Tags Posts tagged with "Changement climatique"

Changement climatique

par -

L’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) a affirmé, lundi 22 octobre 2018, la possibilité de durcir les mouvements de protestation et de recourir à l’escalade afin de défendre les droits et les intérêts des agriculteurs et des pêcheurs, et ce, ” face à la poursuite de cette situation indigne pour les professionnels de ces deux filières “.

L’Union a précisé, dans un communiqué, publié lundi, à l’issue de la réunion périodique de son conseil central (du 19 au 21 octobre 2018), que la détérioration des revenus des agriculteurs et des pêcheurs est “ le résultat de la crise politique “, que connait la Tunisie, ajoutant que cette crise a fortement impacté la situation économique et sociale dans le pays.

L’organisation agricole a appelé, ainsi, l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) à ” assumer ses responsabilités ” et à ” définir les solutions constitutionnelles permettant de surmonter cette crise “. Elle a appelé, aussi, ” toutes les forces politiques et sociales à accorder plus d’intérêt aux réelles priorités du pays, à remédier aux problèmes de développement, de l’emploi et de l’amélioration des conditions de vie du citoyen Tunisien, et à résoudre les problèmes des deux filières de l’agriculture et de la pêche “.

L’UTAP a réitéré l’impératif de “ fournir aux agriculteurs tous les engrais et les semences, avec les quantités nécessaires, et de leur faciliter l’accès au financement, afin de mieux se préparer à la saison des grandes cultures “.

Elle a appelé, en outre, à ” faire valoir les conditions climatiques adéquates et à assurer les conditions opportunes pour mener à bien les saisons agricoles, notamment celles d’olives et de dattes “.
L’Union a renouvelé son appel à ” accélérer la mise en service du Fonds de catastrophes naturelles, et à décider, en urgence, à propos des dédommagements qui sont présentés aux personnes sinistrées “.

L’UTAP a mis en garde contre les dangers menaçant la sécurité alimentaire en Tunisie, en raison de la pénurie d’eau, et des répercussions des changements climatiques.
L’union a également affirmé son soutien aux protestations des agriculteurs des zones irriguées pour réclamer leur droit en eau d’irrigation.

Elle a aussi appelé à prendre en considération ses propositions concernant la loi de Finances 2019, en l’occurrence celles relatives à l’endettement, à la subvention des hydrocarbures et à la réforme du système d’assurance.

Elle a réitéré son appel à créer un fonds dédié à la santé animale et à faciliter les procédures d’obtention des avantages inscrits dans le cadre de la nouvelle loi de l’investissement.

L’UTAP a également exprimé son mécontentement quant au retard pris par la réforme du système de la couverture sociale au profit des pêcheurs, fustigeant la persistance des problèmes auxquels fait face le secteur, notamment la pêche anarchique, la pollution maritime, la vétusté des infrastructures portuaires…
Elle a appelé le gouvernement à mettre en application des décisions prises lors des réunions du comité mixte 5+5 et à mettre en place un plan de mise à niveau du secteur agricole, avant la signature de l’Accord de libre échange complet et approfondi (ALECA) prévue pour 2019.

L’union agricole a, en outre, exprimé ses préoccupations face aux difficultés que rencontrent les filières agricoles, notamment celles du lait, des volailles et des légumes, dénonçant les décisions unilatérales prises par le ministère du Commerce à cet égard.

par -

Les inondations de Nabeul, dont on n’a pas fini d’estimer les terribles dégâts, sont peut-être la preuve qu’attendaient les sceptiques malgré le déluge de rapports ayant établi cette certitude scientifique : la Tunisie figure sur la liste des pays qui seront le plus impactés par le réchauffement climatique. Des efforts sont faits actuellement partout de par le monde, même de la part de pays au départ récalcitrants, pour tenter de limiter la casse, c’est-à-dire contenir le réchauffement en-dessous de 2°C. Mais il semble que ce soit très compliqué et que les carottes soient à moitié cuites, même plus. La chose est maintenant actée, et les dirigeants tunisiens – pour les citoyens on repassera – semblent avoir pris la mesure du problème. De toute façon ils y sont contraints par le premier partenaire du pays, l’Europe, qui elle prend cette affaire très au sérieux et veut que les pays qu’elle soutient en fassent de même, et elle les aide même pour ça. Alors les autorités font mouvement et font ce qu’elles peuvent pour que la question environnementale soit prégnante auprès d’une opinion publique que son difficile quotidien depuis la dite Révolution a complètement désensibilisé,  même pour une affaire aussi importante que les menaces sur son cadre de vie, sur sa vie. La Tunisie, à marche forcée, est de tous les combats internationaux. Depuis le 09 octobre 2018, la Plateforme arabo-africaine sur la réduction des risques de catastrophes se réunit à Tunis. Et le samedi 13 octobre, cette méga rencontre a accouché de la déclaration sur l’accélération de la mise en oeuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes et de la stratégie africaine de réduction des risques de catastrophes.

Les ministres et chefs de délégations responsables de la réduction des risques de sinistres en Afrique ont reconnu le risque croissant de ces phénomènes et leurs effets dévastateurs, y compris la pertes de vies humaines et de moyens de substances et les déplacements forcés.
Dans la déclaration de Tunis, les responsables des deux régions arabe et africaine mettent l’accent sur leur engagement à collaborer en vue d’adapter les stratégies de lutte contre les catastrophes naturelles au cadre de Sendai en 2020 (document sur la réduction des risques de catastrophes adopté en 2015 à Sendai, au Japon) . Ils se sont également engagés à accélérer les efforts afin de garantir l’établissement par les pays arabes et africains de bases de données sur les dégâts des sinistres et l’utilisation de système de détection “Sendai” pour l’information sur les risques de catastrophes dans l’élaboration des plans de développement.

Les participants à la plateforme ont également souligné l’importance du renforcement de la participation à la lutte contre les catastrophes et leur attachement aux droits des femmes, des enfants, de la jeunesse, des personnes âgées et des handicapés ainsi que des immigrés qui connaissent des situations fragiles.
Dans leur déclaration, ils ont appelé à consolider la participation de toutes les catégories sociales à la prise de décision, et recommandé l’allocation de fonds pour la mise en oeuvre de politiques de prévention des catastrophes naturelles

Présidant la clôture de la rencontre, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a affirmé que les textes adoptés à l’issue de la plateforme ne constituent pas un objectif en soi, mais dénotent d’un engagement politique de toutes les parties en vue de l’élaboration de stratégies nationales et régionales de lutte contre les désastres et de les mettre en oeuvre.
Il a en outre mis l’accent sur l’importance de l’encadrement, de la formation et du transfert des technologies pour doter les pays de système d’alerte, de secours, d’hébergement et de gestion des catastrophes.

Les choses bougent, enfin

Dans la même journée, les agriculteurs et les pêcheurs ont été invités à souscrire un contrat au fonds de dédommagement des catastrophes naturelles, au début de chaque saison agricole ou session de production pour une durée de trois ans renouvelables en payant sa contribution.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la concrétisation d’un décret gouvernemental publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) numéro 82 de l’année 2018, relatif à l’organisation du travail du fonds qui couvre les secteurs de l’assurance, les cultures irriguées et l’agriculture pluviale, les animaux d’élevage, outre les produits agricoles et de la pêche.
Le Fonds des catastrophes naturelles a pour objectif d’indemniser les agriculteurs ou les marins-pêcheurs ayant subi des dégâts suite à des catastrophes naturelles ; à savoir les inondations, les tempêtes, les vents, la sécheresse et la grêle.

