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Le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a souligné que l’année 2018 sera une année cruciale pour son département qui a entamé la concrétisation d’un ensemble d’orientations et de réformes inscrites dans le plan de développement 2016/2020.
Dans sa réponse aux interventions des députés lors de l’examen du projet de budget de son département, le ministre s’est excusé du retard accusé dans la création du conseil des Tunisiens à l’étranger, affirmant que cet établissement verra le jour en 2018.
Les efforts seront axés au cours de l’année prochaine sur l’institutionnalisation du contrat social et la création du conseil national du dialogue social, a-t-il dit.

Le ministre a, d’autre part, indiqué qu’une série de mesures seront prises pour résoudre la crise des caisses sociales, notamment, celle de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) qui souffre, a-t-il rappelé, d’un grand déficit et ce en concertation entre les différentes parties concernées.
Il a indiqué que les dettes de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) ont atteint 4000 millions de dinars depuis les années 70, précisant que 40% seulement de ces dettes peuvent être remboursées.
Et d’ajouter que les dettes de la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS) auprès des établissements publics sont estimées quant à elles à 615 millions de dinars, soulignant que la réforme des caisses sociales permettra de résorber ces dettes d’ici quelques années.
Le ministre a, par ailleurs, fait observer qu’il a été convenu de créer un conseil supérieur de la protection sociale dont la mission sera de suivre les équilibres financiers des caisses sociales.

En réponse aux interrogations de certains députés relatives, notamment, à la réforme des caisses sociales et à la régularisation de la situation des personnes travaillant dans les secteurs précaires, il a souligné que son département est résolu à mettre en œuvre l’accord conclu entre les trois partenaires de la production (UGTT, gouvernement et UTICA) sur la lutte contre les formes d’emploi précaire.
Il a ajouté que les négociations sont en cours avec l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) pour régulariser, progressivement, la situation de 86 millions de personnes travaillant actuellement dans les chantiers.

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Après Fayçal Derbel, c’est au tour Taoufik Rajhi, ministre-conseiller auprès de Youssef Chahed chargé du suivi des réformes majeures, de monter au front pour stopper les bruits selon lesquels la CNRPS (Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale) est dans l’incapacité de verser les pensions de retraite des prochains mois. Il a déclaré sur Shems FM ce mardi 21 novembre 2017 : «Nous sommes en train de bouger pour couvrir ce déficit. Les retraites seront versées car nous avions prévu ce déficit, et puis l’Etat est le garant de la CNRPS».

Il a enchainé avec ceci : «Le déficit de cette année est de 500 MD, l’an prochain on en sera à 1000 MD. Pour réformer le système, nous avons fait voter une loi à l’ARP qui traite plusieurs aspects. Il s’agira notamment de repousser à 62 ans le départ à la retraite et aussi de manière progressive. Il est aussi question d’instaurer une contribution sociale de solidarité et de supprimer les primes de risques pour les retraités, sachant que quelqu’un qui avait un travail à risque n’a plus besoin de la prime une fois à la retraite».

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Le conseiller économique auprès du chef du gouvernement, Fayçal Derbel, a affirmé ce mardi 21 novembre 2017 sur les ondes d’Express fm qu'”en dépit de la crise que connaît actuellement la caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), la pension de retraite sera versée au mois de novembre 2017″.

On rappelle, dans ce contexte,  que le secrétaire adjoint de la centrale syndicale Abdelkrim Jrad avait déclaré que la CNRPS sera dans l’incapacité de verser la pension de retraite pour le mois courant , et ce en raison de sa situation détériorée.

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Il y a quelques jours, le chef du gouvernement tunisien, Yousef Chahed, présidait un CMR consacré à l’examen de la situation financière de la Pharmacie centrale tunisienne (PCT).

Officiellement, le «Conseil ministériel a passé en revue les difficultés structurelles de cette entreprise publique, résultant de la difficile situation financière des caisses de sécurité sociale». Il s’agissait en fait de traiter d’urgence l’incapacité financière de la Pharmacie Centrale à importer les médicaments dont le pays a besoin, d’autant que ses fournisseurs étrangers menaceraient de ne plus l’approvisionner.

