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Changement climatique

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Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, s’est déclaré satisfait de son entretien avec son homologue français, Emmanuel Macron, ce 28 juin, au Palais de l’Elysée, près de deux mois après l’accession de ce dernier à la magistrature suprême en France. La première rencontre entre les deux Chefs d’Etat constitue une étape importante pour le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, a indiqué le Président Hery Rajaonarimampianina.

Entre Paris et Antananarivo, l’objectif est de renforcer et d’étendre la coopération déjà existante dans plusieurs domaines, depuis fort longtemps. Plusieurs grandes entreprises françaises travaillent à Madagascar, et les opportunités d’investissement se doivent d’être encouragées. Ainsi, les discussions ont porté sur les voies et moyens de renforcer et d’étendre cette coopération, que ce soit dans le domaine économique, social, la formation, ou le domaine sécuritaire. Sur ce dernier point, il a été notamment  question du renforcement de la sécurité maritime, et de la protection des zones de pêche dans l’Océan Indien, d’autant que Madagascar, qui assure la présidence de l’OIF, entend assumer son rôle aux côtés des autres  pays de la région, francophones notamment.

Le dossier du changement climatique et ses impacts a été à l’ordre du jour des entretiens à l’Elysée. Madagascar est l’un des pays les plus exposés au niveau mondial, face aux impacts du changement climatique. Les réponses mises en œuvre, par rapport à l’Accord de Paris, auquel Madagascar souscrit entièrement, se traduisent, entre autres, par la valorisation et l’exploitation des énergies renouvelables. Le pays est engagé dans la transition énergétique et plusieurs formes de coopération devraient se développer dans ce domaine, notamment en termes d’infrastructures. Par ailleurs, la question des Îles éparses a été également évoquée lors de la rencontre du Chef de l’Etat malgache avec son homologue français. Sur ce dossier, les discussions devront se poursuivre.

Pour la coopération franco-malgache, le maître-mot est désormais le renforcement des différents chantiers mis en œuvre, de façon à parvenir à des résultats rapides et concrets. Dans ce sens, le Président Hery Rajaonarimampianina a déclaré, à l’attention des journalistes de la presse malgache, que « les différents acteurs et les partenaires du développement sont appelés à s’inscrire dans la même synergie, que ce soit au niveau de l’Etat ou du secteur privé. » Par ailleurs, l’on sait qu’un forum sur « le renouveau économique de Madagascar » se tiendra cette année, et devra rassembler les investisseurs francophones. Pour le Président Rajaonarimampianina, « la France et Madagascar, à travers la rencontre de ce jour, ont montré leur volonté commune d’avancer, de renforcer ce qui a été déjà édifié, au bénéfice du développement et du progrès dans la Grande Île, et des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays. »

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Les Tunisiens se plaignent, mais à voir le pain qui est gaspillé tout au long de l’année, la nourriture déversée dans les poubelles pendant le mois de Ramadan et les tonnes de nourriture que les restaurants et les grandes surfaces jettent au quotidien, on se dit que le pays n’a pas faim, loin de là. Même s’il est indéniable que la crise sévit, notamment depuis quelques années et que tout ce gaspillage alimentaire est l’arbre qui cache la forêt. La revue stratégique sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Tunisie, élaborée par l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES), en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), nous aide à voir plus clair dans cette affaire.

Les résultats de ce document, présentés hier mercredi 14 juin 2017 à Dar Dhiafa, à Carthage, par l’universitaire et expert à l’ITES Karim Ben Kahla, indiquent que le pays figure à la 53ème position sur 113 s’agissant de l’indice de sécurité alimentaire en 2016. La Tunisie s’offre même deux places depuis 2012. L’étude conclut que l’offre alimentaire ne pose pas de problème, le pays affiche même un score de 56.7 points sur 100, 57.4/100 pour la disponibilité de l’alimentation et 62.2/100 pour la qualité. Pourtant, paradoxe suprême, l’importation de produits alimentaires est en hausse et pèse jusqu’à 9,2% dans le total des importations du pays. Les céréales se taillent la part du lion, 43% dans le volume global des importations alimentaires, viennent ensuite les huiles végétales, puis les sucres et dérivés.