Le samedi 13 octobre également, une journée décidément très riche en événements, le directeur des productions à l’Institut National de la Météorologie (INM), Farhat Aounallah, nous a annoncé que 5 radars seront installés dans différentes régions de la Tunisie pour l’estimation des pluies instantanément, par télédétection, et ce après l’achèvement de l’étude complémentaire réalisée par l’INM, visant à identifier les zones d’installation de ces appareils.
Ces radars permettront de prédire les quantités de pluies prévues à très courts termes (avant environ deux heures) à travers l’examen de développement des nuages orageuses et l’envoi des données au calculateur de l’INM, a-t-il ajouté dans une déclaration à l’Agence TAP en marge de la célébration de la journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles. Un ou deux de ces radars seront installés au cours de la première phase du projet.

Une carte de vigilance météorologique sera mise en place, en décembre 2018, afin de permettre de déterminer la répartition des quantités de pluie, des vents violents, des nuages orageux, de la neige, des vagues de froid et de la canicule dans les différentes régions, a-t-il encore indiqué.
Selon Aounallah, les risques encourus dans tous les gouvernorats seront visualisés à travers les différentes couleurs retenues pour la carte. Ainsi, la dégradation de ces couleurs part de ” violet “( phénomène non dangereux) pour aller jusqu’au rouge qui reflète un phénomène dangereux, en passant par le ” jaune et l’orange” . Cette carte sera mise à jour deux fois par jour, à 7h du matin et 17h.
La fréquence et la puissance des catastrophes naturelles a augmenté de 10%, de 1950 à 2000, selon des statistiques internationales. La Tunisie enregistre d’habitude, de septembre au novembre, des nuages orageux avec de fortes pluies, a-t-il rappelé.

La prise de conscience fait son bonhomme de chemin, et les dispositifs de prévention qui vont avec. La question est de savoir si ce qui est fait sera assez costaud et rapide pour prendre de vitesse Dame nature que nous avons courroucée en dégradant ce qu’elle a nous a généreusement offert, avec nos émissions massives de gaz à effet de serre, le prix de notre développement et de notre confort.

S.L.

par -

« Si nous devons certainement nous attaquer au changement climatique chez nous, nous ne pouvons pas non plus oublier les pays les plus pauvres qui en sont encore davantage victimes. » C’est le message du Ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, et du Directeur d’Enabel, Jean Van Wetter. L’Agence belge de développement Enabel a organisé les 9 et 10 octobre 2018 à Bruxelles une conférence internationale consacrée au climat. Plus de 170 participants, venus de Belgique et du reste du monde, y ont débattu de la manière d’intégrer le changement climatique dans les stratégies de développement déployées dans les villes secondaires, entre autres dans les pays partenaires de la Coopération belge au développement.

Vulnérabilité des zones urbaines

Jean Van Wetter : « À l’heure actuelle, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des zones urbaines ; en 2050, ce chiffre atteindra quasiment 70 %. Les villes contribuent fortement au changement climatique via l’émission de gaz à effet de serre. Elles sont en même temps particulièrement vulnérables à ses conséquences, comme les vagues de chaleur, les inondations ou les tempêtes violentes. C’est d’autant plus le cas quand elles se situent dans les pays les moins avancés. »

C’est pour cela qu’Enabel organise une conférence internationale consacrée à la manière de faire face au changement climatique dans les villes secondaires d’Afrique. Ces villes sont largement tributaires de l’agriculture et des ressources naturelles provenant de l’arrière-pays. L’attention est notamment allée à la traduction de plans climatiques nationaux en projets locaux, au développement d’une économie verte et de constructions respectueuses de l’environnement. Les discussions ont aussi débouché sur des recommandations pour les nouveaux programmes de coopération avec le Rwanda, le Bénin et la Tanzanie.

100 millions d’euros par an

Alexander De Croo : « La conférence sur le climat organisée par Enabel vient à point nommé. Non seulement le nouveau rapport sur le climat vient d’être publié, mais cette thématique doit aussi s’inscrire dans notre collaboration avec les pays partenaires. Aujourd’hui, notre pays dépense déjà quelque 100 millions d’euros pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique. C’est nécessaire parce que ce sont précisément ces pays qui sont les plus durement touchés, alors que les moyens de se protéger leur font cruellement défaut. »

La conférence a réuni des experts, des représentants d’agences européennes de développement, de la Commission européenne, d’ONG, d’universités, des représentants de pays partenaires mais aussi des bourgmestres de villes secondaires. Ils ont eu l’opportunité de partager leurs expériences et d’étendre leur réseau professionnel. Cette conférence a été organisée par l’agence belge de développement Enabel en collaboration avec le service Climat du SPF Santé publique, la Direction générale Coopération au développement et la Région de Bruxelles-Capitale.

La Ministre de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable, Marie-Christine Marghem, a inauguré la conférence en soulignant que « le rapport sur le climat publié hier par le groupe d’experts des Nations Unies sur le climat constitue un avertissement lancé à l’échelon planétaire et met chacun d’entre nous face à ses responsabilités. »

par -

Trente six mille emplois (36 000) seront perdus à l’horizon 2050 en Tunisie, dans les secteurs de l’agriculture et le tourisme, sous l’effet des changements climatiques.
Ces pertes sont le résultat de la vulnérabilité du littoral tunisien. L’élévation du niveau de la mer de 30 à 50 cm conduira certainement à divers impacts socio-économiques directs et indirects“, a souligné le ministre des Affaires Locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, lors d’une rencontre, organisée mardi, par le PNUD, sur la planification et la résilience côtière.
L’une de nos urgences aujourd’hui est de rechercher les moyens les plus efficaces pour remédier à la dégradation des écosystèmes côtiers vulnérables à cause de la pression des changements climatiques“, a déclaré le ministre à cette occasion.

Dans le secteur de l’agriculture, le ministère de l’Environnement prévoit une perte par submersion d’environ 16.000 hectares de terres agricoles dans les zones côtières basses et d’environ 700.000 hectares de zones bâties.
Pour le tourisme, les changements climatiques engendreront la dégradation de l’activité des hôtels front mer, d’une capacité totale d’environ 30000 lits, à cause du retrait des plages et aussi des infrastructures portuaires et littorales.
Les pertes en capital productif engendrées par ces dégâts s’élève à environ 2 milliards US$ (environ 5,6 milliards de dinars tunisiens). Les pertes en production annuelle sont estimées à environ 0,5% du PIB actuel, provenant essentiellement du tourisme (55%) et de l’agriculture (45%).

La Tunisie prévoit, entre autres mesures prioritaires d’adaptation aux changements climatiques sur le littoral, la réhabilitation et la lutte contre l’érosion côtière.
D’après un diagnostic réalisé par l’Agence de Protection et de l’Aménagement du Littoral (APAL) sur le littoral Tunisien, il y a environ 100 kilomètres soumis à une érosion nécessitant des interventions. Des projets sont déjà en cours de réalisation
Les risques auxquels sont exposés les littoraux dans les pays arabe et africains sont au cœur des travaux de la plateforme Afrique-Arabe sur la réduction des risques de catastrophes, qui se tient, à Tunis, du 9 au 13 octobre 2018, avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

par -

Les gouvernements ont approuvé à Incheon, en Corée du Sud, le rapport sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °Celsius produit par le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 ºC, il faudrait « modifier rapidement, radicalement et de manière inédite tous les aspects de la société », a déclaré le GIEC dans un communiqué publié lundi.

Outre les avantages évidents pour les populations et les écosystèmes naturels, le fait de limiter le réchauffement à 1,5 °C et non à 2 °C permettrait également de faire en sorte que la société soit plus durable et plus équitable, a précisé le GIEC.

