Intervenant jeudi 22 juin sur les ondes de Radio Express FM, le président de l’Union nationale du tourisme, Afif Kchouk, s’est félicité de l’effet positif des campagnes de promotion en faveur du tourisme tunisien sur les réseaux sociaux, notant que de la sorte, le secteur ne dépend plus du bon vouloir de quelques catégories et de quelques marchés.
Signalant que la capacité d’accueil dans ce domaine reste modeste en Tunisie, par rapport à d’autres pays similaires de la région, Afif Kchouk a insisté, en outre, sur la position importante que les touristes des pays voisins, les tunisiens à l’étranger et le tourisme intérieur occupe dans le secteur touristique tunisien.
Il a souligné que l’évaluation que les tours opérateurs effectuent dépend du produit touristique offert dans les divers pays de la région méditerranéenne, de sorte qu’il s’agit d’une évaluation comparative.
Afif Kchok a évoqué des faiblesses au niveau des prestations de services du transport et de la logistique, notamment dans l’aéroport international de Tunis Carthage, signalant le retard mis dans l’adhésion à l’Open Sky et l’absence du low cost.
Il a déploré la marginalisation de la question de l’endettement des unités hôtelières et l’amélioration des services touristiques, mettant l’accent sur la nécessité d’œuvrer à la préservation de la main d’œuvre touristique tunisienne déroutée vers l’Europe et les pays arabes du Golfe.
De son côté, Mouna Ben Halima, CEO du complexe « La Badira » a déclaré qu’il y’a encore des opportunités en Tunisie pour créer des complexes hôteliers de luxe à l’instar de La Badira.
Ben Halima a affirmé, lors de son intervention téléphonique dans l’émission Expresso à l’occasion de la journée spéciale consacrée au tourisme, que l’image de la Tunisie en matière de tourisme s’est dégradée depuis qu’on a commencé à faire du tourisme de masse de bas de gamme ce qui n’encourage plus les étrangers à venir en Tunisie.
Ben Halima a rappelé que les normes de classification hôtelière en Tunisie datent de l’année 2005 et ne sont plus valables aujourd’hui.
Actuellement, le touriste s’intéresse beaucoup plus au côté luxueux de la chambre, de la literie, de la robinetterie et à la qualité du service offert qu’aux dimensions de la chambre, selon ses dires.
En effet, il y’a un excellent projet de loi au sujet des normes de classification hôtelière sur lequel nous avons travaillé en collaboration avec l’ONTT et le ministère du tourisme depuis l’année 2018. Mais, malheureusement le Covid 19 a tout retardé.
« Maintenant, il n’y a plus de Covid, donc on doit passer à l’action ! », a-t-elle commenté.
Par rapport aux hôtels qui ont des difficultés financières, Ben Halima a affirmé qu’ils peuvent se mettre à niveau dans deux ou trois ans.
La CEO de La Badira a insisté, également, sur l’importance de la formation professionnelle dans les grandes écoles de tourisme comme celle de Lausanne en Suisse afin d’assurer un service de qualité.








