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Le secrétaire général de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Nourredine Taboubi a déclaré, jeudi à Mahdia, que le citoyen tunisien a commencé à perdre espoir d’une vie meilleure en bénéficiant d’un accès équitable aux services de santé, aux prestations administratives et aux commodités de la vie, ce qui constitue, selon lui, une menace pour le processus politique et démocratique dans le pays.
Taboubi a ajouté, dans une déclaration aux médias, en marge de l’ouverture du 11e congrès ordinaire de l’union régionale du travail à Mahdia, que les résultats des élections municipales du 6 mai 2018 sont un message clair du peuple tunisien à la classe dirigeante.
Le Secrétaire général de l’UGTT a indiqué que la bataille de l’organisation ouvrière est une bataille sociale et économique face aux grandes questions épineuses de l’heure.
Après la dernière lecture du document de Carthage 2 par les présidents des partis et des organisations nationales, il ne reste plus qu’à déterminer le profil de l’équipe gouvernementale capable de mener la phase restante“, a-t-il dit.
Taboubi, qui était accompagné des membres de la commission administrative de l’UGTT, a souligné que le pays ne peut plus attendre et il est nécessaire d’envoyer des messages positifs aux gens.
De son côté, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri, a souligné que le document de Carthage doit porter sur la stabilité politique et sociale et non pas sur la cession des entreprises publiques.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est revenu ce jeudi 3 mai 2018 que le cumul des pertes des entreprises publiques est estimé à 6,5 Milliards de dinars, relate Mosaïque fm.

Et d’jouter que «cela ne veut pas dire que l’Etat cèdera ces établissements au secteur privé. L’enjeu est de réformer les entreprises en améliorant la gouvernance et la bonne gestion», a-t-il précisé.

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi, visiblement très sûr de ses informations, a affirmé lors de son discours du 1er mai 2018, rapporté par Mosaïque FM, que l’équipe de Youssef Chahed fignole ses dossiers pour céder la Banque de l’Habitat, la Régie Nationale du Tabac et des Allumettes, la Compagnie Nationale de Navigation, la Société nationale de distribution des pétroles (AGIL) et toutes les boites publiques à forte valeur ajoutée. Alors est-ce du solide ces tuyaux ou est-ce la tactique du ‘prêcher le faux pour trouver le vrai’ ? “Wait and see“…

Entre autres amabilités décochées en direction du gouvernement, Taboubi a lâché que Chahed et les siens n’ont pas tenu les engagements couchés sur le Pacte de Carthage.

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Le ministre du Transport, Radhouane Ayara, avait déclaré dernièrement qu’il n’y avait rien à céder chez lui – comprenez parmi les entreprises publiques relevant de son département -, il reste manifestement sur cette ligne. Il a déclaré mardi 10 avril 2018 dans la soirée dans l’émission de Myriam Belkadhi, sur Al Hiwar Ettounsi, que l’option d’un partenariat stratégique pour tirer d’affaire certaines entreprises publiques telles que Tunisair et la STAM est la voie privilégiée.

«La compagnie nationale est un acquis pour le pays et sa vente n’est pas concevable. Cependant, il est possible de s’ouvrir à un partenaire stratégique pour monter le niveau de ses performances. La venue d’une compagnie aérienne internationale pourrait être le remède aux problèmes de Tunisair, tout en maintenant le contrôle de l’Etat. D’ailleurs, plusieurs compagnies ont montré leur appétit pour Tunisair et certains pourparlers sont même très avancés. Je tiens à indiquer que le capital de l’entreprise ne sera pas impacté, encore moins les employés. Dans tous les cas aucune décision ne sera prise sans une discussion avec la compagnie nationale», a déclaré le ministre du Transport. Il en sera ainsi aussi pour la STAM, pour laquelle Ayara a martelé qu’il n’est pas question de la privatiser, malgré ses nombreux déboires…

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La cession de 49% du capital de la Tunisian Foreign Bank (TFBank), la seule banque tunisienne de droit français, n’a pas pu être concrétisée. C’est ce qu’ont confirmé à Africanmanager des sources sûres proches du dossier.

Il semblerait que le premier appel d’offre lancé en novembre 2017 n’aurait attiré que deux offres. La 1ère est celle d’un investisseur chinois et qui a été disqualifié car n’ayant pas versé la garantie nécessaire exigible dans la procédure.

La seconde offre aurait été faite par la société «Asel Télécom» de l’homme d’affaire Anis Bouajina, qui est par ailleurs partenaire de «Laycamobile» à l’international. Avec Bouajina dans cette offre, il avait aussi deux autres partenaires tunisiens. Il s’agit d’abord de la société CERI (Compagnie Eurafricaine de Réalisations Industrielle) du groupe Ben Nasr dont le fondateur est Abdelaziz Ben Nasr. Il y a ensuite Madame Sonia El Khéchine qui, selon nos informations, n’aurait aucun lien avec la société concessionnaire automobile de la famille du même nom. Le groupe Poulina avait auparavant démenti toute intention de racheter la TFBank, comme il est rapporté par des sites étrangers.

Selon nos sources, l’appel d’offre a été fait dans la transparence la plus complète et dans le respect des instructions initiales de la Carep de ne céder que 49%.

