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Ce mardi 14 août, la ville de Gênes, en Italie, a vécu l’horreur avec la chute d’une partie du pont Morandi sur l’autoroute A10. Les autorités disent qu’il y a eu de nombreux morts et plusieurs blessés, certaines sources parlent même de dizaines de décès. On ne dispose pas de bilan officiel pour l’instant, ni d’éléments précis sur les causes de ce drame. Le sous-secrétaire du ministère italien des Infrastructures et des Transports, Edoardo Rixi, se borne à qualifier l’incident de “désastre“, rapporte Huffingtonpost

Les sauveteurs ont trouvé plusieurs véhicules écrasés sous les décombres avec des morts à l’intérieur“. Le pont s’est écroulé au-dessus des quartiers Sampierdarena et Cornigliano. Des Français qui étaient sur les lieux le qualifient de “pire jour de leur vie“.

Ce qu’on sait c’est que le pont a été bâti à partir de 1963 par la Società Italiana per Condotte d’Acqua et qu’il est entré en activité en 1967 ; l’installation permet à l’autoroute A10 de surplomber le torrent Polcevera qui parcourt la vallée de la région génoise. C’est un viaduc de 1182 mètres de longueur et 45 mètres de hauteur, soutenu par trois pylônes en béton armé hauts de 90 mètres. Mais ces dernières années, ce sont plutôt sa vétusté et les problèmes de sécurité qu’il pose qui défrayaient la chronique. D’après le site italien spécialisé sur les infrastructures et les transports Ingegneri.info, cette catastrophe était “annoncée“.

Dans les années 80 et 90, on avait rajouté des câbles pour renforcer la structure. Une “maintenance profonde” avait même été faite pour rafistoler les fissures et corriger la dégradation du béton, souligne Antonio Brencich, professeur de structures à la faculté d’ingénieries de Gênes. Mais pour lui, le viaduc reste une “erreur d’ingénierie“. Il y a deux ans, il avait pointé des problèmes de “viscosité” du béton et des coûts de maintenance trop élevés. “À la fin des années 1990, 80% de ce qui a été dépensé pour la construction avait déjà été dépensé pour des travaux“, a-t-il déclaré.

Mise à jour : Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, évoque “une trentaine de morts”, au moins, d’après la chaine de TV française M6info.

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La valeur ajoutée des secteurs des industries non manufacturières a diminué de 5,3% durant le premier trimestre de cette année, et ce par rapport à la même période de l’année 2017? Ce repli est expliqué par la baisse de la production du secteur extraction de pétrole et de gaz naturel de 2,4%. C’est ce qui a été indiqué dans un document du ministère du développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.

Selon le même document, la valeur ajoutée du secteur des mines a aussi marqué une grande chute de 37,9% contre une augmentation de 21,3% enregistrée au cours du premier trimestre de l’année 2017.

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Une équipe des services du FMI dirigée par M. Abdoul Aziz Wane a séjourné à Brazzaville du 3 au 18 avril 2018 pour discuter avec les autorités le programme économique et financier du pays et un possible soutien financier du FMI.

“La mission a conclu un accord avec les autorités de la République du Congo sur les contours des politiques qui pourraient être soutenues par un arrangement financier. Le programme proposé vise à promouvoir une croissance soutenue et inclusive notamment en rétablissant la viabilité budgétaire et en améliorant la gouvernance. Il vise aussi à contribuer aux efforts régionaux de renforcement de la stabilité extérieure.”

À l’issue de la mission, M. Wane a publié la déclaration suivante :

“L’économie congolaise souffre des effets des bas prix du pétrole, une dette insoutenable, et des défis importants liés à la gouvernance. Une récession prolongée de l’économie non pétrolière affecte négativement les populations vulnérables. Malgré un ajustement budgétaire prononcé depuis 2015, les déséquilibres macroéconomiques demeurent importants et la dette est insoutenable. Le niveau élevé de la dette et l’accumulation d’arriérés qui en a résulté nuisent à la confiance des investisseurs, la stabilité du système financier, ainsi qu’aux services sociaux. Les faiblesses dans la gouvernance et la lutte contre la corruption ont exacerbé les lacunes dans la mise en œuvre des lois et règlements et les vulnérabilités économiques.”

“Les autorités devront entreprendre des réformes audacieuses et immédiates dans le domaine de la gouvernance pour traduire en action la rupture avec les politiques et pratiques du passé proclamée par le gouvernement. À cet égard, la mission se félicite de l’intention du gouvernement de publier une étude sur la gouvernance pour guider les futures réformes dans la gouvernance, la transparence, et la gestion des finances publiques. La mission a félicité les autorités pour leur intention de créer un organe indépendant de lutte contre la corruption avec tous les pouvoirs d’investigation et un système de déclaration du patrimoine pour les hauts responsables, et de renforcer le contrôle des grands projets d’infrastructure et des entreprises publiques, notamment celles du secteur pétrolier. La mission s’est félicitée des décisions des autorités de rendre pleinement compte au Parlement et à la population sur la gestion des ressources naturelles et des grands travaux au cours des dernières années. Une participation forte de la société civile sera cruciale pour le succès des réformes de la gouvernance.”

“La mission salue les efforts des autorités pour améliorer la transparence du secteur pétrolier en vue d’accroître de manière significative la part de l’Etat dans les ressources naturelles de la nation. La première étape sera de développer la capacité de l’État à réconcilier systématiquement toutes ses transactions relatives aux ressources naturelles. La mission se félicite de l’intention des autorités de donner à toutes les entreprises exploitant les ressources naturelles un délai pour déclarer tous droits dont elles pourraient se prévaloir sur la part du gouvernement dans ces ressources.

“L’équipe du FMI comprend que les autorités vont continuer à travailler dans les prochaines semaines sur la mise en oeuvre de leur stratégie exhaustive pour restaurer la viabilité de la dette et assurer le financement total du programme. Une fois établie le respect de toutes les politiques du FMI en la matière, un arrangement financier pour soutenir le programme économique du Congo sera proposé à l’examen du Conseil d’administration du FMI.”.

“L’équipe du FMI a été reçu par Son Excellence le Président de la République M. Denis Sassou Nguesso, et par Son Excellence le Premier Ministre M. Clément Mouamba. La mission a rencontré le ministre d’état pour l’économie M. Gilbert Ondongo, le ministre des Finances, M. Calixte Nganongo ainsi que d’autres hauts fonctionnaires. L’équipe a également rencontré des représentants de la communauté diplomatique, de la société civile et des partenaires multilatéraux. La mission souhaiterait remercier les autorités pour leur hospitalité et tout particulièrement les collègues du Comité Technique de négociations pour leur dévouement et leurs efforts sans relâche pendant toutes les phases de négociation du programme.”

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Dans un rapport de synthèse sur la rencontre, organisée par ses soins sur le thème de «La Crise du Dinar Tunisien, Etat des lieux et Perspectives», le département «Stratégie et Prospective» de l’ITES (Institut des études stratégiques) a estimé que «en quatre ans, le dinar tunisien a perdu 49% de sa valeur pour s’échanger au début de l’année 2018 contre 2.40 dollars US, soit l’un des plus bas niveaux historiques face à cette devise. Depuis une année, le dinar tunisien était à 2,30 dollars, accusant une chute qui se poursuit depuis 2011. Concernant l’euro, le cours moyen sur le marché interbancaire est de 2,72 dinars en 2017, contre 2,15 en 2013 et 1,95 en 2011 (près de 39% depuis).  Il est clair ainsi que les cours de change du TND par rapport à l’euro et au dollar ont décroché au-dessus des barres symboliques à plus de 2,4 vis-à-vis de l’euro et à plus de 2,1 vis-à-vis du dollar». Jusque-là de simple constations, d’une évidence affligeante. Petit baume au cœur : «le dinar tunisien n’est pas la seule monnaie en baisse, à l’heure actuelle. A l’instar du dinar tunisien, le dinar algérien a accusé une perte de 6% en 2017 par rapport au dollar et une baisse de 18% par rapport a l’euro. Le dinar Marocain 17% par rapport à l’euro. Celle–ci s’est envolée de 4% par rapport à toutes les monnaies».

