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Antonio Guterres

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Quand j’ai pensé à convoquer cette Conférence, a confié le Secrétaire général de l’ONU, j’avais un but clair : améliorer la coopération internationale et l’échange d’informations, et nouer de nouveaux partenariats pour trouver des solutions pratiques contre le terrorisme et l’extrémisme violent.  Les Chefs des organismes antiterroristes du monde ont pris note aujourd’hui des six objectifs de M. António Guterres qui a ouvert la réunion de haut niveau, a souligné le Chef du Bureau de lutte contre le terrorisme de l’ONU, devant 270 États Membres, organisations internationales et régionales, organisations de la société civile et entités des Nations Unies.  Un total de 150 États sont ici, dont plus d’une centaine représentée par des délégations venues tout spécialement de leurs capitales, s’est réjoui M. Vladimir Voronkov, en saluant le succès de cette Conférence de haut niveau qui fermera ses portes demain.

La victoire sur le terrorisme exigera de nous que nous travaillions ensemble « avec souplesse, intelligence et ouverture », a souligné le Secrétaire général.  Il a décrit un fléau, le terrorisme et l’extrémisme violent, qui compromet la paix et la sécurité, divise les communautés, exacerbe les conflits, déstabilise des régions entières et fait obstacle aux droits de l’homme et au développement durable.  Ce problème mondial « complexe » a atteint des niveaux sans précédent, a prévenu M. António Guterres qui a averti du danger d’Internet où les terroristes diffusent leur propagande, recrutent leurs membres et coordonnent leurs attaques.

Notre réponse doit être aussi souple et multidimensionnelle que la menace terroriste elle-même, a plaidé le Secrétaire général dont la Conférence de haut niveau intervient au lendemain du sixième examen par l’Assemblée générale de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies dont la résolution* « consensuelle, simplifiée et plus lisible pour ceux qui ne connaissent pas ‘le jargon des Nations Unies’ » a été expliquée aujourd’hui par les deux Cofacilitateurs et représentants de la Finlande et de la Jordanie.

« Le consensus obtenu n’est peut-être pas idéal mais au moins il a été possible », s’est félicitée la Jordanie, en attirant l’attention sur l’élément nouveau qu’est la question du retour des combattants terroristes étrangers.  Plusieurs rapports indiquent en effet qu’à un moment donné, plus de 40 000 combattants originaires de plus de 110 pays seraient venus gonfler les rangs de groupes terroristes associés à Daech et à Al-Qaida, compliquant les conflits en Iraq et Syrie.  Battus dans ces deux pays, de nombreux combattants sont rentrés chez eux ou se sont installés dans d’autres théâtres d’opérations comme en Libye, au Yémen, en Afghanistan ou aux Philippines.

La mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, des résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, des 19 conventions internationales, des protocoles et des nombreux autres instruments régionaux contre le terrorisme exige une volonté politique forte et des ressources et, en conséquence, le renforcement de la coopération internationale, a argué le Secrétaire général, en énonçant le premier de ses six objectifs.

Le deuxième est la prévention et donc la lutte contre les causes sous-jacentes du terrorisme comme les conflits prolongés, l’absence d’état de droit, les violations des droits de l’homme, la pauvreté, le manque d’opportunités et la marginalisation socioéconomique.  Les quatre derniers objectifs sont le respect des droits de l’homme; les investissements « stratégiques » dans les jeunes; l’appui pratique, affectif et psychologique aux survivants du terrorisme; et la consolidation du rôle de l’ONU qui est susceptible de contribuer à des stratégies « fondées sur des principes, efficaces et coordonnées », grâce à l’appui qu’elle apporte au renforcement des capacités dans les États et à la mobilisation des ressources nécessaires.

La Conférence de haut niveau, qui devrait fermer ses portes demain, vendredi 29 juin, se décline en quatre tables rondes sur l’échange d’informations, des compétences et des ressources; la prévention de l’extrémisme violent; la mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies; et les combattants terroristes étrangers.  Dès avril 2013, INTERPOL, a indiqué son Secrétaire général, M. Jürgen Stock, lançait un programme spécial contre ces combattants et en mai 2015, elle avertissait le Conseil de sécurité des « risques de contagion » entre zones de conflit.  Aujourd’hui, a constaté le Secrétaire général, nous voyons en effet des mouvements multidirectionnels de ces combattants.  Il a plaidé pour une meilleure fluidité des flux d’informations par-delà les frontières et entre les agences antiterroristes, vantant la plateforme « fiable » de l’acteur « neutre » qu’est INTERPOL pour la circulation des informations déclassifiées.

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Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé lundi 12 mars 2018 le Conseil de sécurité à ne suivre qu’un seul ordre du jour : « mettre fin aux souffrances du peuple syrien et trouver une solution politique au conflit ».

