovations », indique le Président Kenyatta.

« Nous œuvrerons avec vous pour nous assurer que nous pouvons protéger les innovations et nous pouvons les voir grandir dans des entreprises mondiales », ajoute le Président Kenyatta.

Mme Songwe salue également le Président pour la campagne renforcée du Kenya contre la corruption et l’invite à prendre la parole lors du prochain sommet de l’Union africaine en Mauritanie lors d’un évènement axé sur les fonctionnaires dont on parle peu travaillant à travers le continent.

Mme Songwe, se joindra également au groupe de penseurs internationaux du Président, avec lequel il consulte de temps en temps, sur des questions cruciales de développement au Kenya, sur le continent africain et dans le monde.

Les Secrétaires du Cabinet, Monica Juma (Affaires étrangères), Joe Mucheru (TIC), James Macharia (Transports et infrastructures) et Mme Songwe détailleront les détails de la mise en œuvre des résultats de la réunion.

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Les possibilités de transformation qu’offre la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), ainsi que les mesures nécessaires pour leur réalisation ont fait l’objet du dialogue ministériel organisé par la Commission économique de l’ONU à Addis Abeba (Éthiopie).

Lors de l’ouverture officielle de la 51e Conférence des ministres, Dr. Abiyi Ahmed, Premier Ministre éthiopien, a exhorté les ministres des Finances et les décideurs présents à utiliser leur ‘vision collective’ afin de mettre en place les bonnes conditions et mobiliser les ressources nécessaires pour la création de la plus vaste zone de libre-échange du monde. Le Premier Ministre, qui a indiqué que son gouvernement était prêt à ratifier l’accord de l’AfCFTA et à remettre les documents à l’Union africaine, a déclaré : « Finançons notre développement. Il n’y a pas de perdants avec l’AfCFTA. Nous sommes tous gagnants ». Il a également précisé que la zone devait générer une « prospérité inclusive » pour tous les Africains, y compris les communautés vulnérables et marginalisés.

Les discussions portant sur le thème ‘La Zone de libre-échange continentale africaine : créer un espace fiscal pour les emplois et la diversification économique’ ont abordé des préoccupations spécifiques liées à la diminution des recettes fiscales due à la libre circulation des biens. Selon la CEA, le taux de recettes fiscales par rapport au PIB est déjà faible dans les pays africains. Dans la plupart des pays du continent, il est inférieur à 15 pour cent, considéré en général comme le seuil minimum pour qu’un État puisse fonctionner efficacement. Philip Lane, gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, s’est appuyé sur l’expérience de son pays au sein du marché commun de l’Union européenne pour expliquer comment ces structures pouvaient apporter une croissance soutenue. « Une vaste gamme d’exportations apporte de la stabilité, la diversification des marchés et une transformation économique par le biais du libre-échange », a-t-il assuré. La croissance qui en résulte permet d’élargir la base d’imposition, en particulier pour les petits États dont le marché intérieur se développe alors que le commerce transfrontalier s’étend à d’autres pays.

L’importance des infrastructures et de la logistique pour l’AfCFTA a été longtemps discutée lors de la réunion. Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA, a souligné la nécessité de s’assurer que le commerce s’effectue sans obstacle le long des couloirs routiers du continent. « Si nous mettons en place les infrastructures et les réformes des frontières nécessaires, nous pouvons créer des emplois et de la croissance », a-t-elle précisé.

Emmanuel Nnadozie, secrétaire exécutif de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, a précisé qu’il fallait veiller à ce que les nations parviennent à mettre réellement le plan en œuvre. « Les capacités sont au cœur du problème », a-t-il ajouté. Il a insisté sur le fait que des institutions solides, des modifications adéquates des réglementations et l’implication du secteur privé permettraient une mise en œuvre rapide de l’AfCFTA.

L’un des moments marquants de cet événement a été la Conférence Adebayo Adedeji donnée en l’honneur du Prof. Calestous Juma, défenseur renommé de l’utilisation de l’innovation et de la technologie au profit du développement de l’Afrique, qui est décédé le mois dernier. Pour cette conférence, le Prof. Mary Teuw Niane, ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait part de sa vision de l’avenir des sciences, de la technologie et de l’innovation en Afrique. Chaque année, une conférence donnée par une personnalité importante qui a apporté une contribution au développement de l’Afrique, rend hommage au Prof. Adedeji, secrétaire exécutif de la CEA resté le plus longtemps à ce poste.

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Un évènement parallèle pour aider les ministres africains, les législateurs et autres à approfondir leurs connaissances sur les mesures nécessaires à mettre pour lutter contre les Flux financiers illicites en provenance d’Afrique et les politiques prioritaires, y compris les lois relatives à la gestion des ressources naturelles du continent au profit de sa population, se tiendra en marge de la Conférence des ministres de 2018, à Addis-Abeba.

La réunion, qui se tiendra le dimanche 13 mai 2018, à partir de 16h, au Centre de conférences des Nations Unies, mettra l’accent sur les politiques fiscales critiques et les préoccupations de l’Afrique en matière de mobilisation des recettes et discutera les messages clés d’une étude sur l’architecture de gouvernance mondiale pour lutter contre les Flux financiers illicites et une étude de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) sur l’érosion de la base et le transfert des bénéfices d’un point de vue africain.

