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Skander Ghenia, directeur général de l’informatique au ministère de l’Education, a annoncé ce jeudi 18 octobre 2018 sur Express fm que son département a présenté un projet dans le cadre de la loi de finances pour l’année 2019, pour développer le processus d’inscription en ligne des élèves à partir de l’année prochaine.

 Ghenia a en outre ajouté qu’après approbation à l’ARP, les procédures d’inscription en ligne pour les élèves du primaire ainsi que des collèges et lycées seront simplifiées.

 Il a expliqué que “l’inscription pourra se faire par téléphone mobile, il faut juste avoir un crédit sur son téléphone portable et effectuer l’opération d’inscription tout en étant chez soi, sans être obligé de se déplacer” a-t-il déclaré.

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mohamed Ennaceur a annoncé, au début de la plénière du mardi 16 octobre 2018, la démission des députés Mohamed Saidane, Lotfi Nabli, Hela Omrane et Samah Bouhawal de Nidaa Tounès et leur adhésion au bloc de la Coalition nationale.

Ainsi, la composition des groupes parlementaires à la date du 16 octobre 2018 est comme suit :

Ennahdha: 68
La Coalition nationale : 51
Nidaa Tounès : 39
Le Front populaire : 15
Al Horra-Machrou Tounès : 14
Le Groupe démocrate : 12
Allégeance à la Patrie : 11
Députés hors groupe : 7

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) poursuivra, ce mardi, 16 octobre 2018, l’examen en plénière des articles du projet de loi organique relatif à l’Instance des droits de l’homme.

30 articles dudit projet de loi ont été jusque-là adoptés à la majorité des voix alors qu’un un seul article (article 2) a été rejeté défaut de quorum légal.

Prévue jeudi 11 octobre, la séance plénière consacrée à l’examen de ce projet de loi a été reportée à la demande du ministre chargé des relations avec l’ARP Iyed Dahmani en raison de ses engagements au sein du Conseil des ministres.

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Samia Abbou, députée du Courant démocratique, a déclaré vendredi 12 octobre 2018, sur Shems Fm, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a complètement changé la donne institutionnelle sans que personne ne s’en offusque. «A présent, le chef du gouvernement n’a plus d’appui politique. Il est d’usage qu’il rende des comptes au Parlement, qui le contrôle. Or ce n’est plus le cas puisqu’il s’est constitué un bloc parlementaire et que c’est plutôt ce dernier qui doit lui rendre des comptes. C’est un dérapage constitutionnel», a affirmé Abbou.
Elle a ajouté que la crise au sein de Nidaa Tounes, notamment le bras de fer entre Hafedh Caïd Essebsi et Youssef Chahed, reste un conflit interne, «mais quand cette crise impacte la situation générale du pays et les institutions, ça devient grave et il faut intervenir», a conclu la députée.

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La Commission ad hoc chargée de la présélection des dossiers de candidature pour le renouvellement du tiers des membres de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a achevé mercredi après-midi au siège de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) le tri administratif des dossiers, indique un communiqué de l’ARP.

“La commission a examiné 40 dossiers de candidatures dans les spécialités à renouveler, portant sur trois catégories, celle d’un ingénieur en systèmes de sécurité informatique, d’un juge administratif et d’un expert en finance publique”, précise le communiqué.

La commission a décidé au terme de sa réunion présidée par Mohamed Ennaceur, président de l’ARP, a adressé des correspondances aux structures concernées pour s’assurer que les candidats sont qualifiés selon la loi organique de l’ISIE.

La commission avait repris lundi dernier ses travaux pour l’examen des 47 dossiers qui lui sont parvenus avant les vacances parlementaires.

Composée de cinq députés issus de la Commission du tri des candidatures de l’ISIE, cette commission restreinte fait un travail strictement technique. “Elle procède à une présélection administrative des dossiers, avant de les remettre à la Commission du tri pour les réexaminer”, a expliqué, Khansa Belharrath, membre de la Commission en question.

“Il faut élire les trois nouveaux membres de l’ISIE et son nouveau président avant le 15 décembre 2018 pour permettre à l’Instance d’entamer son travail”, a-t-elle souligné.
Réunie le 11 juillet 2018 au Palais du Bardo, la Commission du tri des candidatures de l’ISIE avait décidé de former une commission restreinte composée d’un membre de chaque groupe parlementaire pour vérifier les documents constitutifs des dossiers des postulants et procéder à la présélection administrative.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a reporté sine die les débats sur le projet de loi organique relatif à l’Instance des droits de l’homme, à la demande du ministre chargé des relations avec l’ARP, Iyad Dahmani, en raison de ses engagements avec le conseil des ministres.
“Une nouvelle date sera fixée pour parachever l’adoption de ce projet de loi”, précise un communiqué du bureau de l’Assemblée publié mercredi soir.

Celle-ci a adopté mercredi matin 30 articles du projet de loi, un seul article (article 2) ayant été rejeté pour absence de quorum (109 voix).

