Le gouvernement égyptien a été averti qu’il s’agissait de sa « dernière chance » d’accepter une partie de la population déplacée de Gaza et qu’il risquait de perdre le soutien des États-Unis s’il refusait, a rapporté Al-Araby Al-Jadeed.
Le message a été transmis le week-end dernier par le président des Émirats arabes unis, Mohammad bin Zayed, lors d’une brève visite surprise au Caire. La réunion fait suite au rejet persistant par l’Égypte du plan de relocalisation du président américain Donald Trump, ainsi qu’au refus de plusieurs autres pays d’accepter les habitants de Gaza à l’intérieur de leurs frontières.
Le président Trump et Tahnoun bin Zayed, vice-roi d’Abou Dhabi et conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, se sont rencontrés à la Maison Blanche mardi dernier. À la suite de leur conversation, les États-Unis ont annoncé que les Émirats arabes unis s’étaient engagés à investir 1 400 milliards de dollars dans l’économie américaine au cours des dix prochaines années.
Zayed aurait souligné que si l’Égypte continuait à refuser le transfert des habitants de Gaza, les États-Unis réorienteraient l’aide économique destinée à l’Égypte vers d’autres régions. En échange de l’acceptation des personnes déplacées, les États-Unis ont promis de fournir des milliards de dollars pour soutenir la relance de l’économie égyptienne en difficulté.
Selon les sources égyptiennes d’Al-Araby, la proposition actuelle implique le transfert de 500 000 à 700 000 citoyens palestiniens de la zone couvrant l’axe nord de Netzarim et les colonies dans le nord de la bande de Gaza. La bande de Gaza serait confinée à la zone située au sud de l’axe de Netzarim, jusqu’à la frontière actuelle avec l’Égypte, selon le plan.
Il semblerait que les États-Unis et Israël se concentrent principalement sur la réinstallation des habitants de Gaza en Égypte, remettant à plus tard le rôle de la Jordanie dans le transfert, qui comprendra l’absorption des habitants de la Cisjordanie à un stade ultérieur.
L’aide américaine à l’Égypte menacée si elle refuse d’accueillir les Gazaouis, avertit le président émirati
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