Gamal Ibrahim, Chef de la Section des finances et du secteur privé, de la Division des politiques macroéconomiques, de la CEA, déclare que l’évènement offre également une opportunité aux représentants de la CEA, du Forum africain d’administration fiscale et au Gouvernement de la Norvège, un partenaire de discuter des priorités qu’ils considèrent pour lutter contre les Flux financiers illicites en Afrique.

L’évènement parallèle aura lieu sous le thème, « Priorités pour la lutte contre les Flux financiers illicites en Afrique », organisé conjointement par la CEA, le Forum africain d’administration fiscale et le Gouvernement de la Norvège.

L’Afrique perd plus de 50 milliards de dollars chaque année en raison des Flux financiers illicites.

Les pays africains se sont engagés à s’attaquer à ces flux au moyen de la cible 16.4 des Objectifs de développement durable et de la Déclaration spéciale de l’Assemblée de l’Union africaine sur les Flux financiers illicites en 2015.

L’évènement parallèle visera à identifier les obstacles tels que l’absence de transparence, la faiblesse des cadres juridiques et réglementaires et le manque de réactivité institutionnelle et d’action coordonnée aux efforts fournis par les gouvernements pour atténuer l’impact des Flux financiers illicites sur la mobilisation des ressources nationales.

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Un évènement politique de haut niveau sur l’économie verte inclusive et la transformation structurelle en Afrique aura lieu ce dimanche, à partir de 14h, au Centre de conférences des Nations Unies, à Addis-Abeba.

Linus Mofor, Chargé des affaires environnementales au Centre africain pour la politique en matière de climat, dans la Division des initiatives spéciales, de la CEA, déclare que l’évènement se tiendra sous le thème, « Tirer parti des ressources nationales afin de moderniser les infrastructures de l’Afrique pour des économies résilientes ».

La réunion permettra à la Commission économique pour l’Afrique de présenter le Fonds africain d’investissement résilient au climat et d’introduire le concept de « Dividende de la résilience » aux participants et comment tirer parti de ce dernier pour mobiliser des options de financement supplémentaires pour un développement résilient des infrastructures.

  1. Mofor indique que la réunion cherchera également à identifier les obstacles rencontrés par les secteurs public et privé qui cherchent à tirer profit des ressources publiques limitées pour mobiliser un financement transformateur provenant des ressources domestiques et à mobiliser des IDE pour le développement d’infrastructures résilients au climat en Afrique.

« L’un des principaux objectifs de cet évènement politique est de démontrer et de mettre en évidence de multiples voies d’investir dans des infrastructures vertes et résilientes aux changements climatiques et de discuter des approches novatrices pour exploiter le dividende de la résilience comme nouvelle source du financement des infrastructures », déclare-t-il.

Les participants exploreront et débattront les nombreuses options stratégiques, de cadres juridiques et réglementaires et de structures de gouvernance qui stimuleront le financement privé des innovations technologiques vertes et le développement d’infrastructures résilientes, en mettant l’accent sur les options réussies, évolutives et transférables et aussi des options qui ont le potentiel d’avoir un impact transformateur dans un proche avenir.

Les organisateurs pensent que les idées et les messages politiques clés qui émergeront de la réunion, éclaireront et influenceront la pensée transformatrice sur la création et le soutien d’un environnement propice à l’optimisation des investissements du secteur privé.

Cela inclut les investissements nationaux et étrangers nécessaires au développement accéléré d’infrastructures résilientes pour la transformation de l’Afrique, en tirant parti des opportunités découlant de l’intégration de la résilience climatique dans la planification et le développement des infrastructures.

Le développement des infrastructures est au cœur de la transformation des économies africaines pour réaliser les objectifs de développement du continent, tels qu’énoncés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et dans le plan de développement du continent, l’Agenda 2063.

« Ces aspirations continuent de souffrir d’un déficit chronique d’infrastructures, ainsi que de services d’infrastructures de mauvaise qualité et coûteux, comparés à ceux d’autres régions du monde et nous espérons que l’évènement parallèle aidera à trouver des solutions aux défis auxquels l’Afrique est confrontée aujourd’hui dans ce domaine », indique M. Mofor.

Les ministres africains des finances et de la planification et les représentants des partenaires de développement, des banques de développement et des promoteurs de projets d’infrastructures participeront à ladite réunion.

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Le Rapport sur la gouvernance en Afrique (AGR-V) sera lancé ce dimanche après-midi, au Centre de conférences des Nations Unies, à Addis-Abeba, déclare Francis Ikome, Chef de la gouvernance, à la Division macroéconomique, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Le rapport s’intitule « Gouvernance des ressources naturelles et mobilisation des revenus nationaux pour la transformation structurelle ».

L’AGR-V examine les efforts menés pour améliorer la gouvernance des ressources naturelles abondantes de l’Afrique, en mettant l’accent sur le renforcement des institutions et des cadres de gouvernance des ressources naturelles ; et ce dans le but d’accroître la mobilisation des revenus nationaux et d’engendrer la diversification économique et la transformation structurelle du continent.

Le rapport aborde quatre grandes questions : l’incapacité des pays africains riches en ressources à transformer leurs économies ; la création d’institutions pour améliorer l’impact des ressources naturelles africaines sur le développement ; l’augmentation des revenus domestiques en Afrique et la planification du développement et les résultats de la politique africaine.