Le GIEC est le principal organisme international chargé d’évaluer les activités scientifiques consacrées aux changements climatiques, les conséquences de ces changements, les risques potentiels qui y sont liés, ainsi que les mesures susceptibles d’être prises pour y faire face.

Le rapport du GIEC met en exergue un certain nombre de conséquences des changements climatiques qui pourraient être évitées si le réchauffement était limité à 1,5 ºC, et non à 2 ºC ou plus.

Toute augmentation supplémentaire de la température, aussi minime soit-elle, a son importance

Avec un réchauffement limité à 1,5 ºC, le niveau de la mer à l’échelle de la planète d’ici à 2100, serait, inférieur de 10 cm à celui qui risquerait d’être enregistré s’il était limité à 2 °C. La probabilité que l’océan arctique soit libre de glace en été serait d’une fois par siècle si le réchauffement est limité à 1,5 °C, mais d’au moins une fois tous les dix ans s’il est limité à 2 °C. Avec un réchauffement de 1,5 °C, 70 à 90 % des récifs coralliens disparaîtraient, alors qu’avec un réchauffement de 2 °C, la quasi-totalité (> 99 %) serait anéantie.

« Toute augmentation supplémentaire de la température, aussi minime soit-elle, a son importance, d’autant plus qu’un réchauffement de 1,5 ºC ou plus augmentera le risque associé à des changements pérennes ou irréversibles, tels que la disparition de certains écosystèmes », a déclaré Hans-Otto Pörtner, coprésident du Groupe de travail II du GIEC. « En outre, le fait de limiter le réchauffement planétaire donnerait la possibilité aux populations et aux écosystèmes de s’adapter et de rester en-dessous des seuils de risque pertinents », a-t-il ajouté.

Réduire les émission de gaz à effet de serre de 45% par rapport au niveau de 2010, d’ici à 2030

Les auteurs du rapport ont également étudié les solutions susceptibles d’être mises en œuvre pour limiter le réchauffement à 1,5 ºC, les modalités de leur mise en œuvre et leurs conséquences éventuelles.

« Si l’on regarde le bon côté des choses, certains des types de mesures qui seraient nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5 °C sont déjà mis en œuvre dans le monde, mais il faudrait néanmoins accélérer le rythme », a précisé Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du Groupe de travail I.

Selon le rapport du GIEC, limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C nécessiterait des transitions « rapides et de grande envergure » dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’énergie, de l’industrie, du bâtiment, du transport et de l’urbanisme.

Les émissions mondiales nettes de dioxyde de carbone (CO2) d’origine anthropique devraient être réduites d’environ 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030, et il faudrait atteindre un « bilan nul » des émissions aux alentours de 2050, ce qui signifie que les émissions restantes devraient être compensées en éliminant du CO2 de l’atmosphère.

« Du point de vue des lois de la physique et de la chimie, la limitation du réchauffement planétaire à 1,5 ºC est possible, mais il faudrait, pour la réaliser, des changements sans précédent », a précisé Jim Skea, coprésident du Groupe de travail III du GIEC.

Du point de vue des lois de la physique et de la chimie, la limitation du réchauffement planétaire à 1,5 ºC est possible, mais il faudrait, pour la réaliser, des changements sans précédent

Comme l’indique Priyardarshi Shukla, coprésident du Groupe de travail III, « la limitation du réchauffement planétaire à 1,5 °C et non à 2 °C minimiserait les effets, lourds de conséquence, sur les écosystèmes, la santé et le bien-être des populations, et il serait ainsi plus facile d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) définis par les Nations Unies ».

Le rapport, dont l’élaboration avait été demandée par les Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) lors de l’adoption de l’Accord de Paris en 2015, est le fruit de la collaboration de 91 auteurs et éditeurs-réviseurs issus de 40 pays.

Élément scientifique clé, le rapport du GIEC sera au cœur de la Conférence sur les changements climatiques (COP 24) qui se tiendra à Katowice, en Pologne, en décembre et lors de laquelle les gouvernements feront le point sur l’Accord de Paris sur les changements climatiques conclu en 2015.

« Selon le nouveau rapport du GIEC, il n’est pas impossible de limiter le réchauffement climatique à 1,5ºC. », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, sur Twitter après la publication du rapport.

« Mais il faudra une action pour le climat urgente, sans précédent et collective dans tous les domaines. Il n’y a pas de temps à perdre », a prévenu le chef de l’ONU.

par -

Réunis à Incheon, en Corée du Sud, les délégués de 195 pays se penchent depuis lundi sur le dernier rapport des scientifiques du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Les experts de cet organe des Nations Unies chargé d’évaluer les travaux scientifiques consacrés aux changements climatiques ont passé en revue des milliers d’études parues ces dernières années. Dans leur dernier rapport intitulé Réchauffement de la planète à 1,5°C, ils détaillent les conséquences attendues d’un réchauffement de la planète à plus de 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels et « les risques associés à une telle augmentation de la température».

« La science nous avertit de la gravité de la situation, mais la science aussi, et particulièrement au sujet de ce rapport spécial, nous aide à comprendre les solutions à notre disposition », a déclaré le président du GIEC, Hoesung Lee. « Ensemble, nous produirons un résumé clair, et solide à l’intention des décideurs politiques, qui répond à l’invitation des gouvernements il y a trois ans tout en respectant l’intégrité scientifique du GIEC », a-t-il ajouté à Incheon, à l’ouverture des travaux.

Fin 2015, lors de l’adoption de l’Accord de Paris, le GIEC a été chargé de produire un rapport spécial afin de documenter les implications d’un réchauffement à plus de 1,5 degré Celsius. Et ce avec une échéance précise : fin 2018, date à laquelle les pays sont invités à revoir à la hausse leurs ambitions de réduction des gaz à effet de serre, dans le cadre des négociations de l’ONU sur le climat, qui se tiendront début décembre, à Katowice, en Pologne. Une fois adopté, le rapport devrait être rendu public lors d’une conférence de presse le 8 octobre.

Le GIEC a vu le jour en 1988 sous les auspices de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Son mandat consiste à fournir des évaluations susceptibles d’orienter les politiques sur la question du changement climatique.

Avec les contributions bénévoles de milliers de climatologues, spécialistes de l’atmosphère, océanographes, mais aussi d’économistes et d’experts du développement, le GIEC continue de jouer un rôle-clé dans la prise de conscience de l’ampleur du changement climatique. Ses rapports ont largement contribué à inciter les gouvernements à adopter et mettre en œuvre la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

par -
Climat : De 7 à 15 Milliards $ par an d'ici 2020 pour aider l'Afrique

La première table ronde des partenaires de l’Initiative d’Adaptation pour l’Afrique (AAI) (http://AfricaAdaptationInitiative.org/rt/) aura lieu le lundi 24 septembre 2018, de 10h30 à 11h30 à New-York dans la salle de conférence 5 du Secrétariat de l’ONU, en marge de la 73ème Assemblée générale des Nations Unies (AGNU).

Elle est co-organisée par le gouvernement gabonais, au nom du Comité des Chefs d’État et de Gouvernement Africains sur les Changements Climatiques (CAHOSCC) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Plus de 40 dirigeants dont Mme Patricia ESPINOSA, Secrétaire exécutive de la Convention Cadre  des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), M. Eric SOLHEIM, Administrateur du PNUE, Josefa Leonel Correia SACKO, Commissaire de l’Union Africaine, Pierre GUISLAIN, Vice-président de la Banque Africaine de Développement, pays et organisations, ont confirmé leur participation à cette importante réunion.

