Les États-Unis s’imposent comme le fournisseur numéro 1 de charbon à l’Afrique, selon les données de suivi maritime du cabinet franco-belge Kpler cité par l’agence Reuters : de janvier à fin août, 64 % du charbon importé par le continent était américain. On parle là de charbon thermique, celui qui sert aux centrales électriques et aux chaudières industrielles, mais aussi aux cimenteries et aux briqueteries par exemple qui nécessitent une source d’énergie bon marché.
Au cours du premier semestre, les exportateurs américains ont expédié la quasi-totalité (98 %) de leur charbon destiné au continent, vers deux pays : l’Égypte et le Maroc.
Une des explications réside dans le temps de transport : il ne faut compter par exemple que 11 jours de trajet pour un navire qui va de Baltimore à Casablanca, soit un temps de parcours plus court qu’un long transfert par voie terrestre à travers le continent africain.
Le fort pouvoir calorifique du charbon thermique américain justifie aussi l’engouement pour cette origine, c’est en tout cas l’explication donnée par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).
Il y a aussi tout simplement la demande intérieure très forte dans ces pays du nord de l’Afrique : au Maroc, plus de 60 % de l’électricité du pays est toujours dépendante du charbon. En Égypte, les besoins sont tels que, selon le cabinet Kpler, les importations ont augmenté en 2024 de 100 000 tonnes par mois par rapport à l’année dernière.
L’Egypte et le Maroc, premiers importateurs de charbon américain en Afrique
- Publicité-