L’épée de Damoclès

Mais le pays fait face à des dangers qui planent sur sa sécurité alimentaire, dont les effets du changement climatique et la dégradation des ressources naturelles, en premier l’eau. Pour rappel, la Tunisie occupe une inquiétante 33ème position mondiale pour le risque imminent de pénurie d’eau d’ici 2040, d’après le rapport de World Resources Institute. Le document indique le risque affolant de perdre plus de 80% des ressources d’eau non renouvelables.

A ajouter aux autres problèmes criants : dégradation de la qualité et de la fertilité des sols et de la terre, vulnérabilité à l’érosion et désertification (possibilité de perdre 50% des surfaces cultivables d’ici 2050), fragmentation des propriétés et hausse du ratio de dépendance aux importations de céréales (à peu près 60%).

S’agissant de l’accès à l’alimentation, le rapport fait état des soucis des groupes vulnérables du fait des obstacles économiques et monétaires, dont les plus saillants sont l’inflation et le recul du pouvoir d’achat, la dépendance aux importations et la croissance économique molle.
Parmi les franges les plus vulnérables à l’accès à l’alimentation il y a, évidemment, les habitants des zones rurales, ceux des zones du Centre-Ouest et du Nord-Ouest et les femmes et les enfants, notamment les femmes rurales, à la tête de familles monoparentales.

Le document indique également d’autres risques pour la santé liés à la nutrition, malgré cette apparente abondance. Grosso modo les Tunisiens mangent mal, selon les experts ; ces derniers soulignent, dans le rapport, que 46% de la population est en surpoids et 29% souffrirait d’anémie.

Le gaspillage alimentaire a également été évoqué, en tant que facteur menaçant la sécurité alimentaire. Le document précise qu’environ 16% du pain acheté atterrit dans les poubelles, viennent ensuite les produits à base de céréales (10%), les légumes (6,5%), les fruits (4%), le lait et ses dérivés (2,3%) et les viandes (2%).

Les solutions

Les rédacteurs du rapport recommandent aux autorités de mettre sur orbite sans tarder un plan national multisectoriel pour assurer une alimentation saine, de mettre le paquet sur des spots publicitaires pour éveiller les consciences sur les ravages de l’alimentation et du gaspillage, de revoir en profondeur les fondements de la pédagogie agricole et de donner plus de poids à l’entrepreneuriat agricole.

Il est également question de monter en gamme dans la formation d’une main d’œuvre agricole spécialisée (plutôt que généraliste), de doper l’innovation agricole, de remettre au goût du jour les techniques ancestrales (le bio), de prendre soin et de mieux valoriser les ressources en eau et en sol et de donner un coup de fouet aux systèmes de production.

Certes la liste de ce qu’il faut faire est très longue, mais c’est à ce prix que la Tunisie, moins gâtée par la nature que ses citoyens ne le croient, échappera à l’épée de Damoclès suspendue à sa tête…

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L’Institut de l’Université PanAfricaine pour les sciences de l’Eau et de l’Énergie (y compris le Changement Climatique) (PAUWES) (http://PAUWES.Univ-Tlemcen.dz) en Algérie contribue à la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche appliquée dans les domaines de l’eau, de l’énergie et du changement climatique – une contribution essentielle au développement durable en Afrique. Le processus de candidature pour ses quatre programmes de master (ingénierie et politique) débutant en septembre 2017 est désormais ouvert. Tous les citoyens de l’Union Africaine (y compris les citoyens immigrés) sont invités à postuler, surtout les femmes et les candidats originaires des régions sous-représentées au sein de l’Institut PAUWES.

Il est crucial de contribuer à la création d’une nouvelle génération de dirigeants africains ayant la capacité et la détermination de faire face aux défis du continent pour favoriser le développement de l’Afrique. Les sujets tels que l’approvisionnement fiable en eau, les sources d’énergie renouvelables et le changement climatique doivent être abordés afin d’assurer le développement durable. L’enseignement supérieur a un rôle important à jouer dans la promotion des systèmes d’innovation et dans la procuration d’une main-d’œuvre hautement qualifiée. L’Université PanAfricaine (PAU), une initiative clé de la Commission de l’Union africaine, se consacre à cette mission. L’Institut de l’Université PanAfricaine pour les Sciences de l’Eau et de l’Énergie (PAUWES) est hébergé par l’Université d’Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen (Algérie). Depuis sa création en 2014, un total de 152 étudiants issus de 25 pays à travers l’Afrique se sont inscrits dans le cadre des programmes d’études. 80 candidats supplémentaires seront admis à l’automne 2017. L’Institut PAUWES bénéficie de nombreuses collaborations internationales en matière de recherche et d’enseignement, et du soutien du programme allemand de coopération avec l’Union africaine.