« Ces questions sont essentielles pour la transformation de l’Afrique. En particulier, le rapport estime que la mobilisation des recettes nationales doit être renforcée car elle peut être un outil puissant pour l’appropriation nationale des stratégies de développement et pour le renforcement de la participation des entreprises nationales aux chaînes de valeur régionales et mondiales et le renforcement de la capacité de l’État à fournir des biens et services publics », déclare M. Ikome.

La qualité des institutions, dit-il, est un facteur décisif pour déterminer si la richesse en ressources naturelles devient une bénédiction ou une malédiction pour le développement inclusif et transformationnel, la paix et la sécurité, une démocratie plus profonde et la protection de l’environnement.

« Lorsque les institutions s’effondrent ou fonctionnent mal, le résultat peut être un désordre pour nos pays, ainsi le rapport est indispensable pour nos décideurs et autres parties prenantes », ajoute M. Ikome.

Le rapport indique que l’Afrique est lente à convertir ses dotations en ressources naturelles en résultats de développement tangibles en raison des faiblesses dans la gouvernance et des capacités plus larges des nations africaines.

Un état capable avec la légitimité et la volonté politique est nécessaire pour minimiser les dommages causés par l’exploitation des ressources et pour maximiser les résultats de développement positifs, dit le rapport.

Le pays devrait utiliser des outils de réglementation, de planification, de recettes et de dépenses, ainsi que des politiques industrielles, note le rapport, ajoutant qu’une bonne gouvernance des ressources naturelles exige que les institutions – formelles et informelles – soient mandatées et habilitées à gérer les ressources de manière efficace et d’élaborer, de mettre en œuvre et d’appliquer des politiques et des règlements solides.

  1. Ikome précise que les institutions doivent être tenues responsables de leurs décisions et doivent veiller à ce que les processus décisionnels soient transparents et largement participatifs.
  2. Abdalla Hamdok, Secrétaire exécutif adjoint et Économiste en chef de la CEA, participera à la réunion qui examinera les conclusions de l’AGR-V et ses principales recommandations.

Le Rapport sur la gouvernance en Afrique, le plus complet sur la gouvernance en Afrique, évalue et fait le suivi des progrès des pays africains en matière de gouvernance, identifie les lacunes en capacités dans les institutions de gouvernance et propose des politiques et des interventions stratégiques pour améliorer la gouvernance sur le continent.

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La croissance en Afrique de l’Est demeure rapide et le revenu moyen par habitant de la région a atteint 740 dollars des Etats-Unis en 2016, soit deux fois plus que dix ans auparavant. « Ce niveau reste certes faible, mais c’est une performance impressionnante qui est le résultat de taux de croissance économique soutenus, considérablement plus élevés que les moyennes africaines ou mondiales sur la période » a expliqué M. Andrew Mold, Directeur par intérim du Bureau pour l’Afrique de l’Est de la Commission économique pour l’Afrique (ECA).

« Cela ne doit pas nous leurrer – la région est encore confrontée à de sérieux défis pour atteindre les objectifs de développement durable en 2030 – mais en général, les populations d’Afrique de l’Est vivent plus longtemps, en meilleure santé, et avec une qualité de vie améliorée par rapport à la génération précédente » a ajouté M. Mold.

Il s’exprimait lors d’un dialogue politique organisé par le Bureau pour l’Afrique de l’Est de la CEA, au Centre de Convention de Kigali, pour discuter des progrès et des défis de la région. Selon le nouveau rapport de la CEA intitulé « Développements macroéconomiques et sociaux en Afrique de l’Est 2018 », malgré des améliorations notables, la croissance dans la région reste fragile. En particulier, le développement du secteur manufacturier en Afrique de l’Est est insuffisant, limitant la création d’emplois et freinant le progrès technologique.

Le rapport note qu’à part l’Éthiopie, qui a mis en œuvre un programme ambitieux de parcs industriels axés sur les exportations, les politiques gouvernementales n’ont jusqu’ici pas réussi à promouvoir une croissance robuste dans le secteur manufacturier.

Un autre thème important souligné par le rapport de la CEA est la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires en Afrique de l’Est. Le développement du secteur privé est insuffisant et la majeure partie des investissements productifs sont encore réalisés par le secteur public. Selon le rapport, la croissance serait plus forte et plus résiliente si des politiques étaient mises en œuvre pour stimuler l’activité du secteur privé.

L’Afrique de l’Est est une région qui comprend 14 pays : le Burundi, les Comores, le Congo, Djibouti, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Kenya, Madagascar, l’Ouganda, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, le Soudan du Sud et la Tanzanie.

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La Commission économique pour l’Afrique s’associera prochainement au secteur privé pour faire en sorte que celui-ci joue un rôle dans la croissance et la prospérité en Afrique.

Lors d’une réunion avec le cinquième Comité, un comité de de l’Assemblée générale des Nations Unies chargé des questions administratives et budgétaires à Addis-Abeba, la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, déclare que le secteur privé a un rôle crucial à jouer, en tant que moteur de la croissance économique en Afrique.

« Nous travaillerons beaucoup plus avec le secteur privé pour réaliser certains des buts et objectifs de l’Agenda 2063 et de l’Agenda 2030. Le secteur privé a un rôle à jouer pour apporter la croissance et la prospérité sur le continent mais il ne peut y parvenir seul », dit-elle.

Mme Songwe fait part au comité de son aperçu stratégique du travail de la CEA, des efforts en cours pour restructurer l’organisation, y compris ses Bureaux sous-régionaux et autres questions connexes.

