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Changement climatique

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La Journée de l’Afrique, célébrée le 15 novembre au cœur de la COP23 à Bonn, a été le tremplin du lancement officiel de l’Africa NDC Hub, la Plateforme africaine pour les contributions déterminées au niveau national (CDN). Cette initiative de la Banque africaine de développement (BAD) ralliée par une dizaine de partenaires a pour objectif d’aider les 54 pays d’Afrique à remplir leurs engagements vis-à-vis de l’Accord de Paris – autrement dit à mettre en œuvre leurs CDN respectives –, sans négliger pour autant les priorités de développement qui sont les leurs.

« Cette plateforme est une réponse à la demande de plusieurs pays africains », a déclaré Amadou Hott, vice-président de la BAD en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Changement climatique et de la Croissance verte, en dévoilant cette nouvelle initiative face à un parterre de chefs d’Etat, ministres, décideurs et représentants de la société civile – entre autres – venus de tout le continent. Il faut y voir « l’opportunité d’accélérer l’investissement dans l’action climatique en Afrique à travers les CDN », a-t-il ajouté, car « elle va permettre « une meilleure coordination entre les partenaires, pour fournir une réponse collective et efficace », pour et par l’Afrique toute entière.

L’Africa NDC Hub devrait aider à catalyser des financements concessionnels en faveurs de projets climatiques en Afrique qui, à leur tour, aideront à lever des financements privés. Une initiative des plus opportunes, quand l’on sait que 4 000 milliards de dollars américains sont requis pour mettre en œuvre les CDN, d’après de récentes études.

Si les 54 pays d’Afrique ont signé l’Accord de Paris – ratifié par 43 d’entre eux –, et que 53 ont soumis et ratifié leurs CDN (la Libye exceptée), 85 % de ces CDN sont conditionnées à une aide financière extérieure – et seuls 15 % reposent sur leurs budgets nationaux. L’Afrique est déjà le parent pauvre des flux de la finance climatique mondiale, captant moins de 5 % du total. Aussi l’annonce de cette nouvelle plateforme a-t-elle été accueillie avec faveur.

A ce jour, l’Africa NDC Hub compte 10 autres partenaires que la BAD : la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), l’Agence de planification et de coordination du NEPAD, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) et le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

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Gael Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement, a affirmé lors d’une conférence sur les conséquences économiques et sociétales du changement climatique en Tunisie, avec pour thème “Quand seuls les palmiers dattiers pousseront au Nord de Tunis”, que les efforts faits par la Tunisie pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas suffisants. Il a ajouté que notre pays ne pourra pas se soustraire aux répercussions du changement climatique provoqué par la hausse des émissions au niveau mondial.

D’après l’économiste, pour minimiser l’impact négatif des phénomènes climatiques, qui affecteront d’abord les plus pauvres, il faut investir dans l’adaptation aux effets du changement climatique. Et de préciser que les projets identifiés par le gouvernement tunisien ne manquent pas : mettre en place un système de veille climatique et d’alerte précoce, lancer un mécanisme d’assurance contre les aléas climatiques, protéger les zones touristiques contre l’avancée de la mer, optimiser la gestion des ressources en eau ou encore conserver et protéger le patrimoine génétique local pour adapter les cultures aux changement climatiques.

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Du 17 au 20 octobre 2017, la ville de Praia (Cap-Vert), accueille le quatrième Forum mondial sur le Développement Economique Local (DEL).

Près de 1500 participants de 120 pays sont attendus à cette rencontre organisée par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), CGLU (Cités et Gouvernement Locaux Unis), l’OIT (l’Organisation International du Travail), le FAMSI (Fonds andalou des municipalités pour la solidarité internationale) et ORU-FOGAR. CGLU Afrique (APO.af/bY6a4J), l’organisation faitière des collectivités territoriales du continent va participer à cette manifestation avec une forte délégation présidée par le secrétaire général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Le forum constitue un lieu d’échange sur le développement économique local. Le thème de la 4ème édition du forum porte sur « les contributions du développement économique local à la mise en œuvre du programme de développement de 2030 ». Il vise en particulier à proposer des orientations et des principes d’action pour concrétiser la mise en œuvre de l’ODD 8 : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous (APO.af/AJ9Wrc) et l’ODD 17: Partenariats pour la réalisation des objectifs (APO.af/ZqE2cu).

Un accent particulier sera mis sur « la réduction des inégalités par le développement économique local », précise la fiche de présentation du comité d’organisation.

Le Forum verra notamment la participation du Président de la République du Cap-Vert, du Premier ministre du Cap-Vert, ainsi que des ministres de Côte d’Ivoire, Angola, Mauritanie, Bolivie, ainsi que de nombreux élus locaux et régionaux d’Afrique et d’autres régions du monde.

Au cours du Forum, CGLU Afrique organise deux sessions le 18 octobre 2017.

La première intitulée « Changement climatique et DEL : Comment atténuer les effets du changement climatique tout en favorisant le développement économique local ? », se focalisera sur les opportunités économiques qu’offre la lutte contre les changements climatiques pour les populations y compris les plus pauvres,  en prenant appui sur les bonnes pratiques de certaines villes africaines, notamment celle de Porto-Novo avec le projet Songhai  mis en œuvre au Benin (APO.af/dkxxkJ), et sur l’expérience des 11 villes pilotes Parties à la Convention des Maires pour l’Afrique Sub-Saharienne (APO.af/ga4RM6).

