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À la faveur du soutien solide et constant apporté à l’IDA, son fonds pour les pays les plus pauvres, le Groupe de la Banque mondiale mobilisera 22,5 milliards de dollars de financements pour des mesures d’adaptation et d’atténuation en Afrique entre 2021 et 2025 — soit plus du double de ses engagements dans des projets climatiques depuis cinq ans. Ce financement s’inscrit dans le cadre des cibles en faveur de l’action climatique d’ici 2025 (télécharger le pdf) définies par l’institution et présentées en décembre 2018 à la COP24 des Nations Unies, en Pologne. Il s’agit d’aider les pays africains à affronter les conséquences du changement climatique tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement. L’IFC et la MIGA, les branches du Groupe qui se consacrent au secteur privé, continueront également d’intensifier fortement leurs activités dans ce sens.

Le Groupe de la Banque mondiale va engager plus de la moitié de cette enveloppe de 22,5 milliards de dollars (soit entre 12 et 12,5 milliards de dollars) dans des mesures de soutien à l’adaptation et la résilience sur le continent. Un choix qui s’inscrit dans la lignée de ses nouveaux engagements financiers en faveur du climat et de l’orientation future de son « Business Plan » pour le climat en Afrique.

Parmi les actions prévues en 2019, la Banque mondiale offrira notamment au gouvernement éthiopien un programme de soutien axé sur les résultats pour améliorer l’adaptation et la résilience. Cette opération (en cours d’élaboration) est d’une ampleur encore inédite pour l’institution sur le continent puisqu’elle financera à hauteur de 500 millions de dollars l’optimisation des systèmes de gestion des bassins versants et d’administration foncière.

« Les populations d’Afrique subissent déjà les effets toujours plus sévères du changement climatique. La région est particulièrement exposée à la recrudescence des inondations, des sécheresses et des tempêtes dévastatrices, observe Kristalina Georgieva, présidente par intérim du Groupe de la Banque mondiale. Nous devons faire davantage et plus vite, sans quoi des millions d’individus risquent de basculer dans la pauvreté. La Banque mondiale mobilise donc des fonds supplémentaires pour renforcer la résilience et aider les communautés à s’adapter au changement climatique en Afrique. »

La Banque mondiale aidera aussi le Kenya et le Rwanda à mettre en œuvre leurs engagements. En tant qu’administrateur du fonds fiduciaire de l’Initiative carbone pour le développement (Ci-Dev), la Banque mondiale a signé avec la Kenya Tea Development Agency Power Company Ltd (KTDA Power) un accord d’achat de réductions d’émissions. Le but est d’acquérir les crédits carbone de petites centrales hydroélectriques alimentant 350 000 petits planteurs de thé et 39 usines à thé régionales au Kenya. Ce nouvel accord porte le portefeuille de projets de Ci-Dev à plus de 73 millions de dollars.

L’IFC ayant accordé un prêt syndiqué à KTDA, l’un de ses partenaires privés de longue date, les recettes carbone de Ci-Dev ont permis d’améliorer le ratio de couverture du service de la dette et la faisabilité financière du projet. En plus du projet d’hydroélectricité, l’IFC a investi dans un projet d’entrepôt à Mombasa et soutenu un certain nombre d’activités, comme la formation des planteurs à la finance, les analyses de sol en vue d’améliorer la productivité ou encore l’adoption d’une stratégie d’approvisionnement en bois.

L’IFC a également reçu le « Green Bond Pioneer Awards 2018 » récompensant la meilleure banque de développement œuvrant en faveur des obligations vertes. Cette récompense constitue une reconnaissance de premier plan de son rôle de chef de file en la matière mais aussi de ses meilleures pratiques et de ses capacités d’innovation dans ce domaine, avec notamment les premières obligations pour le secteur forestier, lancées au Kenya dans le but de développer des infrastructures boursières afin de lever des capitaux pour protéger cet écosystème.

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La Tunisie ne s’est pas encore préparée à la 24ème conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (CoP24) qui aura lieu du 3 au 14 décembre 2018, à Katowice, en Pologne. La délégation qui participera à cette conférence n’est toujours pas désignée“, a affirmé, samedi 17 novembre 2018, la coordinatrice département environnement et climat à RAJ Tunisie, Emna Fourati.
Le retard pris dans l’élaboration de la participation tunisienne laisse envisager que le niveau de cette contribution sera faible. Ceci est de nature à faire perdre au pays l’occasion de tirer profit de projets ou de programmes environnementaux s’inscrivant dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre“, a-t-elle regretté dans une déclaration à l’agence TAP, en marge de la deuxième édition des “Universités alternatives du climat” organisée par RAJ Tunisie (réseau alternatif des jeunes Tunisiens).