Elle met en exergue les questions d’actualité sur l’orientation de la CEA, notamment son appui aux États membres dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et le Programme de développement de l’Union africaine sur 50 ans, l’Agenda 2063 ; après les négociations de l’accord post Cotonou;  la migration ; le changement climatique ; le genre ; l’agriculture ; l’énergie ; le commerce et l’intégration régionale, en particulier à la suite de la signature récente de l’Accord de libre-échange continental africain (AfCFTA) à Kigali, au Rwanda, par 44 pays.

Mme Songwe fait également trait à la collaboration avec d’autres entités des Nations Unies, notamment le Mécanisme de coordination régionale (MCR) et les mécanismes des équipes de pays et Institutions des Nations Unies (UNCT / UNLT), ainsi que d’autres institutions panafricaines telles que l’Union africaine. De plus, elle souligne également le travail de l’Institut africain pour le développement économique et la planification (IDEP), ajoutant que celui-ci serait bientôt partenaire avec les compagnies d’assurance et les universités pour dispenser des cours qui contribueront à stimuler la croissance sur le continent.

Mme Songwe, ajoute cependant qu’il faut un budget robuste et durable au fil du temps pour assurer le succès sur le terrain.

« Soixante ans plus tard, nous devons produire de meilleurs résultats et plus simples. Comme le dit le secrétaire général, nous devons être en mesure d’atteindre nos objectifs et nous sommes sur la bonne voie, et nous espérons pouvoir vous faire rapport très bientôt. Nous sommes en train de finaliser le processus de restructuration et de réalignement de la CEA pour que celle fasse des résultats », déclare-t-elle en référence aux 60 années d’existence de la Commission cette année.

« Nous examinons la structure de la CEA pour voir comment nous pouvons la rendre plus efficace et plus réactive, mais de manière plus efficace pour voir comment nous pouvons utiliser encore mieux ou même plus les compétences du personnel que nous avons en interne et je pense que nous avons été en mesure de trouver un bon nombre d’activités où il y a besoin de quelques ajustements et d’une certaine efficacité et nous espérons que dans les prochains mois nous allons pouvoir mener à bien certaines de ces activités ».

Mme Songwe et le comité ont discuté du rôle de la CEA en tant que Groupe de réflexion produisant des connaissances qui influencent les politiques aux niveaux mondial et régional ; le pouvoir de mobilisation de la CEA sur le continent et son travail de plaidoyer.

Le comité a ensuite visité l’imprimerie primée de la CEA, l’emblématique Africa Hall qui est en cours de rénovation pour une meilleure utilisation de ce symbole célèbre.

Africa Hall est le berceau de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), aujourd’hui l’Union africaine, qui a été construite il y a un demi-siècle pour représenter l’histoire, l’unité et la culture de l’Afrique.

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Une convention de coopération a été signée, jeudi 08 mars 2018, à Tunis, entre la Poste Tunisienne et le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA, France), a fait savoir, jeudi, la Poste Tunisienne.
Cette convention de coopération bilatérale vise à renforcer la collaboration entre les deux institutions dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique des bâtiments et de la mobilité solaire, a précisé la Poste.
Elle permettra, également, de promouvoir la coopération dans le domaine des nouvelles technologies de l’énergie dans le secteur postal, à travers des partenariats stratégiques entre les établissements postaux du continent africain, de manière à optimiser les coûts de l’activité postale.
Cet accord favorisera, en outre, l’utilisation de l’énergie propre au sein de l’activité postale, a avancé la même source.
La convention de coopération a été signée conjointement par Moez Chakchouk, Président directeur général de la Poste Tunisienne et Daniel Verwaerde, Administrateur général du CEA.

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La secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe, a tenu jeudi 1er mars 2018 des entretiens à huis-clos avec le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Miroslav Lajčák, exprimant son appréciation sur les réformes en cours de l’Union africaine qui devraient rendre l’organisme continental plus autosuffisant et plus efficace.

Mme Songwe, Membre de l’équipe de réforme dirigée par le Président rwandais Paul Kagame, déclare qu’elle se concentre actuellement sur un certain nombre de questions afin de garantir que l’Union soit gérée plus efficacement au profit de ses citoyens.

Ceux-ci comprennent le financement de l’Union africaine ; comment faire des gains d’efficacité autour de l’Union par le biais de ses agences comme le NEPAD, qui pourrait être intégré à la Commission de l’UA en tant qu’Agence de développement de l’Union africaine ; renforcer la capacité du personnel de l’Union africaine à assurer la qualité et rapprocher l’UA de ses citoyens.

« En ce qui concerne le financement, c’est une erreur de dire que jusqu’à présent, 80% de ce que fait l’Union africaine est financé par des donateurs », déclare Mme Songwe, ajoutant que l’Afrique peut et devrait financer son propre développement et ses intérêts.

Elle dit que son équipe travaille et progresse bien dans ses efforts pour s’assurer que les réformes institutionnelles ré-alignent et gèrent efficacement l’UA aux niveaux politique et opérationnel et plus important, prévoient un financement plus durable pour la consolidation de la paix en Afrique si le prélèvement de 0,2% est respecté.

Certains États membres ont commencé à mettre en œuvre le prélèvement de 0,2% alors que d’autres sont en attente, dit Mme Songwe, ajoutant que l’UA disposerait d’un surplus de fonds pour la paix et la sécurité si tous les pays africains appliquaient le prélèvement de taxe.Lajčák, qui a rencontré hier le Président de la CUA, Moussa Faki Mahamat et les commissaires de l’UA, déclare que les réformes sont cruciales car elles conduiront à la création d’une Union africaine plus forte.