  •  La BCT n’y est pour rien et ne peut rien faire

Les experts de l’ITES l’avouent : «la Banque Centrale de Tunisie (BCT) n’ayant pas d’impact sur l’ajustement des facteurs macro-économiques, elle ne peut que recommander de limiter les importations non essentielles et de redresser les secteurs exportateurs». Et de préciser que «depuis 2010, la BCT n’a d’autre objectif que de maintenir la stabilité du taux pour ne pas amputer le pouvoir d’achat. La baisse maitrisée du taux entre 2 et 4% par an a permis de donner la main Market Makers qui ont eu à gérer des positions de compte négatives». Et l’ITES de se demander, comme pour dire que la BCT n’a «ni chameau, ni chamelle dans l’affaire لا ناقة لها ولا جمل», «avec un déficit commercial qui a doublé, un déficit courant qui ne couvre plus le déficit commercial, et un déficit des investissements étrangers qui ne couvre plus le service de la dette, quelle marge reste-t-il à la BCT pour limiter le glissement ?».

⦁ Les 14 recommandations de l’ITES, pour relever le Dinar

Tout cela, n’a pas empêché les experts de l’ITES de faire quelques recommandations.

  1. Limiter les importations et les franchises (surtout pour les produits agroalimentaires et textiles fabriqués en Turquie ou en Chine, qui ont un impact immédiat sur la compétitivité des produits tunisiens à l’export et même sur le marché local). Signer des accords de lignes de financement pour l’importation et réduire le gap par des investissements directs. La meilleure façon de limiter l’importation, à part les mesures fiscales, c’est une certification tunisienne. C’est diplomatiquement correct en plus.
  2.  Augmenter la liquidité disponible et l’épargne (accélérer l’inclusion du Mobile Banking et rationaliser les crédits de consommation via des limites prudentielles imposées par la BCT, communiquer davantage sur les comptes CEA, Assurances vie, FCPR, etc., comme conduits légaux de défiscalisation pour récupérer la liquidité dormante des professions libérales, accélérer la mise en place du cadre réglementaire de la titrisation pour monétiser les actifs dans les bilans de banques et leurs permettre de s’autofinancer).
  3. Puiser sur les niches de liquidité en devises :Cela veut dire encourager les banques à placer dans les entreprises publiques, leur enlever la taxe sur le revenu des opérations de syndication de financement des sociétés pour que ce soit économiquement faisable, procéder aux opérations de Repurchase agreement des avoirs de titres étrangers de la banque centrale pour monétiser son portefeuille obligataire, accélérer la vente des participations non stratégiques de l’Etat (les positions minoritaires dans les banques privées et autres sociétés). Mais aussi négocier avec des banques de détail étrangères, l’émission ciblée de certificats de dépôt ou bons de trésor dédiés aux Tunisiens résidents (comme un produit d’investissement), mettre en place le cadre règlementaire du «crowd funding», travailler sur un programme de MTN (Medium Term Notes) qui est plus léger à mettre en place qu’une émission obligataire et donc offre plus de garantie à l’investisseur.
  4. Il faut activer les mesures de gouvernance et d’austérité sur les dépenses de fonctionnement de l’Etat et des entreprises publiques : Parc auto, consommation d’essence, approvisionnement, abus de biens, etc. Remplacer les avantages en nature octroyés aux fonctionnaires et dirigeants d’entreprises publiques par des allocations fixes.
  5. Activer le texte d’application de la création des fonds off-shore pour pouvoir créer des fonds dédiés aux sociétés totalement exportatrices et la création des fonds de capital retournement ou restructuration (distressed funds) pour nettoyer les bilans de banques ;
  6.  Mise en place d’accords de netting entre les entreprises publiques (entre elles et avec les banques) pour alléger le risque de défaut systémique.
  7. Négocier une stand-by facility avec les institutions internationales et élargir la fourchette de volatilité, sous le contrôle d’un currency board, (proposer une amnistie où on imposera 20% de taxe au lieu de 35% et 15% iront à un fonds dédié chez la CDC en tant qu’investissement au nom du détenteur, bien sûr accompagnée de mesures correctives, même pénales, après un certain délai en cas de désobéissance).
  8. Accélérer la mise en place de l’IFRS (les investisseurs étrangers voudraient lire des états financiers aux normes internationales pour plus de transparence), simplifier en urgence la fiscalité et les autorisations.
  9.  Prendre des mesures de sauvegarde qui ne sont pas en contradiction avec le statut de convertibilité courante du dinar (la taxation de certains produits à l’importation, le recours aux avoirs logés dans des comptes professionnels en devises).
  10.  Réviser le régime de change en changeant le fixing qui n’est autre que le reflet des cours de change de l’interbancaire, par un régime de flottement libre mais encadré par un corridor, à l’instar du serpent monétaire avant l’euro.
  11. négocier des opérations de swaps devises/dinars à moyen terme avec les pays partenaires et amis.
  12.  Accorder une attention particulière à la problématique du marché parallèle pour le ramener dans le circuit officiel.
  13.  Préserver les sites de production de matières premières qui constituent des sources de revenus en devises très importantes.
  14.  Rééquilibrer les comptes extérieurs, maîtriser l’inflation, la relance du rythme de croissance de l’investissement et de l’épargne pour une meilleure tenue de la monnaie nationale.

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Selon un sondage Odoxa pour la presse régionale, France Inter et L‘Express diffusé mardi et rapporté par Reuters, la popularité d‘Emmanuel Macron chute de six points en un mois et celle d‘Edouard Philipe de sept.

Ils sont désormais perçus comme un “bon président” et un “bon Premier ministre” par 43% des Français.

Ils reculent respectivement de 11 et 14 points depuis décembre, souligne Odoxa.

Toujours unanimement soutenus dans leur camp (96% et 94% de popularité auprès des sympathisants LaRem), les deux hommes perdent des points tant à gauche (-4 et -7 points) qu’à droite (-4 et -12 points) qu’auprès des sympathisants FN (-10 et -8 points)”, ajoute l‘institut de sondages.

L’impact de la réforme sur la CSG est palpable dans l’opinion, notamment chez les retraités, Emmanuel Macron et Edouard Philippe perdent chacun neuf points auprès de cette catégorie en un mois. Mais la baisse de popularité concerne toutes les strates de la population, des CSP+ aux CSP-.”

Le sondage a été réalisé les 21 et 22 février auprès d‘un échantillon de 973 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, nous apprend Reuters.

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Selon les données provisoires de la BCT, les avoirs nets en devises ne cessent de dégringoler. Au 31 janvier 2018, ils étaient à 87 jours d’importation (contre 107 à la même période de l’année écoulée). Les réserves en devises, viennent de débuter le mois de février avec un retrait d’un jour, en importation, par rapport à la fin janvier. Avec 11.905 MDT au 1er février 2017, le stock des réserves en devises de la Tunisie ne représentait plus que 86 jours d’importation. Où sont les devises stockées à la Banque Centrale de Tunisie ? Comment sont-elles dépensées ? Sont-ce les dettes dont le remboursement siphonne le plus le stock, ou les importations de produits courants, parfois même de première nécessité ?