Ce sera l’occasion d’examiner les mesures les plus efficaces pour aider à combler l’écart d’adaptation en Afrique, que les experts estiment entre 7 et 15 milliards de dollars par an d’ici 2020, et qui augmentera par la suite.

Bien que tous les pays africains investissent d’importantes ressources nationales dans leur propre réponse aux changements climatiques, par le biais de leurs contributions déterminées au niveau national, il existe encore un écart important qui nécessite un soutien international en termes de financement, de développement, de transfert de technologies et de renforcement des capacités.

Chaque jour, les pays africains doivent faire face aux impacts négatifs du changement climatique sur l’agriculture, l’eau, l’accès aux ressources naturelles et des millions de personnes luttent pour s’adapter aux effets néfastes de l’érosion côtière, des inondations, de la désertification et de la dévastation causée par des phénomènes météorologiques extrêmes. Ces multiples conséquences du changement climatique font de l’adaptation la priorité de l’Afrique.

En tant que Coordonnateur en exercice du CAHOSCC et champion de l’IAA, le Président du Gabon, S.E. Ali BONGO ONDIMBA, a réaffirmé son engagement à accélérer les mesures d’adaptation au changement climatique en Afrique, travaillant avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en vue de mobiliser 5 millions de dollars à travers cette table ronde pour appuyer le programme de travail triennal de l’IAA.

« L’Afrique avec ses moyens déploie sans hésiter toute son énergie pour combattre le cancer du développement moderne qu’est le changement climatique. Cela doit donc conduire nos partenaires à mobiliser sans relâche leurs efforts, conformément aux engagements continuellement répétés mais encore insuffisamment implémentés. J’invite donc tous nos partenaires à rejoindre le train de la transformation pour relancer le momentum de Paris et transformer nos mots en actes. Car comme je le dis depuis Paris, le coût de l’Inaction sera plus important et plus lourd que celui de l’Action ».

a déclaré S.E.M. ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Coordonnateur du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement Africains sur les Changements Climatiques.

par -

A trois mois de la COP 24, des pourparlers de l’ONU sur le changement climatique organisée à Bangkok, en Thailande, se sont conclus dimanche sur un constat mitigé : les progrès sur les directives de mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat sont inégaux.

Pour la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), il ne fait aucun doute : ces lignes directrices – qui font l’objet de négociations depuis deux ans – sont nécessaires pour que l’Accord de Paris fonctionne de manière équitable et transparente pour tous.

L’objectif fixé est une adoption de ces directives lors de la conférence annuelle sur le changement climatique (COP24) qui se tiendra à Katowice, en Pologne, en décembre prochain.

« À Bangkok, les progrès ont été inégaux en ce qui concerne les éléments du régime de lutte contre le changement climatique que les pays s’efforcent de mettre en œuvre », a déclaré Patricia Espinosa, la Secrétaire exécutive de l’ONU sur le changement climatique à la clôture des pourparlers qui se sont tenues depuis une semaine dans la capitale thaïlandaise. « Cela souligne le besoin urgent de poursuivre le travail dans les semaines à venir », a-t-elle souligné alors que la COP 24 ouvre ses portes dans moins de trois mois.

Accroître l’action climatique, notamment l’appui aux pays en développement

Les directives de l’Accord de Paris, que les Etats s’efforcent de mettre en œuvre, comprennent une action renforcée dans la lutte contre l’impact du changement climatique et un soutien accru et transparent aux actions des pays en développement sous forme de financement, de coopération technologique et de renforcement des capacités.

Les dispositions à mettre en œuvre incluent également l’objectif de limiter l’augmentation de la température mondiale au cours du 21e siècle à moins de 2 degrés Celsius, tout en poursuivant les efforts pour limiter l’augmentation à 1,5 degré Celsius grâce à des réductions d’émissions transparentes et ambitieuses.

« En préparation de la COP 24, il sera essentiel de parvenir à un équilibre entre toutes les questions. Ceci est important car toutes les parties du régime doivent fonctionner ensemble de manière interconnectée », a souligné Mme Espinosa.

Dans la capitale thaïlandaise, les gouvernements ont négocié sur comment concrétiser les contributions et responsabilités des pays développés et ceux en développement dans l’action climatique, tout en prenant en compte les différentes situations propres à chacun d’entre eux.

Accord de Paris : « un équilibre délicat pour rassembler tous les pays »

Parmi les importantes préoccupations soulevées lors des pourparlers de Bangkok : la communication transparente et régulière des actions, ainsi que la manière de parvenir à une clarté totale sur le financement climatique à court et à long terme.

« L’Accord de Paris établit un équilibre délicat pour rassembler tous les pays. Nous devons reconnaître que les pays ont des réalités différentes chez eux. Ils ont différents niveaux de développement économique et social qui mènent à des situations nationales différentes », a déclaré Mme Espinosa. « Cela doit se refléter dans les directives de mise en œuvre de l’Accord de Paris. Cela nécessite une solution politique, mais le temps presse. Les dirigeants doivent s’engager et aider à résoudre ces problèmes bien avant la COP24 », a-t-elle exhorté.

Action climatique : « Cela nécessite une solution politique, mais le temps presse. Les dirigeants doivent s’engager et aider à résoudre ces problèmes bien avant la COP24 » – Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la CCNUCC

Cette année, le monde a des vagues de chaleur, des feux de forêts, des sécheresses et des inondations records à travers le monde, avec des conséquences dramatiques : de nombreux décès, des moyens de subsistance anéantis et des infrastructures coûteuses perdues dans de vastes zones du monde développé et en développement.

« Il est clair que nous devons intensifier l’action climatique de manière significative. À l’évidence, la mise en œuvre intégrale de l’Accord de Paris est le moyen de le faire d’une manière équilibrée et coordonnée qui ne laisse personne de côté. Le secrétariat (de la CCNUCC) est prêt à entièrement aider les pays à atteindre cet objectif important », a souligné Mme Espinosa.

Lundi, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, doit s’exprimer sur la question du changement climatique depuis le siège de l’ONU à New York, à deux jours de la tenue du Sommet mondial sur l’action climatique à San Francisco, en Californie.

par -

Deux accords de partenariat ont été signés, mardi 29 mai 2018, à Tunis entre des organismes agricoles tunisiens et français, pour appuyer à la mise en œuvre du Programme d’adaptation au changement climatique dans les territoires vulnérables (PACTE) dans les gouvernorats de Bizerte, le Kef, Kairouan, Siliana et Sidi Bouzid, moyennant une enveloppe de 50 millions d’Euros (environ 150 millions de dinars).
Financé par l’Agence Française de Développement (AFD), ce programme, dont la durée est estimée à 6 ans à partir de 2018, a pour finalité de contribuer aux efforts déployés par le gouvernement tunisien pour développer les territoires vulnérables et particulièrement sensibles écologiquement et socialement.