Fourati a également souligné la nécessité de mettre en place des équipes de travail spécialisées dans tous les départements ministériels, pour suivre le dossier environnemental et celui des changements climatiques.
Elle a noté que la deuxième édition des “Universités alternatives du climat” s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la société civile, en vue d’assurer une meilleure participation de la Tunisie aux négociations de la COP24.
Les travaux de cette rencontre sont axés sur les spécificités du cadre international des négociations sur le climat. Ils traiteront également, des moyens de mobilisation possibles pour que la Tunisie puisse attirer des financements, des projets et des programmes permettant d’aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre et de favoriser l’adaptation aux changements climatiques.

Fourati a ajouté que plusieurs journalistes et activistes dans le domaine environnemental, prendront part aux travaux des “Universités alternatives du climat”. Ils veilleront à définir les priorités à inscrire dans le cadre de la participation tunisienne à la COP24, dont l’intégration du “genre” aux programmes environnementaux, pour impliquer les femmes rurales dans des projets que la Tunisie pourrait attirer dans ce domaine.

Des avancées dans un autre gros dossier

Les préparatifs de la COP24 calent peut-être, mais un autre gros dossier avance. Les résultats d’une étude élaborée par des experts de l’Université américaine de Harvard sur l’adaptation du secteur du tourisme, à Djerba et à Tozeur, aux changements climatiques, ont été présentés lors d’un atelier organisé, vendredi 16 novembre 2018, à l’île de Djerba par le ministère des Affaires locales et de l’Environnement et l’Université de Harvard.
Financée par l’Agence allemande de coopération internationale, l’étude vise à cerner le degré d’adaptation du secteur du tourisme à Djerba et Tozeur aux changements climatiques et l’impact de l’activité touristique sur l’environnement et l’économie locale. Il s’agit, aussi d’exploiter ces résultats dans les projets de développement du secteur.

L’étude a consisté en le recensement des gaz à effet de serre provenant du secteur touristique et leur impact sur l’environnement en se focalisant sur la consommation de l’énergie. Elle vise, également, à étudier le mode d’exploitation des ressources naturelles dans les activités touristiques en particulier dans les hôtels et la manière de la rationaliser. L’objectif est de prévenir les impacts des changements climatiques futurs sur les ressources en eau, notamment.
Selon l’étude, la consommation de l’électricité et du gaz dans le secteur du tourisme à Djerba est estimée à 56% de la totalité des besoins de l’ile. La consommation de l’eau est de 25% et le volume des déchets produit par le tourisme atteint 25%.

Selon les experts, les résultats ne sont pas alarmants mais constituent la base d’une réflexion sur les précautions à prendre, les prévisions et les besoins futurs dans le secteur du tourisme de manière à l’adapter aux changements climatiques.
Le président de la Fédération Régionale de l’hôtellerie, Jalel Henchiri, souligne, pour sa part, l’importance de prendre en compte les résultats de l’étude pour d’éventuelles réformes et éviter les risques tels que les impacts environnementaux, l’érosion des plages et la surconsommation de l’énergie et de l’eau.
Les recommandations issues de l’atelier sont axées sur la création d’un observatoire ou d’une unité de recherche à Djerba et à Tozeur réunissant tous les intervenants afin de poursuivre cette recherche, de collecter les données et d’élaborer des propositions. Il est, par ailleurs, recommandé de diversifier le produit touristique et d’opter pour les petites unités hôtelières.

TAP

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Le coup d’envoi du programme d’adaptation aux changements climatiques dans les zones vulnérables a été donné, lundi 12 novembre 2018, au niveau des imadas d’El Arab et de Sidi Aissa, dans la délégation de Ghezala (gouvernorat de Bizerte).

Le programme qui s’étend sur 6 ans (2019-2025) englobe les gouvernorats du Kef, Siliana, Kairouan et Sidi Bouzid, outre Bizerte. D’un coût global estimé à 183,5 millions de dinars (56 millions d’euros), il est financé par un don de l’Agence française de développement, avec l’appui du Fonds français de l’environnement mondial.

Une enveloppe de 35 millions de dinars est dédiée à la délégation de Ghezala, où le programme prévoit des projets de valorisation des ressources naturelles à l’échelle locale et nationale, dans les domaines de la protection de l’eau et du sol, de l’irrigation, de la forêt et de l’environnement. Ces projets seront élaborés de manière participative avec les habitants locaux.