Selon l’article 28 dudit projet de loi, le conseil de l’Instance des droits de l’homme est composé d’un juge administratif, un juge judiciaire, un avocat et un médecin.
Le conseil de l’Instance est composé également de 5 membres représentant les organisations de défense des droits de l’homme et des libertés.

Les candidats de la société civile doivent être actifs dans des associations, depuis au moins trois ans. Ils doivent avoir parmi eux un expert psychiatre, un expert en protection de l’enfance, un expert en sciences économiques et un expert en sociologie. A l’occasion du dépôt de leurs dossiers, les candidats doivent avoir une ancienneté d’au moins 10 ans dans leurs spécialités.
La séance plénière consacrée à l’examen de ce projet de loi a été levée à défaut de quorum.

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L’élection des présidents des commissions parlementaires du bloc de la Coalition nationale et de ses représentants au sein du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple se sont déroulées dimanche 07 octobre 2018 à Nabeul.
A l’issue de ces élections, Abderraouf el May a été élu assesseur du président de l’ARP chargé des Tunisiens à l’étranger et Mohamed Lamine Kahloul, assesseur chargé des Relations extérieures.
Les présidents élus des commissions parlementaires sont :
– Karim Hellali, président de la Commission de la législation générale
– Souhaiel Alouini, président de la Commission de la Santé et des Affaires sociales
– Abir Abdelli, présidente de la Commission du développement régional
– Naceur Chennoufi, président de la Commission électorale
Les élections ont eu lieu au cours des travaux des journées parlementaires du bloc de la Coalition nationale, organisées les 6 et 7 octobre, à Nabeul.
Rappelons que le bloc de la Coalition nationale, dont la création a été officiellement annoncée lors de la première plénière de la nouvelle session parlementaire, le 2 octobre courant, est composé de 47 députés. Le bloc est présidé par Mustapha Ben Ahmed.

Un peu plus tôt dans la journée, Ben Ahmed a affirmé que son parti œuvrera à trouver des consensus au sein du parlement pour surmonter les blocages dans le parachèvement de l’installation des instances constitutionnelles.
Dans une déclaration à l’Agence TAP, à l’issue des premières journées parlementaires du groupe organisées les 6 et 7 octobre à Nabeul, il a mis l’accent sur l’engagement à œuvrer pour le parachèvement des réformes législatives dans divers domaines dont en particulier le code fiscal et la loi d’urgence économique.
De son côté, Marouan Felfel, membre du groupe a expliqué que les journées parlementaires se sont focalisées sur les priorités de la Coalition nationale pour la prochaine année parlementaire, le parachèvement de la mise en place de la Cour constitutionnelle en particulier.
Les projets de loi soumis au parlement et la loi de finances 2019 ont été à l’ordre du jour de la séance de samedi, a-t-il indiqué.
Felfel a mis en avant le souci de la Coalition nationale de soutenir la stabilité politique et d’impulser l’action parlementaire, ajoutant que son groupe a contribué à réduire l’éparpillement à l’intérieur du parlement. Selon lui, le paysage parlementaire a besoin davantage de consensus.
Vendredi dernier, Mustapha Ben Ahmed, a déclaré à l’agence TAP avoir été chargé par le président du parlement de mener des concertations avec les députés et les autres groupes en vue de parvenir à un consensus pour parachever l’élection des membres de la Cour constitutionnelle. Il a affirmé avoir perçu auprès des députés une disposition à finaliser cette question et à mettre un terme à tout désaccord.

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Réuni, jeudi 4 octobre 2018, le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a décidé de tenir une séance plénière les 9, 10 et 11 octobre courant pour poursuivre l’examen du projet de loi organique relatif à l’instance des droits de l’Homme et le projet de loi organique relatif à l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, indique un communiqué de l’ARP.

La séance plénière sera également consacrée à l’élection de trois candidats à la Cour constitutionnelle et à l’examen de la demande présentée par 55 députés sur la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation dans le gouvernorat de Nabeul après les dernières inondations.