Selon nos informations, c’est le déséquilibre entre les exportations et les importations qui a porté un coup de massue à des réserves en devises déjà malmenées par les déficits jumeaux, celui de la balance commerciale et celui de la balance de paiement. En décembre 2017, la Tunisie exportait pour 3,455 Milliards DT et importait pour 4,685 Milliards DT.

Les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur, aux prix courants, ont atteint durant l’année 2017 les valeurs de 3.4426,6 MDT en exportations et 5.0018,7 MDT en importations contre respectivement 29145,6 MD et 41746,8 MD l’année 2016.

D’après les chiffres en notre possession, pour le seul mois de janvier 2018, les payements se sont élevés à 659 MDT. Aussi, les principales dépenses du service de la dette publique et des produits de première nécessité ont représenté 11 jours d’importation en termes brut, uniquement au cours du seul mois de janvier.

Et contrairement aux voix qui pointent du doigt le service de la dette comme étant le premier siphonneur de devises, ces dernières s’établissent à 219 millions de dollars, contre celles relatives aux importations du groupe énergie (STIR et STEG) qui accaparent le gros morceau avec 310 millions de dollars. Aussi, s’ajoutent à la liste les 58 MUSD et 72 MUSD consacrés, respectivement, à l’importation de blé et de médicaments. Des médicaments dont la seule importation représente généralement une journée entière d’importation.

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Traduisant la crise monétaire que traverse le pays, le dinar tunisien poursuit sa chute face aux principales monnaies étrangères, perdant 20,38 % par rapport à l’euro et 5,44 par rapport au dollar entre le 4 janvier 2017 et le 4 janvier 2018, selon les derniers Indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie.
Commentant cette tendance baissière, l’universitaire et économiste Aram Belhadj a souligné que “cette dépréciation va, visiblement, se poursuivre en 2018 et ce, en dépit de la reprise progressive de la croissance. Elle est prévisible pour au moins deux raisons : une raison interne liée à un déficit commercial énorme et une détérioration des réserves en devises et une raison externe liée à la nature des politiques monétaires de la Réserve fédérale des Etats-Unis (FED) (normalisation de la politique monétaire américaine à travers une augmentation progressive des taux d’intérêt) et de la Banque centrale européenne (BCE) (Fléchissement du “quantitative easing” se traduisant par une réduction des quantités de monnaie en circulation suite à la baisse des achats des bons de trésor)“.

Ces deux politiques vont augmenter les taux d’intérêt aux USA et en Europe, et il y aura donc, une appréciation du dollar et de l’euro et par conséquent une dépréciation du Dinar, face à ces deux monnaies. Une telle dépréciation aura pour effets directs une montée de l’inflation et une détérioration du pouvoir d’achat du citoyen. Elle impactera aussi, les coûts de production des entreprises qui augmenteront leurs prix, ce qui alimentera les tensions inflationnistes“.
Malheureusement, l’effet de la dépréciation du dinar sur les exportations ne sera pas substantielle, tant que l’intégration dans la chaine de valeur mondiale, n’est pas importante et tant que les barrières logistiques et administratives freinent les exportations“, a-t-il encore regretté.
Face à cette situation, Belhadj pense nécessaire de mettre en application “les techniques de couverture contre le risque de change, afin de limiter les effets négatifs d’une dépréciation importante de change, de mettre en place des mesures strictes de limitation des importations ainsi qu’une véritable stratégie de développement et de valorisation des exportations outre la résolution du problème de l’économie informelle“.

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Les Tunisiens ne se sont pas mis sur leur trente-et-un (décembre) pour joindre deux années, 2016 qu’ils avaient hâte et à cœur d’oublier et 2017 dont ils craignent qu’elle soit au mieux l’exacte réplique de la précédente. Des appréhensions qui tirent leur essence d’une situation économique si mauvaise qu’elle est tenue en l’état par une autre, politique, qui empoisonne la vie à un peuple qui peine à voir le bout du tunnel, bientôt six ans après une révolution dont il a célébré la survenance pour retomber presqu’aussitôt dans la désillusion.

2016 a été, économiquement parlant, une année affligeante sous tous les rapports, qui a vu quasiment l’ensemble des paramètres cligner au rouge, pour ne pas dire pire. Une croissance au plus bas, un chômage au plus haut, des déficits qui se creusent à vue d’œil, un endettement exponentiel, un investissement léthargique, avec, en filigrane, l’improvisation érigée en système de gouvernement. La tentation serait forte d’attribuer la responsabilité de ce sombre tableau à l’Etat, qui cherche encore l’introuvable vision qui lui permette de tracer une voie claire pour reprendre les choses en main pour affirmer son autorité partout où elle est bafouée, mais autant à ses partenaires sociaux pris des démons que l’on sait, et plus encore aux Tunisiens eux-mêmes qui n’ont pas pris la vraie mesure des défis qui les assaillent.

Avec un dérisoire taux de croissance de 1,5% au lieu des 2,5% prévus, il tiendrait mathématiquement du miracle de faire grand-chose et de ne pas échapper à la rituelle loi des finances complémentaire pour combler un trou de 3,3 milliards de dinars et bien davantage en 2017. Un exercice dont les gouvernements de l’après-Révolution sont invariablement coutumiers pour s’être heurtés en chemin à des « imprévus » dont le financement est d’autant plus inapproprié qu’il se répercutera sur l’exercice suivant, précipitant les caisses de l’Etat dans une spirale sans fin. C’est assurément dévastateur pour le chômage dont le taux de 15,5% demeure une plaie qu’il sera difficile de résorber alors que les universités déversent chaque année sur le marché du travail des centaines de milliers de diplômés qui ne trouvent pas acquéreur. Un écueil social de moins en moins gérable en raison de ses répercussions de divers ordres, notamment sécuritaire et sociétal.

S’y greffe un déficit budgétaire de 5,7% du PIB alors que la norme convenue est de 3% , nourri par un taux d’endettement public de 63,9% du PIB en 2016, soit 10 points de plus qu’en 2015, sans parler de l’endettement extérieur qui devrait grimper à 66,2% du PIB, un taux sans aucune mesure avec celui attendu en 2017, pas moins de 70%, avec les remboursements du service de la dette, ce qui pourrait placer la Tunisie dans la posture du pays tenu de demander le rééchelonnement de sa dette, une première dans son histoire.

L’inflation est de retour

Des tourments aussi avec le retour de l’inflation qui, après une parenthèse massivement saluée sous le gouvernement Essid, est en train de faire une inquiétante réapparition, atteignant 4% en novembre 2016, un symptôme patent de la dégradation du pouvoir d’achat, qui devrait abonder dans ce sens cette année avec le retour presqu’acquis des tensions inflationnistes et ipso facto de la flambée des prix.