Rappelons aussi qu’une fois le processus de l’appel d’offre finalisé, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui est l’autorité de régulation bancaire en France, aura son mot à dire sur les critères d’éligibilité pour le rachat de la banque.

Force est ainsi de se demander quel est l’avenir d’une banque qui perd chaque année plus d’argent et qui pourrait perdre une opportunité de sauver sa peau, et celle des finances de l’Etat tunisien, en s’obstinant dans son option pour un partenaire étranger difficile à trouver au lieu d’un partenaire qui pourrait apporter les capacités financières qui pourraient permettre à la banque de changer de modèle de développement économique.

En effet, selon son rapport financier pour l’exercice 2015 (sur son site Internet on n’a pas trouvé mieux), le résultat d’exploitation était déficitaire de 12,473 M€ et le résultat net était déficitaire de 12,797 M€, malgré un PNB en progression de 4,5 %.

Les autorités tunisiennes, qui espéraient un partenaire stratégique étranger pour la TFBank, pourraient aussi, selon nos sources, être amenées à revoir le pourcentage de capital offert à la vente, pour essayer de rendre cette vente plus attractive. Pour l’instant aucune annonce officielle.

En tout état de cause, le TFBank reste sous le contrôle de l’ACPR. Tout retard dans le choix d’un futur partenaire stratégique pourrait face à la situation financière de la banque l’amener à retirer l’agrément de la banque à la Tunisie. Il reste à espérer enfin que le cas TFBank ne devienne pas un cas BFT !

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L’Etat Tunisien, Al Karama Holding et la Société Portefeuille Invest, actionnaires majoritaires des sociétés Banque Zitouna et Zitouna Takaful, ont décidé de procéder à la cession d’un bloc unique d’actions représentant 69,15% du capital de la Banque  Zitouna et 70% de Zitouna Takaful par voie d’Appel d’Offres International à un investisseur stratégique qui aura la capacité de les gérer et les développer. Le Consortium dirigé par Finactu International et comprenant BDO Tunisie, Auxilium Consulting et le cabinet d’avocat Adly Bellagha & Associés a été retenu par Al Karama comme conseiller exclusif pour l’assister dans la réalisation de l’opération de cession.

Le processus de cession comprend une phase de pré-qualification des candidats, suivie d’une phase d’offres financières ouverte à tous les candidats pré-qualifiés. Dans la phase de pré-qualification, l’investisseur de nationalité tunisienne ou étrangère désirant participer à ce processus devra être une personne morale ou un consortium, dirigé par un chef de file qui devra être une personne morale, et être composé soit de personnes morales soit de personnes morales et de personnes physiques. Les investisseurs intéressés sont invités à retirer, à partir du Mercredi 04 avril 2018 à 10h00 au siège de Al Karama Holding, les formulaires. Les candidats pré-qualifiés seront notifiés au plus tard le Lundi 11 juin 2018 et pourront alors retirer un dossier d’appel d’offres.

Banque Zitouna est une banque créée en octobre 2009 et agréée pour exercer les opérations bancaires islamiques conformément à la réglementation en vigueur. La banque compte un réseau de 114 agences réparties sur l’ensemble du territoire Tunisien. Zitouna Takaful est la première compagnie d’assurance en Tunisie opérant selon le modèle Takaful. Elle dispose d’un réseau de 48 agences et succursales réparties sur l’ensemble du territoire

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Le ministre du Transport, Radhouane Ayara, a démenti toute intention de céder des entreprises relevant de son département, soulignant que la chose n’est même pas envisageable.

Dans une déclaration accordée à Jawhara fm, Ayara a également démenti les rumeurs insistantes portant sur le projet de vendre la compagnie aérienne nationale Tunisiair. “Un accord a été conclu avec l’UGTT pour repenser et réorganiser la structure de Tunisair au vu de sa situation difficile“, a t-il ajouté.

Le ministre a par ailleurs souligné que la conclusion d’accords de partenariat avec le secteur privé n’est pas synonyme de cession.

Reste à savoir si cette sortie du ministre est de nature à calmer le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, lui qui avait menacé de ses foudres le chef du gouvernement au motif qu’il s’apprêter à vendre les bijoux de famille dont l’entretien fait exploser les dépenses publiques…

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On avait donné, dans notre édition du 23 mars 2018, un aperçu des plus grosses pertes et des plus grands cumuls de pertes des plus importantes entreprises publiques (EP). Il va de soi que beaucoup d’entre elles sont non-privatisables, dans la mesure où elles rendent un service public, comme la Steg ou la Sonede et même La Poste, qui plus est compensé par l’Etat. Impropres à la cession au secteur privé aussi, parce qu’elles représentent un régulateur de certains secteurs, comme les Offices des céréales et de l’huile où l’achat se fait pour réguler les prix. Et d’ailleurs, qui penserait à racheter de tels offices, et qu’en ferait-il ? Il n’a aussi, selon nos informations, été question de privatiser ou même d’ouvrir le capital d’entreprises comme la Steg ou la Sonede, ces deux entreprises étant les bras de l’Etat en matière d’infrastructure, pour l’énergie et l’eau.