Le lancement du programme dans la délégation à Ghezala a été annoncé, lors d’un atelier régional tenu, lundi, à l’initiative du Commissariat régional au développement agricole, à Bizerte, en présence d’experts du Centre français de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), ainsi que des habitants des localités concernées.

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Le coup d’envoi du programme d’adaptation aux changements climatiques à Kairouan a été donné, jeudi, dans la délégation d’El Alaa.
Les localités de Sayada-nord, Msadine et Masyouta bénéficieront de ce programme qui aura un impact sera positif pour environ 9 mille habitants répartis sur 13 mille ha dans ces régions, a indiqué le commissaire régional au développement agricole à Kairouan Abdeljalil Afli.
Le programme sera réalisé, sur une période de cinq ans, moyennant une enveloppe de 10 millions d’euros (plus de 30 MD) octroyée par l’Agence française de développement, a-t-il ajouté.
L’objectif est de créer une nouvelle dynamique dans le développement agricole dans ces localités riches en ressources et en activités agricoles (élevage, culture des olives, des amandes et des plantes médicinales,..) mais elles présentent des indicateurs faibles liés à la détérioration des niveaux économique et social, à la surexploitation des ressources naturelles et leur enclavement, a éstimé le directeur général de l’aménagement et de la préservation des terres agricoles au ministère de l’agriculture, Hassen Chourabi.
Le programme d’adaptation aux changements climatiques est lancé, sur six ans, dans des zones vulnérables à Bizerte, au Kef, à Siliana, à Kairouan et à Sidi Bouzid, moyennant un financement de 56,11 millions d’euros (près de 183,599 MD) alloué par l’AFD. Il concernera notamment les localités de Arab, Sidi Issa (Bizerte) Msaïd-Sayeda Nord, Masyouta Hinchir Nord, relevant de la délégation Lâala (Kairouan), Leksour, Aïn Fadhel (Le Kef), Laâyoun et Rihana (Sidi Bouzid) Kabel et Sidi Mansour (Siliana).
Ce programme vise à améliorer l’infrastructure et à favoriser le développement agricole et les projets générateurs de revenus, à préserver les ressources en eau et du sol à travers la mise en place d’une plateforme de dialogue réunissant les différents intervenants sur le plan local afin de préparer des projets et des plans d’aménagement territorial pour ces régions.

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Le programme “d’adaptation aux changements climatiques dans des zones vulnérables à Bizerte, au Kef, à Siliana, au kairouan et à Sidi Bouzid” a été lancé jeudi, moyennant un financement de 56,11 millions d’euros (près de 183,599 MD), pour contribuer au développement économique, environnemental et social durable dans ces régions.
Ce programme qui s’étale sur six ans concernera les localités de Arab, Sidi Issa (Bizerte) Msaïd-Sayeda Nord, Misyouta Hinchir Nord, relevant de la délégation Lâala (Kairouan), Leksour, Aïn Fadhel (Le kef), Laâyoun et Rihana (Sidi Bouzid) Kabel et Sidi Mansour (Siliana).
Ces localités ont été choisies sur la base des critères liés à la détérioration des niveaux économique et social, à la surexploitation des ressources naturelles et leur enclavement, a affirmé jeudi le directeur général de l’aménagement et de la préservation des terres agricoles, Hassen Chourabi. Il s’agit de créer une nouvelle dynamique dans le développement agricole, a-t-il dit.

Ce programme vise à améliorer l’infrastructure et à favoriser le développement agricole et les projets générateurs de revenus, à préserver les ressources en eau et du sol à travers la mise en place d’une plateforme de dialogue réunissant les différents intervenants sur le plan local afin de préparer des projets et des plans d’aménagement territorial pour ces régions.
Selon le responsable, ce programme bénéficiera à 40 mille habitants dans les localités concernées et couvrira 70 mille ha. Le nombre des bénéficiaires peut changer en fonction de l’identification des besoins des citoyens dans ces régions, compte de l’approche participative adopté par ce programme, a-t-il précisé.