Ces deux accords visent à améliorer la capacité du ministère tunisien de l’Agriculture à conduire des projets de développement rural intégré équilibrant l’intérêt général et les intérêts particuliers. Ils visent également à concevoir et accompagner l’émergence et la structuration progressive d’un réseau de plateformes de concertation et de planification du développement territorial impliquant une diversité d’acteurs du niveau central au niveau local organisés en un réseau de production et de partage de connaissances sur le territoire .
Il s’agit, en plus, de proposer, de planifier stratégiquement et de mettre en œuvre d’actions et d’investissements liés à la gestion des ressources naturelles.
Les actions des deux accords, qui seront réalisés sur une période de 3 ans et demi, seront financés à travers un don de l’AFD d’environ 1,170 millions euros et une contribution du Fonds français international pour l’environnement (FFEM) à hauteur de 1,620 millions euros.

par -

Le stress hydrique, la sécheresse, les déficits pluviométriques successifs ces dernières années, le niveau des réserves en eau et des barrages, on en parle beaucoup en Tunisie et pas depuis peu. Et pour cause : c’est un fait admis par tous les experts en la matière, notre pays fait partie des nations les plus impactées par les effets du changement climatique. Et pour ceux qui en doutaient encore, les dernières données sur les réserves en eau et le stock des barrages sont sans appel : Il y a bel et bien péril en la demeure. Alors l’ITES (Institut Tunisien des Etudes Stratégiques) a travaillé sur la question et pondu un rapport intitulé “Gestion des ressources en eau en Tunisie : Bilan et Perspectives“. Un volumineux document où il y a à boire et à manger pour comprendre les tourments actuels et ceux à venir du pays du jasmin. Mais un document où il y a surtout des pistes et des solutions pour atténuer le mal, à défaut de pouvoir le freiner complètement.

L’ITES commence par poser le cadre de la réflexion, qui n’a rien de rassurant : “La Tunisie fait partie du groupe de pays du sud de la Méditerranée où les ressources en eau constituent l’un
des biens environnementaux les plus menacés. Elle subit une pluviométrie irrégulière et demeure très vulnérable à la ressource en eau. De plus l’accroissement démographique, rurbanisation de la population et le développement économique poussent la demande à ta hausse de sorte que l’eau devienne une ressource de plus en plus rare.
Son potentiel hydrique est modeste. Environ le quart de ces ressources proviennent des nappes fossiles et sont, de ce fait, épuisables. Les ressources renouvelables subissent, elles, les effets d’un climat contraignant et qui risque de le devenir encore plus avec les changements climatiques. Aussi bien les ressources renouvelables que les ressources fossiles souffrent d’une pression humaine croissante et de défis socio-économiques nombreux. Elles sont très fragiles et très menacées. Sans une gestion durable, elles risquent de devenir un freinsérieux au développement.


Cependant, les ressources en eau ont presque atteint leur seuil critique. Les eaux de surfaces sont totalement mobilisées ou presque, les eaux des nappes profondes, fossiles et non renouvelables le sont en grande partie et risquent d’atteindre leurs limites d’exploitation quand ce n’est déjà le cas. Enfin, les eaux des nappes phréatiques largement accessibles à la population par des moyens traditionnels sont déjà en grande partie surexploitées et ce, dans la plupart des régions du pays”.

Le diagnostic actuel

Le rapport de l’ITES indique que “la variabilité climatique qui ne cesse de se confirmer à travers le dérèglement de l’avènement des pluies d’automne et dans les températures saisonnières, se traduit par un important impact négatif sur les régimes climatique et hydrologique du pays. Les extrêmes climatiques plus fréquents avec le dérèglement de la périodicité saisonnière, imposent une nouvelle vision dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau, la protection de l’infrastructure économique et la gestion des pénuries.
Les études préliminaires menées par les Ministères de l’Agriculture et des ressources hydrauliques (2007) ont montré que la Tunisie subira d’ici 2050, une élévation de la température moyenne de 1° à 3° C, une diminution de la moyenne pluviométrique de 10 à 20%, et une accentuation de la variabilité climatique, particulièrement la durée de la sécheresse et l’ampleur des inondations.

L’installation d’un observatoire et/ou d’un système de veille devient ainsi nécessaire pour un meilleur suivi du climat. Ce suivi est une mesure indispensable pour la maitrise des variations des régimes des pluies et des écoulements de surface ; ainsi que pour l’appréhension de l’évolution des réserves en eau des aquifères souterrains“.

Les remèdes

Les horizons pour sortir de cette situation angoissante, il y en a, et beaucoup d’après l’étude de l’ITES. Il y en a même à un niveau insoupçonné, que sans doute seuls les initiés connaissent. “Le réservoir de Saouaf d’épaisseur environ 250 m a une longueur environ 8 km et une largeur environ 7 km.
Ce réservoir a un volume de 14 milliards m3 et une porosité de l’ordre de 10%. L’estimation de l’eau contenue dans le réservoir de Saouaf en supposant que l’eau occupe 80% des vides montre des quantités d’eau très importantes qui atteignent 1,12 milliard m3.

Le réservoir de la Formation Beglia est caractérisé par une épaisseur moyenne 600 m, une longueur de 20 km et une largeur de 8,5 km. Le volume total de ce réservoir est de l’ordre 102 milliards m3. Le volume des vides qui sont issus de la porosité inter-granulaire et la fracturation, peut atteindre 12%.
Les ressources en eau estimées dans le réservoir de la Formation Beglia sont environ 9,7 milliards m3, en supposant qu’un volume de 80% des vides seulement est rempli par l’eau.

Le réservoir du membre El Houaria possède un volume total d’environ 120 milliards m3
(une épaisseur moyenne de 600 m, une longueur de 20 km et une largeur de 10 km).
Ce réservoir est caractérisé par une porosité inter-granulaire peu importante et par un nombre important de fractures dont le volume des vides est de l’ordre 6%. Le volume des vides contenant de l’eau est estimé au minimum à 3,6 milliards m3.

Le membre de Korbous contient deux réservoirs d’épaisseur 200 m pour chaque réservoir et qui s’étendent sur une longueur de 15 km et une largeur de 11,5 km. Le volume total de chaque réservoir est de l’ordre de 34,5 milliards m3. Avec un volume des vides d’environ 6%, les volumes des ressources en eau contenues dans chaque réservoir sont estimés au minimum à 1 milliard m3.
La profondeur maximale de ces réservoirs est comprise entre -800 m et -3000 m par rapport au zéro de la mer.

Le Cap Bon constitue un très grand réservoir d’eau pour la Tunisie. En effet le volume des ressources en eau contenu dans les différents réservoirs souterrains du bassin de Taklesa est estimé à 15,42 milliards m3. Le bassin de Dakhla, le deuxième important bassin du Cap Bon, est presque semblable de point de vue réserves en ressources en eau souterraines.

Les enseignement qu’il faut tirer

Ce que l’ITES conclue de tout cela, c’est que “la Tunisie possède des réserves en eau souterraines de très grand potentiel qui peuvent résoudre le problème de la demande intense et croissante de l’eau. L’estimation du volume de ces réserves nécessite d’avoir une bonne connaissance sur la géométrie et la répartition spatiale de leurs réservoirs.

“L’intégration des nouvelles technologies dans la gestion des ressources en eau en Tunisie doit faire l’objet d’une priorité nationale pour assurer une meilleure gestion et utilisation de cette ressource. L’état doit s’engager à un programme national de développement des technologies de l’eau en renforçant les dispositions financières et techniques pour la recherche scientifiques dans ce domaine et dans le cadre de la stratégie nationale « Tunisie Numérique », ainsi que mettre un objectif ultime qui permet de rendre notre pays un leader mondial dans le domaine de la technologie des eaux”.

Rapport

par -

Selon la FAO, des pluies insuffisantes et des températures élevées ont entraîné un stress hydrique et nuisent au développement des cultures dans plusieurs régions d’Afrique australe.

Si les stocks céréaliers de la région sont amples, la vague de chaleur et les pluies irrégulières tombées quelques temps plus tôt pendant la saison annoncent de nombreux risques pour les rendements agricoles et pourraient avoir pour effet d’aggraver l’impact de la chenille légionnaire d’automne.

