La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a assuré que le plan de relance de 117 milliards d’euros approuvé vendredi face à une inflation tenace était « responsable » sur le plan budgétaire, affirmant qu’elle entendait réduire la dette colossale du pays.
Avec ces mesures chiffrées à 21.300 milliards de yens, le gouvernement entend relancer la croissance de la quatrième économie mondiale dans un contexte d’exaspération des Japonais face à la flambée des prix.
L’inflation a de nouveau accéléré dans le pays en octobre selon des chiffres publiés vendredi matin, à 3% en excluant les produits frais, contre 2,9% en septembre.
La hausse des prix à la consommation dans l’archipel dépasse ainsi l’objectif de la Banque du Japon (2%) pour le 43e mois consécutif, une série inédite depuis 1992, et pourrait inciter l’institution à relever ses taux en décembre.
Le plan massif du gouvernement devrait cependant alourdir encore la dette pharaonique de l’archipel, qui devrait atteindre 232,7% du PIB en 2025 selon le Fonds monétaire international (FMI).
Les inquiétudes concernant la santé financière du Japon ont fait grimper les rendements des obligations d’État à des niveaux record cette semaine.
« Une politique budgétaire proactive et responsable signifie une stratégie tournée vers l’avenir, qui ne vise pas à rechercher l’ampleur de manière irréfléchie ou excessive », a déclaré Takaichi.
« En appliquant rigoureusement le principe de dépenses judicieuses, nous déploierons de manière stratégique des mesures budgétaires pour protéger la vie de nos concitoyens et bâtir une économie forte », a-t-elle ajouté.
« En favorisant une économie solide et en augmentant le taux de croissance, nous réduirons le ratio dette/PIB, atteindrons la viabilité budgétaire et garantirons la confiance des marchés », a-t-elle encore promis.
Dans les mesures prévues par Takaichi figure une aide exceptionnelle de 20.000 yens (110 euros) par enfant et une subvention de 7.000 yens par foyer sur les factures d’énergie.








