Les responsables palestiniens sont de moins en moins optimistes quant à la possibilité de parvenir à un accord qui permettrait de faire progresser l’accord de cessez-le-feu signé en octobre, qu’Israël a depuis violé, tuant plus de 1 000 Palestiniens dans la bande de Gaza.
Des sources au sein de Hamas et des factions palestiniennes ont attribué ce «retour à la case départ» aux modifications apportées par Nickolay Mladenov, l’envoyé spécial principal du Conseil de la paix pour Gaza.
Une source de haut rang à Hamas située hors de Gaza a déclaré que les amendements de Mladenov, tels que présentés au mouvement et à ses factions, sont rejetés.
Un autre responsable de Hamas les a décrits comme « dangereux et ne faisant qu’appliquer les conditions d’Israël, en liant tout aux armes, en échange de services humanitaires uniquement, sans aucun droit national ».
Alors que la partie palestinienne insiste sur la mise en œuvre des exigences de la première phase, qui comprennent le retrait de l’armée israélienne des territoires occupés et l’entrée de l’aide et des biens dans la bande de Gaza, Tel Aviv fait pression pour que le désarmement des factions soit la clause principale de la deuxième phase.
Selon ces deux sources, et une troisième provenant des factions palestiniennes participant aux négociations tenues au Caire, les médiateurs n’ont pas non plus approuvé les amendements présentés par Mladenov, affirmant qu’ils étaient « biaisés en faveur d’Israël et qu’ils provoquaient une nouvelle crise, surtout après qu’une formulation importante concernant les armes ait été convenue ».
Les deux principales sources de Hamas à l’étranger ont confirmé que la délégation du mouvement, qui se rendra au Caire dans les prochains jours, apportera des « amendements clairs au document de Mladenov », tout en exigeant et en insistant pour qu’il « réponde aux aspirations des Palestiniens et soit conforme au plan du président américain Donald Trump, qui a été convenu en septembre de l’année dernière ».
Malgré le cessez-le-feu fragile conclu en octobre qui a mis un terme aux combats les plus violents entre Israël et le Hamas, Israël continue de mener des frappes et des bombardements quasi quotidiens sur la bande de Gaza côtière.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël a tué plus de 1 030 personnes à Gaza, selon le ministère de la Santé de Gaza.