Selon une nouvelle alerte spéciale lancée par le Système mondial d’information et d’alerte rapide (SMIAR),  la diminution des récoltes «aura probablement pour conséquence d’intensifier l’insécurité alimentaire en 2018 et donc de grossir les rangs des personnes ayant besoin d’aide».

En Afrique australe, la production de maïs a atteint un nouveau record en 2017, un développement bien accueilli après une forte chute de la production l’année précédente causée par le phénomène climatique El Niño. En 2018, la production céréalière dans la sous-région devrait diminuer, en raison des pluies irrégulières et d’une vague de sécheresse plutôt intense en janvier.

Cette alerte intervient alors que le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, qui s’exprimait depuis Khartoum, a insisté sur l’importance de renforcer la résilience des communautés – en particulier en Afrique – afin d’atteindre l’objectif Faim Zéro.

L’insécurité alimentaire appelée à augmenter

D’après le SMIAR, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans la sous-région est appelé à augmenter en 2018 et a donc inversé la tendance à la baisse signalée l’année dernière.

En 2016, la  baisse de la production alimentaire en raison du phénomène El Niño a fortement contribué à augmenter le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans la sous-région. Au Malawi, près de 6,7 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire, tandis qu’elles étaient un peu plus de 4 millions au Zimbabwe. Selon des estimations officielles, la relance de la production céréalière sous-régionale, qui a atteint un niveau record en 2017, a permis de nettement diminuer les chiffres liés à l’insécurité alimentaire, avec notamment une baisse de 90 pour cent.

En 2017, la production de maïs a augmenté de 43 pour cent, dépassant la moyenne établie récemment, tandis que pour la première fois en cinq ans, la production sous-régionale a dépassé les quantités nécessaires à la consommation domestique, et ce, même en excluant l’Afrique du Sud, l’un des principaux exportateurs de maïs sur le continent. La plupart des pays ont donc pu renflouer leurs stocks. Ces stocks de plus grande ampleur devraient donc en partie compenser les effets de la baisse de production à venir. Les prix locaux du maïs, actuellement faibles sur une base annuelle, annoncent également des conditions d’approvisionnement propices.

Au niveau des ménages, d’après le SMIAR, de nombreux petits exploitants agricoles et familles rurales tentent toujours de se relever après les pertes entraînées par la grave sécheresse provoquée par le phénomène climatique El Niño et risquent de connaître une récession. Cela est particulièrement le cas lorsque les récoltes de 2017 ont été insuffisantes, comme à Madagascar.

Cela devrait également être le cas dans les zones où les conditions climatiques ont été défavorables, tel que dans certaines régions du Lesotho, dans le sud et le centre du Mozambique, à l’ouest de l’Afrique du Sud, dans le sud de la Zambie et du Mali, à l’est du Zimbabwe et au sud-ouest de Madagascar.

Les tendances liées aux précipitations sont également importantes par rapport au problème de la chenille légionnaire d’automne, une espèce invasive qui a maintenant été détectée dans tous les pays de la sous-région, sauf au Lesotho et sur l’île Maurice. Alors que de fortes pluies sont récemment tombées sur certaines localités et pourraient avoir contribué à la propagation du ravageur, la vague générale de sécheresse à venir pourrait également contribuer à le propager et à exacerber son impact dans les champs.

par -

La Tunisie ne sera pas épargnée par les conséquences du changement climatique, même si elle commence, dès aujourd’hui, à réduire considérablement, les émissions des gaz à effet de serre, a déclaré l’expert national Nidhal Attia.
Intervenant, mardi 27 février 2018, à un séminaire sur “Le changement climatique en Tunisie : gestion des impacts“, Attia a souligné la nécessité de prendre en considération le facteur prévention, de contribuer aux efforts internationaux (rejoindre la vague mondiale de lutte contre le changement climatique) et être prêt à gérer les éventuels impacts (adaptation).

Parmi ces impacts sur la Tunisie, l’expert a évoqué une baisse de 28% des ressources en eau à l’horizon de 2030, alors que notre pays est déjà en situation de stress hydrique. Le littoral va aussi être sérieusement touché par le changement climatique (érosion, retrait de la ligne des côtes, salinisation des nappes côtières et submersion des terres agricoles dans les zones côtières).
L’agriculture va aussi être impactée par les effets du changement climatique et la production agricole va régresser, ainsi que le secteur de la santé (apparition de maladies résultant de la pollution de l’eau et des maladies respiratoires)“.
Si le littoral est touché par les effets du changement climatique, le tourisme balnéaire sera également menacé. En plus, les deux tiers du territoire tunisien seront touchés par la désertification” a fait savoir l’expert.
Attia a rappelé par ailleurs que “la Tunisie a ratifié, en octobre 2017, l’accord de Paris sur le changement climatique et dispose de plusieurs stratégies et rapports sur l’adaptation et la lutte contre le changement climatique“, soulignant “la nécessité de les mettre aujourd’hui en application“.
Il a dans ce cadre relevé l’urgence de désigner une entité qui se chargera du dossier du changement climatique, de l’harmonisation et de la concrétisation des stratégies sectorielles.

Le ministre des affaires locales et de l’environnement, Riadh Mouakhar, a indiqué que la Tunisie doit établir une politique permettant la concrétisation et l’harmonisation des politiques des différents départements en matière d’adaptation et de lutte contre le changement climatique (transport, énergie, santé….).
Il a réitéré par ailleurs que son département dispose de trois stratégies majeures, à savoir la stratégie de développement durable, de changement climatique et l’économie verte, inscrites au plan de développement 2016/2020, tout en les jugeant insuffisantes car il faut, aussi, élaborer des stratégies sectorielles.
Rappelant que la CNDD, la Commission Nationale de Développement Durable, présidée par le Chef du Gouvernement et regroupant tous les secteurs dont le secteur privé, ne s’est pas réunie, depuis 2009, il a indiqué que son département a appelé cette commission à concrétiser ces stratégies.

De son côté, le ministre de la santé, Imed Hammemi, a rappelé que le changement climatique entraine des risques importants sur la santé de l’homme, citant à titre d’exemple la leishmaniose, la fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et la fièvre de nil occidental.
Il a fait savoir dans ce sens que son département œuvre au développement de la médecine préventive via des études prospectives et coopère avec le ministère des affaires locales et de l’environnement pour élaborer une stratégie nationale d’adaptation du secteur de la santé, face aux changements climatiques.
Cette stratégie est basée notamment sur le renforcement du contrôle des maladies et épidémies causées par le changement climatique et le développement des capacités en terme de détection précoce des épidémies.
Il a rappelé par ailleurs la création de l’Observatoire National des Maladies Nouvelles et Emergentes chargé de collecter et d’analyser les données relatives à ces maladies, de la réalisation des travaux de recherche et des études et du suivi de la situation épidémiologique internationale…

par -

Le “One Planet Summit “a donné l’occasion à la France d’initier de nouvelles actions et de prendre des engagements qui consistent, essentiellement, à amplifier le financement de l’adaptation au changement climatique et la résilience.
Le pays prévoit, ainsi, de mobiliser 1,5 MD€/an en 2020, pour l’adaptation au dérèglement climatique dans les pays en développement en guise de solidarité avec les pays les plus vulnérables.
Il s’engage aussi à mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat en encourageant les lauréats de l’initiative ” Make Our Planet Great Again ” lancée par le président français, Emmanuel Macron, en juin dernier à mieux comprendre l’impact du changement climatique, mais aussi à travers la création d’un Observatoire spatial du climat et le soutien au projet Polar Pod, porté par le Dr Jean-Louis Etienne.