À l’heure actuelle, l’Institut PAUWES propose quatre programmes de master de deux ans dans les domaines de l’eau et de l’énergie. Les étudiants qui souhaitent devenir de futurs ingénieurs ont le choix entre un master en ingénierie de l’eau et un master en génie énergétique. Les étudiants intéressés par le domaine de la gouvernance ont le choix entre le master en sciences politiques relatives à l’eau et le master en sciences politiques relatives à l’énergie. La langue d’enseignement de tous les cours est l’anglais.

L’Institut PAUWES s’efforce d’équilibrer la théorie et la pratique par le biais de stages internationaux, d’études de cas, de visites sur le terrain et de cours d’été. En vue de fournir aux étudiants les compétences techniques spécifiques de leurs domaines d’étude, un large éventail de cours optionnels sont proposés (p. ex. énergie solaire, éolienne, géothermique et issue de la biomasse, eau et assainissement, gestion intégrée des ressources en eau, analyse des politiques et recherche ou éthique et leadership).

Les diplômés de l’Institut PAUWES bénéficient d’un large éventail de perspectives de carrière. Dotés de connaissances théoriques et pratiques, ils sont destinés à assumer des responsabilités dans l’administration publique, la politique, la recherche, les entreprises privées, les organisations de la société civile ou de conseil. L’accès au réseau d’experts international de l’Institut fournit une impulsion supplémentaire aux carrières des diplômés. Des programmes de promotion de carrière sont proposés pour favoriser l’insertion professionnelle. Tous les étudiants de l’Institut PAUWES reçoivent des bourses complètes (couvrant les frais de scolarité et de subsistance) à la suite du processus concurrentiel d’admission.

Les étudiants de l’Institut PAUWES sont originaires de toutes les régions de l’Afrique, et bénéficient ainsi d’une possibilité unique d’étudier dans un environnement panafricain regroupant des universitaires fortement motivés et engagés. Pour développer sa vision de la diversité, l’Institut PAUWES encourage particulièrement les femmes, les candidats handicapés et les candidats originaires des régions sous-représentées (Afrique australe, Afrique centrale, Afrique du Nord) à soumettre leur candidature.

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L’Ambassade des Etats-Unis à Ouagadougou a organisé un évènement public sur le changement climatique. Les échanges se sont basés sur “Ted Talks” ainsi que sur d’autres vidéos sur l’environnement. Chaque vidéo projetée a été suivie d’une discussion pendant laquelle les participants ont exprimé leurs opinions. Ils ont aussi discuté des causes et des conséquences du changement climatique et échangé sur la méthode controversée du “pâturage planifié’’, une méthode développée par Allan Savory afin de restaurer les champs à l’aide du bétail. Ils ont également échangé sur les effets néfastes de l’exploitation minière traditionnelle sur l’environnement, qui fait usage de produits chimiques et sur la question du développement de plantes génétiquement modifiées en vue de nourrir les populations vivant dans les zones arides.

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Dans l’indifférence générale, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a voté hier lundi 17 octobre 2016, lors d’une séance plénière, l’accord de Paris sur le changement climatique. Il faut, tout de même, se réjouir du fait que les députés y sont allés gaiement avec 135 voix pour, et aucune abstention ou opposition. Il est vrai que la Tunisie n’avait pas le choix non plus car la France, un des grands artisans de cet accord sans précédent et sur qui on compte énormément pour faire réussir la Conférence internationale sur l’investissement et convaincre les Européens de décaisser les 20 milliards d’euros du Plan Marshall, verrait d’un très mauvais oeil la défection du Parlement tunisien. Ou un vote à minima.