« Une Union africaine forte mène à une Afrique forte dans toutes les plateformes internationales », dit-il, ajoutant qu’il a discuté avec M. Mahamat et les commissaires de la nécessité d’une coopération plus étroite entre l’ONU et l’Union africaine.

Les dirigeants des deux organisations ont signé en janvier le cadre UA-ONU pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ceci a suivi la signature du cadre de paix et de sécurité entre l’UA et l’ONU en avril 2017.

« Les partenariats entre l’UA et l’ONU sont une nécessité », déclare M. Lajčák, ajoutant que l’ONU ne peut atteindre aucun de ses objectifs sans l’Afrique.

Mme Songwe et le président de l’AGNU ont également discuté de la mise en œuvre du programme 2030 pour le développement durable et des moyens à mettre en œuvre pour inclure le secteur privé dans le financement des ODD. Ils ont également discuté des migrations et des consultations en cours sur le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées, régulières et les réformes de l’ONU.

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Le Consensus de Douala, un appel à l’action lancé en septembre 2017 pour la diversification et l’industrialisation rapides des économies des pays d’Afrique Centrale par les experts de la CEA et un panel constitué de plus de cent planificateurs de haut-niveau ainsi que d’autres acteurs de la sous-région produit déjà des retombées.

Les participants de la 33eme session tenue à Douala du Comité intergouvernemental d’experts (CIE), organe chargé du contrôle de la contribution de la CEA aux initiatives de développement durable en Afrique centrale qui avait procédé à la préparation dudit Consensus auront le sourire aux lèvres à l’idée que les États membres commencent à prendre des mesures en rapport avec l’appel. Ceci fait suite à un échange récent entre le Gouvernement du Cameroun et les représentants du secteur privé national sur « la diversification de l’économie et la transformation locale des produits » tenu à Douala, ville qui avait émis l’appel il y a de cela 5 moins uniquement.

« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous de la CEA avons suivi les travaux entre le Ministre camerounais de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) et un groupe d’entreprises locales. Ces travaux étaient presqu’en parfaite synchronie avec le langage du Consensus de Douala et une séance de réflexion récente sur l’opérationnalisation du Consensus dans laquelle les plus proches collaborateurs du Ministre Louis Paul Motaze ont joué un rôle de premier plan », a déclaré M. Antonio Pedro, Directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique Centrale sis à Yaoundé.

« Le Consensus de Douala appelait principalement les Gouvernements et le secteur privé à accélérer la diversification, surtout à travers l’industrialisation des économies d’Afrique Centrale qui ont subi les affres des chocs externes en raison de l’effondrement des prix des matières premières sur le marché mondial. Le Consensus a relevé l’importance de prioriser la politique industrielle dans les visions et stratégies de développement national tout en assurant la mise en cohérence avec le reste des politiques sectorielles et macroéconomiques et sectorielles, notamment les politiques commerciales, et à organiser « des réunions régionales de haut-niveau entre les États membres et les acteurs du secteur privé ».

« Ces messages sont en droite ligne avec les mesures prises par les États membres d’Afrique Centrale, en particulier le Cameroun en vue de la diversification de leurs économies et de l’accélération du rythme de l’industrialisation dans la sous-régions. Nous enregistrons déjà des résultats encourageants », a indiqué M. Pedro.

« En fait, lors de la séance de réflexion sur les Voies de la diversification en Afrique Centrale que nous avons organisée récemment à Yaoundé, notamment sur l’opérationnalisation du Consensus de Douala, unconsensuss’est dégagé sur la nécessité pour les pays de la sous-région de réaliser des progrès rapides vers la diversification horizontale et verticale de leurs économies et d’ajuster leurs politiques en conséquence », M. Pedro a-t-il ajouté.

La diversification horizontale des économies d’Afrique Centrale implique la multiplication des domaines de production économique, rompre avec l’exploitation du pétrole et des minerais uniquement (tel que c’est le cas dans certains pays) et migrer vers d’autres domaines tel que l’agro-industrie et l’économie du savoir, par exemple. La diversification verticale des économies d’Afrique Centrale impliquera par contre le renforcement des capacités de production dans un secteur donné et le développement d’une chaine de valeurs complète dudit secteur à telle enseigne qu’une nation productrice comme le Gabon ne se concentre pas uniquement sur la « première  transformation» des grumes (sciage et rabotage), mais migre plutôt de manière séquentielle vers « la deuxième transformation » (production des contreplaqués de haute qualité) et vers la « troisième transformation » (production des portes, des meubles, des planchers de qualité, etc.)-pour générer plus d’emplois, réduire la vulnérabilité aux fluctuations des cours des matières premières, explorer les meilleurs termes de l’échange et générer plus de recettes pour une telle économie.

« Le Cameroun a adhéré au programme « Made in Central Africa » qui est au cœur du Consensus de Douala. Nous saluons de ce fait le lancement récemment, à Douala par le Premier Ministre Philemon Yang, d’une usine biochimique et pharmaceutique qui produira un milliard d’unités de médicaments par an au plan local. Nous attendons avec impatience de tels exemples en Afrique Centrale pour stimuler le commerce intra-régional et renforcer la résilience des économies locales. L’adoption de la ZLEC rendra cette perspective plus évidente », le Directeur du Bureau de la CEA pour l’Afrique Centrale a-t-il poursuivi.