1 M€ par an, c’est le montant de la contribution supplémentaire de la France au budget de fonctionnement du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), jusqu’en 2022. Cela représente, selon les années, jusqu’à 15% du budget.
La France s’est également engagée à accélérer la transition vers une économie décarbonée. Elle compte ainsi atteindre la neutralité carbone en 2050. Elle participe par ailleurs à la Coalition des pays, villes et acteurs privés s’engageant vers la neutralité carbone et s’engage à créer deux nouvelles facilités par l’Agence Française de Développement (AFD) pour aider des pays partenaires à mettre en place une trajectoire de développement résiliente et bas carbone à l’horizon 2050. Il s’agit aussi d’établir des plans de financement pour mettre en œuvre les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. Les premiers pays à en bénéficier seront le Niger, les Comores et la Tunisie.

En matière d’énergies renouvelables, la France s’est engagée à accélérer le développement de ces énergies propres et à arrêter la production d’électricité à partir de charbon d’ici la fin du quinquennat. Elle s’engage également à voter la loi ” hydrocarbures ” avant la fin de l’année. Cette loi interdit tout nouveau permis d’exploration et de recherche d’hydrocarbure et planifie la fin de la production d’ici 2040 et l’augmentation du recours aux garanties publiques afin de développer les énergies renouvelables dans les pays en développement.
Le pays envisage aussi d’adopter un prix du carbone compatible avec l’Accord de Paris. Un objectif qui sera atteint par l’adoption d’une trajectoire ambitieuse d’augmentation du prix du carbone applicable à la consommation d’énergie fossile : 44€/tonne en 2018, 65€/tonne en 2020 et l’engagement, aux côtés de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suède, à étudier l’augmentation du prix du carbone européen dans certains secteurs.

Il envisage ainsi de mobiliser des investisseurs pour le climat à travers la signature d’une charte par toutes les institutions financières publiques, mais aussi par l’Etat actionnaire, qui s’engage à assurer la cohérence de leurs activités avec les objectifs de l’Accord de Paris, la Promotion des produits d’épargne verte et responsable auprès des épargnants français, la mise en place d’un conseil d’évaluation des obligations vertes françaises afin de contrôler le reporting sur les impacts environnementaux des dépenses éligibles.

par -

La Tunisie a signé, lundi matin, à Paris, en marge du sommet international sur le climat “one planet summit”, un accord avec l’Agence Française de développement (AFD) pour l’adaptation au changement climatique d’une valeur de 2 millions d’euros, soit 5,170 millions de dinars (MD).
Riadh Mouakher, ministre des affaires locales et de l’environnement, a indiqué, dans une déclaration, à l’Agence TAP, que la Tunisie a été le 4ème pays à signer cet accord avec l’AFD, lequel va concerner 15 pays pour un montant global de 30 millions d’euros (88 MD).
L’accord s’articule autour de 3 axes: primo, l’appui à la gouvernance “climat”, des pays via des activités de renforcement des capacités pour la mise en oeuvre et le suivi des CDN (contribution nationale déterminée).
Secondo, le soutien à la déclinaison de cette contribution en des politiques sectorielles principalement, dans le domaine de l’adaptation au changement climatique.
Tertio, l’accord concerne l’appui à la préparation de projets et programmes “climat”, structurants, via le financement d’études de pré-faisabilité, principalement dans le domaine de l’adaptation au changement climatique.
Mouakher a précisé que cet accord va nous permettre de bénéficier d’un appui technique pour préparer les dossiers de financement des projets d’adaptation au changement climatique de la part du fonds vert pour le climat et d’autres bailleurs de fonds dans ce domaine.

par -

La Journée de l’Afrique, célébrée le 15 novembre au cœur de la COP23 à Bonn, a été le tremplin du lancement officiel de l’Africa NDC Hub, la Plateforme africaine pour les contributions déterminées au niveau national (CDN). Cette initiative de la Banque africaine de développement (BAD) ralliée par une dizaine de partenaires a pour objectif d’aider les 54 pays d’Afrique à remplir leurs engagements vis-à-vis de l’Accord de Paris – autrement dit à mettre en œuvre leurs CDN respectives –, sans négliger pour autant les priorités de développement qui sont les leurs.

« Cette plateforme est une réponse à la demande de plusieurs pays africains », a déclaré Amadou Hott, vice-président de la BAD en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Changement climatique et de la Croissance verte, en dévoilant cette nouvelle initiative face à un parterre de chefs d’Etat, ministres, décideurs et représentants de la société civile – entre autres – venus de tout le continent. Il faut y voir « l’opportunité d’accélérer l’investissement dans l’action climatique en Afrique à travers les CDN », a-t-il ajouté, car « elle va permettre « une meilleure coordination entre les partenaires, pour fournir une réponse collective et efficace », pour et par l’Afrique toute entière.

L’Africa NDC Hub devrait aider à catalyser des financements concessionnels en faveurs de projets climatiques en Afrique qui, à leur tour, aideront à lever des financements privés. Une initiative des plus opportunes, quand l’on sait que 4 000 milliards de dollars américains sont requis pour mettre en œuvre les CDN, d’après de récentes études.

Si les 54 pays d’Afrique ont signé l’Accord de Paris – ratifié par 43 d’entre eux –, et que 53 ont soumis et ratifié leurs CDN (la Libye exceptée), 85 % de ces CDN sont conditionnées à une aide financière extérieure – et seuls 15 % reposent sur leurs budgets nationaux. L’Afrique est déjà le parent pauvre des flux de la finance climatique mondiale, captant moins de 5 % du total. Aussi l’annonce de cette nouvelle plateforme a-t-elle été accueillie avec faveur.

A ce jour, l’Africa NDC Hub compte 10 autres partenaires que la BAD : la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), l’Agence de planification et de coordination du NEPAD, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) et le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

par -

Gael Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement, a affirmé lors d’une conférence sur les conséquences économiques et sociétales du changement climatique en Tunisie, avec pour thème “Quand seuls les palmiers dattiers pousseront au Nord de Tunis”, que les efforts faits par la Tunisie pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas suffisants. Il a ajouté que notre pays ne pourra pas se soustraire aux répercussions du changement climatique provoqué par la hausse des émissions au niveau mondial.

D’après l’économiste, pour minimiser l’impact négatif des phénomènes climatiques, qui affecteront d’abord les plus pauvres, il faut investir dans l’adaptation aux effets du changement climatique. Et de préciser que les projets identifiés par le gouvernement tunisien ne manquent pas : mettre en place un système de veille climatique et d’alerte précoce, lancer un mécanisme d’assurance contre les aléas climatiques, protéger les zones touristiques contre l’avancée de la mer, optimiser la gestion des ressources en eau ou encore conserver et protéger le patrimoine génétique local pour adapter les cultures aux changement climatiques.

par -

Du 17 au 20 octobre 2017, la ville de Praia (Cap-Vert), accueille le quatrième Forum mondial sur le Développement Economique Local (DEL).

Près de 1500 participants de 120 pays sont attendus à cette rencontre organisée par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), CGLU (Cités et Gouvernement Locaux Unis), l’OIT (l’Organisation International du Travail), le FAMSI (Fonds andalou des municipalités pour la solidarité internationale) et ORU-FOGAR. CGLU Afrique (APO.af/bY6a4J), l’organisation faitière des collectivités territoriales du continent va participer à cette manifestation avec une forte délégation présidée par le secrétaire général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Le forum constitue un lieu d’échange sur le développement économique local. Le thème de la 4ème édition du forum porte sur « les contributions du développement économique local à la mise en œuvre du programme de développement de 2030 ». Il vise en particulier à proposer des orientations et des principes d’action pour concrétiser la mise en œuvre de l’ODD 8 : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous (APO.af/AJ9Wrc) et l’ODD 17: Partenariats pour la réalisation des objectifs (APO.af/ZqE2cu).