CNSS (Caisse Nationale de la Sécurité Sociale) et CNRPS (Caisse de retraite pour le secteur public) doivent en effet quelque 2,8… Milliards de dinars tunisiens à la CNAM (Caisse d’assurance maladie). Une dette en quelque sorte carbonisée, les deux caisses étant elles-mêmes déficitaires. A son tour, la CNAM doit 366 MDT à la PCT. Du coût, cette dernière se retrouve incapable d’honorer ses engagements financiers envers les fournisseurs étrangers en médicaments importés. Les dettes de la PCT envers ces fournisseurs étrangers sont estimées à 370 MDT, qui restent impayées, mettant la pharmacie centrale sous menace de ne plus être livrée en médicaments.

«Afin de garantir que la pharmacie centrale continue de jouer pleinement son rôle de fournisseur de produits pharmaceutiques et de respecter ses obligations vis-à-vis de ses fournisseurs, le Conseil ministériel a approuvé plusieurs mesures visant à améliorer la situation financière de cette institution», disait le communiqué de la Primature tunisienne. Selon nos informations, le CMR a en fait décidé d’autoriser la PCT à contracter crédit auprès des banques de la place, avec garantie de l’Etat. Le crédit sera accordées en trois tranches, la dernière consistant en un rééchelonnement, après qu’ordre sera donné aux structures de santé de base, dépendant du ministère de la Santé, de rembourser 22 MDT à la pharmacie centrale et que le ministère de la Défense rembourse 5 MDT au titre de sa créance en médicaments à la CNAM.

 

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Le professeur de droit constitutionnel et président de l’Instance nationale de protection des données personnelles (INPDP), Chawki Gaddes, a fait savoir, dans une interview accordée à Africanmanager, qu’elle a transmis, en juin 2016, à la justice 15 dossiers très importants sur des structures publiques et privées récalcitrantes.
Il s’agit, selon lui, de la CNRPS et de la CNSS mais aussi de cliniques et d’un hôpital régional, sans oublier la STEG. Les requêtes ont été transmises à la Garde nationale pour mener les enquêtes.

En effet, les responsables du traitement des données personnelles doivent accomplir des procédures préalables obligatoires devant l’instance. Ces structures refusent de le faire. Elles ont violé la loi réglementant la protection des données personnelles, toujours d’après Gades…

Ceux qui sont à la tête de ces institutions risquent un mois de prison et une amende de 5 mille dinars, dit la loi…

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Commentant les grandes réformes  en chantier

La caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) indique qu’une révision des pensions des fonctionnaires de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif ont été révisées durant le mois d’août courant, par les services de la CNRPS, suite aux augmentations salariales au titre de l’année 2017.
Dans un communiqué publié jeudi, la CNRPS précise que les dus ont été alloués aux bénéficiaires avec un effet rétroactif à partir du mois de janvier 2017 concernant les augmentations générales des salaires et avec un effet rétroactif à partir du mois d’avril 2017 pour les augmentations spécifiques.
Cette mesure concerne plus de 225 mille bénéficiaires de pensions, ajoute le communiqué.

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Commentant les grandes réformes  en chantier

S’exprimait lors d’un point de presse tenu mercredi 9 août 2017 à la Kasbah, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi a évoqué l’affaire des stents périmés utilisés dans certaines cliniques privées ainsi que les sanctions prises à l’encontre des médecins impliqués.

Le ministre a à ce sujet rappelé que plusieurs cliniques impliquées ont été fermées, ajoutant que le ministère a suspendu ou rompu sa collaboration avec d’autres cliniques concernées par cette affaire. “Suite à cette affaire, une commission technique regroupant des spécialistes a été créée pour prendre les mesures nécessaires au moment de l’achat des équipements médicaux” a-t-il- encore assuré.