  • Qui veut noyer son chien l’accuse d’avoir la rage

Le portefeuille d’entreprises publiques ne comporte cependant pas que ces entreprises ou ces Offices. Il comprend aussi moult autres EP, créées dans les années 60 et 70, lorsque l’Etat était le seul investisseur et le seul employeur. Des EP qui ont été oubliées par toutes les politiques de mise à niveau ou de réformes et dont les coûts sociaux dépassent les revenus et dans les secteurs desquels d’autres privés ont excellé.

Tourner donc le débat au tour de la question du sort de certaines EP, autour de telles entreprises pour mobiliser les travailleurs contre le gouvernement et ses projets de réformes structurelles, est un faux débat et une simple manœuvre de perversion politique, dans la guerre qu’entame l’UGTT contre le gouvernement, pour le changer. Non qu’elle ne s’entend pas avec lui, mais parce qu’il lui tient tête sur d’autres questions, relatives à de simples revendications matérielles.

Cumul des pertes des entreprises publiques entre 2015 et 2016 (MDT)
Entreprise publique / Année20152016Evolution salaires %
OCT (Office du commerce)-215,8-242,748,9
CTN (Société tunisienne de navigation)-65,6-55,368,1
SONEDE (Société de distribution de l’eau)-189,3-186,534,4
OACA (Office des aéroports)-7,7-30,167,8
Office de la Poste-41,2-71,072,9
RNTA (Société de production et de vente de tabac)-157,6-186,3100,7
Société Tabac Kairouan-97,0-105,270,8
ONH (Office de l’huile)-317,4-325,07,6
Ciment Oum El Kélil-4,7-24,984,8
Ciments de Bizerte (Société en bourse)-12,5-21,117,0
Somatra (Société de travaux publics)-135,7-139,9-11,6
Tunisie Autoroutes-37,4-36,9
Siphat (Fabrication de médicaments)-7,0-9,922,9
Allouhoum (Société de commerce de viandes)-25,4-27,324,6
Snipe (Société éditrice du quotidien La Presse)-6,4-8,816,6
BTS (Banque. Capital constitué par des donations, sous pressions)-1,6-16,574,5
Stsucre (Crée en 1961. Produit du sucre)-41,7-43,158,8
Sprols (Société de promotion immobilière)-7,5-7,51,7
SDD Djebel Djerissa-1,4-0,387,4
Société des Loisirs touristiques-1,6-1,7
AFT (Agence Foncière Touristique.)-12,5-13,2
Tap (Tunis-Afrique Presse)-1,5-1,716,4
Sotrafer-9,3-9,363,0
Office Télédiffusion-75,1-80,258,6
APIP (Ports et installations de Pêche)-15,1-15,758,8
AMSE (Agence Municipale qui gère les dépôts d’ordures)-4,7-3,8
Sonaprov (Protection des plantes)-2,4-2,4
SPG (Développement du Golf)-1,8-1,723,5
STIR (Raffinage de pétrole)-0,6-0,6
Total du cumul des pertes de 28 EP-1.497,5-1.668,6

En dehors de ces secteurs, stratégiques pour un consommateur tunisien qui vit sous perfusion de l’Etat par le biais des subventions, il est impensable que dans le pays de la liberté de la presse, l’Etat possède encore deux des plus importants organes de presse.

Curiosité, ces deux organes revendiquent fort leur indépendance, seulement de ligne éditoriale, mais pas financière. L’Etat, qui n’est même pas libre d’y nommer, est pourtant obligé chaque année de mettre la main dans la poche du citoyen pour donner les salaires de journalistes qui crient au scandale à la moindre directive de l’Etat unique bailleur de fonds !

  • Les canards boiteux qui ne gagnent rien et ne laissent pas les autres gagner

Mais l’Etat finance aussi la promotion immobilière où il fait concurrence au privé. Ce dernier fait de gros bénéfices, mais pas le Public. L’Etat finance aussi le ciment, dans un secteur où est rude la concurrence. Cette dernière fait de gros bénéfices et l’Etat finance les pertes de ses entreprises Publiques dans le secteur à Bizerte et Tejerouine.

L’Etat fabrique et vend le tabac, au nom d’un monopole du 19ème siècle et le subventionne même au nom des fumeurs. Une entreprise qui pourrait pourtant rapporter plus de 3 Milliard DT au trésor public si elle s’ouvrait sur le privé.

Il est tout aussi impensable que l’Etat intervienne même dans le secteur des travaux publics et fasse concurrence, en comblant les déficits de son entreprise publique dans le secteur. L’Etat tunisien, un des uniques au monde, qui possède même, depuis 1977, une entreprise chargée de la gestion de l’hôtel “Sidi Bou Said” qui est en fait une école d’application hôtelière, et du port de plaisance “Sidi Bou Said”, du palais “Essaada”, ancien palais présidentiel de Bourguiba, devenu siège de la municipalité de la Marsa. Par cette société, l’Etat tunisien gère même quelques buvettes à Carthage et au Bardo, ainsi que quelques plages aménagées qui n’existent plus depuis l’ancien régime et trouve même le moyen d’être déficitaire.