2016, c’était aussi la dégringolade de la production pétrolière et du phosphate. Le bassin minier a toujours aussi mauvaise mine avec une crise qui dure depuis cinq années consécutives, occasionnant aux caisses de l’Etat des pertes de 5 milliards de dinars pour cause d’une chute de la production de 60%. Et ce qui s’y passe ne semble présager de rien de bon, avec des arrêts de travail récurrents, des grèves qui s’enchaînent, le plus souvent pour des causes obscures, notamment à l’occasion de la proclamation des résultats de concours de recrutement ou tout simplement de retard dans le paiement de primes. Une hémorragie qui n’est pas près d’être stoppée malgré les « gestes de bonne volonté » du gouvernement. S’agissant du pétrole et du gaz, la production n’est pas logée à meilleure enseigne avec une production qui s’amenuise pour une raison ou pour une autre, comme ce fut le cas de Petrofac qui n’arrive pas à se relever des graves convulsions qui n’ont de cesse de la secouer au point que la compagnie envisage sérieusement de quitter définitivement le pays dont la production gazière se trouvera, ce faisant, amputée de 12%.

La funeste question du Dinar

Plus grave encore est la situation dans le secteur du tourisme qui croule sous les effets des attentats terroristes de 2015, et dont les recettes sont en constante chute due aux interdictions de voyage décrétées par nombre de pays émetteurs, notamment la Grande-Bretagne. L’attaque de Berlin, dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien, n’est pas pour arranger les choses, même si un léger redressement est constaté suite aux flux, il est vrai épisodiques, des Russes et des Algériens.

Enfin, il y a la funeste question du Dinar et de sa descente aux enfers. Au 29 décembre, il s’est déprécié de -14,1% par rapport au dollar contre une régression de – 7,6% en 2015, de – 11,5% en 2014 et de -6,1% en 2013, selon les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Et il y a fort à parier que la tendance ne sera pas près de s’arrêter là au regard de l’ordonnance générale de l’économie tunisienne toujours suspendue aux appréciations des agences notation qui enchaînent les dégradations souveraines.

2017 sera-t-elle moins mauvaise ? Le président de la République et le gouvernement sont affirmatifs : l’économie ira mieux et l’année qui s’ouvre sera celle du décollage économique, soutiennent-ils sans autre forme de procès. Ils invoquent en chœur et sans ambages les résultats de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020, les engagements financiers qui y ont été pris et les promesses faites. Attendons voir !

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A la cadence où vont les choses, il ne serait pas aléatoire de craindre qu’une crise gravissime pointe à l’horizon. Ses acteurs sont, à l’évidence, le gouvernement, l’UGTT, mais sont en train de s’y ajouter des partis politiques, censés servir de bouclier au pouvoir en place, sans parler de l’opposition qui ne joue là que le rôle qui est naturellement le sien. C’est moins la loi de finances 2017 que la survie même du gouvernement qui est en cause. Et les indices abondent qui accréditent cette course vers l’abîme.

Comme l’on s’y attendait, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’a pas changé d’un iota sa position concernant les augmentations salariales, affirmant qu’  en l’absence de croissance, ces dernières ne peuvent pas être concrétisées », même s’il a laissé la porte ouverte à une révision de son calendrier, 9 mois si les finances de l’Etat le permettaient. Une éventualité balayée d’un revers de main par l’Organisation ouvrière dont le Bureau exécutif, réuni samedi, à réitéré son « refus catégorique » de l’annulation des augmentations de salaires, y voyant un « coup porté au dialogue social et à la crédibilité des partenaires sociaux et un reniement du Document de Carthage ». Il s’agit aussi, selon lui, d’une « mesure spécieuse nourrie d’arrière-pensées politiques de nature à ébranler la stabilité du pays et envenimer la situation ».

Une position pas toute à fait nouvelle, puisque l’UGTT y est viscéralement attachée depuis qu’a été connue, voilà quelques semaines, l’intention du gouvernement de rééchelonner les hausses salariales pour cause de graves difficultés financières. Mais ce à quoi l’on assiste actuellement est d’une autre eau. Des appels, d’abord allusifs, puis progressivement explicites, fusent de bien des bords pour un renversement du gouvernement, en fonction depuis un peu plus de 80 jours. « S’il arrivait au gouvernement de tomber, il tomberait sur toutes les têtes », a averti sur un ton comminatoire, le chef du gouvernement, visiblement offusqué par les menées qui se préparent à cette fin. Le message est clairement destiné aux formations politiques parties prenantes au gouvernement mais aussi à tous les acteurs politiques sans exception.

Le « Front du refus »

Sans qu’il y ait lieu de s’attarder, par exemple, sur le parti « Al-Harak » dont le secrétaire général se demande si « le glas du gouvernement est sonné », ni sur le Front populaire dont le porte-parole officiel, qui croit dur comme fer que le gouvernement tombera en 2017, on prête aux partis « Machrouû Tounès et UPL, dont les présidents, Mohsen Marzouk et Slim Riahi, se sont rencontrés dernièrement à Paris, le projet de renverser le gouvernement de Youssef Chahed pour y substituer un « gouvernement de salut national », comme l’a ébruité il y a quelques jours le député Walid Jalled. Quel que soit le crédit que l’on puisse donner à ce projet, il ne s’en adosse pas moins à des déclarations publiques allant dans ce sens faites par le président de l’UPL qui a demandé le plus explicitement du monde le départ du gouvernement pour cause d’inaptitude à réussir.

C’est sans doute peu de chose comparé au « plan de bataille » en préparation Rue Mhamed Ali, appelant les travailleurs à la mobilisation. L’UGTT, pas plus tard que ce weekend, a lancé ses fantassins en prélude à la grève générale dont il est abondamment question. Une façon de dire au gouvernement que le temps est venu pour faire ses cartons. L’Organisation patronale, l’UTICA, tout en s’exceptant de tenir un langage « subversif » a préconisé par la voix de sa présidente l’impérieuse révision du Document de Carthage et l’ouverture d’un nouveau dialogue à son sujet, sachant que ledit document est l’acte fondateur du gouvernement dit d’union nationale présidé par Youssef Chahed. Et si le Document de Carthage n’a plus sa raison d’être, qu’en serait-il du gouvernement dont il est l’émanation ?

Ennahdha lance ses fantassins

Dans ce concert d’appels, d’exhortations et de non-dits, il y a singulièrement la voix délibérément feutrée d’Ennahdha, dont le chef Rached Ghannouchi a pernicieusement rappelé que le gouvernement Chahed est celui de Nidaâ. Sans devoir faire une exégèse poussée de cette déclaration, on ne serait pas loin de comprendre que si l’un des poids lourds soutenant le gouvernement, nommément Nidaâ, se retire de la coalition gouvernementale, comme le demandent des dirigeant des deux partis à l’occasion de l’affaire Lotfi Naguedh, c’est le gouvernement qui suivra le mouvement.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à entendre les députés d’Ennahdha qui ont pris la parole lors du débat sur le discours de Youssef Chahed à l’ouverture du marathon budgétaire. Un concert de critiques contre la loi de finances 2017, mais aussi et surtout une salve de tirs croisés sur les choix du gouvernement, dirigés selon une parfaite répartition des rôles, chaque intervenant ciblant un volet précis du rendement du gouvernement. Une offensive d’autant plus virulente et systématique qu’elle est inédite et rare s’agissant d’un parti soutenant un gouvernement. Au point que le parti de Ghannouchi semblait avoir un pied au gouvernement et un autre dans l’opposition. Un exercice qui interpelle vivement et soulève moult sérieuses interrogations sur les intentions d’Ennahdha dont la dimension électorale est clairement perceptible, en prévision des Municipales dont, pourtant, même pas la date n’a pas été fixée.

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Le chef de la mission du FMI pour l’Algérie, Jean-François Dauphin, a réaffirmé hier mercredi le soutien de l’institution internationale qu’il représente à la politique des autorités algériennes pour répondre aux effets de la chute des prix du pétrole, nous apprend l’APS.