Un accent particulier sera mis sur « la réduction des inégalités par le développement économique local », précise la fiche de présentation du comité d’organisation.

Le Forum verra notamment la participation du Président de la République du Cap-Vert, du Premier ministre du Cap-Vert, ainsi que des ministres de Côte d’Ivoire, Angola, Mauritanie, Bolivie, ainsi que de nombreux élus locaux et régionaux d’Afrique et d’autres régions du monde.

Au cours du Forum, CGLU Afrique organise deux sessions le 18 octobre 2017.

La première intitulée « Changement climatique et DEL : Comment atténuer les effets du changement climatique tout en favorisant le développement économique local ? », se focalisera sur les opportunités économiques qu’offre la lutte contre les changements climatiques pour les populations y compris les plus pauvres,  en prenant appui sur les bonnes pratiques de certaines villes africaines, notamment celle de Porto-Novo avec le projet Songhai  mis en œuvre au Benin (APO.af/dkxxkJ), et sur l’expérience des 11 villes pilotes Parties à la Convention des Maires pour l’Afrique Sub-Saharienne (APO.af/ga4RM6).

La deuxième session intitulée « économie informelle entre régularisation et accès pendant des phases de transition », mettra en lumière les questions à se poser quant à la prise en compte du secteur informel dans les stratégies de développement économique local et les réponses qui y sont apportées par les collectivités locales d’Afrique et d’ailleurs.

Consultez les positions clés des gouvernements locaux et régionaux sur le développement économique local ici: (APO.af/7rPXoJ).

Pour en savoir plus sur le forum cliquer ici: (APO.af/2C9jJV).

Pour plus d’information sur le DEL en Afrique accéder ici: (APO.af/PSCJeB).

par -

Dans l’indifférence générale, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a voté hier lundi 17 octobre 2016, lors d’une séance plénière, l’accord de Paris sur le changement climatique. Il faut, tout de même, se réjouir du fait que les députés y sont allés gaiement avec 135 voix pour, et aucune abstention ou opposition. Il est vrai que la Tunisie n’avait pas le choix non plus car la France, un des grands artisans de cet accord sans précédent et sur qui on compte énormément pour faire réussir la Conférence internationale sur l’investissement et convaincre les Européens de décaisser les 20 milliards d’euros du Plan Marshall, verrait d’un très mauvais oeil la défection du Parlement tunisien. Ou un vote à minima.

Mais si on regarde du côté des médias ou des citoyens, l’affaire n’a presque pas fait un pli, une vague, alors qu’elle est d’importance ! Pour paraphraser le célèbre coup de semonce du président français Jacques Chirac, à l’assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud : “notre maison brûle”, et les Tunisiens regardent “ailleurs”. Certes l’agitation autour de la loi de finances 2017, les bravades de l’UGTT qui veut en découdre avec Youssef Chahed, les bisbilles au sein de Nidaa Tounes ou les savantes contorsions d’Ennahdha ne laissent que très peu de place à autre chose, mais que sont tous ces événements à côté des bouleversements climatiques ? Des broutilles. Sans cadre de vie, rien n’a de sens, et c’est justement notre cadre de vie qui est menacé par le réchauffement climatique. Par ailleurs la Tunisie, et ce sont les rapports internationaux qui le disent, fait partie des pays qui seront les plus affectés par ce phénomène. On en voit déjà les effets tangibles avec des sécheresses sans précédent ces dernières années.

Il faut ajouter, à la décharge des citoyens, que les pouvoirs publics tunisiens n’avaient pas fait de la pédagogie en la matière une priorité. La donne est peut-être en train de changer car on ne peut plus planquer les problèmes sous le tapis et enfouir la tête dans le sable. C’est fini cette époque…

Mieux vaut tard que jamais

Le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a déclaré que l’accord de Paris lie de fait tous les États et permet de situer les responsabilités en faisant en sorte que les pays qui ne sont pas responsables du réchauffement climatique bénéficient de transfert technologique et de financement des projets de la part des pays pollueurs. Le principe du pollueur payeur quoi, qui s’applique déjà aux entreprises dans les nations avancées.

Mouakher a ajouté que tous les État sont astreints à une contribution à hauteur de 28%, rappelant que l’accord entre en vigueur une fois que 55% des États l’ont adopté, sachant que 80 Etats l’ont déjà ratifié.
Il a précisé que les propositions mises sur la table par la Tunisie pour obtenir 20 milliards de dollars ne sont pas toutes claires mais que le ministère fera de son mieux pour décrocher plus de subventions pour l’adaptation du secteur agricole au phénomène du changement climatique. Toutefois il a indiqué que ce pactole n’est pas acquis et qu’il faudra de toute façon que la Tunisie ponde des projets bien définis, prioritaires et finançables pour voir la couleur de cet argent.

Autre annonce du ministre, et de taille : Une administration chargée du dossier climatique sera mise sur pied. Reste à savoir si cette instance ne sera pas une coquille vide, juste pour faire bonne figure et capter les flux de financements…

La COP 22 et ses retombées

A signaler que dans son plan national soumis aux Nations-Unies en marge de la COP 21, la Tunisie se donnait pour ambition de “réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs (énergie, procédés industriels, agriculture, forêt et autres utilisations des terres, et déchets) de manière à baisser son intensité carbone de 41% en 2030 par rapport à l’année de base 2010”. Le pays dispose déjà d’un  levier important pour atteindre ses objectifs : Le plan solaire tunisien (PST). Ce plan, d’après le ministre, a toutes les chances d’obtenir des financements, dans le cadre de l’accord de Paris. Idem pour les autres programmes dans le domaines des énergies renouvelables.

Après son passage par l’ARP, l’accord de Paris prend la direction du palais de Carthage où il sera paraphé par le président de la République, Béji Caid Essebsi, comme le stipule l’article 77 de la Constitution tunisienne.

La Tunisie, a confié Mouakher, est déjà dans les starting-blocks pour la COP 22, qui sera organisée à Marrakech, au Maroc, du 07 au 18 novembre 2016. Un stand d’une superficie de 70m2 a été réservé à cet effet. La Tunisie attend beaucoup de ce carrefour des réseaux, organisations et pays qui pèsent beaucoup dans la direction des grands projets dans les énergies renouvelables.

par -

Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan a annoncé, lors d’un point de presse jeudi 19 mai 2016 à Tunis que son département est en train d’évaluer les dommages de la récente tempête de sable dans les zones agricoles à Sidi Bouzid, Sfax , Kasserine et Mahdia.

A noter que l’UTAP a également appelé le gouvernement à accélérer les indemnisations des agriculteurs ayant subi des dégâts énormes enregistrés dans diverses zones agricoles suite aux changements climatiques.

FOCUS 🔍

Les chiffres des immatriculations de nouvelles voitures pour le mois de septembre 2018, laissent voire que les ventes des véhicules particuliers de la marque...

Le meilleur des RS

Imed Heni est un cadre de l’OACA. On ne mettra pas sa photo, pour ne pas utiliser celle du petit garçon qu’il affiche sur...

INTERVIEW

L'expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimasi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont...

AFRIQUE

Après la disgrâce du président sud-africain, Jacob Zuma, destitué par le Parlement pour des faits de corruption, son successeur, Cyril Ramaphosa, est dans la...

Reseaux Sociaux

SPORT

Programme de la 8e journée de la ligue 1 professionnelle de football, prévue les vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 novembre à partir...