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Les investissements agricoles approuvés régressent de plus du quart

25,1%, c’est à ce taux que la valeur des investissements agricoles approuvés a baissé en 2023, par rapport à 2022, pour atteindre 480,1 MD, selon un bulletin statistique consacré à l’investissement agricole privé durant l’année 2023 publié, lundi, par l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA). 

Le nombre d’opérations d’investissement ont, également, diminué de 11% pour atteindre 3021 opérations, lesquelles permettront la création de 3076 emplois permanents seulement, contre 3552 au cours de l’année 2022.

Par rapport au plan de développement 2016-2020, les investissements agricoles privés ont reculé de 32,4% en nombre et de 28% en valeur. Les investissements sont répartis à raison de 381,5 MD pour le secteur de l’agriculture, 73,9 MD pour les services, 57,9 MD pour la pêche, 33,3 MD pour la première transformation et 3,9 MD pour l’aquaculture.

Egalement en baisse, les investissements agréés au profit des jeunes se sont élevés à 510 opérations d’une valeur de 52,3 MD,  contre 791 opérations d’une valeur de 83,8 MD durant l’année 2022.

En revanche,  320 opérations d’une valeur de 33,3 MD ont été agréés au profit des femmes, en hausse par rapport à 2022 (253 opérations d’une valeur de 28,3 MD).

Les investissements approuvés ont bénéficié de subventions d’un montant de 139,5 MD, ce qui représente 29,1% du volume d’investissement approuvé, contre 168,2 MD au cours de l’année 2022 (26,3%).

La subvention pour l’acquisition de matériels agricoles s’est élevée à 57,5 MD, ce qui représente 41,2% du total des subventions approuvées. Le taux de crédit a régressé dans la limite de 20%.

S’agissant des indicateurs d’investissement dans des composantes qui contribuent à rationaliser l’exploitation des ressources naturelles, les investissements approuvés dans les équipements photovoltaïques ont augmenté pour atteindre 11,7 MD, bénéficiant ainsi de subventions de 5,9 MD.

Les investissements selon le mode biologique sont, quant à eux, de l’ordre de 10,2 MD, bénéficiant de subventions de 3,4 MD.

Les investissements approuvés dans les composantes de la plantation d’oliviers se sont élevés à 8 MD, bénéficiant ainsi de subventions de 3,6 MD.  Les investissements approuvés dans les composantes de l’économie d’eau se sont élevés à 13,9 MD, bénéficiant ainsi de subventions de 6,5 MD.

Par ailleurs, les comités d’octroi d’avantages ont approuvé 42 prêts fonciers d’une valeur de 6,6 MD contre 58 prêts d’une valeur de 9,4 MD durant l’année 2022.  Ces prêts permettront l’intégration de 413 hectares de terres dans le cycle économique contre 519 hectares durant l’année 2022.

En ce qui concerne les investissements déclarés, ils ont enregistré au cours de 2023, une augmentation de 1,7% pour s’établir à 1341,4 MD. Leur nombre a cependant connu une baisse de 5,6% par rapport à 2022, pour atteindre 6 171 opérations. Par rapport au plan de développement 2016-2020, les déclarations ont connu une baisse de 24,6% en nombre et de 3,8% en valeur.

Des résultats «médiocres»

Commentant la baisse de la valeur des investissements agricoles privés approuvés de 25,1% en 2023, le  fondateur de l’Union tunisienne des agriculteurs, Laith Ben Bichr, a déclaré que la situation de l’agriculture en Tunisie est difficile et en déclin, et cela est connu de tous, expliquant la baisse des investissements dans ce secteur par la médiocrité des résultats de l’agriculture elle-même, ainsi que l’élimination des dépenses et des coûts de production.

S’expliquant sur Mosaïque fm, il  a également abordé la question des subventions qui sont censées permettre à l’investisseur de s’y mettre, avertissant que le fait de ne pas les accorder en raison de la baisse des liquidités, pourrait entraîner une baisse des investissements agricoles.

Il a souligné que les grandes cultures et l’élevage sont affectés, que ce soit en termes d’élevage ou en ce qui concerne les céréales et les grandes cultures.

Il a mis l’accent sur l’importance de réformer le secteur dans le cadre d’une « politique agricole intégrée », avertissant que l’agriculture est confrontée à d’innombrables défis, tels que le changement climatique, en particulier le réchauffement climatique, en plus de l’absence d’une stratégie claire pour le promouvoir.

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