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Une réunion conjointe tenue, jeudi 4 octobre 2018, entre le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et les présidents des groupes parlementaires a fixé les quotas des groupes parlementaires au bureau de l’ARP, les responsabilités dans les bureaux des commissions parlementaires et leurs membres.
Ces quotas ont été calculés sur la base de la représentation proportionnelle comme le prévoit le règlement intérieur de l’ARP et après l’établissement d’un état des lieux des groupe parlementaires à compter du 1er octobre 2018.
Selon un communiqué de l’Assemblée, les responsabilités se répartissent comme suit dans le bureau de l’ARP :
– Assesseur du président de l’ARP, chargé des relations avec le gouvernement et la présidence de la République (Al-Horra Machrou Tounes);
– Assesseur du président de l’ARP, chargé des relations avec le pouvoir judiciaire et les instances constitutionnelles (Ennahdha);
– Assesseur du président de l’ARP, chargé des relations extérieures (Coalition nationale);
– Assesseur du président de l’ARP, chargé des relations avec les citoyens et la société civile (Ennahdha);
– Assesseur du président de l’ARP, chargé des Tunisiens à l’étranger (Coalition Nationale);
– Assesseur du président de l’ARP, chargé de l’information et de la communication (Nidaa Tounes);
– Assesseur du président de l’ARP, chargé de la gestion publique (Nidaa Tounes);
– Assesseur du président de l’ARP, chargé du contrôle de l’exécution du budget (Front populaire)
– Assesseur du président de l’ARP, chargé des affaires des députés (Groupe démocrate).
Les présidences des commissions législatives permanentes de l’ARP ont été attribuées comme suit:
– Commission de la législation générale (Coalition nationale);
– Commission des droits, des libertés et des relations extérieures (Ennahdha);
– Commission des finances, de la planification et du développement (Front populaire);
– Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et des services (Ennahdha);
– Commission de l’industrie, de l’énergie, des richesses naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement (Ennahdha);
– Commission de la santé et des affaires sociales (Coalition nationale).
– Commission de la jeunesse, des affaires culturelles, de l’éducation et de la recherche scientifique (Front populaire)
– Commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces porteuses d’armes (Nidaa Tounes);
– Commission du règlement intérieur, de l’immunité, des lois parlementaires et des lois électorales (Nidaa Tounes).
Les présidences des commissions spéciales ont été attribuées comme suit:
– Commission Sécurité et défense (Ennahdha);
– Commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de la gestion des deniers publics (Ennahdha);
– Commission du développement régional (Coalition nationale);
– Commission des martyrs et blessés de la révolution, de l’application de l’amnistie générale et de la justice transitionnelle (Nidaa Tounes);
– Commission chargée des affaires des personnes porteuses de handicap et des catégories précaires (Front populaire);
– Commission des affaires de la femme, de la famille, de l’enfance, de la jeunesse et des personnes âgées (Nidaa Tounes);
– Commission des affaires des Tunisiens à l’étranger (Ennahdha);
– Commission électorale (Coalition nationale).

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Le décret d’application relatif à la loi “Start up Act” adoptée le 02 avril 2018 par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a été adopté, mercredi 3 octobre 2018, par le conseil des ministres (CM) après avoir été finalisé en concertation avec toutes les parties concernées.

Par ailleurs, le décret compte 24 articles qui traitent principalement des conditions, des procédures et des délais d’accord et de retrait du Label Startup : Là, le décret d’application précise que le délai pour accorder le Label Startup est de 30 jours à partir de la date de candidature, délai qui est ramené à 3 jours pour les candidats ayant assuré une levée de fonds auprès de fonds d’investissement conventionnés. Il est à noter aussi que les candidatures se passent exclusivement en ligne via le Portail des Startups.

Ledit décret traite aussi l’organisation, les prérogatives et le fonctionnement du Collège des Startups : on notera, également, que le Collège en charge de la labellisation sera composé d’un Président et de 8 membres dont 4 représentants de fonds d’investissement et d’accélérateurs dédiés aux Startups et 2 experts indépendants. Les membres du Collège des Startups sont désignés par le Chef du Gouvernement sur proposition du Ministre en charge de l’Économie Numérique.

Le troisième champ d’application porte sur les conditions et les procédures pour jouir des avantages et incitations au titre de Startup : il s’agit, notamment, du Congé pour Création de Startup, de la Bourse de Startup, de la prise en charge des brevets en Tunisie et à l’international, du dégrèvement fiscal au titre d’investissement dans les Startups…

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La solution aux maux du pays ? La dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Cette thèse a été défendue le plus sérieusement du monde par Faouzi Elloumi, cadre du parti Nidaa Tounes, sur sa page Facebook mercredi 03 octobre 2018 dans la soirée. Du reste il pouvait difficilement la soutenir sur un plateau de télévision par exemple, face à des journalistes et des contradicteurs chevronnés…

L’ARP “a perdu toute légitimité électorale. Sa composition actuelle n’a plus aucun rapport avec le vote des électeurs tunisiens en 2014. Il faut dissoudre immédiatement l’ARP et faire de nouvelles élections législatives pour rétablir sa légitimité», a écrit le responsable des grandes réformes économiques et financières de Nidaa, droit dans ses bottes.

Il fera l’impasse sur les causes de cette situation ubuesque (à peine 41 députés contre 86 en 2014, et 3ème force au Parlement derrière Ennahdha et un nouveau-né, la Coalition nationale), sur les déboires internes de Nidaa Tounes depuis que Hafedh Caïd Essebsi (HCE), le fils du président de la République, a pris les commandes, sur le rôle de HCE dans cette cascade de démissions d’élus et dirigeants, sur le silence coupable du fondateur du parti, le chef de l’Etat… Bref, Elloumi a oublié de dire l’essentiel.