S’agissant des soupçons de corruption au sein de la Caisse Nationale de la Retraite et de la Prévoyance Sociale (CNRPS), le ministre des affaires sociales a indiqué que 6 agents ont été traduits en justice pour détournement de fonds.
En ce qui concerne la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), le ministre a indiqué que cinq plaintes ont été déposées portant sur des fraudes touchant des factures de consultations médicales, de fausses cartes de remboursement, d’ordonnances fictives, d’usage de fausses vignettes et d’examens médicaux fictifs.
Les parties impliquées sont des assurés sociaux, des fournisseurs d’équipements médicaux, des pharmaciens, des kinésithérapeutes, des médecins et des laboratoires d’analyses ainsi que des agents de la CNAM.
M. Trabelsi a dans ce sens mentionné que 22 dossiers de corruption ont été découverts au sein de la CNSS entre août 2016 et août 2017. Ils portent notamment sur des arnaques à l’encontre d’assurés sociaux, des détournements de fonds, des vols de médicaments, des fausses déclarations de revenus et autres falsifications.
“Le ministère a relevé cinq affaires portant sur la falsification de cartes d’invalidité, le vol d’équipements informatiques, l’octroi de primes sans critères de mérite et l’abus de confiance” a- il ajouté.

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Le vice-président de l’Association Tunisienne de Droit Social et des Relations Professionnelles, Hafedh Laâmouri, a déclaré que les dettes de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) auprès de la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS) s’élèvent à 1300 millions de dinars.

Il a par ailleurs ajouté, lors d’une conférence de presse ce lundi, que 2018 doit être l’année de la réforme du système d’assurance sociale et que tout retard de ce processus aura des répercussions très négatives sur les caisses sociales.

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Face à la situation alarmante de la caisse nationale de retraite et de prévoyante sociale (CNRPS)

Le ministre des Affaires Sociales, Mohamed Trabelsi a déclaré en marge de sa participation, ce dimanche 13 novembre 2016, à la célébration de la fête nationale de l’arbre à Sidi Bouzid, que son ministère injectera la somme de 500 millions de dinars à la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS), en 2017.
Le ministre a ajouté, dans une déclaration  rapportée par Shems Fm, que le ministère avait injecté l’année dernière la somme de 300 millions de dinars à la CNRPS, vu les difficultés que rencontre cette caisse.ce dimanche
Mohamed Trabelsi a indiqué, en outre, qu’un programme de réformes va être mis en place pour trouver des solutions radicales.

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Une source bien informée au sein de la présidence du gouvernement a confié à Africanmanager ce jeudi 13 octobre dans la soirée que dans la loi de finances 2017, il est prrévu d’affecter un pactole de 500 millions de dinars au renflouement de la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS), la Caisse Nationale d’Asssurance Maladie (CNAM) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, lesquelles trainent un déficit chronique…

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires sociales, Kamel Maddouri, a indiqué que la situation financière des caisses de la sécurité sociale est préoccupante, notamment au regard de l’épuisement des réserves mobilisables des trois caisses. Or, selon les normes du Bureau International du Travail ( BIT), les réserves disponibles pour un fonds d’assurance sociale devraient assurer le paiement des trois ans de pensions et trois mois de prestations d’assurance maladie.

« Ce n’est pas le cas de la Tunisie et la situation est de plus en plus critique, surtout que la CNSS et la CNRPS trouvent des difficultés pour mobiliser les fonds nécessaires au paiement des pensions en raison de l’épuisement des réserves financières », a précisé Kamel Maddouri. Il a ajouté que « ces deux caisses n’arrivent pas à honorer leurs engagements envers la caisse nationale d’assurance maladie CNAM », rappelant que les créances de la CNSS et la CNRPS auprès de la CNAM ont atteint plus de 1700 millions de dinars en septembre 2016.

Selon le directeur général de la sécurité sociale, cette situation a affecté la trésorerie de la CNAM qui trouve par conséquent à son tour des difficultés pour honorer ses engagements financiers envers les professionnels de santé conventionnés, les hôpitaux publics, la pharmacie centrale et les assurés sociaux. Chiffre à l’appui, les dettes non honorées de ladite caisse auprès de ces parties se sont élevées à 389 millions de dinars en juillet 2016.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le directeur général de la Sécurité sociale au ministère des Affaires sociales, Kamel Maddouri, a déclaré qu’il y aura certainement des menaces sérieuses quant au paiement des pensions si les réformes ne sont pas faites.

