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C’est donc ça que mijotait ces derniers mois le leader de Machrouû Tounes, Mohsen Marzouk, qu’on a beaucoup vu et entendu sur la crise politique actuelle. Une coalition de blocs parlementaires (fusion, alliance stratégique ? On se perd un peu dans la sémantique), entre Al Horra et Nidaa Tounes, une recette un peu inédite dans cette démocratie en éclosion qui s’essaye à toutes les combinaisons possibles et imaginables, c’est la nouvelle recette concoctée par les dirigeants des deux camps. Dans le fond rien de révolutionnaire, c’est un simple retour au bercail des députés que Marzouk avait siphonnés à Nidaa. L’ex-secrétaire général du parti bâti par le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a entretemps gouté aux supplices et tourments qu’il avait infligés, sans états d’âme, aux Essebsi en leur chipant un gros bataillon d’élus à l’ARP. Marzouk aussi a fait l’amère expérience de la gestion des égos, a vécu dans sa chair une cascade de démissions de députés, exactement comme Nidaa. 1 partout donc, la balle au centre, il était temps de regarder la réalité politique en face et d’en tirer l’enseignement phare : La nécessité de s’unir pour s’offrir une chance d’exister devant l’ogre Ennahdha, au Parlement et au scrutin de 2019. C’est une démarche rationnelle, la seule qui s’impose dans le contexte actuel, mais c’est loin d’être suffisant.

Une somme de faiblesses ne fait pas une force

Après le communiqué conjoint des deux partis pour annoncer le remariage, publié mercredi 15 août 2018 dans la soirée, Mohamed Troudi, député de Machrouû Tounes, s’est laissé aller à des commentaires très enthousiastes, sur Express FM ce jeudi : Ce projet sur lequel nous travaillons depuis des mois nous permettra «d’unifier les positions politiques et de contrer la domination d’Ennahdha au Parlement afin d’instaurer un climat de stabilité et d’équilibre politique». Puis il ajoute, encore plus enthousiaste – en tout cas c’est ce qu’il veut nous faire croire – : «La crise socio-économique qui agite aujourd’hui la Tunisie ne peut être résolue que par un consensus englobant aussi les différentes forces civiles ainsi que les organisations nationales, notamment l’UGTT et l’UTICA. Le système politique est défaillant, les caisses sociales sont déficitaires et l’inflation est à son summum, ce qui exige des réformes majeures et douloureuses. Cela ne sera possible qu’avec un appui parlementaire et un bloc capable de passer ces amendements». Ce qu’il dit est vrai, c’est même très séduisant sur le papier, surtout pour ceux qui, nombreux, dont le coeur ne bat plus pour Nidaa Tounes, mais c’est pas gagné !

Même si le bloc Al Horra, y compris les 5 députés qui ont claqué la porte récemment, rejoint celui de Nidaa, l’équation qui avait contraint BCE, arguait-il, à décréter l’union sacrée avec les islamistes, après les avoir vilipendés durant la campagne électorale de 2014, reste la même. Même avec ses 86 députés de départ, la majorité parlementaire qui permettrait à Nidaa de damer le pion à Ennahdha demeure une vue de l’esprit. Donc cette histoire de bloc capable de faire passer ces amendements dont le pays a besoin, ça n’existe que dans la tête de Troudi et des compagnons de Hafedh Caïd Essebsi. Ils rêvent ! Même raccommodés, les nidaïstes n’emballent toujours pas les autres blocs parlementaires classés à gauche ou au centre. Un simple lifting, trop peu pour ramener à de meilleurs sentiments Samia Abbou, Ammar Amroussia et compagnie. Il faudra repasser, et plus d’une fois ! Quant à Ennahdha, et bien le président de la République a lui-même mis de l’eau dans le gaz en mettant son partenaire en difficulté sur l’affaire Colibe, un coup politique que Rached Ghannouchi digérera difficilement…

Les problèmes de fond restent

Marzouk n’aurait jamais dû quitter la maison-mère, et il a mis trop de temps pour y revenir. Toute cette affaire a fait de gros dégâts et fait exploser le peu de crédibilité qui restait encore aux protagonistes, le dernier baromètre politique de Sigma Conseil l’illustre parfaitement. L’ex-secrétaire général de Nidaa aurait dû rester, et se battre à l’intérieur, contre HCE et sa bande, il en avait les moyens – BCE n’avait pas encore pris partie pour son fils – et la légitimité. Mais voilà, il a préféré le confort de la fuite, la dérobade ; mais il a sans doute été aussi happé par les mirages de l’aventure personnelle, le même appel qui a forgé les grands destins, et il s’y voyait (sur le fauteuil du palais de Carthage) ! Il en est revenu depuis, et a maintenant bien compris les limites des chimères, ses propres limites. Nidaa peut donc discuter avec lui, et peut-être même travailler avec lui. Le seul hic, et pas des moindres, c’est que les raisons évoquées lors de son départ sont encore là : Essebsi junior et sa clique. Le directeur exécutif de Nidaa vient de gagner encore plus de temps en repoussant le Congrès électif à janvier 2019. Du temps en plus pour faire étalage de sa capacité de nuisance envers ses ennemis, qu’il se crée souvent de toutes pièces et s’acharne à les démolir. Comment Marzouk va se dépatouiller avec un tel personnage ? Nul ne le sait, pas même le concerné…

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Des changements ont eu lieu au sein des blocs parlementaires en raison des démissions de part et d’autre. C’est ainsi que lors de la séance plénière d’aujourd’hui, mardi 12 juillet 2016, la présidente de cette séance, Faouzia Ben Fodha, a annoncé la nouvelle composition des blocs.

Ainsi Nidaa tounes compte 63 députés avec l’adhésion de Mohamed Naceur Jbira, qui vient de démissionner du bloc Al Horra. Avec ce départ, ce dernier se retrouve avec 25 élus.

La vague de démissions a aussi touché le bloc social démocrate étant donné que trois députés sont partis. Il s’agit de Lotfi Ali, Ahmed Saidi et Naceur Chawki. Avec ces démissions, ce bloc affiche 7 députés.

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