 

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Nous croyons savoir, de source proche du parti politique Nidaa Tounes, qu’au moins 3 nouvelles démissions du bloc parlementaire de Nidaa Tounes pourraient être annoncées ce mercredi 3 octobre 2018, à l’ARP. Il s’agirait, selon nos sources, de Sana Bouhaoula, Hala Omrane, Mohamed Saidane et Lotfi Nabli. Un communiqué officiel, dont Africanmanager a reçu copie du Draft, explique cette démission par «l’absence de toute réponse aux revendications de la base du parti à Kassar Helal, exprimées dans un communiqué en date du 22 septembre 2018», par leur «refus des procédés de gestion unilatérale de Sofiane Toubal (…)», leur “attachement aux résultats du conseil régional élargi de Monastir qui s’était tenu le 22 septembre 2018», leur “attachement aussi à l’adhésion au parti Nidaa Tounes» et surtout leur «appel à un processus de restructuration du parti».

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a présenté, mardi, à l’ouverture de la 5e et dernière session de la première législature du parlement, la nouvelle répartition des groupes dans l’hémicycle qui compte 217 députés.
Le mouvement Ennahdha est à la tête du classement des blocs parlementaires avec 68 députés, suivi du bloc Coalition nationale (47 députés), Nidaa Tounes (43 députés), Front populaire (15 députés), Al Horra de Machrou Tounes (14 députés), le bloc démocrate (12 députés) et le bloc Allégeance à la patrie (11 députés).
L’ARP compte également 7 députés non-inscrits.
Rappelons que le groupe parlementaire de Nidaa Tounes a déposé lundi soir un recours auprès du bureau de l’ARP contre l’adhésion de ses députés au nouveau groupe parlementaire Coalition nationale sans présenter leur démission du parti. Le bureau de l’ARP a rejeté ce recours en l’absence d’une disposition dans le règlement intérieur du parlement interdisant le changement de groupe.

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Au Forum tuniso-libyen jeudi 27 septembre 2018, dans ses dossiers ce vendredi, demain ailleurs, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, bouge, s’active, travaille, comme si de rien n’était, comme si le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, n’avait pas parlé de lui, ne lui avait pas suggéré de dégager. Chahed, de par son attitude, sans même avoir besoin de commenter ou réagir aux propos de son désormais ex-mentor, répond (il faut rappeler à ceux qui l’auraient oublié, à cause de la violence des coups entre les palais de Carthage et de la Kasbah, que c’est BCE qui a sorti de son chapeau l’actuel chef du gouvernement et a maintenant le plus grand mal à l’y faire retourner). Comme il avait ignoré superbement Hafedh Caïd Essebsi, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, qui l’avait sommé de s’expliquer sur ses rapports avec le parti, ce qu’il n’a toujours pas fait jusqu’à ce jour, Chahed snobe le président de la République. Pourtant ce dernier lui a conseillé – ce qui dans la bouche de BCE est une injonction – de se présenter au Parlement pour se refaire une légitimité politique qu’il aurait perdue. Ce n’est pas rien, tout de même, ce qu’a dit Essebsi ! Mais voilà, son ex-poulain a manifestement pris la décision de passer outre et de continuer allègrement son chemin, une posture que lui permet une bonne lecture du contexte politique actuel. BCE rugit encore un peu mais ne peut plus rien contre Chahed, politiquement parlant, et tout le monde semble l’avoir bien compris. Tout le monde sauf le président de la République. Ses collaborateurs, en premier son conseiller politique, Habib Essid, l’ex-chef de gouvernement que BCE avait immolé, auraient oublié de réveiller le chef de l’Etat. Ou auraient peur de ses foudres. En tout cas la lévitation du locataire du palais de Carthage est surréaliste, pathétique et dangereuse.

Faire d’une guerre personnelle une crise politique

Tout le sens des gestes du président de la République en ce moment, c’est de faire croire à l’opinion publique que le chef du gouvernement a embarqué le pays dans une guerre politique qui le mènera à sa perte. C’est ce que BCE a encore tenté de faire dans sa dernière interview, mais la manoeuvre est tombée à plat, complètement ratée. Et les commentateurs qui étaient de sortie après l’étrange discours-entretien ont pointé les incohérences d’un chef de l’Etat qui met sur le même niveau un chef de parti autoproclamé, fût-il son fils et un chef de gouvernement. Ne pas voir que le départ de Essebsi junior ferait un bien fou à Nidaa Tounes, en stoppant d’abord l’hémorragie de militants et de députés, et que celui de Chahed plongerait le pays dans l’incertitude totale à quelques mois des élections est au mieux le signe patent d’une cécité politique qui aurait atteint BCE, au pire une tentative désespérée de dégager la voie pour lui-même ou pour HCE, ce qui de toute façon ne servirait à rien vu leur cote d’amour auprès des citoyens, d’après les sondages.