Avec l’aggravation du déficit des caisses sociales, il a ajouté qu’on ne peut plus se payer le luxe de parler de réforme du régime de retraite, mais plutôt de sauvetage des caisses sociales, surtout qu’on a dépassé le stade du déficit des caisses sociales pour se trouver face à un problème de liquidité.

D’après lui, on ne peut pas se limiter aux cotisations qui sont à la charge des assurés, il faut prendre des mesures draconiennes, tout en proposant la création d’instances nationales de pilotage, d’alerte et de surveillance des équilibres financiers des régimes de retraite.  Interview :

Pouvez-vous nous dresser le bilan de caisses sociales?

D’après les résultats comptables des caisses de la sécurité sociale, la situation est de plus en plus critique.

La CNSS a enregistré un déficit de -439, 2 millions de dinars en 2015 pour atteindre 583,3 millions de dinars en 2016 et 805 millions de dinars en 2017, si les réformes ne viennent pas.

Pour la CNRPS, le déficit est passé de 32 millions de dinars en 2005 à 375 millions de dinars en 2015 et les prévisions tablent sur 529 millions de dinars en 2016. Le déficit prévisible du régime des pensions est de 436 millions de dinars en 2015.

Pour la CNAM, la situation est plus ou moins équilibrée vu les résultats positifs réalisés par la branche assurance maladie.

Mais comment expliquer l’aggravation de ce déficit?

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation. On commence par les mutations démographiques : l’espérance de vie de 75 ans et baisse du rapport démographique (2,4 contre 6,2 en 1976). Ce qui a induit une augmentation du nombre des pensionnés à un rythme supérieur à celui des actifs (5% contre 2,7% durant la dernière décennie) et donc une augmentation des dépenses de retraite à un rythme supérieur à celui des recettes.

Parmi les autres causes, on cite la générosité du système des pensions dans le système public, sachant que le calcul de la pension se fait sur la base du dernier salaire ou le salaire le plus élevé perçu pendant 2 ans consécutifs, contrairement au secteur privé où le calcul se fait sur la moyenne des 10 dernières années.

Dans ce cadre, les bénéficiaires d’une pension de retraite allant de 80 à 90% du salaire de référence représentent 44% de l’effectif global des pensionnés. Le taux de la pension de retraite dans le secteur est de 72,5% du salaire de référence, alors qu’en France elle s’élève à 50%.

On peut aussi expliquer l’aggravation du déficit par le système de péréquation qui consiste à la révision automatique de la pension chaque fois qu’il y a une augmentation des salaires. Ajoutons à cela l’existence de plusieurs corps qui bénéficient de la pension à l’âge de 55 ans (les cadres actifs de la sécurité intérieure, protection civile, les travailleurs ayant des taches pénibles et insalubres). Ces derniers bénéficient aussi du système de bonification, ce qui veut dire l’ajout des années d’ancienneté entre 2 et 5 ans aux années effectives de travail. Faut-il noter que 40% des pensions du secteur public bénéficient d’une bonification moyenne de 4 ans.

On cite aussi le départ anticipé à la retraite, qui représente 22% de l’effectif global des retraités.

Si la crise s’accentue, comment vous voyez l’avenir de ces caisses?

On ne peut plus se payer le luxe de parler de réforme du régime de retraite, on doit parler de sauvetage des caisses sociales. Car on a dépassé le stade du déficit des caisses sociales pour se trouver face à un problème de liquidité.

On parle donc de la capacité des caisses, notamment la CNRPS et la CNS, à honorer mensuellement leurs engagements relatifs aux paiements des pensions.

On est donc face à une contrainte majeure : comment peut-on répondre aux besoins du financement pour pouvoir payer les pensions dans les délais.

On peut s’attendre donc à un problème de paiement des pensions de retraite prochainement?

Sans semer la panique auprès de nos citoyens, je pense qu’il y a un problème sérieux quant au paiement des pensions de retraités.

C’est vrai qu’il s’agit d’entreprises publiques qui bénéficient d’une garantie de solvabilité de l’État, mais on est réellement face à un problème difficile, surtout dans cette conjoncture économique très délicate.

En l’absence de mesures d’urgence, il y aura certainement des menaces sérieuses quant au paiement des pensions.

