De jeunes enfants errent à travers la structure calcinée de l’école Mustafa Hafez, où s’abritaient des Palestiniens déplacés, après une frappe israélienne qui a tué 15 personnes jeudi avant l’aube, selon la Défense civile de Gaza.
Près de 21 mois de combats et de bombardements y ont provoqué des conditions humanitaires désastreuses pour les plus de deux millions de personnes qui y vivent.
Nombreux sont ceux à avoir cherché refuge dans des écoles. Les bâtiments scolaires ont cependant été à plusieurs reprises la cible d’attaques, l’armée israélienne accusant le Hamas d’y cacher ses militants parmi les civils.
Interrogée par l’AFP sur le bombardement sur l’école Mustafa Hafez, l’armée israélienne a indiqué avoir « frappé un terroriste de premier plan de Hamas ».
« De nombreuses mesures ont été prises avant la frappe pour tenter de diminuer le risque de toucher des civils », a-t-elle prétendu.
Un responsable de la Défense civile de Gaza, a déclaré à l’AFP que la plupart des 15 personnes tuées dans l’école étaient des femmes et des enfants.
L’organisation de premiers secours a annoncé que 69 personnes au total avaient été tuées jeudi par les forces israéliennes, qui ont récemment renforcé leurs opérations militaires dans le territoire. Le bilan est monté à plus de 100 tués, en cours de soirée
Les restrictions sur l’accès des journalistes à Gaza et les difficultés d’accès à de nombreuses zones empêchent l’AFP de vérifier de manière indépendante les bilans et détails fournis par la Défense civile.
Les Gazaouis sous le choc après une frappe israélienne sur une école transformée en refuge
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