Ce programme répond aux enjeux actuels et réels auxquels est confrontée la Tunisie en raison des changements climatiques (inondations, sécheresse, pluies diluviennes…), a noté de son coté, le directeur de l’Agence Française de Développement (AFD), Gilles Chausse.
Il a pour objectif d’éviter la baisse de la production agricole et du rendement du secteur et partant la réduction des revenus des agriculteurs et de l’Etat.
L’AFD apportera un soutien technique et financier pour ce programme, grâce à un crédit et un don d’environ 51,5 millions d’euros (environ 168,26 MD), a-t-il dit, indiquant que le Fonds français pour l’environnement mondial apportera également au projet 2 millions d’euros (environ 6,53 MD), et le reste du montant sera fourni par l’Etat.

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, a évoqué la détérioration quantitative et qualitative des ressources naturelles à cause de la surexploitation du sol et des ressources forestières et hydrauliques ainsi que l’utilisation de techniques agricoles vétustes, malgré le rôle important du secteur agricole qui contribue à hauteur de 9% au PIB.
Selon Taieb, les changements climatiques et le manque de gouvernance dans le secteur pourraient affaiblir les matières organiques dans le sol à moins de 1% et réduire les ressources hydrauliques de 15% à l’horizon 2030, d’après une étude stratégique sur l’aménagement et la préservation des terres agricoles.
Cette étude a montré que près de 180 mille ha des forêts au nord du pays pourraient disparaitre outre les 10,5 millions d’hectares de terres agricoles menacés par l’érosion, les glissements et les inondations.

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Trente six mille emplois (36 000) seront perdus à l’horizon 2050 en Tunisie, dans les secteurs de l’agriculture et le tourisme, sous l’effet des changements climatiques.
Ces pertes sont le résultat de la vulnérabilité du littoral tunisien. L’élévation du niveau de la mer de 30 à 50 cm conduira certainement à divers impacts socio-économiques directs et indirects“, a souligné le ministre des Affaires Locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, lors d’une rencontre, organisée mardi, par le PNUD, sur la planification et la résilience côtière.
L’une de nos urgences aujourd’hui est de rechercher les moyens les plus efficaces pour remédier à la dégradation des écosystèmes côtiers vulnérables à cause de la pression des changements climatiques“, a déclaré le ministre à cette occasion.

Dans le secteur de l’agriculture, le ministère de l’Environnement prévoit une perte par submersion d’environ 16.000 hectares de terres agricoles dans les zones côtières basses et d’environ 700.000 hectares de zones bâties.
Pour le tourisme, les changements climatiques engendreront la dégradation de l’activité des hôtels front mer, d’une capacité totale d’environ 30000 lits, à cause du retrait des plages et aussi des infrastructures portuaires et littorales.
Les pertes en capital productif engendrées par ces dégâts s’élève à environ 2 milliards US$ (environ 5,6 milliards de dinars tunisiens). Les pertes en production annuelle sont estimées à environ 0,5% du PIB actuel, provenant essentiellement du tourisme (55%) et de l’agriculture (45%).

La Tunisie prévoit, entre autres mesures prioritaires d’adaptation aux changements climatiques sur le littoral, la réhabilitation et la lutte contre l’érosion côtière.
D’après un diagnostic réalisé par l’Agence de Protection et de l’Aménagement du Littoral (APAL) sur le littoral Tunisien, il y a environ 100 kilomètres soumis à une érosion nécessitant des interventions. Des projets sont déjà en cours de réalisation
Les risques auxquels sont exposés les littoraux dans les pays arabe et africains sont au cœur des travaux de la plateforme Afrique-Arabe sur la réduction des risques de catastrophes, qui se tient, à Tunis, du 9 au 13 octobre 2018, avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

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Climat : De 7 à 15 Milliards $ par an d'ici 2020 pour aider l'Afrique

La première table ronde des partenaires de l’Initiative d’Adaptation pour l’Afrique (AAI) (http://AfricaAdaptationInitiative.org/rt/) aura lieu le lundi 24 septembre 2018, de 10h30 à 11h30 à New-York dans la salle de conférence 5 du Secrétariat de l’ONU, en marge de la 73ème Assemblée générale des Nations Unies (AGNU).

Elle est co-organisée par le gouvernement gabonais, au nom du Comité des Chefs d’État et de Gouvernement Africains sur les Changements Climatiques (CAHOSCC) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Plus de 40 dirigeants dont Mme Patricia ESPINOSA, Secrétaire exécutive de la Convention Cadre  des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), M. Eric SOLHEIM, Administrateur du PNUE, Josefa Leonel Correia SACKO, Commissaire de l’Union Africaine, Pierre GUISLAIN, Vice-président de la Banque Africaine de Développement, pays et organisations, ont confirmé leur participation à cette importante réunion.