En tant que partie importante du gouvernement, le ministère des Affaires Sociales a-t-il pensé à mettre en place d’autres alternatives pour sortir de l’impasse?

Notre département est en train de travailler sur plusieurs axes.

Tout d’abord, on a le contrat social qui prévoit une révision globale du régime de la sécurité afin de maintenir leur pérennité financière.

Un effort louable a été fait et l’accent a été mis sur l’utilité de reprendre les travaux de la sous-commission en charge de cette question. Cette dernière est appelée à approfondir les réflexions pour élaborer les différents scénarios susceptibles de résoudre cette crise.

De même, un travail s’effectue en collaboration avec les caisses sociales pour assurer l’amélioration du recouvrement et l’extension de la couverture sociale dans le secteur informel et pour lutter contre la fraude dans le système social.

Pour la CNSS, il y a un travail à faire pour couvrir ses créances estimées à 4 milliards de dinars, sachant que la moitié de ce montant est irrécouvrable puisqu’elle est issue d’une taxation de fisc.

C’est pour cette raison qu’on essaye d’améliorer le dispositif de contrôle et de recouvrement et ce, en coordination avec le ministère des Finances. D’ailleurs, on va procéder à la modification de plusieurs textes de loi régissant le recouvrement des créances de la CNSS.

Un autre chantier est en cours, il touche la gouvernance dans le régime des caisses sociales, selon les normes de la Banque International du Travail ( BIT) relatives au principe directeur de la bonne gouvernance des caisses sociales.

En plus, il a été décidé de mettre en place plusieurs projets de coopération en matière de réforme du régime de la sécurité sociale.

A mon avis, c’est un véritable chantier de réformes.

Mais comment faire?

Cela nous pousse à parler d’une réforme globale du régime de la sécurité sociale

Le système tunisien de retraite est basé sur la répartition, qui est largement tributaire de l’équilibre entre les recettes (cotisations) et les dépenses (prestations). Ce système est fondé sur le principe de la solidarité générationnelle ou intergénérationnelle.

La réforme envisagée ne peut être que consensuelle avec les partenaires sociaux, signataires du contrat social.

Cette réforme doit répondre à l’impératif de rétablir l’équilibre financier des régimes de retraite tout en assurant une réforme juste, équitable et responsable avec un certain alignement entre le secteur public et le privé.

C’est vrai qu’on a proposé auparavant le projet de loi relatif à l’augmentation facultative de l’âge du départ à la retraire, mais pour l’étape actuelle, on a besoin d’un package de réformes

A mon avis, c’est le moment propice pour que la sous commission issue du contrat social reprenne ses travaux pour aboutir à un accord avec les partenaires sociaux de manière à assurer une révision globale du régime de la sécurité sociale.

Pouvez-vous nous donner des exemples de ces réformes?

Le sauvetage des caisses de sécurité sociale exige nécessairement l’adoption de réformes douloureuses, tout en préservant les droits acquis de ceux qui sont actuellement à la retraite.

Aujourd’hui, on ne peut pas agir sans toucher l’âge de la retraite, les cotisations, le système de la péréquation ou encore le taux de la retraite, qui pourrait être révisé à la baisse. On peut aussi réviser le système de bonification touchant certaines catégories.

Toute une panoplie qu’on doit adopter pour rétablir l’équilibre du régime de la sécurité sociale, sachant que le contrat social signé en 2013 prévoit la diversification des ressources de financement de la sécurité sociale.

On ne peut pas se limiter aux cotisations qui sont à la charge des assurés ou d’employeurs, il faut chercher d’autres sources de financement comme la fiscalité sociale, la création d’un espace fiscal pour la sécurité sociale dont notamment les impôts ou bien une subvention directe de la part de l’Etat vers ces caisses.

Avez-vous d’autres recommandations?

Parmi les préalables d’une mise en œuvre d’une réforme structurelle des régimes de retraite, il y a la nécessaire création d’instances nationales de pilotage, d’alerte et de surveillance des équilibres financiers des régimes de retraite et ce, conformément aux références et normes internationales en la matière.

A ce titre, on peut tirer profit de plusieurs expériences internationales dont notamment la France, qui a créé le Conseil d’orientation des retraités.