Quand il s’est agi de fomenter l’exécution de Essid, il y avait du monde autour du président de la République. L’affaire est passée comme une lettre à la Poste, la classe politique, l’opinion publique et surtout une belle majorité parlementaire ayant fait corps pour valider une décapitation qu’on croyait salvatrice pour la nation. Tout le monde y croyait. Mais on s’est réveillé depuis et on s’est rendu compte que l’ex-chef de gouvernement n’avait pas autant de tares que ce que ses bourreaux avaient déballé sur la place publique, et que le contexte social et politique post-révolutionnaire explique en grande partie l’impossibilité à aller plus vite que la musique pour faire le bonheur de tous. D’ailleurs les difficultés de Chahed pour faire tourner la machine économique démontrent, si besoin en était, que Essid ne méritait peut-être pas le sort qu’il a eu. Les citoyens savent tout maintenant, ou presque, il est impossible de les berner une deuxième fois. Mais ça aussi le chef de l’Etat semble ne pas l’avoir compris…

Faire chuter un arbre avec une paille !

La situation politique du moment est sans appel avec ceux qu’il faut bien qualifier de clan Essebsi – BCE et son fils -, puisqu’ils se comportent comme tel en dépit de tout bon sens. Ils sont les seuls – l’UGTT se fait moins entendre sur la question, braquée sur les négociations sociales – à réclamer avec insistance la tête de Chahed, un cri dans le désert face à des partis politiques qui ont d’autres chats à fouetter, et pas des moindres (d’abord la question de leur structuration avant de se mettre en ordre de bataille pour 2019, si joute électorale il y a). Et que dire des citoyens, complètement désintéressés par cette chasse à l’homme, préoccupés par leur pouvoir d’achat et dont le niveau de culture politique, quoi qu’on en dise, leur permet maintenant de résister aux manoeuvres politiciennes. Quant aux forces politiques au Parlement, là aussi c’est sans appel pour Essebsi père et fils : Ce n’est pas avec 41 élus (86 en 2014) que Nidaa Tounes va faire tomber le chef du gouvernement. Et encore parmi ces 41 beaucoup sont contre la folle aventure de HCE, et le peu qui reste du bloc parlementaire pourrait se fracasser si on le forçait à se prononcer sur le limogeage de Chahed.

Alors qu’en face ce dernier est assis sur l’appui, maintenant assumé publiquement, de la “Coalition nationale”, laquelle affiche présentement 43 députés et pourrait très vite monter en puissance. Sans parler du soutien réaffirmé de Ennahdha au chef du gouvernement, avec ses 68 élus, des islamistes qui découvrent de jour en jour, avec beaucoup de délectation, qu’ils ont eu du flair et ont parié sur le bon cheval, un Chahed très élégant du reste et qui ne fait pas des misères aux ministres nahdhaouis. Bref, les temps ont changé, mais ça aussi un BCE qui n’a pas conscience des limites de son aura et de sa verve héritée de Bouguiba, qui a perdu pied et tout sens de la réalité semble l’ignorer…

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Quelques remarques-repères pour commencer. Beaucoup l’ont dit à Youssef Chahed (YC). Si ses soutiens augmentent, ce n’est pas tant grâce aux résultats économiques de sa politique, qui tarderont de toutes les façons à venir quel que soit le chef du gouvernement en place, mais parce qu’un très grand nombre de citoyens en ont, désormais et même depuis quelques mois, marre de devoir se taper un nouveau chef de gouvernement, toute l’instabilité qui précède son choix et tout le statuquo qui viendra après son installation. Et si le fils du chef de l’Etat et son parti n’ont pas voulu croire en les vertus de la stabilité politique, c’est qu’elle ne leur profite pas pour l’instant.

L’une des choses pour lesquelles BCE (Béji Caïed Essebssi) admirait dernièrement RG (Rached Ghannouchi), c’est qu’il lui aurait dernièrement redit son souci de mettre la Patrie avant les partis. On ne sait pas si lui avait certifié la même chose. Le chef du gouvernement n’a en effet plus de parti, depuis que Nidaa Tounes a gelé son adhésion.

Il ne fait pourtant aucun doute que ni BCE, ni RG n’appliquent ce qu’ils disent ou aimeraient entendre de leurs concurrents. Et même la demande faite à YC de se dessaisir de son droit constitutionnel de candidater n’est pas tant pour l’obliger à mettre la Patrie au-dessus de Nidaa Tounes, qui ne l’accepte plus en son sein, mais juste pour l’éliminer avant terme de la prochaine course aux présidentielles.

On comprendrait que RG le demande à YC, puisque le chef du parti islamiste tunisien a déjà annoncé qu’il sera candidat aux présidentielles de 2019. On comprendrait moins que BCE soit plus appliqué que RG à obtenir le retrait de YC de la course, lorsqu’on sait son âge et qu’on se rappelle les différentes fois où il avait répété que la révolution a été faite par la jeunesse tunisienne et pour elle.

