AccueilLa UNE« Le partenariat entreprise-université, un moteur de développement »

« Le partenariat entreprise-université, un moteur de développement »

La Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) a organisé, ce jeudi 17 octobre 2024, la 2ème Journée de réflexion sur l’Entreprise de Demain en Tunisie sur le thème : « Le partenariat entreprise-université : Un moteur de développement ».
Cette journée s’inscrit dans le cadre des activités prospectives de la CCITF qui se propose l’organisation de plusieurs Journées de réflexion pendant 2024/2025 sur l’Entreprise de Demain en Tunisie, auxquelles prendront part des acteurs socio-économiques et académiques.

Il s’agit aussi d’une rencontre de réflexion visant à explorer les enjeux cruciaux auxquels font face les entreprises tunisiennes dans un monde en constante évolution. Le contexte tunisien actuel, affecté par des transitions écologiques, énergétiques et numériques, nécessite la production de nouvelles perspectives et la conception d’un nouveau modèle économique.
A noter que plusieurs universitaires tunisiens et français, de chercheurs ainsi que des représentants de grandes entreprises tunisiennes et françaises implantées en Tunisie ont participé à cet événement.

Signature d’une convention de partenariat stratégique

Lors de cet événement, a Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont signé une convention de partenariat. Cette collaboration a pour objectif de valoriser les travaux scientifiques auprès des entreprises et consolider les relations entre le monde académique et l’entreprise.

S’exprimant à l’ouverture des travaux de cette journée, Khelil Chaibi, président de la CCITF, a passé en revue l’importance des synergies entre l’université et les entreprises pour stimuler le développement du tissu économique.

Il a fait savoir que « aujourd’hui, l’université est appelée, plus que jamais, à imposer la recherche scientifique et l’innovation dans le marché afin d’atteindre l’objectif d’une coopération gagnant-gagnant », a-t-il dit.

Pour sa part, Ahmed Cheikh Larbi, Chef de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a précisé que « chaque offre de formation sera donc montée à partir de l’analyse préalable de l’employabilité potentielle dans le secteur et sur l’identification des métiers et compétences disciplinaires avec l’appui inconditionnel des partenaires du monde de l’entreprise », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « Chaque étudiant aura ainsi une formation complète avec une forte dose de soft skills et un apprentissage des techniques de communications écrites et orales dans les deux langues française et anglaise ».

« En effet, une université transformatrice repose sur quatre composantes essentielles à soir l’université professionnalisante qui met en avant l’identification des besoins du marché de travail, des besoins en champs de métiers, des besoins en compétences disciplinaires et en compétences personnelles pour chaque étudiant, l’université entrepreneuriale qui offre à chaque étudiant la formation initiale idoine et les conditions favorables d’une incubation pour qu’il puisse créer d’une manière efficace son entreprise, l’université numérique qui intègre toutes les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle et qui s’appuie sur les pédagogies numériques et l’université inclusive qui permet à chaque étudiant de réussir son parcours académique et lui donne les moyens de réussir sa carrière professionnelle », selon ses dires.
Et de préciser que chaque formation devra, désormais, répondre aux quatre composantes de l’université transformatrice.

Sur un autre volet, le responsable a mis l’accent sur l’importance du partenariat avec le monde de l’entreprise rappelant qu’à chaque fois que le ministère a été sollicité par des groupes d’entreprises pour créer une formation spécifique, la réponse du département a été rapide citant comme exemples la création d’un master en industrie 4.0 pour le monde de l’industrie pharmaceutique et pour le secteur du textile, la création d’un master en propriété intellectuelle, en gestion de la technologie en propriété industrielle et en sécurité routière.
Il a également rappelé que dans le cadre de la loi de finances de 2023 le ministère de l’enseignement supérieur a « milité » pour que toute entreprise qui finance les aspects de recherche pour ses propres besoins bénéficie d’un abattement fiscal de 200 mille dinars et,dans la loi de finances de 2024, ce montant est passé 400 mille dinars.

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