AccueilLa UNELa Tunisie probablement à un cheveu près de la note de défaut!

La Tunisie probablement à un cheveu près de la note de défaut!

Après la dernière notation de Fitch, qui a confirmé celle de Moody’s de février dernier, la Tunisie se retrouve à  la dernière marche de l’escalier (B- pour Fitch et B3 pour Moody’s avec perspectives négatives), avant la note C aboutissant au défaut, selon une analyse publiée vendredi, par l’intermédiaire en bourse, MAC SA.

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Ceci préfigure de «  difficultés élevées pour recourir à de nouveaux crédits extérieurs, qui peut aboutir au défaut de paiement ».

Le Département Analyses &Recherches de MAC SA rappelle que « malheureusement, la Tunisie n’a réalisé au cours de la dernière décennie qu’une croissance du PIB de 1% par an, loin du minimum requis pour payer les intérêts sur la dette extérieure (qui représentent près de 3% du PIB suite aux conditions favorables de la dette multilatérale et bilatérale) ».

En plus, « les prévisions pour 2021-2023 faites par les organismes internationaux s’accordent sur un taux de croissance du PIB qui reste inférieur à 3%. Cette croissance économique ne permet pas de payer les intérêts extérieurs. Il est donc attendu que la notation, qui exprime la capacité du pays de faire face à ses engagements financiers, se détériore. Pour la période à venir, la descente vers C paraît difficile à éviter, sauf en cas d’ouverture importante vers la Libye ».

Sous le joug du PAS !

S’agissant des retombées de cette notation et de la perspective négative y associée, MAC SA cite d’abord le fait que le  recours au marché financier international deviendrait très coûteux (taux d’intérêt en devises à deux chiffres), ce qui éloigne cette forme de financement, surtout qu’il est de moyen terme.

Ensuite, le financement multilatéral reste disponible mais exige un accord sur un programme d’ajustement structurel qui sera piloté par le FMI pour certaines institutions (BM, BAD) ou un programme particulier aux conditions plus souples (UE, BEI, BERD).

Enfin, le financement bilatéral dépend des relations politiques avec les pays concernés. Il apparait ainsi, qu’un accord avec le FMI est nécessaire d’ici la fin de l’année pour assurer un financement extérieur qui éviterait le défaut, conclut l’intermédiaire en Bourse.

En fait, comme l’a expliqué Fitch, l’accès prévu aux marchés internationaux (2,2 % du PIB en 2021) serait compliqué par l’absence de programme du FMI. Deux emprunts obligataires  de 500 millions de dollars chacun, garantie par l’Administration américaine, arriveront à échéance fin juillet et début août 2021, rappelle l’agence qui, tout en notant qu’une nouvelle garantie américaine pour les émissions internationales est en cours de discussion,  estime qu’il est  peu probable qu’elle se concrétise avant le quatrième trimestre 21 et elle pourrait être liée à la réussite des négociations avec le FMI. Des financements bilatéraux ont été accordés au cours du premier semestre de l’année, mais les montants restent modestes, avec 1,2 % du PIB déboursé par les homologues européens. Les autorités ont également levé 1,2 % du PIB en devises étrangères grâce à des prêts syndiqués avec des banques locales.

Selon Fitch aussi,  l’incapacité à trouver un accord avec le FMI et à accéder aux marchés financiers internationaux, qui se traduirait par une forte dépendance continue à l’égard du financement national, exercerait une pression sur les réserves externes. Ceci dans un contexte d’amortissement de la dette publique extérieure (4 % du PIB par an en moyenne sur 2021-23), de déficits importants de la balance courante (8 % par an) et d’entrées nettes d’IDE modestes. Les réserves de change ont chuté à 8,1 milliards USD à fin mai 2021, contre environ 9,4 milliards USD à fin 2020.

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