AccueilMondeIsraël-Palestine : le langage de vérité à l'ONU, terriblement inquiétant

Israël-Palestine : le langage de vérité à l’ONU, terriblement inquiétant

Ce matin, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a tenu une séance d’organisation*, en présence du Secrétaire général de l’ONU, au cours de laquelle l’ONG « Amnesty International » a présenté un rapport alarmant sur le tourisme dans les colonies de peuplement israéliennes. En 2018, plus de 40% des 4 millions de touristes qui ont visité Israël sont allés en Cisjordanie, avec les bénéfices énormes que cela suppose.

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« Il n’y a pas de plan B », a répété le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres: une solution juste et pacifique à la question de Palestine passe nécessairement par la solution des deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, dans la paix et la sécurité, avec Jérusalem comme capital des deux États, sur la base des résolutions pertinentes des Nations Unies, des principes agréés depuis longtemps, des accords précédents et du droit international.

Le moment est venu de traduire en actes concrets l’engagement de la communauté internationale en faveur de la solution des deux États, « seule option viable », a renchéri le Président du Comité.  M. Cheikh Niang n’a pas manqué de rappeler qu’à ce jour, 139 États Membres de l’ONU ont reconnu officiellement l’État de Palestine.  L’Observateur palestinien, M. Riyad Mansour, en a profité pour confirmer sa foi dans le multilatéralisme et les Nations Unies.

Les Palestiniens, a dit le Secrétaire général, ont enduré plus d’un demi-siècle d’occupation et de déni de leur droit légitime à l’autodétermination. Israéliens et Palestiniens continuent de souffrir de cycles de violence meurtriers. Leurs leaders, a-t-il souligné, ont la responsabilité à l’égard de leurs populations, en particulier les jeunes, d’inverser cette tendance négative et d’ouvrir la voie à la paix, à la stabilité et à la réconciliation.

Force est de reconnaître que la réalité sur le terrain, en plus d’être volatile, renvoie de plus en plus à celle d’un seul État, a alerté le Président du Comité. La colonisation et l’occupation, la violence, la situation catastrophique à Gaza et les dissensions entre acteurs politiques palestiniens sont autant de facteurs qui sapent la confiance entre les parties.

Le représentant d’Amnesty International a soulevé une autre question, celle du « tourisme numérique ».  Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor proposent des hôtels, des chambres d’hôte, des activités et des excursions dans les colonies de peuplement israéliennes.  Or, une simple étude de risque indiquerait à ces entreprises que toute activité commerciale menée dans les colonies ou avec elles contribuerait inévitablement au maintien d’une situation illégale et d’un régime intrinsèquement discriminatoire portant atteinte aux droits fondamentaux des Palestiniens.  En établissant des relations commerciales avec ces colonies, ces quatre entreprises contribuent à l’aménagement et à l’extension de colonies illégales, et en bénéficient, ce qui constitue des crimes de guerre au titre du droit pénal international.  Cette mise en valeur des colonies israéliennes a pour effet de « normaliser » et de légitimiser ce qui est reconnu au regard du droit international comme une situation illégale.  En 2018, plus de 40% des 4 millions de touristes qui ont visité Israël sont allés en Cisjordanie.  Il a laissé aux délégations le soin d’en calculer les bénéfices et a dénoncé les différentes incitations qu’Israël offre à ce type d’entreprises.  Après ces interventions, plusieurs délégations ont fait le point sur les activités menées et prévues.

En début de séance, le Comité a adopté son programme de travail pour 2019*.  Le Président a attiré l’attention sur le Forum des Nations Unies sur la question de Palestine, le 4 avril, à New York, sur le thème « La menace de facto de l’annexion: quel avenir pour la Palestine? ».  Il a aussi parlé de la Conférence internationale sur la question de Jérusalem, à Genève, les 27 et 28 juin 2019, en collaboration avec l’Organisation de la coopération islamique (OCI), sur le thème « Préserver le caractère culturel et religieux de Jérusalem ».

Après avoir résumé ses activités en 2018, le Président a annoncé quelques activités prévues entre le 26 février 2019 et le 7 mars 2019 dont la quarante-sixième Réunion des ministres des affaires étrangères du Conseil de l’Organisation de la Coopération islamique à Abu Dhabi, une visite à l’Union européenne et en Belgique ou encore la projection du documentaire intitulé Naila and the Uprising sur le rôle des Palestiniennes durant la première Intifada.

Le Comité, qui est présidé cette année par M. Cheikh Niang du Sénégal, a élu à ses vice-présidences Mmes Adela Raz, de l’Afghanistan, et Ana Silvia Rodríguez Abascal, de Cuba, et MM. Dian Triansyah Djani, de l’Indonésie, Neville Melvin Gertze, de la Namibie, et Jaime Hermida Castillo, du Nicaragua.  M. Carmelo Inguanez, de Malte, assumera les fonctions de Rapporteur.

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