C’est aussi l’Etat propriétaire de la SNCFT, qui est propriétaire de la Sotrafer, entreprise qui fait la maintenance des voies ferrées. Les deux sont déficitaires, comme en donne un parfait exemple son site Internet qui est vide de toute donnée, quelle qu’elle soi. La société du Djebel Djerissa, théoriquement productrice de fer à Tejerouine près du Kef, est depuis quelques années en veilleuse et ne produit plus rien, selon le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables. Le cumul de ses pertes est pourtant de 87 MDT et ne devrait pas s’arrêter à ce chiffre.

  • Agir en contrats-programmes et enquêtes de satisfaction pour les rémunérations des PDG

Par souci social ou par mauvaise gestion, là où il intervient l’Etat ne génère que des pertes et ces dernières sont comblées par l’argent du contribuable. Autant de cadavres dans les placards de l’Etat et qui coûtent cher au contribuable. Des cadavres, aussi, qui demandent toujours des augmentations salariales. Les taux d’augmentation de la masse salariale des canards boiteux et des cadavres le prouvent.

Pourquoi l’Etat garde-t-il alors tous ces cadavres, économiques et financiers et continuerait-il à couvrir leurs pertes ? Une question à poser au chef de l’UGTT. Et pourquoi donc ce dernier ne voudrait-il pas les céder aux privés ? Il n’y a qu’à regarder l’état des hausses des salaires, en contrepartie de peu de travail et de rentabilité, pour comprendre.

Il faudrait aussi, au moins pour les EP de service public, que l’Etat les confie à de jeunes compétences et qu’il le fasse sur la base de contrats-programmes où le sondage du degré de satisfaction des usagers ou des récipiendaires de ces services publics devient la règle pour garder la place de PDG et un déterminant pour les rémunérations et les privilèges des dirigeants de ces entreprises.

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Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, a évoqué ce lundi 26 mars 2018, entre autres, le dossier chaud de la cession de certaines entreprises publiques, lequel a fait sortir de ses gonds le secrétaire général de l’UGTT samedi dernier. Le ministre a réaffirmé, sur les ondes de Shems FM, la position du chef de gouvernement, ce qui signifie, si Youssef Chahed persiste, que la tension entre lui et la centrale syndicale va monter crescendo…

Ben Gharbia a affirmé qu’il n’est pas question de toucher certaines boîtes publiques stratégiques, telles que la STEG, la SONEDE ou la SNCFT. Ces entreprises seront simplement restructurées et l’Etat va même y injecter de l’argent. «Le chef du gouvernement a déclaré qu’il y a des entreprises publiques dans des secteurs non stratégiques pour lesquelles on peut envisager une privatisation totale ou partielle», a-t-il indiqué. Il a même avancé un chiffre : Entre 5% et 10% des entreprises publiques seraient dans le viseur du gouvernement.
«Si les recettes de la privatisation de certaines entreprises publiques sont affectées à l’éducation, aux régions, à la santé, qui ont besoin de financements, le débat ne sera plus idéologique», a conclu Ben Gharbia.

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La cession d’un nombre d’entreprises publiques actives dans des secteurs concurrentiels non stratégiques serait une solution pour mobiliser des ressources au profit de la trésorerie de l’Etat, et par conséquent réduire l’emprunt intérieur et extérieur, a indiqué le chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Intervenant, vendredi à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), lors d’une séance plénière consacrée au dialogue avec le gouvernement, Chahed a ajouté que la cession permettra de drainer des ressources favorisant la création de la richesse, le lancement de projets dans des secteurs promoteurs, la promotion des régions intérieures et l’impulsion des investissements au profit de l’éducation et de la santé.

Le chef du gouvernement a annoncé, à cette occasion, le lancement, dans les prochaines semaines, d’un programme de réforme des entreprises publiques, lequel (programme) est basé sur une vision globale pour la restructuration de ces sociétés afin qu’elles aient une rentabilité financière positive au profit de toute la communauté nationale, et ce, tout en préservant le principe de la paix sociale, outre la pérennité des emplois et la protection des droits des travailleurs.

La situation des finances publiques ne permet pas aux sociétés publiques, notamment, celles exerçant dans les secteurs concurrentiels, de continuer à bénéficier de l’appui de l’Etat et des garanties pour l’emprunt“, a-t-il noté.

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Le gouvernement égyptien a fait son choix : I’Etat va se désengager le plus possible des entreprises publiques et y céder ce qui est en sa possession. Le Premier ministre, Sherif Ismail, a annoncé dimanche 18 mars 2018 ce grand virage censé aiguiser les appétits des investisseurs et donner un coup de fouet au marché boursier, rapporte l’agence Ecofin. Dans un premier temps, l’Etat va céder ses actions dans 20 sociétés publiques dans les années à venir, le premier pas vers l’introduction en Bourse des entreprises qui ne sont pas encore cotées. A noter que parmi les entreprises que le gouvernement va privatiser, 10 sont déjà cotées en Bourse.

Cette opération fait partie du programme quinquennal dévoilé en 2016 pour tonifier davantage une économie qui se porte bien, affiche des performances inégalées en Afrique du Nord, avec une croissance de 5%, le meilleur taux depuis 2008 et se classe 3ème sur le continent, derrière le Nigéria et l’Afrique du Sud.