Dans une déclaration à des journalistes algériens, M. Dauphin a rappelé que cette rencontre s’inscrivait “dans le cadre du dialogue que le Fonds monétaire international (FMI) entreprend régulièrement avec les autorités algériennes”.

L’objet principal de cette audience était “de discuter des politiques mises en oeuvre par les autorités algériennes pour répondre à l’impact du contre-choc pétrolier sur l’économie algérienne”, a-t-il affirmé.

Dauphin est en visite à Alger du 14 au 21 novembre à la tête d’une délégation du FMI  dans le cadre de l’évaluation économique effectuée annuellement par cette institution financière internationale pour ses pays membres au titre de l’article IV de ses statuts.

Toujours selon l’APS, le FMI avait indiqué dans son rapport mondial publié en octobre dernier que le taux de croissance de l’Algérie devrait être de 3,6% en 2016.

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L’expert en économie et président de l’observatoire Tunisia-Progress, Mohamed Jarraya, a déclaré que la Tunisie a dépassé le stade de la chute libre du dinar.

Dans une interview accordée, ce mercredi 16 novembre 2016, au journal « La Presse », il a précisé que le scénario égyptien ne risque pas de se reproduire en Tunisie, car le tissu économique local est différent et le soutien européen à l’économie l’est aussi…

Il a ajouté que l’Égypte était victime de la politique du dollar et des enjeux géopolitiques dans la région, avec un déficit d’exploitation plus important que la Tunisie.

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La production de pétrole brut a connu une chute de 89% à fin aout 2016, d’après les derniers chiffres dévoilés à Africanmanager.

Toujours selon l’Observatoire National de l’Energie, la production moyenne était de l’ordre de 46.7 mille barils/j durant les huit premiers mois de 2016 contre 51 mille barils/j à fin août 2015.
Au niveau de l’énergie primaire, une légère baisse de 0.1% des ressources a été constatée, ce qui a provoqué une chute de la demande, soit -4%.
Pour le gaz naturel, la production a reculé de 14% passant de 6,95 millions m3/j à fin aout 2015 à 5,98 millions de m3/j à fin aout 2016.

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La valeur du Dinar tunisien (DT) n’arrête pas de s’effriter et le DT perd du terrain face aux devises, européenne et américaine, et même devant d’autres monnaies étrangères. Entre 2010 et 2015, le Dinar tunisien a perdu 14,8 % de sa valeur par rapport à la monnaie européenne (euro) et 36,9 % de sa valeur par rapport au Dollar américain (USD), 2,5 % de sa valeur face au Yen japonais et 3 % face à la monnaie marocaine Dirham.

Le DT se déprécie à pas presque de géant. En 2010, un euro valait 1,897 DT. Quatre années plus tard, en 2015, il fallait 2,177 DT pour avoir un euro. En août dernier, il faut 2,469 DT pour acheter un euro. Entre juillet et août 2016, le DT a perdu 0,7 % et de décembre 2015 à août dernier, la perte de valeur du DT a été estimée à 11,9 %.

Et c’est presque la même débandade face à la monnaie américaine. En 2010, le billet vert valait 1,433 DT. En 2015, il fallait presque deux DT pour avoir un Dollar. Janvier 2016 dépassait la barre fatidique de 2 DT (2,044) et 2,202 DT à fin août dernier. En un seul mois (de juillet à août dernier), le DT perdait 0,8 % de sa valeur face au USD. Entre la fin 2015 et août, c’est 8,6 % que perdait le DT, selon une note de conjoncture du ministère des Finances.

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Cette descente aux enfers du Dinar tunisien traduit en fait, selon les économistes et experts tunisiens, la détérioration de l’économie tunisienne et la crise structurelle qu’elle traverse depuis 2010. Une économie où tous les clignotants sont au rouge. Beaucoup de voix se sont alors élevées pour demander pourquoi la Banque Centrale de Tunisie n’intervient pas pour relever le taux de change et redonner des couleurs à la monnaie locale face au panier de monnaies des pays partenaires.

Africanmanager a posé la question au Gouverneur Chedli Ayari. «Pour un Gouverneur de la BCT, il est impossible à la fois d’assurer un stock de devises confortable et un taux de change stable» explique le Gouverneur, avant d’indiquer que «si on penche pour la stabilité du change, dans une conjoncture où la demande est plus forte que l’offre pour cause de baisse de l’exportation et de crise du tourisme, il faudra vendre la devise dont nous disposons pour stabiliser le taux de change du Dinar. Et si je le fais, nous devenons incapables de couvrir nos importations».

Le dilemme réside dans le choix de la priorité à engager. Un choix qui semble cependant avoir déjà été  fait, certes après un essai négatif, par l’Institut d’émission. Et son Gouverneur d’expliquer que «claquer des sommes énormes à jouer le Broker contre le marché pour gagner quelques petits pourcentages d’une stabilité qui reste éphémère » est impossible «car nous luttons contre les anticipations négatives des opérateurs». Et Chedli Ayari de dévoiler même que «nous avons joué à ce jeu,  nous avons injecté 4 Milliards DT, depuis le début et tout au long de 2016, sur le marché de change sans aucun effet». Cela confirme, si besoin est et comme c’est reconnu par tous les experts et économistes, que la crise économique en Tunisie est désormais structurelle. Aux grands maux les grands remèdes ?!

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Les finances publiques du Koweït sont très mal en point à cause de la plongée des cours du pétrole, d’où le pays tire le plus gros de ses recettes, plus de 90%. Les autorités ont fait face à leur premier déficit budgétaire depuis 16 ans, des années pendant lesquelles les revenus de l’or noir ont copieusement arrosé les caisses publiques.

Le trou du budget pour l’exercice fiscal 2015/16 qui a été bouclé le 31 mars 2013 s’est établi à 15,3 milliards de dollars, a indiqué le ministre des Finances, Anas al-Saleh. Le pays n’a pas connu pareille situation depuis l’exercice 1998/99.

2015/16 a été l’exercice de tous les casse-tête et de tous les cauchemars pour le gouvernement. Les revenus ont fondu de 45%, pour s’établir à 45,2 milliards de dollars, rendant les arbitrages extrêmement difficiles, notamment pour des citoyens qui n’ont pas l’habitude de se serrer la ceinture. Les autorités ont dû tailler dans les dépenses publiques, -14,8%, soit 60,5 milliards de dollars.

Les recettes pétrolières ont à peine atteint 40,1 milliards de dollars (46,3% de moins que l’exercice précédent), 89% de la totalité des revenus du pays, contre 95% pour l’exercice précédent. Les autorités ont réagi en conséquence pour gonfler le flux des rentrées d’argent, par exemple le Conseil des ministres a décidé la semaine dernière de monter de plus de 80% le prix de l’essence, une première depuis 20 ans. L’an dernier, les prix du kérosène et du diesel avaient été augmentés et pour 2017, les résidents étrangers seront également mis à contribution avec une hausse des prix de l’eau et de l’électricité.

A souligner que durant les 16 années fastes, le Koweït a engrangé à peu près 600 milliards de dollars, qui ont été injectés dans le fonds souverain Kuwait Investment Authority, qui investit aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

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Dans une note publiée cette semaine, la Banque centrale de Tunisie a analysé les principaux facteurs ayant conduite à la chute sans précédent du Dinar et esquissé les mesures pratiques et urgentes qu’il importe de prendre pour mette fin à la dégringolade  de la monnaie nationale.