Ce sera l’occasion d’examiner les mesures les plus efficaces pour aider à combler l’écart d’adaptation en Afrique, que les experts estiment entre 7 et 15 milliards de dollars par an d’ici 2020, et qui augmentera par la suite.

Bien que tous les pays africains investissent d’importantes ressources nationales dans leur propre réponse aux changements climatiques, par le biais de leurs contributions déterminées au niveau national, il existe encore un écart important qui nécessite un soutien international en termes de financement, de développement, de transfert de technologies et de renforcement des capacités.

Chaque jour, les pays africains doivent faire face aux impacts négatifs du changement climatique sur l’agriculture, l’eau, l’accès aux ressources naturelles et des millions de personnes luttent pour s’adapter aux effets néfastes de l’érosion côtière, des inondations, de la désertification et de la dévastation causée par des phénomènes météorologiques extrêmes. Ces multiples conséquences du changement climatique font de l’adaptation la priorité de l’Afrique.

En tant que Coordonnateur en exercice du CAHOSCC et champion de l’IAA, le Président du Gabon, S.E. Ali BONGO ONDIMBA, a réaffirmé son engagement à accélérer les mesures d’adaptation au changement climatique en Afrique, travaillant avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en vue de mobiliser 5 millions de dollars à travers cette table ronde pour appuyer le programme de travail triennal de l’IAA.

« L’Afrique avec ses moyens déploie sans hésiter toute son énergie pour combattre le cancer du développement moderne qu’est le changement climatique. Cela doit donc conduire nos partenaires à mobiliser sans relâche leurs efforts, conformément aux engagements continuellement répétés mais encore insuffisamment implémentés. J’invite donc tous nos partenaires à rejoindre le train de la transformation pour relancer le momentum de Paris et transformer nos mots en actes. Car comme je le dis depuis Paris, le coût de l’Inaction sera plus important et plus lourd que celui de l’Action ».

a déclaré S.E.M. ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Coordonnateur du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement Africains sur les Changements Climatiques.

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Deux accords de partenariat ont été signés, mardi 29 mai 2018, à Tunis entre des organismes agricoles tunisiens et français, pour appuyer à la mise en œuvre du Programme d’adaptation au changement climatique dans les territoires vulnérables (PACTE) dans les gouvernorats de Bizerte, le Kef, Kairouan, Siliana et Sidi Bouzid, moyennant une enveloppe de 50 millions d’Euros (environ 150 millions de dinars).
Financé par l’Agence Française de Développement (AFD), ce programme, dont la durée est estimée à 6 ans à partir de 2018, a pour finalité de contribuer aux efforts déployés par le gouvernement tunisien pour développer les territoires vulnérables et particulièrement sensibles écologiquement et socialement.

Ces deux accords visent à améliorer la capacité du ministère tunisien de l’Agriculture à conduire des projets de développement rural intégré équilibrant l’intérêt général et les intérêts particuliers. Ils visent également à concevoir et accompagner l’émergence et la structuration progressive d’un réseau de plateformes de concertation et de planification du développement territorial impliquant une diversité d’acteurs du niveau central au niveau local organisés en un réseau de production et de partage de connaissances sur le territoire .
Il s’agit, en plus, de proposer, de planifier stratégiquement et de mettre en œuvre d’actions et d’investissements liés à la gestion des ressources naturelles.
Les actions des deux accords, qui seront réalisés sur une période de 3 ans et demi, seront financés à travers un don de l’AFD d’environ 1,170 millions euros et une contribution du Fonds français international pour l’environnement (FFEM) à hauteur de 1,620 millions euros.

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Le “One Planet Summit “a donné l’occasion à la France d’initier de nouvelles actions et de prendre des engagements qui consistent, essentiellement, à amplifier le financement de l’adaptation au changement climatique et la résilience.
Le pays prévoit, ainsi, de mobiliser 1,5 MD€/an en 2020, pour l’adaptation au dérèglement climatique dans les pays en développement en guise de solidarité avec les pays les plus vulnérables.
Il s’engage aussi à mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat en encourageant les lauréats de l’initiative ” Make Our Planet Great Again ” lancée par le président français, Emmanuel Macron, en juin dernier à mieux comprendre l’impact du changement climatique, mais aussi à travers la création d’un Observatoire spatial du climat et le soutien au projet Polar Pod, porté par le Dr Jean-Louis Etienne.