Il a conclu que « ces événements sont une bonne nouvelle pour nous et nous sommes plus déterminés que jamais à suivre les approches pragmatiques vers la diversification en Afrique Centrale, qui comme nous l’avons convenu récemment, requiert la mobilisation du leadership pour l’action, le renforcement des capacités cognitives et du capital humain, l’expansion de l’infrastructure, l’amélioration du climat des affaires, la promotion du développement du secteur privé ainsi que l’innovation des financements et l’établissement des partenariats pour le développement ».

 En conséquence, la CEA continuera de travailler véritablement avec ses partenaires dans l’optique d’opérationnaliser davantage le Consensus de Douala.

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Le Président de la République du Niger, Son Excellence Monsieur Issoufou, Co-président de la Task Force Présentielle sur la Monnaie Unique de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a fortement apprécié la qualité de la contribution technique de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) dans la marche vers la monnaie unique de la CEDEAO.

M. Issouou s’exprime lors de l’ouverture des travaux de la cinquième réunion de la Task Force Présidentielle sur le programme de la monnaie unique de la CEDEAO tenue à Accra, au Ghana, où les dirigeants ouest-africains réaffirment leur volonté politique de respecter l’échéance du programme de la monnaie unique de la CEDEAO d’ici 2020.

Etaient également présents à la réunion d’autres chefs d’États, y compris son Excellence Monsieur Nana Akufo-Addo, du Ghana, M. Faure Gnassingbé du Togo, Son Excellence Monsieur Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, M. Marcel de Souza, Président sortant de la Commission de la CEDEAO, Monsieur Dimitri Sanga Directeur du Bureau Sous Régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, et plusieurs autres invités.

« Pour atteindre ce résultat, le Comité Ministériel a bénéficié de l’accompagnement technique de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique qui a produit une étude de qualité sur le processus la monnaie unique », déclare le Président Issoufou.

Selon Monsieur Issoufou, cette étude a permis à la CEDEAO d’élaborer une nouvelle feuille de route « qui nous conduit certainement vers la création d’une monnaie unique en 2020 ».

 « Notre monnaie unique nous donnera ainsi l’opportunité de construire un espace économique fort, capable de rivaliser avec les autres espaces économiques en construction à travers le monde » dit-il ajoutant que cela est certain à la suite d’un examen des conclusions de la réunion du Comité ministériel et de l’approbation de ses propositions.

« Nous devons saisir cette occasion historique, nous ne devons pas échouer, car nos populations espèrent déjà depuis trop longtemps », déclare le président Issoufou

Il a conclu en soulignant qu’ « Il est temps d’honorer la mémoire de nos illustre prédécesseur, qui nous ont montré le chemin de l’intégration, de l’union et de la fraternité, il y a de cela bientôt deux générations ».

Le président Akufo Addo exhorte tous les États membres de la CEDEAO à œuvrer en vue de satisfaire aux exigences énoncées pour respecter le délai fixé pour l’introduction de la monnaie unique d’ici 2020.

Il exhorte les États Membres à faire des efforts conscients en faveur de l’industrialisation pour tirer parti des perspectives économiques viables que présenterait une monnaie unique.

“La transformation structurelle de nos économies ne peut plus être reportée si nous voulons répondre aux aspirations de nos jeunes à l’emploi”, déclare-t-il.

“Notre quête d’une monnaie unique ne vise pas à stimuler les échanges de biens produits dans des pays tiers. Il est destiné à encourager la production de biens et de services dans la région. “

Pour sa part, le Directeur du Bureau Sous Régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, Monsieur Dimitri Sanga, note que « …dans cette marche vers la monnaie unique de la zone CEDEAO, il y a de plus en plus une convergence ‘’politique’’, telle que manifestée notamment par le renouvellement constant de l’engagement de tous les pays, vers le renforcement de leur convergence économique, basée purement sur les critères de convergence ».

Pour M. Sanga, la combinaison de ces deux formes de convergence est susceptible d’accélérer la marche vers la monnaie unique au sein de la CEDEAO.

La décision d’adopter une feuille de route pour le Programme de la monnaie unique de la CEDEAO, a été prise en 2009 par les chefs d’Etats et de Gouvernements de la CEDEAO avec comme échéance ultime 2020.

La Task Force Présidentielle a donc pour rôle d’accompagner le processus d’intégration monétaire et de suivre l’état d’avancement des travaux pour la création de cette monnaie unique. Elle vient en appui au programme de coopération monétaire de la CEDEAO lancé en 1987, en vue de parvenir à la création d’une zone monétaire unique et de favoriser la libre circulation des personnes et des biens dans la région.

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De nombreux cadres de rang supérieur et intermédiaire en service dans les divers départements ministériels au Cameroun examinent déjà leur approche vers la domestication de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 pour l’Union Africaine, deux cadres internationaux de développement complémentaires, grâce à de nouvelles connaissances et perspectives acquises lors d’un atelier co-organisé récemment par le gouvernement du Cameroun et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Un grand nombre parmi les plus de 40 participants de l’atelier tenu à Yaoundé sur « une approche harmonisée de l’intégration de l’Agenda 2030 pour le Développement durable et de l’Agenda 2063 aux plans de développement national » ont félicité la CEA pour l’initiative qualifiant de « révolutionnaire » le logiciel intégré de simulation conçu par la Commission pour la planification et le suivi de la politique économique, lequel sera adapté aux fins d’intégration des deux agendas aux processus de planification du développement et d’examen des résultats au Cameroun. Le Cameroun figure parmi les 05 pays d’Afrique qui bénéficient de la mise en œuvre de l’initiative dans l’optique d’aider les gouvernements à domestiquer et à intégrer efficacement les deux agendas de développement à leurs processus de planification et de mise en œuvre à l’échelon national.