En outre, les pouvoirs publics seront aussi appelés à rendre compte et à informer le public sur l’état des équilibres financiers des caisses pour une période lointaine.

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La CNRSS a suffisamment de fonds pour payer les pensions de retraite au titre des mois d’avril

La péréquation automatique des pensions de retraite suite aux majorations salariales accordées aux retraités au titre de 2016 se poursuit encore, a indiqué, vendredi, le Directeur général de la Caisse nationale de la retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), Ibrahim Braiki, soulignant que près de 80% d’entre eux ont bénéficié de ces augmentations jusqu’au mois de mai dernier.
“Le retard pris dans le versement de ces majorations dépasse la caisse”, a fait savoir Braiki à la TAP, précisant que “certains établissements employeurs n’ont pas jusque là fixé les mécanismes nécessaires pour mettre en œuvre le versement de ces augmentations.”
Il a ajouté, par ailleurs, que la CNRPS a déjà contacté tous les établissements pour régler ce dossier et permettre ainsi aux retraités de bénéficier de ces majorations.
“Les incidences financières de l’effet rétroactif des pensions de retraite versées jusqu’à mai dernier ont dépassé les 50 millions de dinars par an”, a fait savoir la même source.

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Le ministère des Affaires Sociales vient d’annoncer de nouvelles nominations, apprend Africanmanager d’une source bien informée relevant de ce département. Il s’agit de la nomination de Yamina Methlouthi à la tête du Centre des Recherches et des Etudes sociales. Il y a également la désignation de Bechir Irmàni en tant que nouveau PDG de la CNAM et Imed Torki à la tête de la CNRPS.

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Une nouvelle grève des agents des caisses de sécurité sociale

Le ministère des affaires sociales annonce, dans un communiqué publié, jeudi, la nomination de Yamina Mathlouthi, directrice générale du centre de recherches et d’études sociales (CRES), Béchir Irmani, président directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) et Imed Turki, président directeur général de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale CNRPS.

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Face à la situation alarmante de la caisse nationale de retraite et de prévoyante sociale (CNRPS)

La situation de la Caisse Nationale de la retraite et de la Prévoyance soiale (CNRPS) est “catastrophique”, a estimé Mohamed Chérif, PDG de la CNRPS, indiquant que le déficit cumulé a atteint 996 millions dinars au cours des 10 dernières années avec une moyenne annuelle de 99,6 millions de dinars jusqu’à l’année 2014 et 374,8 millions de dinars en 2015.
Dans déclaration exclusive à l’agence TAP, Mohamed Chérif a considéré “l’âge de la retraite en Tunisie parmi les facteurs essentiels du déficit, indiquant, à ce propos qu’ il varie entre 55 ans pour les professions pénibles et 60 ans pour les autres professions alors que l’âge de la retraite dans plusieurs pays s’élève à 65 ans et parfois même à 67 ans.
Selon Chérif, le taux de la retraite est de 72% en Tunisie alors que d’autres pays, il ne dépasse pas les 50% et 60%.
Il a par ailleurs fait savoir que la régulation automatique des salaires et la bonification touchent 40% des retraités durant 4 ans, faisant remarquer que chaque bonification implique une hausse de 10% du taux de la retraite.
Revenant sur les causes exogènes de cette crise, le PDG de la CNRPS a révélé que le nombre des retraités au cours des années 80 ne dépassait pas 3000 ou 3500 retraités par an. Contrairement à la situation actuelle où on le nombre de retraités s’élève à 16 et 17 mille par an et sera doublé en 2024.
Pour le responsable, le taux de l’évolution des retraités a atteint actuellement 5.1%, soit un taux qui dépasse le nombre de postes d’emploi; Une telle situation a entraîné, selon lui, une baisse au niveau du taux des cotisations ( ce taux ne dépasse pas 246 dinars par mois). Les revenus et les cotisations s’élèvent, quant à eux, à 300 millions de dinars par mois alors que le taux des pensions est estimé à 324 millions de dinars.
La caisse, a-t-il dit, se trouve chaque mois dans l’obligation de solliciter une avance au ministère des finances pour pouvoir verser les pensions de retraite dans les délais impartis. Dans certains cas, elle va même jusqu’à emprunter de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), a-t-il observé ajoutant que les dettes cumulées auprès de la CNAM ont atteint 1100 millions de dinars.
Pour faire face à ce déficit, Cherif a souligné que l’augmentation des pensions ou de l’âge de départ à la retraite n’est pas la “meilleure solution”. Il est plutôt vivement recommandé, selon lui, de prendre une série de mesures “consensuelles” et de mettre en place une stratégie adéquate pour sortir de cette crise.

