Intervenant mercredi 12 décembre sur les ondes de Radio Express FM, le fiscaliste Mohamed Salah Ayari a noté que les sociétés multinationales cherchent à faire des bénéfices et usent par conséquent de tous les moyens pour arriver à cette fin, y compris l’évasion fiscale et le gonflement des factures et des charges déductibles de l’impôt.
Il a souligné que la Tunisie est astreinte à accueillir quelques unes de ces sociétés multinationales pour investir dans certains secteurs tels celui de l’énergie et la recherche pétrolière, mettant en garde contre des réseaux de bureaux spécialisés dans le gonflement des factures, chose connue, d’ailleurs, par les administrations fiscales , de sorte que de nombreuses conventions internationales ont été adoptées en vue de combattre l’évasion fiscale à ce niveau. La Tunisie a adhéré à plus de 55 conventions de ce type.
Mohamed Salah Ayari a signalé le lien étroit entre les fraudes fiscales et l’augmentation de l’impôt disant que l’évasion fiscale s’accroit à mesure que les impôts augmentent, car pareilles majorations de l’imposition poussent les entreprises et les sociétés à chercher les niches fiscales pour échapper à l’impôt.
Mohamed Salah Ayari a indiqué que les services de l’administration fiscale en Tunisie sont devenus en mesure de tracer les influenceurs et producteurs de contenus numériques grâce à la coopération avec les partenaires européens en matière de lutte contre l’évasion fiscale. Les revenus déclarés au fisc de cette catégorie ont atteint 1253 millions, en 2023, soit le montant des recettes réalisées dans le cadre de l’amnistie fiscale de 2022.dinars.
Le ministère des finances avait annoncé dernièrement la régularisation de la situation de 20 mille 110 producteurs de contenus.