1 M€ par an, c’est le montant de la contribution supplémentaire de la France au budget de fonctionnement du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), jusqu’en 2022. Cela représente, selon les années, jusqu’à 15% du budget.
La France s’est également engagée à accélérer la transition vers une économie décarbonée. Elle compte ainsi atteindre la neutralité carbone en 2050. Elle participe par ailleurs à la Coalition des pays, villes et acteurs privés s’engageant vers la neutralité carbone et s’engage à créer deux nouvelles facilités par l’Agence Française de Développement (AFD) pour aider des pays partenaires à mettre en place une trajectoire de développement résiliente et bas carbone à l’horizon 2050. Il s’agit aussi d’établir des plans de financement pour mettre en œuvre les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. Les premiers pays à en bénéficier seront le Niger, les Comores et la Tunisie.

En matière d’énergies renouvelables, la France s’est engagée à accélérer le développement de ces énergies propres et à arrêter la production d’électricité à partir de charbon d’ici la fin du quinquennat. Elle s’engage également à voter la loi ” hydrocarbures ” avant la fin de l’année. Cette loi interdit tout nouveau permis d’exploration et de recherche d’hydrocarbure et planifie la fin de la production d’ici 2040 et l’augmentation du recours aux garanties publiques afin de développer les énergies renouvelables dans les pays en développement.
Le pays envisage aussi d’adopter un prix du carbone compatible avec l’Accord de Paris. Un objectif qui sera atteint par l’adoption d’une trajectoire ambitieuse d’augmentation du prix du carbone applicable à la consommation d’énergie fossile : 44€/tonne en 2018, 65€/tonne en 2020 et l’engagement, aux côtés de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suède, à étudier l’augmentation du prix du carbone européen dans certains secteurs.

Il envisage ainsi de mobiliser des investisseurs pour le climat à travers la signature d’une charte par toutes les institutions financières publiques, mais aussi par l’Etat actionnaire, qui s’engage à assurer la cohérence de leurs activités avec les objectifs de l’Accord de Paris, la Promotion des produits d’épargne verte et responsable auprès des épargnants français, la mise en place d’un conseil d’évaluation des obligations vertes françaises afin de contrôler le reporting sur les impacts environnementaux des dépenses éligibles.

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La Tunisie a signé, lundi matin, à Paris, en marge du sommet international sur le climat “one planet summit”, un accord avec l’Agence Française de développement (AFD) pour l’adaptation au changement climatique d’une valeur de 2 millions d’euros, soit 5,170 millions de dinars (MD).
Riadh Mouakher, ministre des affaires locales et de l’environnement, a indiqué, dans une déclaration, à l’Agence TAP, que la Tunisie a été le 4ème pays à signer cet accord avec l’AFD, lequel va concerner 15 pays pour un montant global de 30 millions d’euros (88 MD).
L’accord s’articule autour de 3 axes: primo, l’appui à la gouvernance “climat”, des pays via des activités de renforcement des capacités pour la mise en oeuvre et le suivi des CDN (contribution nationale déterminée).
Secondo, le soutien à la déclinaison de cette contribution en des politiques sectorielles principalement, dans le domaine de l’adaptation au changement climatique.
Tertio, l’accord concerne l’appui à la préparation de projets et programmes “climat”, structurants, via le financement d’études de pré-faisabilité, principalement dans le domaine de l’adaptation au changement climatique.
Mouakher a précisé que cet accord va nous permettre de bénéficier d’un appui technique pour préparer les dossiers de financement des projets d’adaptation au changement climatique de la part du fonds vert pour le climat et d’autres bailleurs de fonds dans ce domaine.

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La grève des transporteurs des carburants

La ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hela Cheikh Rouhou, a assuré que les efforts se conjuguent afin d’adapter le code d’hydrocarbures à l’article 13 de la Constitution
Intervenant ce jeudi 24 novembre dans un petit déjeuner-débat organisé par la Chambre de Commerce Tuniso-Britannique sur « La stratégie énergétique de Tunisie 2020 », elle a précisé que la commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’énergie au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) est en train de travailler sur cette question.
Il s’agit d’une étape importante, voire même une solution urgente, selon la ministre. Car c’est sur cette base que le Parlement aura la capacité d’octroyer les nouveaux permis et ce, en harmonisation avec l’article 13 de la Constitution. Ce dernier stipule que les contrats d’exploitation relatifs aux ressources du pays sont soumis à la commission spécialisée au sein de l’ARP. Les conventions ratifiées pour ces ressources sont soumises à l’assemblée pour approbation.
La ministre a par ailleurs rappelé que 20 permis vont expirer dans les années qui viennent et 7 autres permis sont toujours en attente.

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