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Dans notre pays, il existe de nombreux nouveaux venus sur le marché de l'emploi obligés de travailler dans l'économie informelle, sans protection sociale.

Selon une étude élaborée par le centre de recherche et d’études sociales, en coopération avec la Banque Africaine du Développement (BAD), un million et 92 mille travailleurs tunisiens ne bénéficient pas de la protection sociale en 2015. Le taux du travail précaire durant l’année passée a atteint les 32,2% de la population active.

Selon la même étude ce pourcentage qui avait baissé entre 2005 et 2011, a augmenté durant la période de 2012 à 2015. Cela s’explique selon le directeur du centre, Nidhal Becheikh, par la crise économique que traverse la Tunisie. Le travail précaire permettrait à l’économie de réduire l’impact de la crise. TAP

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Face à la situation alarmante de la caisse nationale de retraite et de prévoyante sociale (CNRPS)

Le ministre des Affaires sociales, Ahmed Ammar Youmbai a indiqué lors d’une allocution, mardi 5 janvier 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que le déficit de la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS) a atteint à jusqu’à la fin de l’année 2015, 900 millions de dinars et que le déficit pourrait atteindre 4,6 milliards de dinars d’ici 2020 si l’âge de départ à la retraite ne sera pas augmenté, rapporte Mosaïque Fm.

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Les craintes sur la difficulté voire l’incapacité du gouvernement à

Les craintes sur la difficulté voire l’incapacité du gouvernement à verser les pensions de retraite continuent de planer même si elles ont été démenties à maintes reprises par maintes sources à la caisse. Dans une interview, mardi, 26 août 2014, au journal Attounssia, le PDG de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), Saïd Bilel a reconnu les difficultés financières de la caisse, se gardant cependant d’évoquer une cessation de paiement.

Il a souligné que pour décaisser les pensions de retraite au titre du mois de juillet, la Caisse a sollicité une avance de 150 millions de dinars auprès de l’Etat. Les fonds destinés au paiement des pensions de retraite sont épuisés depuis le mois de juin, obligeant la CNRPS à s’endetter auprès du Trésor public.

Selon lui, la CNRPS a affiché un déficit de l’ordre de 194 millions de dinars en 2013 contre 124 millions de dinars en 2012. Par ailleurs, selon nos propres sources, le déficit devrait s’aggravera pour atteindre 283 millions de dinars en 2014.

S’expliquant sur les causes de ce déficit, Saïd Bilel a évoqué des raisons structurelles dues aux difficultés enregistrées dans la mise en œuvre des grands projets de réforme, relatifs au régime de l’assurance maladie ou encore celui de la retraite.

Le nombre des adhérents à la caisse au niveau de la fonction publique, les collectivités locales et les établissements publics, s’est élevé, selon lui, à 739678 en 2013 contre 715274 en 2012, enregistrant ainsi une hausse de 2,7% alors que le nombre des bénéficiaires des pensions se recrutent parmi les retraités mais aussi parmi les veuves et les orphelins. Au total, le nombre des bénéficiaires des prestations de la caisse toutes catégories confondues a atteint en 2013, 284954 contre 280042 en 2012, soit en hausse de 5%, alors que le nombre des actifs qui financent le fonds ne dépasse pas les 2,4%, d’où ce déficit structurel, a-t-il expliqué.

Le PDG de la CNRPS a indiqué, en outre, que la moyenne des pensions de retraite durant l’année 2013 a été aux alentours de 900 dinars alors que celle des actifs qui financent ces pensions ne dépasse pas les 260 dinars. S’y ajoute la hausse de l’espérance de vie qui a atteint, aujourd’hui, près de 73 ans.

