C’est le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) qui le révèle : des centaines de migrants ont été transférés dans des centres d’hébergement à Médenine et Tataouine, après avoir séjourné depuis la semaine dernière dans une zone militaire désolée du Sahara à la frontière avec la Libye, où ils avaient été conduits par les autorités.
Le porte-parole du FTDES, Romdhane Ben Amor, a relevé les « moments difficiles passés par les migrants dans des températures extrêmes », qui mettaient des vies en danger, selon les groupes de défense des droits locaux et internationaux.
C’est donc sous la pression que ces centaines de migrants, en majorité subsahariens ont été délogés de ce « dangereux no man’s land à la frontière libyenne, où ils sont restés bloqués pendant une semaine sans avoir accès aux produits de première nécessité », selon les organisations humanitaires, citées par l’Associated Press.
Le groupe a été expulsé au début du mois, dans un contexte de fortes tensions anti-migrants et de racisme liées à un meurtre dans la ville portuaire tunisienne de Sfax, une plaque tournante pour les trafiquants qui organisent des voyages en bateau risqués et parfois mortels à travers la mer Méditerranée vers l’Italie.
Un de ces bateaux a coulé dimanche au large de la côte tunisienne. Les garde-côtes ont récupéré un corps, secouru 11 personnes et déclaré 10 autres disparues, a indiqué le bureau du procureur de Sfax.
Le sort de centaines de migrants poussés dans la région frontalière entre la Tunisie et la Libye a suscité l’inquiétude des groupes humanitaires internationaux et des appels à l’action. Il a également soulevé des questions sur les politiques migratoires de la Tunisie, quelques semaines après que l’Union européenne a offert au gouvernement tunisien, de plus en plus autoritaire, un milliard de dollars pour aider son économie en chute libre et pour renforcer les services frontaliers afin d’empêcher les bateaux de migrants de traverser vers l’Europe.
Un Ivoirien de 29 ans, qui faisait partie des personnes piégées dans la zone frontalière, a déclaré mardi que lui et 100 autres personnes avaient été transférés loin de la frontière, dans la ville tunisienne de Medenine, à l’intérieur des terres, où ils dorment maintenant dans une cour.
S’adressant à l’Associated Press depuis la zone frontalière la semaine dernière, il a décrit quelque 600 migrants subsahariens pris dans la zone située entre la Méditerranée et la frontière terrestre tuniso-libyenne près de Ben Guerdane.
L’homme a déclaré que des hommes en uniforme avaient enlevé les migrants de leurs maisons à Sfax au milieu de la nuit au début du mois de juillet et les avaient amenés à la frontière. Il a ajouté que les forces de sécurité libyennes présentes à la frontière avaient tiré des coups de feu en l’air pour tenir les civils à distance.
Le Croissant rouge à l’œuvre
Sous la pression des agences humanitaires, le président de la République tunisienne, Kais Saied, a ordonné dimanche au Croissant-Rouge tunisien d’apporter de l’aide aux migrants. Le président du CRT , Abdellatif Chabou, s’est rendu dans la région pour superviser une opération visant à apporter de la nourriture et de l’eau aux migrants et à leur permettre de contacter leurs familles.
Trois personnes ayant besoin d’une aide médicale ont été transférées dans un hôpital local, dont une femme enceinte, a-t-il déclaré Mosaïque Fm, lundi, précisant que 195 migrants originaires d’Afrique subsaharienne s’étaient inscrits sur une liste du Croissant-Rouge pour être transférés en Tunisie, puis dans leur pays d’origine.
Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, Mustapha Abdelkebir, a déclaré que 450 migrants au total, bloqués dans la zone frontalière, étaient progressivement transférés vers différentes régions de Tunisie.
Les migrants n’ont pas accès à des installations sanitaires de base et sont coincés entre les forces armées de part et d’autre de la frontière, exposés à une chaleur extrême et sans abri, a déclaré Abdelkadir sur Radio Mosaïque.
L’Organisation internationale pour les migrations a déclaré qu’elle travaillait avec les autorités tunisiennes pour accorder r une assistance humanitaire, et a appelé la Tunisie à respecter « la dignité et les droits de tous les migrants » et à lutter contre « la rhétorique néfaste et négative, les discours de haine et les crimes de haine ».
La Ligue tunisienne des droits de l’homme a appelé à la création d’une structure de crise pour répondre aux tensions à Sfax.









en 2011 et 2012 on a reçu pendant la guerre civile et l’intervention militaire des occidentaux et Qatar en Libye des milliers de réfugiés subsahariens et asiatiques ainsi que les libyens fuyant la guerre et le désordre dans le pays mais ils sont rentrés par le poste frontière de Rasjdir muni leurs papiers d’ identité et ils sont mis dans dans centres pour réfugiés à Medenine pris en charge par le croissant rouge tunisien et le HCR qui s’est chargé de les rapatrier dans leurs pays d’origine et certains d’entre eux a réussi à les trouver des pays européens d’accueil or ces migrants actuels subsahariens clandestins et illégaux ne sont pas des réfugiés fuyant la guerre civile dans leurs pays mais des migrants économiques qui cherchent à émigrer clandestinement et aidés par des passeurs et des mafias qui font un commerce juteux tout le long voyage de leurs pays d’origine jusqu’à leur entrée clandestine en Tunisie par les frontières libyeno-tunisiennes et algéro-tunisiennes pour leur émigration clandestine vers les cotes italiennes à partir des cotes tunisiennes qui sont très proches des cotes italiennes pour eux l’eldorado européen comme les migrants latino américains qui veulent rentrer clandestinement aux USA pour chercher l’eldorado américain il faut que les autorités tunisiennes contrôlent bien ses frontières terrestres et maritimes et monnayent l’Union Européenne comme la Turquie de Erdogan qui a obtenu 6 milliards d’euro pour bien empêcher les asiatiques et les moyens orientaux de traverser clandestinement ses frontières terrestres et maritimes avec la Grèce mais une fois empoché l’argent des européens il continue de faire pression sur l’Union Européenne pour obtenir d’autres avantages en laissant filer de temps à autre des migrants étrangers clandestins et illégaux vers la Grèce .