Elle a expliqué que cette baisse est due en partie à l’évolution des cours des principales devises mondiales, notamment le Dollar US et l’Euro, d’une part, et au creusement du fossé entre l’offre et la demande des devises sur le marché local , consécutif à la détérioration des échanges extérieurs.

L’Institut d’émission pointe l’élargissement du déficit commercial à 5,1 milliard de dinars durant les 5 premiers mois de l’année en cours, la chute des rentrées touristiques de 44,6%, celle des revenus de travail de 9,3%, la détérioration du déficit courant qui représente 4,3% du PIB, et le recul tangible des flux des investissements étrangers, qu’il s’agisse des investissements de portefeuille ou des investissements directs étrangers.

Ainsi, le déficit de la balance des paiements a dépassé les 2 milliards de dinars au cours de la période en question, alors que les réserves en devises ont baissé à 109 jours d’importations, fin mai 2016, contre 121 jours, un an plus tôt  et 128 jours, fin 2015. Ce faisant, le marché des changes est soumis à des pressions inédites qui ont gagné en acuité depuis le début du mois de juin 2016, se reflétant sur la valeur du Dinar qui a enregistré un important recul vis-à-vis des principales devises étrangères.

Ces développements jugés « préoccupants » par la BCT appellent un diagnostic précis s’agissant de leurs causes et des mesures préventives urgentes qu’il y a lieu de prendre sur le court terme pour en limiter les effets, et prévenir les dangereuses dérives qui menacent la situation économique et les grands équilibres financiers au cas où la situation extérieur continuerait de se détériorer au cours des mois à venir.

Pour 2016, la BCT prévoit que le déficit courant se stabilisera autour de 7205 millions de  dinars, soit 7,9% du PIB, en raison de l’évolution des exportations de biens et services à hauteur de 3,1% malgré les difficultés structurelles et conjoncturelles auxquelles continuent de se heurter certains secteurs, dont notamment  les industries extractives et manufacturières ainsi que les  services. Quant aux transferts des expatriés tunisiens, ils demeurent en deçà de ce qui est escompté en dépit de leur augmentation de 5,1%.

L’endettement monte à 51,1%

S’agissant des financements  extérieurs sous forme de prêts à moyen et long termes à mobiliser pour financer le déficit courant et le service de la dette, ils s’élèveront à 7,3 milliards de dinars, ce qui portera le taux de l’endettement national à 51,1% du PIB. Pour leur part, les investissements étrangers ne dépasseront pas les 2 milliards de dinars, ce  qui  représente un niveau jugé médiocre.

Comparé aux résultats des 5 premiers mois de 2015, ce scénario  est jugé quelque peu optimiste par la Banque centrale qui note qu’il a été retenu dans le cadre du programme des réformes élaboré par le gouvernement visant l’accélération du rythme de croissance et  la maîtrise des équilibres économiques globaux dont celui des paiements extérieurs. Un scénario susceptible de révision sur un trend négatif eu égard aux pressions qui continuent de s’exercer en lien avec la vulnérabilité de la plupart des secteurs exportateurs et une reprise économique qui se fait encore attendre à  l’échelle mondiale, singulièrement à celle de l’Union Européenne.

La réalisation des objectifs ainsi fixés est considérée en soi comme un grand défi nécessitant un ensemble de mesures pour maîtriser le déficit courant dans les limites de 7,9% du PIB , et la maîtrise des dépenses en devises, ainsi que la maîtrise des importations et l’amélioration des exportations, souligne la BCT qui prévient qu’en l’absence de ces mesures , le déficit courant  grimperait à 10%, exigeant des financements extérieurs supplémentaires de l’ordre de 2 milliards de dinars.

Durant les 5 premiers mois de l’année en cours, le Dinars s’est déprécié de 3,9% par rapport au Dollar et de 5,8% vis-à-vis de l’Euro, soit en moyenne une baisse de 4,6% par rapport aux deux monnaies. Les évolutions enregistrées au niveau de la valeur du Dinar reflètent la réalité de l’offre et de la demande sur le marché des changes

Restrictions sur les transferts en devises

Pour remédier à la situation et à la dégringolade du Dinar, la Banque centrale de Tunisie a pris un certain nombre de mesures, surtout celles destinées à rationaliser les dépenses et les transferts en devises. Il s’agit de :

  • S’en tenir aux plafonds fixés  pour les dépenses au titre des opérations courantes et des opérations d’investissement, et s’abstenir d’octroyer des autorisations exceptionnelles au titre du tourisme, des études, des voyages d’affaires, des voyages de groupe (outgoing) et l’Omra
  • La coordination préalable entre les ministères concernés et la BCT sur les dépenses des artistes, des joueurs et des entraîneurs étrangers
  • Surseoir à certaines mesures que la BCT projetait de prendre en vue de conférer de la souplesse aux dispositions régissant les changes, notamment celles relatives à l’ouverture  de compte capital
  • Renforcement du contrôle sur les opérations courantes par les autorités concernées (à travers les frontières et le système de change) en ce qui concerne le contrôle technique, le règlement des opérations de commerce extérieur et le rapatriement des revenus en devises au titre de l’exportation
  • Rationalisation des crédits à la consommation en lien avec les importations des produits de consommation par la révision des conditions de financement par les établissements de crédit
  • Inciter les banques tunisiennes à utiliser les ressources de lignes de financement étranger disponibles aux fins de financement des opérations d’importation.

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Déjà sur le déclin depuis la Révolution, les investissements directs étrangers (IDE) vont d’une décroissance à une autre alors que les compagnies étrangères éprouvent de plus en plus de difficultés à opérer dans les industries extractives, particulièrement le pétrole et les phosphates, et dans le même temps s’offusquent d’être si lourdement imposées par un gouvernement peu enclin à inciter à l’investissement.

Les IDE dans l’industrie se sont élevés à 81 millions de dollars au cours des quatre premiers mois de 2016, soit 5% de moins,  comparés à la période correspondante de  2015. Un an plus tôt, l’investissement direct étranger avait affiché une embellie dans la foulée de la promulgation de la Constitution de la 2ème République, et la formation du gouvernement issu des élections.

Seulement, la Tunisie n’a pas su capitaliser sur sa nouvelle architecture politique, au point que d’autres investisseurs potentiels lui ont tourné le dos pour rejoindre les rangs de ceux qui sont, soit partis, soit en attente de le faire, pour maintes raisons.

« L’insécurité, la fiscalité élevée et la difficulté d’extraction des ressources minières et énergétiques   sont les principaux obstacles qui empêchent la Tunisie d’être attrayante pour les investisseurs étrangers”, a déclaré Radhi Meddeb, directeur général de la société d’ingénierie Comete au site « Africa Middle East ».

Seulement 15% des managers des compagnies pétrolières en Tunisie trouvent que la politique fiscale  encourage l’investissement dans le pays, selon l’Enquête sur le pétrole mondial 2015 (Global Petroleum Survey 2015).

Sous le régime fiscal en vigueur en Tunisie, l’Etat  prélève  80% du chiffre d’affaires sur la vente de pétrole, tandis que les sociétés d’exploitation ne reçoivent que 20%, même si elles supportent tous les coûts sans que les autorités les y aident  sous quelque forme que ce soit.

La Tunisie a également des réserves plus limitées que d’autres sources de pétrole et de phosphates. L’Enquête sur le pétrole mondial estime les réserves pétrolières du pays à environ 850 millions de barils, alors que le Texas, par exemple, en revendique 24 milliards. Au reste, Les réserves de phosphates représentent, pour leur part, 100 millions de tonnes, soit 20 fois moins qu’en Algérie.