Le ferait-il pour son fils ou pour un autre candidat de son choix ? «Chaque chose en son temps. On en parlera une autre fois», avait déjà répondu BCE, lundi dernier à la journaliste d’El Hiwar Ettounsi, qui ébauchait cette question.

  • Paul Valéry et Karl Marx savaient déjà ce qui se passe en Tunisie

On aurait pu le dire nous-mêmes. Le rapporter tel que dit par un journal étranger, c’est essayer de traduire le ressenti de la situation politico-tunisienne hors nos frontières et chez nos bailleurs de fonds, alors que toute la sphère politicienne semble trouver cela normal.

«Les réformes économiques en Tunisie risquent d’être mises à l’écart par une querelle entre les principaux dirigeants», affirme à juste titre le site de Bloomberg à propos de ce qui se passe depuis quelques mois en Tunisie.

Citant l’analyste politique du cabinet de conseil londonien Energy Aspects Riccardo Fabiani, Bloomberg dit que «le résultat final, est que les manœuvres politiques avant les prochaines élections, auront la priorité sur toute autre chose. Tout espoir de réformes ou de mesures significatives sera anéanti».

Depuis quelques mois en Tunisie, en effet, on ne parle plus économie que dans l’urgence de faire face à une catastrophe, naturelle comme ce fut le cas à Nabeul, ou humaine comme à chaque fois que le FMI risque de fermer les portes de ses crédits à la Tunisie.

«La politique étant l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde», comme le disait l’écrivain et philosophe français Paul Valéry, la politique a repris le dessus en Tunisie depuis plusieurs mois et devient même le menu principal, sinon l’unique, de tous les plateaux TV et radio. L’explication réside, à notre sens, dans ce que disait depuis 1818 Karl Marx. «Toute classe qui aspire à la domination, doit conquérir d’abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général».

C’est le cas actuellement en Tunisie, selon nous, des partis politiques aux différentes organisations syndicales et patronales, et en tête l’UGTT qui voudrait refaire la révolution, sans oublier les différents lobbies à l’intérieur de l’ARP.

  • «Homme politique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords». Dixit : Coluche

Du coût, on oublie allègrement que c’est la banqueroute des caisses sociales qui est derrière les pénuries de médicaments et les retards des retraites. On oublie que c’est le déficit commercial et celui de la balance de paiement qui sont derrière la baisse de la valeur du Dinar tunisien. On oublie que ce sont les innombrables hausses salariales et les grèves interminables dans le bassin minier qui sont derrière le déséquilibre et le déficit budgétaire. On oublie enfin que c’est le manque de production et la disparition de la productivité qui sont derrière l’endettement et l’assèchement des ressources de l’Etat. Personne n’est plus disponible pour aider financièrement l’Etat et chacun utilise des arguments politiques et politiciens, pour expliquer ce refus, comme nous l’ont déjà signalé les Français lorsque le chef du gouvernement était allé à Paris demander leur aide.

Du coup, on oublie aussi toutes les réformes qui devaient redresser tout cela et remettre la croissance sur un bon trend haussier. Les deux pans de l’Exécutif se déchirent à satiété, l’un empêchant l’autre de se concentrer sur ce pourquoi il avait été choisi, pour pouvoir utiliser cette incapacité en argument politique pour le dégager. Les partis politiques, non concernés par ces disputes politiciennes, regardent et laissent faire, car incapables de faire. Les députés de l’ARP se retrouvent dans l’œil du cyclone de la guerre BCE/YC et n’ont plus le temps de se remettre à leur travail législatif, pour étudier et adopter, pour faciliter le travail du gouvernement à remettre l’économie tunisienne sur pied. «Pas moins de 92 projets de loi sont actuellement bloqués à l’ARP, ce qui freine tout projet de réforme. Parmi les projets bloqués, l’un en rapport avec l’inscription de la Tunisie sur la liste Gafi». C’est ce qu’a indiqué le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le lundi 10 septembre 2018, en marge d’une réunion sectorielle avec des directeurs de journaux.

فبحيث dans la Tunisie de ladite révolution,، c’est en effet «le Parti avant la Patrie». Si ce n’est pas pour des raisons partisanes ou idéologiques, c’est pour des raisons purement personnelles. «Point à la ligne», comme disait le chef de l’Etat, lundi dernier à la télévision

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L’adoption de la loi sur le Partenariat Public-Privé (PPP), la mise en place des réformes sur le plan économique et l’amélioration du climat d’affaires demeurent les principales revendications des investisseurs nationaux et des bailleurs de fonds internationaux qui souhaitent opérer en Tunisie. Après le FMI c’est au tour de la Banque Mondiale de demander une action de la part du gouvernement tunisien pour accélérer le lancement des réformes et se dégager du fardeau financier, la condition pour retrouver la croissance et regagner la confiance des investisseurs locaux et étrangers. Telle a été la principale requête de la Société financière internationale (SFI), représentée par son DG pour la région MENA.

Nous ne lâcherons pas la Tunisie (…) Nous n’allons pas arrêter d’y investir (…) l’IFC est disposée à aider la Tunisie avec tous les moyens“, a déclaré le patron de la SFI dans la région MENA, Mouayed Makhlouf, dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, avant d’ajouter que les objectifs de l’institution dans la région MENA et en Tunisie sont principalement le développement plutôt que l’investissement.

Il a tenu par ailleurs à préciser que la Tunisie est une partie de la SFI, voire de la Banque Mondiale et que le but du Fonds est d’aider le pays à sortir de sa crise économique, à accélérer les réformes, à relancer les investissements étrangers et à améliorer le climat des affaires. Il a fait remarquer que la SFI investit annuellement en Tunisie entre 300 et 500 Millions de dollars.

Le responsable a sous un autre angle d’idées appelé le gouvernement à accélérer les réformes afin d’améliorer le climat des affaires et mettre l’économie en marche, soulignant que la Tunisie se trouve aujourd’hui face à plusieurs difficultés dont principalement la mise en place des réformes économiques. Il a mis en garde contre la non accélération des réformes et son impact sur l’économie tunisienne.

Dans un message adressé au Parlement et au citoyen tunisien, Mouayed Makhlouf a fait remarquer que le gouvernement tunisien ne peut pas supporter le fardeau financier et que l’ARP et le citoyen tunisien sont appelés à comprendre les actions du gouvernement en matière de réformes économiques. “Il faut entamer les réformes pour relancer l’économie et préserver l’emploi“, a-t-il précisé.

Interrogé sur le climat des affaires en Tunisie, le DG de la SFI de la région MENA a déclaré que le cadre actuel n’est pas suffisant et qu’on a besoin toujours de réformes économiques pour pouvoir attirer les investisseurs étrangers, selon ses dires.

Il a en revanche regretté le retard accusé pour adopter la loi sur le PPP, faisant assumer la responsabilité au gouvernement qui doit, selon lui, améliorer le climat des affaires et le rendre favorable aux investissements nationaux et internationaux. “Bien que cela ait été défendu par le chef du gouvernement, la loi sur le PPP tarde encore à voir le jour“, a assuré Mouayed Makhlouf, faisant remarquer que “les investisseurs étrangers s’intéressent encore et toujours à la Tunisie mais il faut accélérer la mise en place de la loi sur le PPP pour pouvoir attirer les gros investisseurs“, a-t-il ajouté.

Un constat partagé par Georges Joseph  Ghorra, le Représentant résident de la SFI en Tunisie, qui a appelé, dans une déclaration récente à Africanmanager, à améliorer l’environnement des affaires qui se présente aujourd’hui comme un handicap majeur pour les investissements étrangers, selon ses dires.

Il a toutefois assuré que l’État tunisien travaille déjà en collaboration avec la SFI et la Banque Mondiale pour voir comment réduire les autorisations exigées aux investisseurs et dont le nombre s’élève actuellement à 350. “Cela va encourager les investisseurs à investir davantage en Tunisie et à réduire les délais d’attente“, a-t-il dit.

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Trois députés de Nidaa Tounes ont déposé, vendredi, leur démission du groupe parlementaire du mouvement au bureau d’ordre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
C’est ce qu’a indiqué à l’agence TAP l’un des députés démissionnaires, Ismail Ben Mahmoud, qui a précisé avoir déposé lui même ainsi que les députés Lotfi Ali et Abir Abdelli leur démission du bloc parlementaire de Nidaa Tounes ce vendredi au bureau d’ordre de l’ARP. “Il n’y a pas eu de coordination entre nous concernant la décision de démissionner“, a toutefois affirmé le député.
Il a expliqué qu’il a pris la décision de démissionner de son bloc parlementaire après mûre réflexion. Selon lui, l’expérience de Nidaa Tounes et de son groupe parlementaire “ne représente plus le projet national rassembleur de la famille démocratique comme cela fut le cas lors de la création du parti“.
Ismail Ben Mahmoud n’exclut pas un ralliement à la Coalition nationale dans les prochains jours, estimant que ce nouveau groupe parlementaire nouvellement formé a “pu rassembler les différents courants démocratiques au sein du parlement et peut y jouer un rôle crucial“.
Rappelons que neuf députés de Nidaa Tounes ont récemment démissionné de leur bloc parlementaire. Il s’agit de Zohra Driss, Moncef Sellami, Ahmed Saïdi, Issam Mattoussi, Lamia Dridi, Jalel Guedira, Mohamed Rachdi, Marwa Bouazzi et Ibtissem Jbebli. Parmi eux, huit députés ont rejoint la Coalition nationale.

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Fraichement créé, le bloc de “la Coalition nationale” se réunira au début de la semaine prochaine pour distribuer les responsabilités au sein bloc, définir une méthode de travail, se préparer aux journées parlementaires du groupe et examiner les nouvelles demandes d’adhésion au groupe parlementaire.
Le bloc de la Coalition nationale a déposé vendredi 21 septembre 2018 une demande signée par 40 députés pour former un nouveau bloc parlementaire, a déclaré samedi à l’agence TAP le député et membre du bloc, Sahbi Ben Fraj.
Selon lui, 10 autres députés ont présenté des demandes individuelles d’adhésion dont des nouveaux députés démissionnaires du bloc parlementaire de Nidaa Tounes.
Prévues le week-end prochain, les journées parlementaires du bloc de la Coalition nationale vont permettre de passer en revue le programme d’action du bloc pour la nouvelle année parlementaire particulièrement au sujet des projets de loi soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), dont en premier lieu le projet de loi de finances pour l’exercice 2019, de la Cour constitutionnelle et de l’amendement de la loi électorale.
Un groupe de députés avait annoncé le 27 août 2018 la création d’un nouveau bloc parlementaire baptisé “Coalition nationale”.
Composé au démarrage de 33 députés, le nouveau bloc parlementaire regroupe aujourd’hui 43 députés, selon le président du bloc, Mustapha Ben Ahmed.
Le bloc regroupe des indépendants, des démissionnaires de groupes parlementaires des mouvements Machrou Tounes et Nidaa Tounes ainsi que des députés du bloc de l’Union patriotique libre.

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Trois autres députés désertent le groupe parlementaire de Nidaâ

Trois élus de Nidaâ Tounès ont présenté vendredi leur démission du groupe parlementaire de ce parti en en déposant les actes auprès du bureau d’ordre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a annoncé l’un d’eux, Ismail Ben Mahmoud.

Cité par TAP, il a précisé que ses deux autres pairs démissionnaires sont Lotfi Ali et Abir Abdelli, affirmant que la décision de démission n’a été précédée d’aucune forme de coordination.

Il n’a pas écarté qu’il rejoigne dans les jours à venir le nouveau groupe parlementaire « Coalition nationale », qui a-t-il dit, a réussi à rassembler sous sa bannière les expressions démocratiques de l’ARP pour y jouer un rôle principal.

Les trois démissionnaires viennent s’ajouter aux 9 autres qui en avaient fait autant dernièrement, dont 8 ont rejoint la Coalition nationale.

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l’issue d’un entretien de près d’une heure tenu ce jeudi au Palais du Bardo, ni le président du parlement Mohamed Ennaceur, ni le chef du gouvernement Youssef Chahed n’ont accepté de donner de déclaration aux médias sur la teneur de leur rencontre.

Dans un communiqué publié après la rencontre, le parlement indique que la réunion a porté sur la situation politique, économique et sociale, qui, ajoute la même source, exige un débat responsable entre les différentes parties pour trouver des solutions devant permettre de surmonter les difficultés que connait le pays et de placer l’intérêt national au dessus de toute autre considération afin de rétablir la confiance des Tunisiens en l’avenir, redonner de l’espoir aux jeunes générations et renforcer la solidarité entre toutes les catégories de la société tunisienne.

Sur sa page Facebook, la présidence du gouvernement précise, de son côté, qu’il s’agit d’une rencontre de coordination entre les deux parties, sans donner plus de détails.

Mercredi, le président de l’Assemblée des représentants du peuple Mohamed Ennaceur a invité Youssef Chahed à une séance de travail pour se focaliser sur la situation politique et socioéconomique ainsi que sur les préparatifs pour le démarrage de la nouvelle session parlementaire.
Le dossier de l’énergie et les dernières révocations au sein du ministère de l’énergie et des mines figurent également à l’ordre du jour, selon un communiqué de l’ARP publié la veille.
Fin août dernier, le chef du gouvernement a démis de leurs fonctions le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables Khaled Gaddour, le secrétaire d’Etat chargé des mines Hachem Hmidi, le Directeur Général et le Président directeur général de l’Entreprise Tunisienne d’Activités pétrolières (ETAP).

Chahed a également décidé de fusionner le ministère de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables et celui de l’industrie et des Petites et Moyennes Entreprises.

A noter que la rencontre Ennaceur-Chahed intervient quelques jours après la réunion du bureau de l’ARP au cours de laquelle il a été convenu d’appeler le chef du gouvernement à présenter un rapport détaillé sur le dossier de l’énergie et les péripéties de l’affaire du puits de Halq El Menzel et à s’expliquer sur les dernières révocations au sein du ministère de l’énergie.

L’entretien se tient dans un contexte particulièrement tendu au sein du mouvement Nidaa Tounès entre le clan qui soutient le chef du gouvernement et celui du directeur exécutif du parti Hafedh Caid Essebsi.
Une réunion de l’Instance politique est prévue aujourd’hui à 18H00 pour examiner les réponses de Chahed aux questions qui lui ont été adressées et à la lumière desquelles, le parti devrait prendre des décisions en rapport avec la crise gouvernementale actuelle.

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