Le continent africain continue à subir des difficultés persistantes, notamment alimentaires, sur fond de guerre en Ukraine, a estimé jeudi l’Agence française de développement, bien qu’il ait « absorbé » le choc économique lié à la pandémie de Covid-19.
« Le choc Covid a été désormais absorbé », a affirmé Thomas Mélonio, directeur de la recherche à l’AFD, en préambule de la présentation d’un ouvrage présentant les perspectives de l’institution française sur le continent cette année.
Le PIB par habitant va ainsi dépasser cette année son niveau de 2019, permettant à l’Afrique de rejoindre les zones géographiques dans le monde ayant vu leur richesse nationale retrouver des niveaux pré-pandémie.
Cette bonne nouvelle cache une situation économique difficile et soumise aux aléas de la conjoncture internationale, à quelques semaines du premier anniversaire de la guerre en Ukraine.
Cette guerre a été marquée par une flambée des prix des céréales juste après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui représentaient avant le conflit 30% de l’approvisionnement de la planète en blé.
Après avoir atteint des niveaux historiques en mars, les prix mondiaux des produits alimentaires se sont apaisés en fin d’année, notamment après la reprise des exportations de blé ukrainien en mer Noire.
L’Afrique a dans ce contexte « échappé » aux famines de masse redoutées l’an dernier par l’Organisation des nations unies, a affirmé Bio Goura Soulé, expert au sein de la CEDEAO, la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, au cours de la conférence de l’AFD.