Bien que relativement stable par rapport à d’autres pays du Printemps arabe, la Tunisie n’est pas  à l’abri des troubles politiques, économiques et sociaux. Par exemple, la Compagnie des phosphates de Gafsa a enregistré près de 10 millions de dollars de pertes en 2014 sous l’effet des grèves récurrentes des employés, notamment ceux des transports.

La production en chute libre

Alors que 50 compagnies étrangères opéraient dans le secteur des industries extractives en 2010, lorsque le Printemps arabe avait commencé, il n’en reste plus que moins de la moitié actuellement, les autres ont délocalisé sous d’autres latitudes.

En Tunisie même, la production de phosphate a dégringolé de près de 60%, passant de 8,5 millions de tonnes en 2010 à 3,5 millions de tonnes. La production de pétrole a diminué de moitié, passant d’environ 90 000 barils par jour en 2009 à 45.000 cette année, selon le site américain  Trading Economics.

Mais l’unique développement positif dans ce dossier, c’est l’annonce par la Tunisie qu’elle va adhérer à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, une norme mondiale qui favorise la responsabilisation et la lutte contre la corruption dans l’utilisation des recettes provenant des ressources extraites.

La Tunisie y avait postulé en 2012, mais l’instabilité politique l’en a empêchée, explique Kais Mejri, responsable de la gouvernance au ministère de l’Industrie.

La Tunisie estime que l’initiative fera d’elle un pays plus attractif  pour les investisseurs étrangers par rapport aux concurrents qui n’ont pas rejoint l’initiative. « Nous espérons renouer, l’année prochaine, avec les mêmes chiffres des investissements étrangers  que ceux d’avant  2011 », a déclaré Ridha Bouzaouada, directeur général de  l’industrie.

Un phénomène régional                        

Plus de cinq années de troubles dans la région ont créé des perspectives économiques négatives, d’après Hamdi Tabbaa, le président  de l’Association arabe des affaires. Il a estimé que les  économies régionales ont perdu environ 1,2 milliard de dollars au cours des cinq dernières années. La  Syrie, l’Irak, le Yémen, la Libye, l’Egypte, le Liban et la Tunisie ont vu leur  produit intérieur brut  baisser de 35%  en moyenne.

Les investissements directs étrangers dans la région  ont suivi la même courbe descendante. Ils sont passés de 48 milliards de dollars en 2014 à 44 milliards l’année dernière, bien en deçà de la moitié du record de 96 milliards $ enregistré en 2008, selon l’Agence arabe de l’investissement et de la garantie de crédit à l’export.

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Les Britanniques ont fait le choix de quitter le navire européen, un vrai cataclysme politique et économique. Les citoyens ont répondu aux chants des sirènes qui leur prédisaient le pire en cas de maintien dans l’Union européenne (UE), notamment une invasion des migrants, des millions d’emplois engloutis ou arrachés par les immigrés, et d’autres choses irrationnelles de ce genre. Bref, comme dans beaucoup de pays européens, le vent du nationalisme et de la xénophobie a soufflé trop fort, balayant le peu de rationalité qu’ont tenté de maintenir ceux qui ont fait campagne pour le ‘in’. Comme quoi, la démocratie ne débouche pas toujours sur des choix pensés, mûrement réfléchis, cohérents, logiques. Maintenant les dés sont jetés, et une longue période d’incertitude et de dangers s’ouvre pour les Britanniques… et pour les autres Européens.

La première conséquence immédiate est une chute vertigineuse de la livre sterling, -10% ce matin du vendredi 24 juin. Idem pour les places boursières, toutes dans le rouge, ou presque. A commencer par Londres, qui y a laissé beaucoup de plumes, -7,5% pour l’indice de la Bourse ; les banques ont également plongé. Même tarif pour la Bourse de Paris à l’ouverture ce matin. La Bourse de Tokyo affiche -8% et celle de Hong Kong -4%. Et c’est loin d’être fini…

Un vrai séisme politique

Et puis il y a les conséquences politiques. D’abord internes. “Je crois que je ne peux plus être le capitaine qui mène ce vaisseau”, a dit le Premier ministre, David Cameron, en apprenant les résultats. “Je ne peux pas à ce stade vous préciser un calendrier, mais je crois que vous aurez un nouveau Premier ministre d’ici octobre (…) Je suis fier d’avoir été Premier ministre pendant six ans. Je crois que nous avons fait de grands progrès (…) Un nouveau Premier ministre devra engager des négociations avec l’Union européenne. Je pense que ce nouveau chef du gouvernement prendra la décision de déclencher l’article 50.” Il est vrai que Cameron a joué aux apprentis sorciers en promettant, pour se faire réélire, un référendum sur le maintien au sein de l’UE, alors que rien ne l’y obligeait. Là c’est le boomerang.

Par ailleurs il y a le problème de l’unité du Royaume-Uni. En effet l’Ecosse, qui en fait partie, a massivement voté pour le maintien au sein de l’UE, ce qui fait craindre un retour de flamme car les indépendantismes pourraient saisir la perche pour exiger un référendum sur l’autodétermination. Bref le Royaume-Uni risque d’imploser, à terme.

A côte de ça il y a les effets en Europe. Certes la Grande Bretagne n’a jamais été vraiment europhile, elle a toujours cherché un traitement de faveur, et l’a d’ailleurs toujours obtenu. Les Britanniques par exemple ne font pas partie de l’espace Shenghen, donc ont la maitrise totale de leurs frontières, contrairement aux autres pays européens ; ils ne font pas partie de la zone euro, plus d’autres avantages que Cameron a arrachés dernièrement en exerçant un chantage – Brexit en cas de refus – sur les autres pays européens. Bref, les Britanniques ont toujours eu un pied dedans et un dehors, au gré de leurs intérêts. De l’Europe ils voulaient les avantages sans les inconvénients. Ils ont fini par se brûler en jouant avec le feu. Mais il n’en demeure pas moins qu’ils étaient le quatrième contributeur au budget européen, ce qui faisait dire aux partisans du ‘out’ que l’UE profitait trop de la Grande Bretagne.

Reste maintenant pour les Européens à négocier ce virage, très délicat. C’est déjà le branle bas de combat pour sauver les meubles et empêcher une implosion de l’UE. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, va rencontre samedi 25 juin 2015 les ministres des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, néerlandais, Bert Koenders, italien, Paolo Gentiloni, belge, Didier Reynders et luxembourgeois, Jean Asselbor pour un “échange sur les thèmes actuels de la politique européenne”, dit un communiqué. But de la manoeuvre : Rendre ce divorce le plus amer possible pour les Britanniques de manière à dissuader les autres eurosceptiques, et il y en a, et pas des moindres. En effet la contestation gronde dans les riches pays du Nord (Suède, Finlande, Pays Bas…), à la faveur des coups de boutoir des mouvements d’extrême droite qui mettent dans la tête des citoyens que leur gouvernement verse beaucoup dans les caisses de l’UE, ce qui est vrai, sans forcément en voir les retombées, ce qui est vrai aussi, puisque ces sommes servent surtout à financer les pays de l’Est à coups de milliards d’euros pour mettre leurs économies au niveau des pays prospères. Donc il s’agit maintenant pour les dirigeants européens de verrouiller le système pour que l’exemple britannique ne donne pas des idées aux autres. Mais ce n’est pas gagné…

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Le dinar tunisien dégringole et ce sera le cas pour des mois encore. Mercredi, il était négocié à 2,47 contre l’euro et 2.13 contre le dollar, et hier jeudi, il s’échangeait  à 2,43 contre la devise européenne et à 2,16 contre le billet vert. Une descente aux enfers qui devrait mener tout droit à la barre fatidique des 2,5 dinars pour un euro. Ce n’est pas une vue de l’esprit, mais une perspective sur laquelle s’accordent pratiquement tous les conjoncturistes.