Par ailleurs le Premier ministre a fait savoir que son équipe ambitionne de porter le volume des investissements dans les entreprises publiques à 45% du total du marché boursier, dans les trois prochaines années, contre 23% présentement.

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La mission d’assistance de la Holding étatique tunisienne qui est chargée de la cession des sociétés confisquées aux familles de l’ancien régime, pour la vente de la Banque Zitouna avec sa filiale d’assurance islamique Zitouna Takaful, avait débuté depuis décembre dernier, se poursuit et pourrait connaitre un sérieux coup d’accélérateur. Selon nos informations, Al Karama aurait déjà revu son calendrier pour la vente de ces deux institutions financières. Il serait ainsi prévu que tout le processus de vente se termine en juillet 2018, date à laquelle on devrait connaitre l’identité du repreneur final.

Rappelons qu’à la fin de l’exercice 2016, la banque spécialisée en finance islamique affichait un PNB (Produit Net Bancaire) de 101,748 MDT, un résultat d’exploitation de 19,411 MDT et un résultat net de 12,630 MDT. De son côté, la Zitouna Takaful affichait un résultat net de l’exercice de 2,490 MDT. La société d’assurance islamique aura ainsi plus que doublé son résultat par rapport aux 1,054 MDT de l’exercice 2015.

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L’Etat Tunisien et la société Al Karama Holding avaient déjà fait état, depuis octobre 2017, de leur décision de céder par Appel d’Offres la participation publique directe et indirecte qu’ils contrôlent dans le capital de la Société Touristique Tunisie Golfe “STTG”, entreprise gestionnaire de l’hôtel Le Palace situé dans la région de Gammarth dans la banlieue Nord de Tunis. La cession représente 88,8% du capital. A ces fins, SMART FINANCE (le “Conseiller”) a été retenu comme conseiller exclusif des Cédants pour la réalisation de l’ensemble de l’opération de cession.

On apprend qu’Al Karama aurait déjà reçu deux offres, qualifiées de sérieuses, pour la reprise de l’hôtel Le Palace, dont un Tunisien qui n’est pas du secteur touristique et un étranger. On rappelle que le prochain acquéreur sera tenu de travailler sous le label Hilton, un Brand américain qui demeure le second groupe hôtelier mondial avec 4 278 établissements et 700 000 chambres dans 85 pays.

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Le ministère de l’Industrie et des PME est appelé à communiquer davantage pour une prise de conscience, quant à l’importance d’encourager le produit tunisien, notamment, industriel“, a affirmé Slim Fériani, ministre de l’industrie et des PME, ajoutant que le message essentiel à retenir est qu’il faut mettre en exergue l’importance de valoriser le travail, préserver l’existant et renforcer les programmes déjà mis en place.

Dans une interview, accordée à l’Agence TAP, il a précisé que le ministère assume, en outre, un rôle de régulateur et de facilitateur. Concernant la privatisation des entreprises industrielles, le ministre a estimé que “cette question est secondaire et la priorité, aujourd’hui, est de relancer le dialogue avec toutes les parties pour aider ces fleurons de l’économie nationale à redresser leur situation“, a-t-il assuré.

Le ministre n’a pas écarté le scénario du partenaire stratégique qui peut accroître la capacité de production et aider des entreprises publiques comme EL Fouledh (société Tunisienne de Sidérurgie) ou la STIP (Société tunisienne des industries pneumatiques), à faire face à leurs difficultés structurelles.
S’agissant de la stratégie de son département, Fériani a évoqué l’amélioration du climat des affaires, la simplification des procédures administratives, la promotion des technopoles et le renforcement de la mise en place de programmes de coopération avec les bailleurs de fonds et les institutions internationales notamment la GIZ (Agence allemande de coopération internationale) et l’AFD (Agence française de développement).

Quelle évaluation faîtes-vous du paysage industriel tunisien ?
Fériani

: Il y a des indicateurs positifs et nous travaillons de manière participative à les maintenir et les améliorer. Les premiers chiffres de 2018 sont encourageants. Les exportations des industries manufacturières ont progressé de plus de 31% en janvier 2018 et les exportations du secteur textile ont enregistré une hausse de plus de 25%.

Au niveau du ministère, notre approche vise à développer les industries traditionnellement présentes en Tunisie, comme le textile/habillement, l’agroalimentaire, en plus des secteurs innovants et à haute valeur ajoutée comme les industries mécaniques et aéronautiques, les composants automobiles et les industries pharmaceutiques. Pour atteindre cet objectif, le ministère a mis en place un plan d’action axé sur cinq points, à savoir le renforcement de la compétitivité, de l’innovation et le développement des nouvelles technologies, des investissements et l’appui aux entreprises.

Quelles sont les principales entraves au développement des PME tunisiennes ?

Le financement reste la principale entrave au développement des PME tunisiennes qui jouent un rôle très important dans l’économie nationale.

Aujourd’hui, les banques sont les principales pourvoyeuses de financements pour le secteur industriel et les PME. Il y a une réelle volonté de changer cette situation en adoptant une approche créative et proactive qui permettra de mobiliser tout le potentiel de croissance des unités industrielles.

Notre conviction aujourd’hui, c’est qu’il faut laisser faire les entreprises, tout en assumant au niveau du gouvernement et de notre ministère, notre rôle de régulateur et facilitateur.