Les dix-sept (17) Objectifs de développement durable constituent l’essentiel du Programme de développement durable des Nations Unies (Agenda 2030) établi pour remplacer les (08) huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à la fin de l’année 2015, tandis que sept (07) aspirations globales avait été identifiées par les chefs d’Etat africains en 2013 comme cadre de développement de « l’Afrique que nous voulons » au moment où l’Union Africaine (autrefois Organisation de l’Union Africaine) atteindra son centenaire en 2063. Les deux agendas s’entrecroisent sur les principes d’éradication de la pauvreté, de croissance inclusive, d’industrialisation, de création d’emplois décents et d’infrastructures de développement, entre autres. Par conséquent, il est important pour tous les Etats membres d’Afrique qui ont adhéré à ces deux agendas de disposer des cadres intégrés pour assurer l’opérationnalisation des plans de politique nationale sur la base des deux agenda et le suivi des résultats dans les secteurs-tel fut d’ailleurs l’objectif global de l’atelier de Yaoundé.

 « Nous saluons cette grande initiative de la CEA qui vise à nous aider à assurer la misse en adéquation de notre planification de développement avec l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063, surtout la conception du logiciel de simulation qui nous assistera dans l’élaboration des cadres conceptuels et de planification », a déclaré M. Tanang Patrice de la Division du suivi du Ministère des Finance du Cameroun.

D’après Mme MBOLE ESSIANE Annie, Chef de la cellule des Systèmes d’information, des réseaux et des statistiques au Ministère de la justice du Cameroun, l’approche de la CEA fondée sur l’harmonisation  des dispositifs nationaux de planification des politiques et de suivi avec les deux programmes de développement donne une forte impulsion aux efforts déjà consentis (certes de manière non conjointe) par son département ministériel et l’Institut national des statistiques pour ce qui est des initiatives axées sur la politique de planification et le suivi des résultats.

« La CEA nous a donnés de nouvelles perspectives permettant d’atteindre les Objectifs de développement durable des Nations et de les arrimer à l’Agenda 2063 pour l’Afrique et j’estime qu’une fois entièrement opérationnelles, ces perspectives seront d’un grand avantage pour les pays africains», a ajouté Dr. Ibrahim Abba, Chef de la Division de la Recherche, de la planification et de la coopération au Ministère de l’emploi et de la formation professionnelle du Cameroun.

Les planificateurs camerounais estiment avoir beaucoup appris de la session de l’atelier axé sur la simulation des politiques qui portait sur l’évaluation des diverses options stratégiques permettant d’identifier l’impact de l’investissement dans les différents secteurs de l’ensemble du tissu économique de leur pays au moyen des diagrammes de boucle causal. Cette approche permet aux planificateurs non seulement d’être expéditifs dans la définition des priorités en matière d’affectation des ressources à travers les différents secteurs, mais aussi de voir clairement comment la prise de décisions/mesures dans les divers secteurs interagira réciproquement pour produire des résultats de développement sains.

De l’avis du Directeur du Bureau Sous-régional pour l’Afrique centrale de la CEA– M. Antonio Pedro – la Commission met un accent particulier sur l’opérationnalisation des programmes de développement en collaboration avec ses Etats membres dans la sous-région et au-delà, parce que chacun des agendas s’articule autour de la pérennité. Il soutient par ailleurs que la « CEA est déterminée à poursuivre une approche de développement très pragmatique avec plus ou moins d’initiatives sur la recherche des SOLUTION sur l’APPROCHE vers le développement»

D’autre part, le Directeur Général de l’économie au Ministère de l’économie, de la planification et  d’aménagement du territoire du Cameroun– M. Isaac Tamba – affirme que son département ministériel salue la nouvelle approche de la CEA et ses solides relations de travail avec le gouvernement du Cameroun, ajoutant que « ce partenariat est très important pour nous, car il permet d’avancer rapidement vers l’atteinte des cibles et objectifs des cadres de développement nationaux, régionaux et internationaux.»

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La Tunisie est le pays le plus performant en Afrique du Nord, étant donné que les échanges commerciaux ont atteint 10% des échanges intra-régionaux, a indiqué Lilia Hachem Naas, directrice à la Commission économique pour l’Afrique (CEA) lors d’une conférence tenue en marge des travaux de l’édition 2017 du “Tunisia Investment Forum”.

Selon l’indice africain d’intégration régionale, développé par la CEA, la Tunisie est la plus performante en termes d’intégration régionale, avec un indice de 0,97 suivie du Maroc (0,80), de la Libye (0.75) et de l’Algérie (0.64).

Cette performance se traduit aussi bien en termes d’importation intra-régionale des biens avec un taux de 3,5% du PIB de la Tunisie ainsi qu’en matière d’exportations intra-régionales.

