AccueilLa UNELe Plan de développement enfin remis sur le métier

Le Plan de développement enfin remis sur le métier

En quelque sorte mis au rebut, le Plan de développement qui a servi, des lustres durant, de pierre angulaire à toutes les stratégies économiques, sociales, et plus tard environnementales de la Tunisie,  semble s’arracher à l’anonymat  dans lequel il a été jeté  pour  redevenir le moteur de la croissance du pays.

Il va devoir s’agir d’un cadre quinquennal se déployant sur la période 2026-2030 à la faveur duquel  toutes les approches du développement s’articuleront à un rythme et une cohérence convenus en amont et dont les étapes  et la trajectoire se dérouleront selon un agenda bien précis.

Le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Abdelhafidh , s’y emploie  et régente le processus d’élaboration de ce  plan de développement, qui  devrait être, selon lui,   une opportunité  pour la construction basée sur de bonnes pratiques en matière de planification, en évitant  les lacunes qui ont entravé la réalisation des objectifs souhaités  et qui ont créé des disparités  remarquables entre les régions et les catégories. D’où la  nécessité d’identifier des solutions et de nouvelles approches qui sont à même de renforcer  une croissance intégrée et équitable  dans le cadre de l’unité de l’Etat.

Le ministre qui a présidé, vendredi, le 4ème  forum régional des gouvernorats Sfax, Sidi Bouzid, Gafsa et Tozeur pour l’élaboration du plan de développement 2026-2030, a précisé que l’élaboration du nouveau plan s’inscrit dans le cadre de l’édification d’un système centré sur le citoyen, ou les conseils locaux, régionaux et ceux des districts élus qui jouent un rôle prépondérant et harmonieux, précisant que ces derniers sont chargés d’élaborer les  propositions de projets des plans de développement, tout  en consacrant leur rôle dans un processus progressif qui consacre l’unité de l’Etat.

 Et d’ajouter que les autorités et les structures publiques vont œuvrer à garantir l’accompagnement pour les conseils locaux et régionaux, ainsi qu’aux conseils de districts, en mettant à leur disposition tous les moyens pour élaborer les plans de développement, soulignant que tous les services du ministère de l’Economie et de la planification et les structures y afférents, ainsi que les départements  et les structures publiques concernés fourniront les études, les statistiques et les données disponibles, en plus de l’appui technique, à travers l’organisation de sessions de formation au profit des membres des conseils locaux et régionaux, ainsi que ceux des districts.
 L’objectif, a-t-il dit, est de préparer le processus des plans de développement, selon une méthode scientifique et une action cohérente et efficace.

 Le ministre a fait savoir que les structures du ministère ont entamé, au début de cette semaine, l’organisation de sessions de formation au profit des membres des conseils locaux dans tous les gouvernorats, outre des séances de formation au profit des membres des conseils de districts à la fin de la semaine écoulée,  et ce en coopération avec le Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation (CFAD) et le ministère de  l’Intérieur.

Une approche participative

A l’égal de ceux qui l’ont précédé, le Plan de développement sur lequel planche le gouvernement repose sur une approche participative avec toutes parties concernées,  tous  secteurs et régions confondus.
Dans cette démarche, l’accent semble devoir être mis sur la  nécessité de l’adoption d’une nouvelle méthodologie basée sur des objectifs qualificatifs en harmonie avec les objectifs de développement durable.

Parallèlement, les grandes orientations de développement fixées par le gouvernement et les réformes envisagées dans le cadre d’une vision de développement global et durable sont axées, cette fois-ci, sur le développement du processus de transition énergétique, la lutte contre les changements climatiques notamment au niveau des ressources en eau, le développement de l’infrastructure de base, l’amélioration du climat des affaires et de l’investissement, le soutien des petites et moyennes entreprises (PME), la réforme des entreprises publiques, la digitalisation et la simplification des services administratifs, la libéralisation de l’entrepreneuriat et l’amélioration des conditions sociales.

Il va sans dire  que , dans ce cadre , il sera essentiel  d’identifier les  priorités et les objectifs et ce,  afin de favoriser la rentabilité économique et sociale,  les partenaires de la Tunisie étant appelés à poursuivre la coordination et la consultation de ces orientations et priorités nationales afin de permettre la mise en œuvre de programmes conformes favorisant la réalisation des objectifs escomptés.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -