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La coopération Tunisie-UE, l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) et les réformes fiscales et économiques opérées par la Tunisie ont été au centre d’une rencontre, mardi, au parlement, entre les membres de la commission des droits, des libertés et des relations extérieures et les membres de la commission des Affaires étrangères du parlement européen.

Selon un communiqué de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), la rencontre a porté sur les défis socio-économiques auxquels fait face la Tunisie et la nécessité d’associer la classe politique et la société civile au projet d’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA).

” L’appui de l’Union européenne à la Tunisie dans ce domaine a été évoqué “, d’après la même source.
Les membres de la délégation européenne ont insisté sur la nécessité de parachever les actions entreprises par la Tunisie dans le domaine sécuritaire, citant à ce propos, la sécurisation des frontières et la mise en place d’une stratégie efficiente en matière de lutte antiterroriste.

Lors de sa visite de travail pendant quatre jours en avril 2018 à Bruxelles, le chef du gouvernement Youssef Chahed avait annoncé que l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) sera signé en 2019. « Les négociations entre la Tunisie et l’UE au sujet de cet accord avaient démarré en 2015. Sa mise en œuvre devrait avoir lieu progressivement »a-t-il dit.

Et d’affirmer que « cet accord est très délicat et sa mise en œuvre devrait se concrétiser par étape car les pays de l’Union européenne et la Tunisie ne sont pas « au même niveau de développement. Nous ne sommes pas égaux face aux défis économiques », a-t-il ajouté.

On rappelle que depuis 2015, l’Union européenne exhorte avec insistance la Tunisie à négocier un nouveau traité de libre-échange, en l’occurrence l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), lequel accord concernerait tous les secteurs de l’économie, y compris l’agriculture, l’énergie ou les services –considérés comme des secteurs essentiels de l’économie tunisienne. Or ces derniers, notamment l’agriculture, ne semblent pas être en mesure de faire face à la productivité européenne, 7 fois supérieure dans le cas d’une agriculture massivement subventionnée.

Une telle ouverture pousserait la Tunisie à se spécialiser dans des produits d’exportation, et à être totalement dépendante des importations européennes. Cela pourrait signifier de nombreuses pertes d’emplois en Tunisie, alors que le chômage est un problème essentiel. D’autant que l’ouverture des marchés tunisiens aux entreprises étrangères ne sera pas soumise à l’obligation de recruter le personnel localement, de soutenir le tissu industriel local, ou encore de transférer les technologies.

L’accord donnerait aussi plus de droits aux entreprises étrangères, en conditionnant les futures politiques publiques tunisiennes à la protection de leurs investissements, au détriment de mesures de santé publique, de protection de l’environnement ou de bien-être social.

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Le nombre des migrants résidant en Tunisie s’élève à 75 500, a affirmé lundi, Lorena Lando, Chef de mission à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) à Tunis, précisant que celui des réfugiés est estimé à 777 personnes, dont la majorité des syriens.
“L’OIM a fourni l’aide nécessaire au profit de 277 migrants pour créer leurs projets”, a-t-elle ajouté lors de sa participation à une séance d’audition tenue par la commission des affaires des Tunisiens à l’étranger au sein de l’ARP.
“Le nombre des migrants tunisiens à l’étranger est de 1,3 million, dont 81% vivant en Europe”, a-t-elle indiqué.
De son côté, Alaa Eddine Dridi, responsable des affaires juridiques à l’OIM, a souligné que le recul du nombre des étudiants africains en Tunisie est due à des obstacles administratifs et juridiques.
Le responsable de l’OIM a appelé, dans ce cadre, à faciliter les procédures de séjour des migrants et à aider à leur intégration économique.

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Le député Machrouû Tounes, Hassouna Nasfi a affirmé, dans une déclaration ce lundi 16 juillet 2018 à Africanmanager, que l’interview du président de la République, Béji Caïd Essebsi, , dimanche soir, a été un échec et a aggravé davantage la crise politique qui sévit dans le pays depuis des mois.

Et de préciser dans le même contexte qu’ à travers cette interview, le chef de l’État a voulu imputer la responsabilité de la détérioration de la situation politique dans le pays au Chef du gouvernement, Youssef Chahed, ce qui a créé une crise entre l’un et l’autre, à savoir le chef de l’État et celui du du gouvernement.

Il a en outre indiqué que BCE a fait comprendre aux Tunisiens que l’objectif essentiel de cette interview est de régler des comptes à Youssef Chahed et de lui faire assumer la responsabilité non seulement de la crise actuelle dans le pays, mais aussi de ce qui se passe au sein du parti de Nidaa Tounes, du limogeage de l’ancien ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, des changements qui ont eu lieu à la tête de certains départements, notamment celui de l’Intérieur et de l’attaque terroriste perpétrée voici quelques jours à Ain Soltane dans le gouvernorat de Jendouba.

Le député a d’autre part indiqué qui s’attendait à une nouvelle vision et une réaction d’un homme politique, plus est chef de l’Etat, loin des tiraillements politiques, expliquant que la solution n’est pas le limogeage ou la démission du chef du gouvernement.

Il a reproché au président de la République de ne pas mentionner la prérogative que lui reconnaît l’article 99 de la Constitution de demander lui-même à l’ARP un vote de confiance pour le maintien ou non du gouvernement, faisant remarquer que le pays ne supporte pas d’autre crises surtout que le Tunisien a perdu toute sa confiance dans les politiciens.

Autres réactions. Les partis Afek Tounes, Machrou Tounes et la coalition du Front populaire (FP) devront se réunir chacun ce lundi ou mardi pour discuter de la situation générale du pays et du contenu de l’interview du président Béji Caïd Essebsi diffusée dimanche soir sur la chaine privée Nessma TV, ont-ils indiqué dans des déclarations à l’agence TAP.

Le secrétaire général du mouvement Echaab et dirigeant du FP Zouheir Hamdi a annoncé une réunion du conseil central de la coalition ce lundi consacrée à l’examen de la situation générale du pays et certains points évoqués dans l’interview du président de la République concernant notamment le gouvernement. La réunion doit discuter également des alternatives envisageables pour la prochaine étape, a-t-il dit.

De son côté, la députée Afek Tounes Lilia Younes Ksibi a relevé que le comité exécutif du parti se réunira cet après-midi pour débattre du contenu de l’interview du président de la République et prendre position à ce sujet.

Pour la députée Afek Tounes, Rim Mahjoub la position du parti sera plus explicite à la lumière du contenu de la réunion de Carthage ce lundi avec les parties prenantes du Document de Carthage.

Souhail Alouini, député Machrou Tounes a relevé, quant à lui, que le mouvement se réunira aujourd’hui ou demain pour interagir avec le contenu de l’interview de Béji Caïd Essebsi.

Le président Béji Caïd Essebsi a déclaré, dans une interview télévisée, diffusée, dimanche soir, que la situation actuelle du pays est difficile et ne peut durer.

“Si la situation persiste (…) le chef du gouvernement doit soit démissionner, soit solliciter, de nouveau, le vote de confiance du parlement”, a-t-il dit.

Il est à rappeler à ce propos que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a déclaré, dans une interview télévisée, dimanche soir, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed devra démissionner ou aller solliciter la confiance de l’ARP, si la situation actuelle reste en l’état.
Il s’agit d’une situation qui va de mal en pis, atteignant le point de non retour, a-t-il dit, ajoutant que pour y remédier, il faudra impérativement remettre en selle la « ceinture politique » dont bénéficiait le gouvernement avant la suspension du « Document de Carthage » et de « Carthage 2 ».

BCE a en outre affirmé que la situation qui est actuellement celle du gouvernement ne peut plus durer, sans en dire davantage, ajoutant dans son interview télévisée dimanche soir.
que « celui qui lorgne une réussite aux prochaines élections présidentielles doit d’abord apporter la preuve qu’il a réussi en 2017 et 2018 ».

Il a révélé qu’il n’était pas d’accord avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed sur l’opportunité de révoquer l’ex ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem , ajoutant qu’il lui a demandé de temporiser et de différer à plus tard cette décision. S’exprimant dans une interview télévisée, il a souligné que Chahed, voulant aller vite en besogne, y opposé une fin de non recevoir, ce qui a été suivi par une vague massive de nominations au sein du ministère de l’Intérieur et de l’appareil de sécurité, impactant négativement ses missions, ce dont témoigne l’attentat d’Ain Soltane.

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a présidé ce lundi 16 juillet 2018 au palais de Carthage, une réunion, et ce en la présence du chef du gouvernement, Youssef Chahed, du président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, du chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, du directeur exécutif de Nidaâ Tounès, du secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Taboubi et du président de l’UTICA, Samir Majoul, indique un communiqué de la présidence de la République.

Il a été question de rapprocher les points de vue, de réconcilier les uns et les autres et de tenter de surmonter la crise politique « paralysante ».

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Le bureau de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP),  a décidé de tenir une séance plénière de dialogue avec les membres du gouvernement, jeudi 19 juillet 2018, sur le rapport de la commission du développement régional aux gouvernorats du sud-ouest à savoir; Gafsa, Kebili et Tozeur.

Le bureau de l’ARP tiendra également, vendredi 20 juillet 2018, une séance plénière pour adresser des questions orales au ministre de l’Éducation, Hatem Ben Salem.

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Réuni jeudi 12 juillet 2018 au Bardo, le bureau de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a décidé de tenir une plénière, aujourd’hui, vendredi 13 juillet pour adresser des questions orales aux ministres de la Santé, de la Défense, de la Formation professionnelle et de l’Emploi.

Le bureau de l’ARP a également décidé d’organiser une autre séance plénière consacrée à des questions orales au ministre de l’Éducation, et ce lundi 16 juillet 2018.

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Dans une déclaration faite aux médias en marge de sa rencontre, ce lundi 9 juillet 2018, avec le président de l’ARP, le ministre de la Défense, Abdelkerim Zbidi n’a pas assez rassuré sur les opérations terroristes . ” Bien que la situation sécuritaire dans le pays soit, depuis des mois, sous contrôle, les opérations terroristes isolées ne sont pas toujours exclues et pourraient se produire”, a indiqué le ministre, faisant remarquer que la bataille contre le terrorisme n’est pas encore finie et que les attaques terroristes isolées ne sont pas un phénomène propre à la Tunisie, mais plutôt à tous les pays du monde à l’instar de l’Europe, selon ses dires.

Interrogé sur l’ensemble des mesures mises en place ou à entreprendre au cours de la période à venir, le ministre a tenu à préciser que ce qui s’est passé hier à Ain Soltane du gouvernorat de Jendouba s’inscrit dans le cadre des opérations terroristes isolées et qu’il n’y a pas de mesures particulières à prendre dans ce sens.

Il a par ailleurs souligné que les institutions militaire et sécuritaire travaillent quotidiennement pour protéger les institutions de l’État de toute menace terroriste, rappelant les efforts fournis par l’institution militaire pour sécuriser différentes étapes comme les élections municipales, le pèlerinage de la Ghriba ou encore les examens nationaux et s’apprêtent,aussi à sécuriser la rentrée scolaire et universitaire, selon ses déclarations.

Le ministre a tenu dans le même cadre à préciser que l’institution militaire coordonne toujours avec le ministère de l’Intérieur pour sécuriser le pays et le protéger de toute menace terroriste, réaffirmant les efforts fournis par les deux institutions en cette matière.

Outre la coordination, le ministre a indiqué qu’une réunion de coordination a eu lieu vendredi dernier entre les ministres de la Défense et de l’intérieur par intérim, Ghazi Jeribi ainsi que tous les cadres sécuritaires et militaires, et ce pour examiner et discuter les mesures permettant de sécuriser la prochaine saison touristique. Une autre réunion est programmée au cours de cette semaine avec différents ministères à savoir ceux de la Défense, de l’Intérieur, de la Culture, du Tourisme, ainsi que l’Utica et les représentants des agences de voyages pour étudier des questions en relation avec la réussite de la saison touristique.

Il a appelé l’ensemble des Tunisiens à la vigilance et à l’unité face au fléau de terrorisme : “La lutte contre le terrorisme n’est pas seulement la responsabilité de la Défense ou de l’Intérieur mais de tous les Tunisiens, lesquels sont appelés, selon lui, à protéger leurs pays : “La guerre contre le terrorisme implique une union totale autour de l’institution sécuritaire et pas seulement les ministères de la Défense et de l’Intérieur”, a-t-il assuré.

Relatif aux 6 gardes nationaux tombés en martyrs dimanche lors de l’embuscade de Ain Soltane, Zbidi a dit : ” Nous sommes habitués aux sacrifices (…) c’est notre destin (…) on n’a pas de choix”, a indiqué le ministre, affichant sa confiance en la période prochaine : “Il n y a de pas de place au terrorisme en Tunisie (…) Nous allons vaincre tout ce qui peux menacer la sécurité du pays ou le mettre en danger.

Il a dans le même contexte indiqué que l’opération de Ain Soltane ne veut pas dire que nos institutions sécuritaire et milliaire ne sont pas prêtes en matière de lutte contre le terrorisme, mais cela s’inscrit dans le cadre des opérations terroristes isolées à l’instar de ce qui s’est passé dans plusieurs pays du monde.

ll est à rappeler à ce propos qu’une patrouille de la Garde-frontière, à Ain Soltane (gouvernorat de Jendouba), est tombée dans une embuscade, dimanche vers 11h45, sur la bande frontalière avec l’Algérie. Une mine a explosé lors du passage de la patrouille faisant 6 morts parmi les gardes nationaux.

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La ministre des Affaires de la jeunesse et du Sport, Majdouline Cherni, a assuré que son département a adressé une correspondance à la Fédération tunisienne de football l’invitant à lui remettre un rapport administratif, financier et technique détaillé sur la participation de la sélection tunisienne à la coupe du monde en Russie 2018.
Une commission spécialisée se chargera de l’examen du rapport avant de prendre les mesures requises en cas de mauvaise gestion financière et administrative avérée“, a ajouté la ministre lors d’une séance de dialogue au Parlement tenue ce vendredi en présence de 43 députés.
Elle souligné que les données et les informations relatives au ministère et aux différentes structures qui en relèvent doit être sollicitées auprès des sources officielles et que les informations relayées via les réseaux sociaux risquent d’induire en erreur l’opinion publique.

Selon Cherni, les fonds alloués à la préparation des éliminatoires de la coupe du monde en Russie 2018 sont de l’ordre de 4,2 millions de dinars dont une contribution du ministère à hauteur de 573 mille dinars.
S’agissant du sélectionneur national, la ministre a indiqué que sur la base du contrat d’objectifs établi, Nabil Maaloul toucherait un salaire mensuel de 40 mille dinars en brut.

Pour ce qui est de la situation générale dans le domaine du sport de la jeunesse, Majdouline Cherni a fait état de difficultés qui persistent depuis plusieurs années, expliquant que son département a donné la priorité absolue à la lutte contre la corruption en prenant un ensemble de mesures préventives et de sanctions.
Le ministère a, notamment, procédé à la dissolution de 5 bureaux fédéraux pour corruption, au renvoi de plusieurs dossiers devant la cour de discipline financière et judiciaire et à une inspection approfondie au sein de la FTF depuis 2016 dont on attend toujours le rapport final“, a précisé Majdoline Cherni.
La Fédération tunisienne de volley-ball fait, également, selon la ministre, l’objet d’une inspection et d’un rapport et “des mesures seront prises si une mauvaise gestion financière et administrative en son sein était confirmée“.

Sur un autre plan, Cherni a indiqué que 41 sportifs d’élite ont bénéficié de contrats à objectifs et que le ministère “traite cette question en toute transparence du fait qu’il s’agit de l’argent public“.
Concernant le déplacement en Russie, organisé par le département au profit 24 jeunes des différentes régions du pays, et de la polémique qui s’en est suivie, Cherni a expliqué qu’un contrat a été conclu avec une société spécialisée laquelle avait présenté la meilleure offre avant de faillir à ses engagements, précisant qu’une enquête a été ouverte et que des sanctions seront prises.

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Il y a du rififi chez nos représentants. Une de fois de plus, me direz-vous. Cette fois l’agitation est venue de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), ou plutôt de son président, Mohamed Tlili Mansri, qui a coupé l’herbe sous le pied des députés en annonçant sa démission, alors que les élus s’apprêtaient à le cuisiner sur les mauvais bruits autour de l’instance. Il est vrai qu’il y avait quelque chose à se mettre sous la dent, ces sujets dont nos députés sont friands, surtout quand il s’agit d’une plénière et que les objectifs des caméras ne loupent pas une miette des exploits de la représentation nationale. Manifestement frustré par le report de la séance, le groupe parlementaire de l’UPL (Union patriotique Libre) se dit attaché à l’audition en plénière du président démissionnaire de l’ISIE.
Le député Tarek Ftiti juge “importante” l’audition en plénière de Mohamed Tlili Mansri et des membres du conseil de l’ISIE après les échanges d’accusations de corruption administrative et financière au sein de l’Instance.

Dans une déclaration vendredi à la TAP, Ftiti a appelé le ministère public à diligenter une enquête à ce sujet.

Au cas où une information judiciaire n’est pas ouverte, le groupe de l’UPL au Parlement (12) va déposer une plainte pour dévoiler la vérité“, a-t-il affirmé. Menaces en l’air ou un vrai déballage en perspective ? Nous verrons bien. En tout cas on a au moins la confirmation, avec tout ce tintamarre, que l’ISIE n’est pas guérie de ses démons, alors que le départ fracassant de Chafik Sarsar, après des scandales de gestion et autres dérives révélés par la Cour des Comptes, était censé justement ramener le calme à la maison, qui n’est pas n’importe laquelle tout de même !

Rappelons que Tlili Mansri a jeté l’éponge hier jeudi 05 juillet 2018 et a invité dans la foulée le parlement à entamer les procédures de désignation dans les postes vacants.
Le 28 mai dernier, le Conseil de l’ISIE avait décidé de révoquer son président en invoquant l’article 15 de la loi organique relative à l’instance. Une demande avait été transmise à l’ARP pour qu’elle valide la décision qui avait beaucoup surpris…

Ce vendredi, c’est au tour de l’Observatoire Chahed pour le contrôle des élections et le ‎soutien des transitions ‎‎démocratiques, de s’indigner pour le report, sine die, de ‎ l’examen en ‎plénière de la ‎demande de révocation du président ‎de l’ISIE.

Prévu mardi 3 juillet, l’examen par le Parlement en ‎plénière ‎de la demande de révocation du Tlili Mansri ‎ a été reporté à ‎une date ultérieure.‎

‎”Le report de la séance plénière consacrée à l’audition du président de ‎l’instance électorale est inadmissible et constitue une négligence ‎envers une instance constitutionnelle d’une grande importance“, a ‎indiqué l’observatoire dans un communiqué.‎

Selon Chahed, la non publication de la demande de révocation de ‎Mohamed Tlili Mansri qui a été formulée par les membres du conseil de l’ISIE ‎et de la réponse du président démissionnaire risque d’attiser ‎la tension et de favoriser les tiraillements au sein de l’instance.‎

Une chose est sûre : l’ISIE doit, très rapidement, retrouver la sérénité propice à l’important travail qui est le sien. Des brouhahas de ce type ne sont jamais bons pour l’image d’une institution chargée de veiller sur le caractère transparent des rendez-vous électoraux, ne sont jamais bons pour l’image de la démocratie en gestation. Les citoyens regardent l’ISIE, le monde la scrute. Il ne faut pas donner aux électeurs d’autres raisons de rester à la maison – ou plutôt dans les cafés – aux élections de 2019. La Tunisie n’a pas intérêt à se louper sur ce coup. Donc qu’on en finisse définitivement avec les psychodrames à l’ISIE…

S.L.

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Les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont voté, mardi 03 juillet 2018, en plénière, contre le projet de loi N°18/2018, portant approbation de l’accord de prêt conclu, le 21 décembre 2017, entre la Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement du projet d’appui au développement des compétences techniques et technologiques (PADCTT).
L’accord, déjà examiné en plénière tenue à la fin du mois de juin 2018, prévoit l’octroi de 72 millions d’euros, soit 190 millions de dinars, remboursable sur 19 ans, dont 7 années de grâce. Ce projet, piloté par le ministère de l’Education sur la période 2018-2022, vise à développer l’éducation, l’enseignement scientifique et technologique et à améliorer l’infrastructure nécessaire.
Pour Mongi Rahoui (Front populaire), les partis politiques qui votent en faveur de ces projets visent “à piéger toute la Tunisie“. “Ces partis qui ont voté des projets de loi visant à diffuser davantage la pauvreté sur une plus grande échelle sont très loin du concept de l’école publique“, indique encore le député. Et de poursuivre que “le vote de ces partis reflète des intérêts étroits liés aux indemnisations et à l’Instance Vérité et dignité“.
Toutefois, le député Ennadha Habib Khedher, a estimé que le refus d’adopter ce projet de loi “ne reflète aucun sens de patriotisme“.

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) examine, aujourd’hui, mardi, 3 juillet 2018, en plénière la demande de révocation du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Mohamed Tlili Mansri.

Lors de cette plénière, les élus voteront le retrait de la confiance au président de l’ISIE avec une majorité absolue de 109 voix.

Le président de l’ISIE a été en effet démis de ses fonctions à l’issue d’un vote au sein du conseil de l’Instance. Il n’a eu qu’une voix en sa faveur sur neuf.

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Le ministre du Transport, Radhouane Ayara, a évoqué vendredi 29 juin 2018, face aux députés, à l’ARP, l’accumulation du déficit enregistré par Tunisair pour passer à 1 milliard de dinars actuellement contre 506 millions de dinars (MD) en 2010.
Selon le ministre, la situation financière difficile de Tunisair est expliquée par la hausse du nombre des agents de la compagnie et la non exécution du programme de restructuration lancé depuis 2014, lequel prévoit le départ volontaire de près de 1200 agents et l’allégement des charges de la compagnie.
Idem, ce déficit cumulé résulte de l’incapacité de la compagnie aérienne de transport à couvrir toutes les demandes accrues, à cause de l’obsolescence de la flotte qui compte uniquement 28 avions. Cela a engendré un mécontentement des clients suite aux vols retardés ainsi qu’une détérioration de la qualité des services.

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Lors d’un atelier de travail organisé ce vendredi 29 juin 2018 à l’initiative de la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance de l’ARP sur le thème “Suivi des résultats du programme de restructuration des banques publiques”, Ahmed El Karam, le président du directoire d’Amen Bank, a appelé à la privatisation des banques publiques. Il a souligné que le développement des régions n’est pas seulement l’affaire du secteur public mais aussi du privé.”La Banque centrale de Tunisie (BCT) a suffisamment de circulaires qui obligent toutes les banques à financer des secteurs sensibles dans les régions“, a-t-il dit.

Enfin il a affirmé que la situation financière des banques publiques commence à s’améliorer et qu’il est temps d’oser la privatisation…

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La dernière hausse du taux directeur de la BCT, expliquée par la logique du «Tout sauf l’inflation» qu’on retrouve en filigrane du communiqué de la BCT en date du 14 juin 2018, fait encore polémique et ses détracteurs mettent surtout l’accent sur les répercussions de cette seconde hausse en quelques mois sur l’investissement.

Africanmanager croit pourtant savoir, de sources financières concordantes, que la négociation pour cette hausse avec les équipes du FMI qui auraient estimé que la situation financière tunisienne est aujourd’hui accommodante plus que par le passé malgré les pressions budgétaires, était sur la base de 300 à 500 points de base. Ce seuil est jugé nécessaire par le principal bailleur de fonds international de la Tunisie, pour réussir à casser définitivement la spirale de l’inflation, assécher les crédits à la consommation et arrêter les importations non nécessaires, tous sources d’inflation. A l’instar du bombardier qui lance des contre-mesures, les autorités tunisiennes mettent en place depuis peu une batterie de mesures pour adoucir les effets de la hausse du TMM sur l’économie réelle.

  • Guichet PME, fiscalité de croissance et bonification

Et à ceux qui proposaient la mise en place de taux d’intérêt différenciés selon l’utilisation et des taux multiples, les sources financières d’Africanmanager ont estimé que les institutions financières n’y ont pas droit et agissent donc par le biais du refinancement du secteur bancaire auprès de la BCT.

En effet, pour cause de problèmes de liquidité et manque de ressources en épargne, les banques s’adressent à la BCT pour se refinancer, et nous croyons savoir que la Banque centrale de Tunisie mettra bientôt à leur disposition ce qui est déjà convenu d’appeler le «guichet PME », lequel devrait entrer en activité d’ici la semaine prochaine au plus tard. On leur permettra ainsi l’accès à une facilité préférentielle de refinancement proche de 6,75 %, sur une période de 6 mois, mais seulement au titre du financement des PME, obligeant ainsi les banques à ne financer que la petite et moyenne entreprise et donc à financer la production et la création de l’emploi et non plus la consommation ou les situations de rente.

On rappelle à ce sujet qu’à l’initiative de lAPTBEF, la hausse du TMM épargnera les crédits de logement et que la nouvelle «fiscalité de croissance» devrait être annoncée à l’occasion de la prochaine LF complémentaire, pour une mise en œuvre à partir de l’exercice 2019. On devrait ainsi s’acheminer, sans impact budgétaire notable, vers l’institution de 3 taux de l’IS, c’est-à-dire 35, 25 et 13 % et affirmer que ces taux ne seront pas changés après 2019.

Nos sources évoquent aussi une ligne de crédit de 200 MDT sur 5 ans, dont 20 à 25 MDT serviront à la bonification de 2 points, pour les crédits aux PME et aux entreprises en difficulté. Ces ressources seront soit d’origine internationale à travers un pool financier dont ferait partie l’AFD et qui pose le problème du risque de change qui crée un problème au ministre des Finances, soit dans le budget de la prochaine loi de finances complémentaire. Couplée au resserrement du financement pour qu’il aille dans le secteur productif, la mesure pourrait avoir un bon effet sur l’économie tunisienne et endiguer le crédit à la consommation,lequel baissera beaucoup.

  • Inflation & Prévisions 2018

Sous l’effet des deux dernières hausses du taux directeur de la BCT, la Tunisie escomptait une baisse de l’inflation au 4ème trimestre 2018, n’eut été la hausse du prix de baril de pétrole. Les autorités espéraient ainsi terminer l’année en cours à 7,2 % d’inflation, on la terminera peut-être à 8,2 % d’inflation, selon des sources financières concordantes, la baisse restant la première des priorités de la BCT.

Force est de constater qu’il faut désormais que les Tunisiens s’habituent au fait que si l’inflation augmente, le taux directeur suivra. Ancrer l’anticipation de l’inflation, devrait aussi être une ligne directrice majeure dans l’intervention de la BCT en matière de politique monétaire. Certains experts estiment même que La BCT avait géré l’instabilité politique et avait quelque peu retardé des hausses qui devaient être faites. Elle devrait ainsi désormais faire montre de son indépendance et agir sur le taux directeur, dès que l’inflation montera.

L’ARP devra aussi laisser passer le projet de loi sur l’amnistie fiscale et l’amnistie de change. L’Etat devra frapper un peu plus fort sur le secteur informel par le biais de la Douane. Il faudra aussi que toute la classe politique et tous les partenaires sociaux intègrent le coût de la non-réforme et de la non-prise de décisions dans leurs calculs, politiques et économiques.

La marge de manœuvre devenant de plus en plus restreinte, une certaine maturité se développe à l’ARP. On le constate comme pour la question des NPL et le passage des 3 DG de banques publiques devant les députés, et qui devrait faire que plus d’une réforme passera comme celle des caisses sociales.

  • Ce que la Tunisie aura et ce qu’il lui faudra faire

Il faudra aussi faire pression sur les circuits de distribution pour baisser les prix. Il faut encore bien étudier l’impact de l’inflation sous-jacente, hors prix administrés et produits frais, qui tire les prix vers le haut. S’occuper aussi des situations de rente de certains hommes d’affaires et tout mettre en œuvre pour recréer les conditions de la résilience et y pousser tout le monde, pour ne pas arriver à un scénario de rupture si rien ne change dans la conjoncture et le refus de toute transition économique. Il faut savoir se confronter à nos propres démons et y réussir.

Sauf complication politique qui brouillerait la visibilité politique pour les bailleurs de fonds qui l’ont ainsi signifié aux autorités financières et monétaires tunisiennes, la Tunisie devrait recevoir, le 26 juin 2018, 500 MDT en appui budgétaire de la Banque Mondiale au rebours de tout ce qui se dit de contraire en Tunisie et recevoir aussi les 250 MDT du FMI en juillet prochain suite à la conclusion de la dernière Revue.

A Tunis, on reste malgré tout optimiste et on escompte terminer 2018 avec un déficit budgétaire en baisse d’un point. «On est à 6.2 et on devrait terminer à 5.2 », assure une source financière à Africanmanager. On devrait aussi assister à une nouvelle hausse des prix de l’essence et des carburants en général, dont l’électricité et le gaz avant la fin 2018 aussi.

La Tunisie devrait également, sauf nouvelle hausse du prix du baril ou complication sécuritaire, terminer avec un taux de croissance de 3 %, malgré la prévision de seulement 2.5 du FMI, après 2.5 sinon plus pour le second trimestre 2018, ce qui confirmera un maintien de la croissance. C’est ce qu’affirment nos propres sources.

  • Remettre les pendules à l’heure de la priorité économique absolue

Jusqu’ici, le politique a primé sur l’économique et même les bailleurs de fonds, comme le FMI et la BM, s’étaient laissé aller à cet état des choses, ne mettant pas assez de pression sur la Tunisie et même bloquer les aides dès 2012, pour pousser le pays à réaliser les réformes qui deviennent désormais, non plus urgentes mais vitales.

En ces temps-là, on était bien soutenus par nos partenaires, comme les deux garanties américaines de 500 M$ du temps d’Obama, car tout le monde pensait que la transition politique s’achèverait en 2014 et que le pays s’occupera dès lors de réussir sa transition économique. Le pétrole coûtait alors moins cher et une entrée, dès 2014, dans les programmes de transition énergétique aurait pu sauver la situation. Ce reproche a été fait aux bailleurs de fonds, qui en sont conscients et l’acceptent amèrement, mais n’entendraient plus s’y plier, ce qui explique par exemple le durcissement des conditions du FMI lors de la dernière Revue et sa menace même, non officielle, de renvoyer la Revue au mois d’octobre 2018 et donc le décaissement d’une nouvelle tranche du crédit, si la stabilité politique venait à être ébranlée par un nouveau changement de gouvernement.

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Dans un déni, presque complet, des impératifs de la transition économique et empêtrée depuis plusieurs semaines dans les jeux et les enjeux partisans de la transition politique qui n’en finit plus, la Tunisie se trompe de priorités.

La population rêve de football. Nidaa et l’UGTT rêvent de dégommer Youssef Chahed et unissent pour cela leurs forces. Le ministre des Finances et la BCT rêvent que le FMI et la BM débloquent les 750 MDT nécessaires à la survie de l’Etat. La ministre du Tourisme rêve de millions de touristes qui sauveraient la saison 2018. Le ministre de l’Agriculture rêve d’une nouvelle campagne exceptionnelle d’huile d’olive qui sauverait le PIB. Hammadi Jbali et son ancien patron Rached Kheriji rêvent de Carthage et annoncent avant temps leurs candidatures aux prochaines présidentielles de 2019. Youssef Chahed rêve de retourner les Nidaïstes du fils à son père Béji. Et tout ce beau monde a oublié que la Tunisie avait été classée sur la liste noire et que toute la Tunisie en avait pour cela voulu à Youssef Chahed, qui s’était fâché avec l’ancien gouverneur de la BCT, ce dernier auditionné par l’ARP qui finit par virer Chedli Ayari en promettant de tout faire pour sortir de la liste noire.

Le dossier du GAFI (Groupe d’action financière) qui avait déjà explosé, en avril dernier à la face du gouvernement, risque désormais de le tuer, l’ARP et toutes les forces opposées au chef du gouvernement qui y sont aidant. Entre le 24 (c’est-à-dire le dimanche prochain) et le 29 juin 2018, c’est une réunion interne d’évaluation du GAFI qui se tiendra à Paris, en l’absence de la partie tunisienne, pour étudier le chemin fait par la Tunisie depuis et décider du sort de la Tunisie sur la liste des pays susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Ladite réunion se penchera aussi sur les documents qui lui ont été transmis et relatant les dernières avancées de Tunis pour se plier aux recommandations de l’organisme international de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

  • Qui dénoncera enfin les risques de l’attentisme de l’ARP ?

Contrairement à ce qui a été dit par d’autres médias, aucune délégation de la Ctaf (Commission tunisienne des analyses financières) ne sera présente à cette réunion. Parmi les avancées qui seront mises en avant, un meilleur encadrement des “professions à risques” (avocats, experts-comptables, banquiers, etc.) et le renforcement des prérogatives des autorités de contrôle.

On apprend pourtant qu’au moins deux réformes et pas des moindres n’ont pas encore été réalisées et pourraient décider le Gafi à ne pas sortir la Tunisie de la liste noire. Il s’agit, en premier lieu, comme l’ont confirmé à Africanmanager deux sources officielles contactées et ayant requis l’anonymat, du projet de loi sur la transparence du registre national des entreprises, réclamé par le GAFI et qui roupille encore à l’ARP. Cette dernière, manifestement plus intéressée par les richesses accumulées par leurs pairs tunisiens auxquels ils voudraient couper les cordons de la bourse, a estimé «plus urgent» son autre projet sur l’enrichissement.

L’autre projet de loi qui balancerait aussi entre La Kasbah, la Ctaf et Le Bardo concerne l’amendement à la loi organique sur le blanchiment n°2015-26 d’août 2015, sur le financement et la prolifération des armes de destruction massive. Les trois parties ne s’entendraient pas encore sur la terminologie et le sens des mots à mettre dans le projet de loi.

La balle est donc, essentiellement, dans le camp de l’ARP et des députés, dont beaucoup feraient semblant d’oublier cette échéance du Gafi et la rechute de la Tunisie dans la liste noire, qui pourraient leur donner l’occasion, au mieux de faire tomber le gouvernement de Youssef Chahed, et au moins de le questionner dans une audience publique qui pourra être l’occasion rêvée de faire son procès politique, après qu’il a refusé, en avril dernier, d’y être présent.

Le chef du gouvernement, pour sa part, semble aussi avoir oublié cette échéance et le risque qu’elle pourrait faire courir à son gouvernement. Pourquoi se tait-il encore en sachant à qui incombe la responsabilité du retard de différentes réformes ?

  • Le dossier de la BFT aussi

Les projets de loi concernant le Gafi ne sont pourtant pas les seuls à dormir dans les tiroirs de l’ARP. Ceux concernant les réformes demandées par le FMI et ceux dont il a pris engagement avec les 3 DG des banques publiques et concernant les crédits carbonisés dorment aussi dans les tiroirs de l’ARP. Pourquoi ne le dénonce-t-il pas et continue-t-il de se taire ?

En fait, Youssef Chahed ne se tait pas que sur ce dossier, une autre grosse échéance d’un très fort impact financier sur les finances de l’Etat reste toujours sous silence, comme un secret de polichinelle : Il s’agit de l’affaire de la BFT (Banque franco-tunisienne). Des sources étrangères font état que «l’exécutif de Youssef Chahed vient de constituer un pool de cinq avocats tunisiens» pour défendre la Tunisie. Selon ces mêmes sources, il s’agirait de l’ancien ministre de la Justice Farhat Horchani, d’Ahmed Ouerfelli «qui avait officié au poste de conseiller juridique de Moncef Marzouki», qui avait «assisté Tunis dans son arbitrage contre Lundin» et l’a perdu et enfin du cabinet Chiheb Ghazouani.

Le peuple qui pourrait être appelé à payer de sa poche les milliards DT de dommages demandés par les anciens propriétaires de la BFT ne sait pratiquement rien des développements de cette affaire qui engage pourtant ses propres finances et risquerait de faire chanceler son budget. Le droit à l’information est garanti par la Constitution. Mais ce n’est manifestement pas ce gouvernement qui va l’appliquer !