“En contrepartie, le commerce en Afrique du Nord reste bien en deçà de son potentiel, soit seulement 5 % d’échanges entre les pays d’Afrique du Nord, en dépit d’une zone économique naturelle, une continuité géographique, un revenu moyen de 5 mille dollars par an et une population de 230 millions d’habitants “, a indiqué la responsable.

Naas, qui s’est référée à une étude réalisée par la CEA, a rappelé que l’intégration régionale aide à l’amélioration des relations économiques entre les pays et contribue à la transformation structurelle au niveau de l’espace régional.

“La Tunisie dispose d’un bon tissu productif, notamment dans les secteurs du textile-habillement, des industries de l’automobile, mécanique et électronique, des énergies renouvelables, des TIC et des industries agroalimentaires, qui lui permet de développer une chaîne de valeurs au niveau régional et d’exploiter ses atouts uniques (position géographique, proximité de l’Europe et de l’Afrique).

“Ainsi pour pouvoir exploiter ce potentiel, il faut favoriser la mise en place des plateformes industrielles et logistiques régionales qui pourraient encourager cette intégration et aussi la co-production des biens pour obtenir une plus grande valeur ajoutée “, a-t-elle poursuivi.

Selon Naas, deux facteurs sont essentiels pour créer ces plateformes d’intégration régionale. Il s’agit de développer les méthodes d’incitation à l’investissement dans ces régions, à travers un cadre institutionnel et réglementaire incitatifs de ce genre d’investissement parce que les retombées en termes d’ouverture et d’opportunités seront bénéfiques aussi bien pour la Tunisie que pour les autres pays de la région.

La responsable à la commission économique pour l’Afrique a recommandé également de lever les obstacles entre les pays et de ne pas prendre de mesures interdisant les importations ou les exportations.

La commission économique pour l’Afrique publiera une autre étude plus approfondie sur l’intégration régionale au niveau sectoriel. Cette étude permettra d’établir un diagnostic des principaux obstacles, de développer un plan d’action régional qui pourrait être adopté par plusieurs pays.

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Le développement durable. Les décideurs et institutions internationales ne jurent que par ça, étant conscients du fait que les ressources de notre chère planète ne sont pas illimitées, que le réchauffement climatique fait de sacrés dégâts et menace notre survie. A part quelques scientifiques et experts délurés qui pensent que tout ça c’est du flan, tout le monde est d’accord sur le fait qu’on n’a plus le choix et qu’il faut maintenant combiner développement et écologie, respect de l’environnement. La Tunisie, qui, on ne le dira jamais assez, sera l’un des pays les plus impactés par les effets du réchauffement climatique, doit évidemment entre en première ligne dans les initiatives à l’échelle mondiale pour tenter de limiter la montée des températures, en s’orientant vers un développement qui pollue le moins possible. Certes le citoyen lambda est encore à mille lieues de ces problématiques, avec une existence compliquée par la tournure de l’après révolution, mais les organismes internationaux eux sont déjà sur l’affaire. Et des actions sont là…

Un rapport sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) dans les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc et Mauritanie) est en cours d’élaboration, à l’initiative du Bureau de la Commission économique pour l’Afrique du nord (CEA) et l’Union du Maghreb Arabe (UMA), a indiqué l’économiste chargée de l’environnement et du développement durable du bureau de CEA pour l’Afrique du nord, Marieme Bekaye.
Elle a précisé à l’Agence TAP en marge de la réunion d’experts sur le thème ” emploi des jeunes et développement durable en Afrique du Nord “, tenue les 3 et 4 octobre 2017 à Rabat, au Maroc, que ce rapport qui sera présenté et discuté lors d’une réunion sous-régionale de dialogue prévue pour le mois de mars 2018 et dont le lieu n’a pas encore été fixé a pour but d’établir un état des lieux des progrès accomplis, des défis et des bonnes pratiques au niveau des pays et à l’échelle régionale.
Et d’ajouter que les résultats de ce rapport contribuent aux processus continental et global de suivi de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 du développement durable adopté par les Nations Unies.

Le rapport sur la mise en œuvre des ODD couvrira cinq domaines d’intérêt stratégique pour l’intégration régionale, à savoir la sécurité alimentaire, la transition industrielle, la transition énergétique, la désertification et le changement climatique et l’emploi des jeunes.
Organisé du 3 au 6 octobre par le Bureau de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNCEA) en Afrique du Nord, la 32ème réunion du Comité intergouvernemental d’experts, réunit plusieurs représentants et experts du Maroc, d’Egypte, de Libye, de Mauritanie, de Tunisie, d’Algérie et du Soudan, dans le but d’évaluer le travail accompli par le Bureau, d’arrêter le programme de travail et les orientations stratégiques de la CEA en Afrique du Nord et formuler des recommandations qui seront soumises à la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique.

La Commission Economique pour l’Afrique (www.uneca.org) est l’une des cinq commissions régionales du Conseil Economique et Social de l’ONU (ECOSOC). Son Bureau en Afrique du Nord a pour mission de soutenir le développement des sept pays de la sous-région (Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie et Soudan) en les aidant à formuler et mettre en œuvre des politiques et programmes à même de contribuer à leur transformation économique et sociale.

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La Tunisienne Lilia Hachem Naas vient d’être nommée nouvelle directrice du bureau d’Afrique du Nord de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a annoncé mardi, à Rabat, la secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, lors de l’ouverture de la 32éme réunion du comité intergouvernemental d’experts (du 3 au 6 octobre 2017).

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