La deuxième session intitulée « économie informelle entre régularisation et accès pendant des phases de transition », mettra en lumière les questions à se poser quant à la prise en compte du secteur informel dans les stratégies de développement économique local et les réponses qui y sont apportées par les collectivités locales d’Afrique et d’ailleurs.

Consultez les positions clés des gouvernements locaux et régionaux sur le développement économique local ici: (APO.af/7rPXoJ).

Pour en savoir plus sur le forum cliquer ici: (APO.af/2C9jJV).

Pour plus d’information sur le DEL en Afrique accéder ici: (APO.af/PSCJeB).

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Dans l’indifférence générale, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a voté hier lundi 17 octobre 2016, lors d’une séance plénière, l’accord de Paris sur le changement climatique. Il faut, tout de même, se réjouir du fait que les députés y sont allés gaiement avec 135 voix pour, et aucune abstention ou opposition. Il est vrai que la Tunisie n’avait pas le choix non plus car la France, un des grands artisans de cet accord sans précédent et sur qui on compte énormément pour faire réussir la Conférence internationale sur l’investissement et convaincre les Européens de décaisser les 20 milliards d’euros du Plan Marshall, verrait d’un très mauvais oeil la défection du Parlement tunisien. Ou un vote à minima.

Mais si on regarde du côté des médias ou des citoyens, l’affaire n’a presque pas fait un pli, une vague, alors qu’elle est d’importance ! Pour paraphraser le célèbre coup de semonce du président français Jacques Chirac, à l’assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud : “notre maison brûle”, et les Tunisiens regardent “ailleurs”. Certes l’agitation autour de la loi de finances 2017, les bravades de l’UGTT qui veut en découdre avec Youssef Chahed, les bisbilles au sein de Nidaa Tounes ou les savantes contorsions d’Ennahdha ne laissent que très peu de place à autre chose, mais que sont tous ces événements à côté des bouleversements climatiques ? Des broutilles. Sans cadre de vie, rien n’a de sens, et c’est justement notre cadre de vie qui est menacé par le réchauffement climatique. Par ailleurs la Tunisie, et ce sont les rapports internationaux qui le disent, fait partie des pays qui seront les plus affectés par ce phénomène. On en voit déjà les effets tangibles avec des sécheresses sans précédent ces dernières années.

Il faut ajouter, à la décharge des citoyens, que les pouvoirs publics tunisiens n’avaient pas fait de la pédagogie en la matière une priorité. La donne est peut-être en train de changer car on ne peut plus planquer les problèmes sous le tapis et enfouir la tête dans le sable. C’est fini cette époque…

Mieux vaut tard que jamais

Le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a déclaré que l’accord de Paris lie de fait tous les États et permet de situer les responsabilités en faisant en sorte que les pays qui ne sont pas responsables du réchauffement climatique bénéficient de transfert technologique et de financement des projets de la part des pays pollueurs. Le principe du pollueur payeur quoi, qui s’applique déjà aux entreprises dans les nations avancées.

Mouakher a ajouté que tous les État sont astreints à une contribution à hauteur de 28%, rappelant que l’accord entre en vigueur une fois que 55% des États l’ont adopté, sachant que 80 Etats l’ont déjà ratifié.
Il a précisé que les propositions mises sur la table par la Tunisie pour obtenir 20 milliards de dollars ne sont pas toutes claires mais que le ministère fera de son mieux pour décrocher plus de subventions pour l’adaptation du secteur agricole au phénomène du changement climatique. Toutefois il a indiqué que ce pactole n’est pas acquis et qu’il faudra de toute façon que la Tunisie ponde des projets bien définis, prioritaires et finançables pour voir la couleur de cet argent.

Autre annonce du ministre, et de taille : Une administration chargée du dossier climatique sera mise sur pied. Reste à savoir si cette instance ne sera pas une coquille vide, juste pour faire bonne figure et capter les flux de financements…

La COP 22 et ses retombées

A signaler que dans son plan national soumis aux Nations-Unies en marge de la COP 21, la Tunisie se donnait pour ambition de “réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs (énergie, procédés industriels, agriculture, forêt et autres utilisations des terres, et déchets) de manière à baisser son intensité carbone de 41% en 2030 par rapport à l’année de base 2010”. Le pays dispose déjà d’un  levier important pour atteindre ses objectifs : Le plan solaire tunisien (PST). Ce plan, d’après le ministre, a toutes les chances d’obtenir des financements, dans le cadre de l’accord de Paris. Idem pour les autres programmes dans le domaines des énergies renouvelables.

Après son passage par l’ARP, l’accord de Paris prend la direction du palais de Carthage où il sera paraphé par le président de la République, Béji Caid Essebsi, comme le stipule l’article 77 de la Constitution tunisienne.

La Tunisie, a confié Mouakher, est déjà dans les starting-blocks pour la COP 22, qui sera organisée à Marrakech, au Maroc, du 07 au 18 novembre 2016. Un stand d’une superficie de 70m2 a été réservé à cet effet. La Tunisie attend beaucoup de ce carrefour des réseaux, organisations et pays qui pèsent beaucoup dans la direction des grands projets dans les énergies renouvelables.

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Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan a annoncé, lors d’un point de presse jeudi 19 mai 2016 à Tunis que son département est en train d’évaluer les dommages de la récente tempête de sable dans les zones agricoles à Sidi Bouzid, Sfax , Kasserine et Mahdia.

A noter que l’UTAP a également appelé le gouvernement à accélérer les indemnisations des agriculteurs ayant subi des dégâts énormes enregistrés dans diverses zones agricoles suite aux changements climatiques.

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