La guerre au Soudan risque de causer de lourds dommages économiques dans les pays limitrophes, s’ajoutant aux conséquences des conflits mondiaux sur l’économie africaine, alerte la directrice adjointe du département Afrique au Fonds monétaire international (FMI) Catherine Pattillo, dans un entretien à l’AFP.
« Ce qui se passe au Soudan est déchirant et dévastateur pour le peuple soudanais. Pour tous les pays voisins également », a affirmé Mme Pattillo à l’occasion de la publication d’un rapport vendredi sur l’activité économique en Afrique subsaharienne.
« Nombre de ces pays voisins sont déjà fragiles et ont leur propres défis à relever. Désormais ils sont confrontés à un afflux de réfugiés, à des enjeux sécuritaires, à des difficultés en matière de commerce, ce qui représente un véritable défi pour leur croissance », a-t-elle poursuivi.
Cités dans le rapport du FMI présentant les prévisions économiques de l’institution de Washington pour le continent, la République centrafricaine, le Tchad, l’Érythrée, l’Éthiopie et le Soudan du Sud pourraient particulièrement souffrir de la situation.
La guerre au Soudan fait rage depuis avril 2023 entre l’armée, menée par le général Abdel Fattah al-Burhan, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint, le général Mohammed Hamdane Daglo.
Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts selon l’ONU. Plus de 10,7 millions de personnes ont été déplacées à travers le pays et 2,3 millions d’autres ont dû fuir vers les pays voisins.
La famine a été déclarée en juillet dans le camp de Zamzam près de la ville d’el-Facher, au Darfour.
Le FMI s’inquiète des effets de la guerre au Soudan sur ses voisins
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