Je rappelle, dans ce cadre, que plusieurs dispositions législatives et fiscales qui ont été prises dans le cadre de la loi de finances 2018, visent justement à appuyer et accompagner les PME. Notre politique se base, également, sur l’encouragement des produits de financement alternatif. Sur ce point, je peux vous confirmer que nous sommes proches de la finalisation d’un projet de loi sur le Crowdfunding (financement participatif), qui peut apporter d’importantes sources de financement adaptées aux besoins des PME tunisiennes. Je suis très persuadé que le Private funding va instaurer la même dynamique créée par la microfinance, même pour les PME.

A propos du financement, vous avez déjà annoncé qu’au cours des trois prochaines années, 400 millions de dinars seront alloués au soutien et à la restructuration des PME tunisiennes. Est-ce que vous avez élaboré une stratégie à cet effet et peut-on en connaitre les grandes lignes ?

Au niveau du gouvernement, nous sommes persuadés qu’avant de créer de nouvelles entreprises, il faut protéger et aider celles qui existent déjà, à se développer et à s’adapter aux changements. Et cette nouvelle ligne de crédit qui couvre la période 2018/2020 sera consacrée à la restructuration financière, l’appui et la relance des PME en difficulté conjoncturelle.

D’ailleurs, nous sommes actuellement en phase de finalisation du décret d’application et à partir du mois d’avril, des dizaines de PME tunisiennes pourront bénéficier d’une enveloppe de 100 millions de dinars (MD) prévue pour cette année. 150 MD seront mobilisés en 2019 et 150 MD en 2020. L’autre axe sur lequel nous sommes en train de travailler, porte sur le renforcement des programmes de coopération avec les bailleurs de fonds internationaux comme la GIZ et l’AFD.

D’ailleurs, nous avons récemment signé avec la GIZ, trois conventions qui s’inscrivent dans le cadre de la 2ème phase du programme “ISECO” (Initiative pour la stabilisation économique et l’emploi des jeunes).

Ce programme qui se poursuivra jusqu’à 2021, apportera l’appui technique à près de 500 jeunes entrepreneurs, outre l’accompagnement des PME durant la phase post-création et l’entrée en production de 150 nouvelles entreprises avant la fin 2021.

Il faut rappeler que la 1ère phase du programme (2015/2017), a permis de garantir un appui technique et financier au profit de 308 entrepreneurs dans 14 gouvernorats de l’intérieur, la création de 828 postes d’emploi et l’entrée en production de plus de 90 entreprises.

A la fin de ce programme, nos prévisions tablent sur la garantie d’un appui à 800 jeunes entrepreneurs, tout en favorisant l’entrée en production de plus de 240 entreprises et la création 2300 emplois à l’horizon 2021.

Vous avez parlé d’une amélioration des indicateurs du secteur textile. Pouvez-vous confirmer cette reprise ? Et quelles en sont les raisons ?

Effectivement, le secteur qui a traversé une crise très grave, au cours des sept dernières années, retrouve le chemin de la croissance et on peut même dire que la crise est dernière nous. En 2017, les investissements ont progressé de 60% et les exportations affichent une hausse de plus de 25%.
La compétitivité du site tunisien s’est nettement améliorée pour plusieurs raisons, en partie, après la régression de la valeur du dinar, mais surtout grâce à la qualité de notre produit et donc il faut veiller à renforcer davantage les exportations de ce secteur.

Au niveau du ministère, nous nous employons à renforcer la capacité du secteur du textile qui emploie 140 mille personnes mais la problématique posée est l’absence de main d’œuvre en raison du manque d’adaptation de la formation aux besoins de ce marché.

Pour ce faire, nous travaillons de concert avec le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi à répondre à cette demande et à lever les obstacles qu’affrontent les professionnels en matière de recrutement de main d’œuvre répondant à leurs besoins.

Quels sont les secteurs les plus attractifs actuellement et est-ce qu’il y a une stratégie pour assurer plus de visibilité à des créneaux qui peuvent garantir une valeur ajoutée à l’économie nationale ?

Outre les secteurs traditionnels, tels que le textile/habillement, le cuir et chaussures et l’agroalimentaire, notre objectif est de booster les secteurs des composants automobiles, l’aéronautique, les industries pharmaceutiques et l’industrie militaire.

La Tunisie s’est imposée, aujourd’hui, en tant que site fidèle en termes de qualité, compétitivité et en termes de prix attractifs à part bien sûr le capital humain et c’est pour cette raison que je dis toujours que les investisseurs étrangers déjà présents en Tunisie constituent la meilleure publicité pour promouvoir l’image du pays en tant que site attractif, notamment dans les secteurs industriels de pointe

Au niveau du secteur des composants automobiles, nous sommes le 2ème exportateur vers l’Europe et nous avons encore un important potentiel dans ce secteur. Rien qu’en 2018, les sociétés Léoni et Draxlmaier par exemple, comptent recruter entre mille et deux mille personnes.

