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Abdel Fattah al-Sissi

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Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a annoncé lundi 6 novembre 2017 , dans une interview accordée à la chaîne de télévision CNBC, qu’il ne comptait pas modifier la Constitution et qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, relate Reuters.

Élu en 2014 après la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi, le maréchal Sissi n’a cependant pas révélé s’il comptait ou non être candidat à un second mandat lors de l’élection présidentielle prévue en mars 2018, a encore précisé la même source.

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Le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, à la tête de la 3ème puissance économique du continent africain, l’Egypte – pour le PIB -, sera reçu à Paris ce mardi 24 octobre 2017 par le président français, Emmanuel Macron, avec tous les honneurs, n’en déplaise aux ONG, qui ne manqueront pas de donner de la voix durant ce séjour de trois jours. Les ONG ont beau montrer à la face de Macron le bilan «catastrophique» d’al-Sissi en matière de droits de l’homme, le chef de l’Etat français ne verra en son hôte que le “rempart” contre le péril terroriste, qui secoue régulièrement cette partie de l’Afrique, notamment l’Egypte. Mais Macron, tout de même, s’est engagé à mettre sur la table l’embarrassante question des libertés et des droits humains, rapporte Jeune Afrique

Les liens entre les deux pays sont au beau fixe. En effet depuis 2015, Paris et Le Caire ont signé de très gros contrats militaires, pour plus de six milliards d’euros. La France a ainsi livré 24 avions de combat Rafale – alors que le fameux appareil avait le plus grand mal à trouver des débouchés dans le monde -, une frégate, deux porte-hélicoptères Mistral et des missiles. Cette fois aussi il sera question d’accords car al-Sissi a inscrit dans son agenda des entretiens avec des entrepreneurs. Il y aura des rencontres avec des ministres, dont Jean-Yves Le Drian, l’actuel ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, un «ami», ex-ministre de la Défense et qui était à la manoeuvre lors des opérations de ventes d’armes à l’Egypte.

Tout cela se passera sous l’étroite surveillance de Human Rights Watch, Amnesty International (HRW), la FIDH, Reporters sans frontières (RSF), etc. «Ce sera pour nous un test diplomatique crucial. M. Macron fait des déclarations publiques fortes, des discours vibrants. Maintenant, il est urgent qu’il mette concrètement en actions ses discours», a déclaré à ce sujet hier lundi la directrice France de HRW, Bénédicte Jeannerod,
«Nous comptons sur vous pour rappeler que la France ne cautionne pas les pratiques répressives de l’Égypte et estime que des réformes significatives en faveur des droits humains, de la démocratie et de la société civile doivent être engagées», ont dit dans texte commun, adressé à Macron, les ONG EuroMed Droits, Coordination Sud, FIDH, l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme et RSF.

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Human Rights Watch (HRW) a indiqué vendredi que son site internet avait été bloqué en Egypte, après la publication d’un rapport de cette ONG faisant état de pratiques abusives et de tortures infligées aux détenus par les services de sécurité égyptiens, relate l’AFP.

Plusieurs usagers ont rapporté qu’ils ne pouvaient pas accéder vendredi matin au site internet de HRW, via au moins deux des fournisseurs de services internet (ISP) du pays, mais le site était encore accessible via un autre fournisseur.

Le régime du président Abdel Fattah Al-Sissi, déjà accusé de museler la liberté d’expression et toute forme d’opposition, a renforcé son emprise sur les médias et les groupes de la société civile. Ce qui d’ailleurs lui a valu la suppression d’une grosse partie de l’aide versée par l’ami américain.

Outre celui de HRW, plusieurs sites internet sont inaccessibles en Egypte. Au moins 429 sites ont ainsi été bloqués selon l’ONG égyptienne Association pour la liberté de pensée et d’expression.

HRW affirme que son site internet était inaccessible en Egypte depuis jeudi, un jour après la publication par l’ONG d’un rapport sur la torture dans ce pays.

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L’Egypte va mieux, économiquement, au point que le pays des pharaons a été propulsé par le FMI, en août 2016, deuxième économie du continent, derrière le Nigeria. Mais démocratiquement, c’est autre chose. La main de fer du président Abdel Fattah al Sissi, notamment le tour de vis sur les droits de l’homme et les libertés, passe mal. Même aux yeux de son allié américain. Donald Trump, sous la pression des ONG et des démocrates, a dû se résoudre à raboter l’aide versée à son “ami” al Sissi.

L’Egypte ne verra pas la couleur des 95 millions de dollars promis ; quant aux 195 millions supplémentaires, leur virement est remis aux calendes grecques à cause des entorses aux droits de l’homme et aux principes de la démocratie, ont confié à l’agence Reuters des sources sous le sceau de l’anonymat, hier mardi 22 août 2017.

Dans le détail, Washington va s’asseoir sur 65,7 millions de dollars d’aide militaire et 30 millions de dollars d’aide civile, ont indiqué ces sources. Les porte-parole de la Maison blanche et du département d’Etat n’ont pas souhaité commenter ces informations…

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Le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui a remis, jeudi, au Caire à son homologue égyptien Sameh Choukri, un message écrit du président de la République Béji Caid Essebsi au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Khemaies Jhinaoui participait aux travaux de la 145e session ordinaire du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères qui se tient au Caire. Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie égyptienne s’est félicité lors de son entretien avec Khemaies Jhinaoui des « relations harmonieuses » entre les deux pays, faisant part de la volonté des deux parties de renforcer la coordination et la concertation sur les différents volets de la coopération et les questions régionales et internationales d’intérêt commun.
L’entretien qui s’est déroulé au siège du ministère des Affaires étrangères en Egypte a permis d’examiner les moyens de développer la coopération bilatérale et les préparatifs en prévision de la prochaine session de la haute commission mixte tuniso-égyptienne et de la commission de concertation politique sous la présidence des deux ministres des Affaires étrangères.
Au sujet de la situation en Libye, les deux ministres ont souligné « la nécessité de continuer la concertation et de coordonner les positions de manière à impulser le processus de règlement de la crise en Libye et accélérer la formation d’un gouvernement d’entente nationale » en prévision de la prochaine réunion des pays voisins de la Libye prévue les 21 et 22 mars 2016 à Tunis.

TAP

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