Mais si on regarde du côté des médias ou des citoyens, l’affaire n’a presque pas fait un pli, une vague, alors qu’elle est d’importance ! Pour paraphraser le célèbre coup de semonce du président français Jacques Chirac, à l’assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud : “notre maison brûle”, et les Tunisiens regardent “ailleurs”. Certes l’agitation autour de la loi de finances 2017, les bravades de l’UGTT qui veut en découdre avec Youssef Chahed, les bisbilles au sein de Nidaa Tounes ou les savantes contorsions d’Ennahdha ne laissent que très peu de place à autre chose, mais que sont tous ces événements à côté des bouleversements climatiques ? Des broutilles. Sans cadre de vie, rien n’a de sens, et c’est justement notre cadre de vie qui est menacé par le réchauffement climatique. Par ailleurs la Tunisie, et ce sont les rapports internationaux qui le disent, fait partie des pays qui seront les plus affectés par ce phénomène. On en voit déjà les effets tangibles avec des sécheresses sans précédent ces dernières années.

Il faut ajouter, à la décharge des citoyens, que les pouvoirs publics tunisiens n’avaient pas fait de la pédagogie en la matière une priorité. La donne est peut-être en train de changer car on ne peut plus planquer les problèmes sous le tapis et enfouir la tête dans le sable. C’est fini cette époque…

Mieux vaut tard que jamais

Le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a déclaré que l’accord de Paris lie de fait tous les États et permet de situer les responsabilités en faisant en sorte que les pays qui ne sont pas responsables du réchauffement climatique bénéficient de transfert technologique et de financement des projets de la part des pays pollueurs. Le principe du pollueur payeur quoi, qui s’applique déjà aux entreprises dans les nations avancées.

Mouakher a ajouté que tous les État sont astreints à une contribution à hauteur de 28%, rappelant que l’accord entre en vigueur une fois que 55% des États l’ont adopté, sachant que 80 Etats l’ont déjà ratifié.
Il a précisé que les propositions mises sur la table par la Tunisie pour obtenir 20 milliards de dollars ne sont pas toutes claires mais que le ministère fera de son mieux pour décrocher plus de subventions pour l’adaptation du secteur agricole au phénomène du changement climatique. Toutefois il a indiqué que ce pactole n’est pas acquis et qu’il faudra de toute façon que la Tunisie ponde des projets bien définis, prioritaires et finançables pour voir la couleur de cet argent.

Autre annonce du ministre, et de taille : Une administration chargée du dossier climatique sera mise sur pied. Reste à savoir si cette instance ne sera pas une coquille vide, juste pour faire bonne figure et capter les flux de financements…

La COP 22 et ses retombées

A signaler que dans son plan national soumis aux Nations-Unies en marge de la COP 21, la Tunisie se donnait pour ambition de “réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs (énergie, procédés industriels, agriculture, forêt et autres utilisations des terres, et déchets) de manière à baisser son intensité carbone de 41% en 2030 par rapport à l’année de base 2010”. Le pays dispose déjà d’un  levier important pour atteindre ses objectifs : Le plan solaire tunisien (PST). Ce plan, d’après le ministre, a toutes les chances d’obtenir des financements, dans le cadre de l’accord de Paris. Idem pour les autres programmes dans le domaines des énergies renouvelables.

Après son passage par l’ARP, l’accord de Paris prend la direction du palais de Carthage où il sera paraphé par le président de la République, Béji Caid Essebsi, comme le stipule l’article 77 de la Constitution tunisienne.

La Tunisie, a confié Mouakher, est déjà dans les starting-blocks pour la COP 22, qui sera organisée à Marrakech, au Maroc, du 07 au 18 novembre 2016. Un stand d’une superficie de 70m2 a été réservé à cet effet. La Tunisie attend beaucoup de ce carrefour des réseaux, organisations et pays qui pèsent beaucoup dans la direction des grands projets dans les énergies renouvelables.

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Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan a annoncé, lors d’un point de presse jeudi 19 mai 2016 à Tunis que son département est en train d’évaluer les dommages de la récente tempête de sable dans les zones agricoles à Sidi Bouzid, Sfax , Kasserine et Mahdia.

A noter que l’UTAP a également appelé le gouvernement à accélérer les indemnisations des agriculteurs ayant subi des dégâts énormes enregistrés dans diverses zones agricoles suite aux changements climatiques.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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