Ces deux sociétés prévoient de continuer sur cette lancée au cours des prochaines années car la croissance économique reprend en Europe.
Le montage automobile est un autre secteur prometteur pour la Tunisie où 45 marques internationales sont déjà vendues. Si 10 d’entre elles investissent dans des projets de montage en Tunisie c’est une vrai dynamique qui va se créer.

Qu’envisagez-vous de faire pour redresser la situation des entreprises publiques sous la tutelle de votre département ?

La situation de ces entreprises est problématique, puisqu’elles font face à des conflits qui freinent leur production. Dans les jours et les semaines à venir, le gouvernement dévoilera un programme visant la restructuration de la situation financière de ces entreprises afin de garantir leur pérennité, parce qu’en les lâchant c’est le commerce parallèle qu’on encourage ainsi que l’importation officielle qui nous coûte des milliards en devises.

Donc, la question de la privatisation de ces sociétés n’est pas envisageable actuellement ?

Je dirais que la privatisation de ces sociétés est une question secondaire, il faut relancer le dialogue avec l’appui du syndicat des travailleurs et de la centrale patronale sur l’éventualité de trouver un partenaire stratégique qui peut les aider à redresser leur situation.

D’ailleurs, la politique du dialogue entre notre département, celui des affaires sociales, l’UGTT et l’UTICA a permis la reprise des activités de la Société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB), qui a le monopole de la production en Tunisie et de la STIP (Société tunisienne des industries pneumatiques).
La question d’attirer un investisseur stratégique se pose avec El Fouledh et nous allons l’examiner une deuxième fois avec l’UGTT pour trouver une solution structurelle à cette entreprise.

TAP

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Un groupe d’actionnaires détenant 63,364% du capital de la société Tunis Center a décidé de lancer un appel d’offres pour céder conjointement ses participations à un investisseur agissant seul ou en consortium. Cette opération de cession d’un bloc d’actions majoritaire s’inscrit dans la cadre de la restructuration de leur portefeuille de participations.

La société Tunis Center a pour activité principale l’exploitation du complexe immobilier et commercial dénommé « Le Palmarium »,  l’un des principaux centres commerciaux de la capitale. Situé au cœur de la ville de Tunis, Le Palmarium  bénéficie d’une position stratégique privilégiée, ce qui en fait un actif foncier de très grande qualité. «La société Tunis Center présente une situation financière solide avec des revenus réguliers en progression et un taux de rentabilité moyen du résultat net de 28%», assure la société Parmex, filiale de la banque BPCE qui est la banque-mère de la Banque tuniso-koweitienne, chargée de la réalisation de cette opération, dans un communiqué dont Africanmanager a reçu copie.

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On apprend, dans une déclaration des opérations significatives, publiée le mardi 1er mars 2018 sur le site de la bourse de Tunis, que Neila Horchani a cédé 66.012 actions du portefeuille de Horchani Finance dans la société «One Tech Holding». Pour un prix par action d’un peu plus de 15 DT, cette vente a rapporté le montant de 1,005 MDT. Le communiqué de la bourse de Tunis ne donne aucune information sur les causes de cette vente.  Notons que l’outil financier du groupe Horchani a été ces derniers mois très actif sur des sociétés comme la Star ou sur la Banque de l’Habitat.

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Nous apprenons, de source officielle à Al Karama Holding, que le choix du cabinet d’affaire qui sera chargé de la cession des sociétés confisquées à Belhassen Trabelsi dans le secteur de l’automobile a été fait et sera annoncé dans les prochains jours. C’est ce qu’a déclaré Adel Grar, DG d’Al Karama à Africanmanager. Une fois officiellement présenté, ce cabinet d’affaire devrait entamer et piloter le process de cession, dans un premier temps, de la concession de la société Alpha Hyundai Motor, dont l’appel d’offre pourrait être publié dans 45 jours au plus tard. Cette première cession qui touchera le groupe Alpha tunisie, où Belhassen Trabelsi et l’homme d’affaire Hamadi Touil étaient actionnaires, devrait par la suite toucher la concession Ford du même groupe. Dans les deux cas, précise Adel Grar, c’est la totalité des actions qui seront cédées, en accord avec Hamadi Touil lui-même.

Dans un second temps, mais pas cette année, ce sont les concessions Jaguar et Land Rover, qui font aussi partie du groupe Alpha Ford, qui seraient aussi mises à la vente, toujours par Al Karama, la Holding étatique tunisienne chargée de gérer le portefeuille de 50 entreprises, de la cession des participations matures, solides et à forte valorisation, du développement des participations jeunes ou fragiles, de la restructuration et/ou assainissement des participations en difficulté et de la liquidation des participations non rentables.