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Réuni aujourd’hui jeudi 21 juin 2018, le bureau de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a décidé de tenir une séance plénière, le 3 juillet prochain, pour voter le retrait de confiance au président de l’Instance Supérieure Indépendante des Élections (ISIE), Mohamed Tlili Manser.

Il est à rappeler à ce propos que le président de l’ISIE a été démis de ses fonctions à l’issue d’un vote au sein du conseil de l’Instance. Il n’a eu qu’une voix en sa faveur sur neuf.

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Le fameux projet de loi n°2017-89 relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt dans le secteur public passe enfin et après une longue attente à l’examen à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Une loi qui doit mettre au pas plus de 60 mille personnes : Ministres, députés, hauts cadres, sans oublier les chefs de l’État et du gouvernement. Ils sont appelés, en vertu de cette loi, à déclarer leurs biens non seulement lors de la prise de leurs fonctions mais aussi à leur départ. Ainsi, ils devront actualiser et renouveler leurs déclarations où cas où des changements interviennent. L‘équation semble simple, mais elle est en réalité plus compliquée dans un pays où la corruption n’a épargné aucun secteur et frappe les institutions de l’État depuis un bon nombre d’années, dans un pays où un bon paquet de députés n’ont pas jusqu’à ce jour déclaré leurs biens. Certains font les morts, d’autres la sourde oreille. Et c’est une de leurs collègues qui a évoqué l’affaire et a ouvert la porte à plusieurs interrogations : Comment nos élus élaborent une loi alors qu’eux-mêmes passent entre les gouttes ? Si la transparence qu’ils prônent est réelle, pourquoi on ne voit pas de liste bien détaillée des députés qui ont déclaré leurs patrimoines ?

Lors de son intervention ce mardi 19 juin 2018 au cours de cette plénière, la députée et présidente de la Commission des libertés individuelles, Bochra Belhaj Hmida, a fait remarquer qu’un bon nombre de députés n’ont pas encore déclaré leurs biens et patrimoines alors que les problèmes économiques et financiers qui persistent encore dans le pays ont pour cause la corruption. “Si on avait passé cette loi après la Révolution on aurait pu éviter plusieurs problèmes“, a-t-elle soutenu.

La députée a dans le même contexte indiqué que cette loi une fois appliquée permettra de réhabiliter l’enrichissement licite. “Il est temps de faire la différence entre la personne qui travaille et fait fortune de manière légale et celle qui prospère de façon illicite“, a-t-elle conclu avant de souligner l’importance de mettre en place de telles lois afin de rétablir la confiance entre les Tunisiens et les institutions de l’État, gangrenées par la corruption depuis des dizaines d’années, selon ses dires.

De son côté, le député d’Ennahdha Habib Khedher a appelé la commission de la législation générale à revoir son rapport sur le projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine projet de loi ; selon lui il comporte plusieurs insuffisances qui nécessitent quelques améliorations avant l’adoption, citant l’exemple de l’article 7 lequel ne mentionne pas, selon lui, de punitions contre le partenaire du responsable public qui ne déclare pas son patrimoine. “Au cas où le partenaire n’est pas coopératif, de quelles punitions peut-on parler ?“, s’est interrogé Khedher.

Outre l’article 7, l’élu d’Ennahdha a critiqué l’absence de définitions précises de certains termes comme “biens” ou “intérêts“, des expressions clés qui pourraient être à l’origine de plusieurs problèmes lors de l’application de cette loi.

Habib Khedher a affiché son espoir de voir cette loi entrer en application dans les meilleurs délais, appelant ainsi à accélérer la mise en place de l’instance constitutionnelle en charge du dossier.

Quant à lui, le député Ibrahim Nassif a assuré que le fléau de la corruption coûte annuellement à l’Etat 2 Milliards de dinars. Il a appelé ainsi à accélérer l’adoption de ce projet de loi permettant de lutter contre la corruption et rétablir par conséquent la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État.

Il est à rappeler à ce propos que 60 mille personnes seraient concernées par la législation relative à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt dans le secteur public. Le haut du panier est composé du chef de l’Etat, du chef du gouvernement, des membres du gouvernement, des députés de l’Assemblée des représentants du peuple et des partis politiques. S’y joignent bien sûr les fonctionnaires de la haute hiérarchie de l’Administration publique et le cas échéant ceux d’échelons inférieurs.

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Le ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, a assuré, lors d’une séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP pour examiner le projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt, que la corruption est la seule chose qui peut menacer la démocratie. Il explique cela par la crise de confiance qui persiste entre le citoyen et l’État : “Cette confiance ne sera rétablie que lorsque le citoyen se sentira protégé par l’État et lorsqu’il sentira que personne ne peut acheter son droit“, a-t-il dit.

Il a ajouté que la mise en place de cette loi est une révolution réelle dans la législation tunisienne pour lutter contre la corruption. “On va continuer dans cette guerre contre la corruption et nous voulons à travers cette loi protéger l’administration tunisienne de la mauvaise gestion qui vient généralement d’une minorité voulant faire fortune sur le dos du citoyen“, a-t-il précisé.

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Le député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Ibrahim Nassif a indiqué, lors de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP et portant sur le projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt, que le fléau de la corruption coûte annuellement à l’Etat 2 Milliards de dinars.

Il a par ailleurs appelé à accélérer l’adoption du projet de loi permettant de combattre la corruption et de rétablir par conséquent la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État.

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