L’essentiel, désormais, est moins d’enrayer la baisse du dinar que d’empêcher son effondrement total. Tel sera l’objet des mesures « urgentes et décisives » que le gouvernement s’apprête à annoncer lors d’une conférence de presse, lundi 20 juin. Pas besoin de faire un dessin : des restrictions sur les importations notamment des produits de luxe seront décrétées, et pour faire plaisir au chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, le gouvernement interdirait l’importation des bananes et des pommes. Mais, que les « fines bouches » de ces fruits se rassurent, il en existera toujours sur le circuit parallèle par voie de contrebande, à profusion et meilleur marché.

La thérapie, comme on peut le deviner, est on ne peut plus classique, mais c’est à l’exercice qu’elle révèle d’habitude son efficacité. Toutefois, avec une contrebande qui fait toujours florès, on imagine mal quel dividende l’économie pourra engranger alors que des matelas  de devises s’empilent en dehors des circuits réguliers et que, surtout, la demande de devises est excédentaire par rapport à l’offre.

La Banque centrale de Tunisie, par le truchement de son gouverneur Chedly Ayari, explique que la chute de la monnaie nationale est due à la baisse des exportations, notamment celles des produits miniers, et au déficit d’investissement extérieur, qui ont réduit les réserves de change. Il faut dire que les exportations ont chuté de 2,6% durant les cinq premiers mois de l’année en cours, alors que l’investissement direct étranger a dégringolé de cinq pour cent, au cours de la même période, soit 268 millions de dollars.

S’y ajoutent les recettes en devises du tourisme qui fondent de  44,6% entre 2015 et 2016 (janvier-mai), à 556,2 millions de dinars. La chute des recettes est encore plus brutale en comparaison avec 2010, touchant quasiment la moitié des revenus (-48,1%). Pis, durant les 5 premiers mois de 2016, les entrées des non-résidents n’ont pas dépassé 1, 190 million de personnes (-24,2%) alors que les entrées européennes ont été de seulement 301,3 mille touristes, enregistrant ainsi une baisse de 47,8%.

Une dégringolade « pilotée » !

Mais il n’y a pas que cela, surtout pas que cela, et nombreux sont ceux qui soupçonnent le Fonds monétaire international  d’y avoir partie liée, en « ordonnant » aux autorités financières tunisiennes de ne pas intervenir et de laisser faire car cela fait partie des réformes qu’il a exigées pour accorder puis débourser, en tranches biannuelles, le prêt de 2,9 milliards de dollars. Dès lors, la dépréciation du dinar par rapport au dollar et à l’euro ne pouvait pas surprendre, d’autant que la valeur a reculé de 55% par rapport au billet vert depuis 2011 et de 23% vis-à-vis de la monnaie unique durant la même période.

A vrai dire, cette chute du dinar est le fidèle reflet de la situation économique du pays en proie à la crise plus grave de puis elle de 1986, envenimée par un taux d’inflation de 6-7% et un taux de croissance qui peine à sortir de la zone nulle.

D’après l’économiste Ezzeddine Saïdane, l’Institut d’émission  a  pris une décision souveraine pour « baisser la valeur du dinar de 10% afin de tenter de sauver la donne ».

Au demeurant, on trouvera écho à cette « décision souveraine », dans la note adressée en date du 2 mai 2016 par le gouvernement tunisien au FMI, où il est signifié noir sur blanc que les autorités monétaires vont jouer le jeu en « limitant les interventions de la BCT sur le marché des changes au lissage des fluctuations excessives du taux de change, en recourant entre autres aux adjudications en devises qui permettent au marché de jouer un rôle prépondérant dans la détermination du dinar ». Pour ce faire, ajoute la bafouille du ministère des Finances, «  nous sommes résolus à strictement limiter les ventes nettes de change et uniquement lorsque les solutions de marché ont été épuisées ».  Ce faisant, « un taux de change plus flexible contribuerait à résorber progressivement la surévaluation du dinar et à favoriser un meilleur alignement sur les fondamentaux macroéconomiques. Nous entendons également intervenir en achetant des devises chaque fois que les conditions du marché le permettent ». D’ailleurs, les interventions sur le matché des changes se sont remarquablement rétrécies passant de 37% en moyenne du marché en 2014 à 24% au cours du 4ème trimestre 2015.

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Le dinar tunisien a clôturé la semaine par un effondrement face au dollar américain, qui a atteint 2.1650 dt, dans un marché dominé par une forte demande émanant des gros opérateurs publics en règlement de leurs factures énergétiques. Par ailleurs, l’euro s’est échangé à 2.4350 dt, rapporte Tustex.com

Il est à préciser que le dinar tunisien s’est déprécié à un rythme plus accéléré cette semaine, soit 2.40% face à l’euro, contre 1.98% une semaine auparavant et de 0.48% face au dollar américain.

Par ailleurs, depuis le début de l’année, le dinar tunisien a perdu près de 9.88% de sa valeur face à l’euro et 5.30% face au dollar américain et 10.9% depuis un an.

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Rien ne va plus pour le premier producteur de pétrole du continent africain… justement à cause de la chute vertigineuse des cours du pétrole. L’or noir, qui a fait la richesse du pays, élevant de façon insolente le niveau de vie des citoyens et faisant galoper les prix au point de faire de Luanda, la capitale, l’une des villes les plus chères au monde, est en train de causer la perte de l’économie angolaise. Rien que dans les 12 derniers mois, 60.000 emplois ont été détruits dans le pays, d’après le dernier rapport de l’Association Industrielle d’Angola. Le pays, qui faisait rêver des migrants d’un tout autre genre, les Portugais, qui l’avaient colonisé, n’est plus l’eldorado qu’il était.

Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les secteurs de l’ingénierie et du pétrole, dont les impôts versés à l’Etat ont fondu de moitié entre juin 2015 et mai 2016, qui ont trinqué le plus, a confié Jose Severino, président de l’association, dans un entretien avec la presse étrangère. Mais il est confiant sur la capacité de rebond de l’économie angolaise, à la faveur de la remontée des cours mondiaux du pétrole. “Les prix du pétrole sont en hausse et l’économie entrera dans un nouvel environnement macro-économique”, a-t-il affirmé.

Reste maintenant à savoir si les prix du pétrole reviendront à un niveau qui permettra au pays de freiner la dégradation de ses indicateurs économiques.

Par ailleurs M. Severino jette la pierre dans le jardin du Fonds monétaire international, dont il attend qu’il apporte un soutien substantiel à l’économie angolaise pour permettre de dégager des marges budgétaires.

Selon le président de l’Association Industrielle d’Angola, le taux d’inflation, qui s’était officiellement établi à 26% durant les 12 derniers mois, est de nature à favoriser les exportations de pétrole, de diamants, de produits agricoles et de matériaux de construction. Car l’Angola a grand intérêt à retrouver l’équilibre sur le front des devises étrangères pour financer les achats de matières premières et les équipements destinés au secteur industriel, a souligné M. Severino.

Enfin il a invité le gouvernement angolais à adopter une gestion plus saine des réserves de devises étrangères, et de rétablir des rapports francs entre les banques commerciales et les entreprises afin d’orienter plus de devises étrangères vers le secteur industriel.

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