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Contrairement à ce que rapporte le site français «Africaintelligence», il n’y avait pas eu qu’un seul retrait du cahier des charges pour la manifestation d’intérêt à l’acquisition de la majorité des actions du cimentier tunisien «Carthage Cement », mais 14 et ce n’est pas fini.  Selon le site français qui croit qu’El Karama Holding «peine à se défaire de son principal actif» qu’est le cimentier tunisien, «un seul groupe s’est porté candidat à la reprise du second cimentier du pays : l’allemand HeidelbergCement Group, qui s’est manifesté dès 2017». Contacté par Africanmanager, le DG d’Al Karam, Adel Grar, réaffirme, car il l’avait déjà annoncé lors d’un dernier point de presse, que «il y a eu jusqu’à ce jour 14 retraits du cahier des charges et que la prolongation et non le renvoi de la limite des dépôts des manifestations d’intérêt au 9 mars faisait suite à la demande de plusieurs autres cimentiers étrangers». Grar affirme aussi être plus que sûr, après les contacts pris lors du roadshow organisé par les Cabinets ECC Mazars, IEG et Mrabet Avocats, qu’il y aura dépôt d’au moins cinq gros cimentiers internationaux, dont Heidelberg qui avait été l’un des derniers à retirer le cahier des charges

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L’économiste et ancien ministre du Développement et de l’Investissement, Fadhel Abdelkefi, a estimé que sur le plan économique, « la Tunisie pourrait aller très loin et devenir un vrai dragon économique africain ».

Abdelkefi intervenait dans le cadre d’un forum économique organisé par l’Université Tunis Carthage à la Soukra au cours duquel il a émis un certain nombre de solutions afin de permettre à la situation économique délicate que traverse la Tunisie de se redresser.

Pour mieux comprendre les facteurs ayant conduit à la conjoncture actuelle, Fadhel Abdelkefi a rappelé qu’avant 2011, la Tunisie enregistrait un taux d’inflation ne dépassant pas 3%, un déficit budgétaire de 1%, une croissance moyenne annuelle entre 4 et 5%, outre un pactole de 3,5 milliards de dinars placé à la Banque Centrale pour le compte du Trésor public suite à la cession de participations de l’Etat dans l’opérateur téléphonique Tunisie Telecom. « La Tunisie avait à cette époque une situation économique dite Maastricht » a-t-il déclaré.

Quelles sont donc les raisons qui ont mené à la situation actuelle ? L’économiste a expliqué devant les étudiants de l’UTC que « le premier gouvernement d’après la révolution, sous la pression de la rue, avait appliqué une politique budgétaire expansionniste ou la politique de « Go & Stop ». Nous avions un budget de l’Etat de 18 milliards de dinars qui est passé subitement à 34 milliards de dinars en moins de 6 ans. Les différents gouvernements ont fait passer la masse salariale de la fonction publique de 6,5 milliards de dinars à plus de 15 milliards de dinars. La dette publique est passée de 25 milliards de dinars à plus de 70 milliards de dinars. Cette même dette représente désormais plus de 60% du PIB au lieu de 40% en 2011. Un système financier qui souffre d’un manque de liquidité de 12 milliards de dinars chaque jour, tandis qu’il était en abondance de liquidité ».

Avant d’énumérer les pistes pour une sortie de crise, Fadhel Abdelkefi a estimé qu’il fallait d’abord commencer par dire la vérité aux Tunisiens et ne pas leur mentir par omission. « A mon avis, l’Etat devra se concentrer aujourd’hui sur les domaines de souveraineté, tels que l’éducation, l’enseignement supérieur, la culture, le sport, la défense nationale, l’intérieur, les transports, la santé pour pouvoir rendre un service décent aux citoyens » a-t-il estimé. « L’Etat ne peut pas être dans ces secteurs stratégiques et en même temps être actionnaire dans des banques publiques ou être distributeur de pétrole, régie de tabac, compagnie aérienne, etc. Il devra donc démobiliser sa puissance financière sur ces derniers secteurs et la relocaliser dans les secteurs de souveraineté ».

Concrètement, l’invité de l’UTC a suggéré à titre d’exemple que l’Etat pourrait donner ses banques en concession pendant 30, 40 ou 50 ans, comme l’a fait la Turquie. Une technique qui lui permettrait d’engager plus de fonds pour améliorer les services hospitaliers, les services de transports, l’enseignement, etc.

Il a par ailleurs abordé la question des réformes devant toucher la fonction publique et qui consiste en le gel des salaires dans la fonction publique, le redressement des caisses sociales nationales et le recentrage du rôle de l’Etat.

« Je reste extrêmement optimiste pour l’avenir du pays pour des raisons intégralement objectives. Il ne s’agit pas ni de chauvinisme, ni d’un excès d’amour du pays », a averti Abdelkefi. « La Tunisie possède certains points forts comme l’émancipation et le rôle de la femme, la logistique, l’éducation, le rôle de la société civile, la proximité de l’Europe, etc. », rappelant au passage que la Tunisie produit le nombre de médecins et de pharmaciens le plus important d’Afrique, qu’elle détient les meilleurs techniciens et qu’elle est aussi le centre mondial de l’automobile à titre d’exemples.

« C’est un pays qui pourrait croître à deux chiffres si nous arrivons à prendre certaines décisions qui sont douloureuses mais nécessaires » a-t-il conclu, considérant que la Tunisie disposait d’hommes courageux capables de prendre des décisions de bon sens.

Communiqué

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La société Al Karama Holding vient de proroger de trois semaines le dernier délai de dépôt des dossiers de manifestations d’intérêt lancé dans le cadre de l’opération de cession d’un bloc d’actions représentant 50,52% du capital social de la société Carthage Cement. Le nouveau délai de dépôt des dossiers est fixé au vendredi 09 mars 2018 à 17H au lieu du vendredi 16 février 2018 à 17H.

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