« En 2017, plus d’enfants ont été tués en Syrie que depuis le début de la guerre », a déclaré le Secrétaire général, se disant déçu « par tous ceux qui, année après année, en agissant ou en n’agissant pas, par dessein ou par indifférence, ont permis cet état de fait ».

M. Guterres a souligné que l’ONU ne peut avoir une vision d’ensemble de la manière dont la résolution 2401 (2018) du Conseil est mise en œuvre, à cause de l’accès limité sur le terrain. Si le conflit a diminué en intensité dans certaines zones, il n’y a pas eu de cessation des hostilités, a-t-il déploré, rappelant que la résolution réclame précisément cela. La violence se poursuit dans la Ghouta orientale et au-delà, à Afrin, dans certaines parties d’Edleb et à Damas, a déclaré le Secrétaire général.

Depuis l’adoption de la résolution 2401, les frappes et les combats se sont intensifiés dans la Ghouta orientale et ont fait des centaines de victimes civiles. Contrairement à ce que demande la résolution, il n’y a pas d’accès humanitaire sûr et sans entrave et aucun siège n’a été levé, a poursuivi M. Guterres. « A notre connaissance, aucune personne gravement malade ou blessée n’a pu être évacuée ».
La Ghouta orientale désormais divisée en trois poches

Estimant que la situation dans la Ghouta orientale est « l’enfer sur terre », le Secrétaire général a noté la proposition russe d’une pause humanitaire de cinq heures par jour et indiqué que trois groupes de l’opposition armée ont adressé une lettre au Président du Conseil, dans laquelle ils s’engagent à mettre en œuvre la résolution. Ces trois groupes – Jaish al-Islam, Failaq al-Rahman et Ahrar al-Sham – ont également promis de garantir un accès humanitaire sûr et d’expulser de la Ghouta orientale les groupes armés comme le Front Al-Nusra et Al-Qaïda, a-t-il dit.

Le chef de l’ONU a déploré qu’aucune réunion n’ait pu avoir lieu entre ces trois groupes, le gouvernement syrien et la Russie. M. Guterres a insisté sur les frappes et l’offensive conduites par Damas, ce dernier contrôlant désormais 60% de la Ghouta orientale alors qu’il n’en contrôlait que 10 % le 3 mars dernier. M. Guterres a indiqué que les réunions des 8 et 10 mars entre des responsables russes et Jaish al Islam ont conduit au retrait des combattants d’Al-Nusra de l’enclave assiégée. Il n’a en revanche pas été possible d’organiser une rencontre entre la Fédération de Russie et Failaq al-Rahman, la première voulant une réunion sur le terrain et le dernier insistant sur une rencontre à Genève, a-t-il précisé.

Le soir du 10 mars, la Russie a informé l’ONU qu’un cessez-le-feu unilatéral serait mis en œuvre à minuit, a ajouté le Secrétaire général, avant de mentionner un autre accord entre les responsables russes et Jaish al Islam sur les évacuations médicales. Le Secrétaire général a précisé que la Ghouta orientale est désormais divisée en trois poches et que l’ONU fait tout son possible pour mettre en œuvre la résolution.
« Nous sommes loin de l’accès humanitaire sans entrave demandé par la résolution »

En Syrie, l’aide humanitaire n’a pas pu être acheminée comme prévu : un convoi de 19 camions de l’ONU n’a pu apporter de l’aide qu’à 33.500 personnes sur les 40.250 au nord de Homs, le 4 mars.

Peu de civils ont pu quitter la Ghouta orientale, a déploré le Secrétaire général. Dans ce contexte, même si la pause russe de cinq heures n’est pas suffisante pour garantir un accès humanitaire sans entraves comme le demande la résolution, l’ONU a envoyé le 5 mars un convoi inter-agences de 46 camions à Douma avec de la nourriture pour 27.500 personnes, soit un tiers des personnes dans le besoin.

M. Guterres a dénoncé la saisie par les autorités syriennes des articles médicaux, en violation de la résolution, et a déploré que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) se soit vu refuser l’accès à la Ghouta orientale. Le 9 mars, un convoi de 13 camions a pu finir son déchargement mais le chef de l’ONU a ajouté que plus de 1.000 personnes attendent toujours leur évacuation médicale et mentionné les nouvelles allégations d’utilisation de gaz de chlore. Le Secrétaire général a appelé le Conseil à rester uni sur cette question. « Si nous ne pouvons pas vérifier ces allégations, nous ne pouvons pas les ignorer ».

M. Guterres a jugé qu’il est encore possible d’appliquer la résolution 2401 (2018). « Il est possible d’avoir une cessation des hostilités, il est possible d’acheminer l’aide humanitaire, il est possible d’évacuer les malades et les blessés, il est possible d’expulser les combattants terroristes des zones de conflit sans mener des attaques indiscriminées contre les civils ».

Nous ne pouvons pas laisser tomber les bras, a prévenu le Secrétaire général qui a demandé la pleine application de la résolution sur tout le territoire syrien, avant de plaider pour une solution politique. « Je n’ai pas renoncé à l’espoir de voir la Syrie renaître de ses cendres ».

