Le chef de l’ONU s’est alarmé lundi de la montée de la violence des colons israéliens en Cisjordanie et des appels à l’annexion après qu’Israël a annoncé l’extension de ses opérations militaires dans le territoire palestinien occupé.
Dimanche, Israël a déclaré que ses troupes resteraient pendant de nombreux mois dans les camps de réfugiés de Cisjordanie occupée. Des dizaines de milliers de Palestiniens vivant dans ces camps ont été déplacés en raison de l’intensification des opérations militaires.
« Je suis gravement préoccupé par la montée de la violence en Cisjordanie occupée par les colons israéliens et par d’autres violations, ainsi que par les appels à l’annexion », a déclaré Antonio Guterres devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève.
Il y a un mois, l’armée a entamé un vaste raid contre les tireurs palestiniens dans le nord de la Cisjordanie, juste après l’entrée en vigueur d’une trêve dans la bande de Gaza, un territoire palestinien distinct.
L’offensive en Cisjordanie s’est progressivement étendue à plusieurs camps de réfugiés près des villes de Jénine, Tulkarem et Tubas.
Dimanche également, l’armée israélienne a annoncé le déploiement de chars à Jénine, où elle « étendait » ses opérations.
C’est la première fois que des chars sont déployés en Cisjordanie depuis la fin de la deuxième intifada palestinienne, en 2005.
Guterres a souligné lundi l’importance du fragile cessez-le-feu en vigueur à Gaza depuis le 19 janvier.
« Nous assistons à un cessez-le-feu précaire. Nous devons éviter à tout prix une reprise des hostilités. La population de Gaza a déjà trop souffert », a-t-il déclaré.
« Il est temps d’instaurer un cessez-le-feu permanent, de libérer dignement tous les otages restants, de progresser de manière irréversible vers une solution à deux États, de mettre fin à l’occupation et de créer un État palestinien indépendant, dont Gaza ferait partie intégrante.








