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Le parquet n’a pas encore émis d’ordonnance pour faire lever le sit-in du PDL

Le substitut du procureur de la République et porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Mohsen Dali a affirmé, lundi, que le parquet n’a pas rendu jusqu’à maintenant une ordonnance pour faire lever le sit-in observé par les députés PDL à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Le sit-in observé par les députés du Parti destourien libre (PDL) fait l’objet de deux plaintes auprès du parquet près le tribunal de première instance de Tunis, a indiqué Mohsen Dali à l’agence TAP. Les plaintes sont déposées par le président de l’ARP, Rached Ghannouchi et son chef de cabinet contre certains députés PDL (16 députés au parlement), les accusant « d’entrave à la liberté de travail à l’Assemblée parlementaire ».
Une fois les deux plaintes déposées, le ministère public a chargé la Sous-direction des affaires criminelles de la Police judiciaire de mener une enquête, a-t-il précisé, ajoutant qu’une brigade s’est déplacée au parlement ce lundi pour « constater les crimes ayant fait l’objet de plaintes ».
La brigade poursuivra l’enquête sous la direction du ministère public près le tribunal de première instance de Tunis et va prendre les mesures nécessaires à la lumière des résultats de l’enquête préliminaire, a encore expliqué Mohsen Dali.
Il a affirmé que le parquet n’a émis jusqu’à maintenant aucune ordonnance pour la levée du sit-in.
Interrogé sur la procédure de constat menée par le parquet à l’intérieur du parlement et l’éventualité de procéder à l’arrestation des députés bénéficiant de l’immunité parlementaire, Mohsen Dali a fait valoir que « le ministère public intervient là où il doit faire le constat de tout crime ».
« Si le constat de crime est un fait avéré, on doit s’en référer au parquet qui doit aviser et peut demander la levée de l’immunité pour les personnes concernées », a-t-il dit.
Les députés PDL observent un sit-in au parlement depuis plus d’une semaine pour réclamer l’interdiction d’entrée au parlement des « partisans de l’extrémisme et du terrorisme ».
Ils ont empêché, ce lundi, le déroulement des travaux de la journée parlementaire consacrée au lancement du processus de l’élaboration et de mise en œuvre de la stratégie nationale pour la bonne gouvernance et lutte contre la corruption. De même, la séance plénière qui devait se tenir la semaine dernière pour l’élection des membres de la Cour constitutionnelle n’a pas pu avoir lieu face à la contestation des députés PDL.

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