Pour ce qui est des solutions, le PDG de la CNSS a souligné, que l’administration de la CNRPS a élaboré un rapport sur les difficultés financières du fonds et les réformes qui devraient être engagées pour que la caisse honore ses engagements envers ses bénéficiaires dans les délais convenus.

Il a été suggéré, aussi, selon lui, d’intégrer dans la loi l’avance dont bénéficié la caisse auprès du ministère des Finances et de lui en accorder en cas de besoin.

Parmi les autres propositions, le PDG a précisé qu’il a été proposé à l’Etat de prendre en charge les dettes cumulées auprès les entreprises publiques qui souffrent de difficultés financières, particulièrement les sociétés de transport dont les dettes ont atteint à fin avril 2014 près de 276 millions de dinars comme mentionné dans la loi des finances complémentaire 2014, outre la programmation de 176 millions de dinars au titre du budget de l’Etat pour 2015.

Khadija Taboubi

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Les craintes sur la difficulté voire l’incapacité du gouvernement à

Les craintes sur la difficulté voire l’incapacité du gouvernement à verser les pensions de retraite continuent de planer même si elles ont été démenties à maintes reprises par maintes sources à la caisse. Dans une interview, mardi, 26 août 2014, au journal Attounssia, le PDG de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), Saïd Bilel a reconnu les difficultés financières de la caisse, se gardant cependant d’évoquer une cessation de paiement.

Il a souligné que pour décaisser les pensions de retraite au titre du mois de juillet, la Caisse a sollicité une avance de 150 millions de dinars auprès de l’Etat. Les fonds destinés au paiement des pensions de retraite sont épuisés depuis le mois de juin, obligeant la CNRPS à s’endetter auprès du Trésor public.

Selon lui, la CNRPS a affiché un déficit de l’ordre de 194 millions de dinars en 2013 contre 124 millions de dinars en 2012. Par ailleurs, selon nos propres sources, le déficit devrait s’aggravera pour atteindre 283 millions de dinars en 2014.

S’expliquant sur les causes de ce déficit, Saïd Bilel a évoqué des raisons structurelles dues aux difficultés enregistrées dans la mise en œuvre des grands projets de réforme, relatifs au régime de l’assurance maladie ou encore celui de la retraite.

Le nombre des adhérents à la caisse au niveau de la fonction publique, les collectivités locales et les établissements publics, s’est élevé, selon lui, à 739678 en 2013 contre 715274 en 2012, enregistrant ainsi une hausse de 2,7% alors que le nombre des bénéficiaires des pensions se recrutent parmi les retraités mais aussi parmi les veuves et les orphelins. Au total, le nombre des bénéficiaires des prestations de la caisse toutes catégories confondues a atteint en 2013, 284954 contre 280042 en 2012, soit en hausse de 5%, alors que le nombre des actifs qui financent le fonds ne dépasse pas les 2,4%, d’où ce déficit structurel, a-t-il expliqué.

Le PDG de la CNRPS a indiqué, en outre, que la moyenne des pensions de retraite durant l’année 2013 a été aux alentours de 900 dinars alors que celle des actifs qui financent ces pensions ne dépasse pas les 260 dinars. S’y ajoute la hausse de l’espérance de vie qui a atteint, aujourd’hui, près de 73 ans.

Pour ce qui est des solutions, le PDG de la CNSS a souligné, que l’administration de la CNRPS a élaboré un rapport sur les difficultés financières du fonds et les réformes qui devraient être engagées pour que la caisse honore ses engagements envers ses bénéficiaires dans les délais convenus.

Il a été suggéré, aussi, selon lui, d’intégrer dans la loi l’avance dont bénéficié la caisse auprès du ministère des Finances et de lui en accorder en cas de besoin.

Parmi les autres propositions, le PDG a précisé qu’il a été proposé à l’Etat de prendre en charge les dettes cumulées auprès les entreprises publiques qui souffrent de difficultés financières, particulièrement les sociétés de transport dont les dettes ont atteint à fin avril 2014 près de 276 millions de dinars comme mentionné dans la loi des finances complémentaire 2014, outre la programmation de 176 millions de dinars au titre du budget de l’Etat pour 2015.

Khadija Taboubi

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