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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit encouragé mardi par les progrès réalisés au cours des derniers pourparlers intercoréens.Guterres s’est notamment félicité de l’accord sur une prochaine réunion au sommet pour réduire davantage les tensions militaires et discuter de la dénucléarisation avec toutes les parties concernées.

« (Le Secrétaire général) insiste sur la nécessité de protéger la dynamique et de saisir les opportunités disponibles pour trouver une voie pacifique », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

« Les derniers développements constituent de nouveaux pas en avant pour jeter les bases de la reprise d’un dialogue sincère, conduisant à une paix et à une dénucléarisation durable dans la péninsule coréenne », a ajouté le porte-parole.

Le Secrétaire général a réitéré l’engagement de l’Organisation des Nations Unies à continuer d’apporter son assistance dans ce processus avec les gouvernements concernés.

Selon la presse, la Corée du Sud et la Corée du Nord se sont mises d’accord sur la tenue d’un sommet entre les deux pays à la fin du mois d’avril. Le sommet aura lieu dans le village de Panmunjom, au milieu de la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux pays.

Cela faisait longtemps que l’ONU, après moult condamnations qui n’ont rien donné, cherchait un moyen de calmer la Corée du Nord, dont les avancées dans le nucléaire militaire et les tirs de missile intempestifs terrorisent les voisins, en premier la Corée du Sud et le Japon, et toute la communauté internationale. Sans parler de la dernière annonce sur le fait que Pyongyang avait désormais la possibilité de frapper n’importe où aux Etats-Unis. Ce sommet entre les deux Corée est donc incontestablement une chance de ramener Kim Jong-un dans le giron de la communauté internationale. Affaire à suivre…

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Suite à un discours sur le terrorisme et la nécessité de protéger les droits humains, qu’il a prononcé le 16 novembre 2017 à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de Londres, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a eu une rencontre avec les étudiants au cours de laquelle il a répondu à plusieurs questions de l’audience concernant, notamment, les cinq priorités de lutte contre l’extrémisme violent qu’il a énumérées.

Dans l’une de ses réponses, le Secrétaire général a loué la transition démocratique de la Tunisie, qu’il a érigé en exemple, et a appelé ses partenaires, en particulier l’Union européenne, à soutenir ses efforts pour lutter contre le chômage des jeunes.

« Si l’on considère les régions les plus touchées, notamment le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, le chômage des jeunes est un facteur déterminant et nous voyons très peu d’efforts dans la coopération internationale pour traiter spécifiquement et en priorité le problème du chômage des jeunes.

Il y a beaucoup de choses qui pourraient être faites, par exemple dans la coopération de l’Union européenne ou de l’Europe avec un pays comme la Tunisie. La Tunisie a fait une transition démocratique fantastique. La Tunisie est un exemple qui illustre la manière dont un pays peut évincer une dictature, créer une société démocratique et faire en sorte que les partis islamistes puissent être intégrés dans le système.

Et pourtant, la Tunisie a fourni un grand nombre de combattants aux guerres en Syrie et en Irak, bien sûr avec une menace terroriste majeure. La raison: 40% de chômage chez les jeunes. Et je pense que le coût d’un éventuel soutien de l’Europe ne sera pas très élevé.

L’Europe peut soutenir la Tunisie pour faire face au problème du chômage qui affecte sa jeunesse et peut accueillir une partie de ces jeunes de différentes manières, en les formant ou en leur accordant des emplois temporaires, tout en leur permettant de revenir et de faire quelque chose d’utile dans leur propre pays.

Soutenir la Tunisie sur ces questions serait, à mon avis, beaucoup plus important que de tenter de convaincre la Tunisie de ne pas laisser les gens s’embraquer et venir en Europe. Et c’est la priorité que je n’ai pas encore vue dans la coopération internationale.

La réduction du chômage des jeunes étant, à mon avis, l’objectif le plus important qui devrait exister dans les plans de développement nationaux et dans la coopération internationale », a déclaré
Guterres.

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L’ancien premier ministre portugais Antonio Guterres doit succéder à Ban Ki-moon au poste de secrétaire général de l’ONU, aucun des membres permanents du Conseil de sécurité n’ayant voté contre sa candidature, mercredi 5 octobre, lors du sixième tour de scrutin, a appris Le Monde, de sources diplomatiques.

Les quinze membres du Conseil, qui devaient se prononcer sur chacun des dix candidats en lice, avaient le choix entre trois bulletins : « encouragement », « découragement » et « sans opinion ».

Treize ont choisi le premier, et deux le troisième.« Après six tours de scrutin, nous avons aujourd’hui un favori et son nom est Antonio Guterres », a déclaré Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Russie à l’ONU, s’adressant à la presse en présence de ses quatorze homologues, a ajouté « Le Monde ».

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