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La Tunisie est l’un des pays importateurs de pétrole de la région MOANAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan) qui ont réussi à accroître leurs recettes fiscales, mais en absence de réformes abouties en matière de subventions, ces gains ont été en partie contrebalancés par la hausse de ces dernières, à cause de la hausse des prix du pétrole, selon un article publié, mardi 13 novembre 2018, sur le site du Fonds Monétaire International (FMI).

Anastasia Guscina et Boaz Nandwa, les deux auteurs de l’article intitulé “Comment les pays peuvent réduire leur dette et préserver la croissance”, estiment qu’avec le resserrement des conditions financières mondiales, il est devenu plus urgent de réduire les déficits budgétaires et la dette des pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale.

L’accumulation de la dette ces dernières années, plus de 50 % du PIB dans près de la moitié des pays de la région, doit être résolue de toute urgence“, indiquent encore les auteurs, ajoutant que malgré le déficit élevé d’infrastructures, les dépenses dans ce secteur ont été particulièrement touchées dans les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP, comme Djibouti et la Mauritanie.
Pour les deux experts, si les pays ne réagissent pas rapidement, ils seront contraints d’allouer une part croissante de leur budget au paiement d’intérêts et au remboursement de leur dette plutôt qu’aux investissements vitaux dans le capital physique et humain, favorables à la croissance.
Pour que la politique budgétaire puisse amorcer un cercle vertueux de croissance et d’équité, les réformes budgétaires doivent être soigneusement conçues pour protéger les pauvres“, soulignent encore les experts, rappelant que lorsque les pays réduisent leurs dépenses ou relèvent leurs impôts, “ils peuvent nuire aux groupes les plus vulnérables de la société“.

Les pays ayant réussi à réduire leurs déficits tout en préservant les investissements publics ont enregistré une croissance plus forte et sont parvenus à répartir les revenus de façon plus équitable“, estiment les auteurs.
Et d’expliquer que les gouvernements qui ont entrepris la réforme des subventions et des salaires de la fonction publique en privilégiant les dépenses sociales (éducation, soins de santé, dispositifs de protection sociale) “ont enregistré une croissance plus forte à long terme et une plus grande égalité de revenus“.
Au cours des trois dernières années, la plupart des pays de la région MOANAP, du Caucase et d’Asie centrale (CAC) ont réduit leurs déficits en adoptant une série de mesures pour comprimer leurs dépenses et accroître leurs recettes, mais ces réformes n’ont pas toujours été propices à la croissance, selon les auteurs.

Selon le FMI, les gouvernements doivent tâcher de répartir la charge fiscale plus équitablement, notamment, en relevant les impôts sur le patrimoine (biens fonciers, héritage, plus-values, dividendes et intérêts) et en remplaçant progressivement les droits de timbre et autres frais, plus régressifs et coûteux, par un impôt sur le revenu des personnes physiques.
Sur le plan des dépenses, les dirigeants doivent en améliorer la qualité et prendre en compte la hausse probable du coût du service de la dette dans le budget.
En parallèle, il est indispensable d’accroître, ou du moins de préserver, les dépenses dans le capital physique et humain. Il faudra par conséquent s’employer à réduire la masse salariale dans des pays tels que la Tunisie, l’Algérie et le Koweït.

TAP

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Le projet du budget de l’Etat pour l’année 2019 a alloué une enveloppe de 4350 MD au titre de la compensation dans laquelle les hydrocarbures et l’électricité se taillent la part de lion avec 2100 MD, avec une régression de 600 MD, par rapport aux nouvelles estimations de l’année 2018 (2700 MD).
L’équilibre du système des hydrocarbures reposera, au cours de l’année prochaine, sur la subvention accordée par l’Etat, mais aussi sur les impacts des augmentations des prix des carburants au cours de cette année.
Il proviendra, également, des économies sur les dépenses de la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) et la Société Tunisienne des Industries de la Raffinerie (STIR), lesquelles sont imputés à la maîtrise du coût de production.
L’équilibre du système des carburants s’appuie également sur les réajustements périodiques des prix de vente au public en 2019, sachant qu’une hausse de 1 dollar dans le prix d’un baril de pétrole entrainera une augmentation dans les dépenses de subvention de l’ordre de 128 MD et une hausse de 10 millimes du prix de change du dollar provoque une croissance de 40 MD dans ces mêmes dépenses.
Il convient de signaler que l’impact financier des hausses à trois reprises des prix des hydrocarbures (décembre 2017, mars et juin 2018, sans compter la hausse du mois de septembre 2018) sur le budget de l’Etat est estimé à 430 MD.
Le projet du budget de l’Etat, estimé à 40861 MD pour 2019, requiert le maintien du prix du baril de pétrole, à un niveau de 75 dollars.
Les dépenses de subvention destinées aux produits de base occupent la deuxième place avec une enveloppe de 1800 MD (contre 1570 MD inscrites dans le budget 2018 et 1750 MD, montant actualisé pour 2018), alors que les blés tendre et dur détiennent la plus grande part des subventions avec 1325 MD, suivis des huiles végétales (240 MD) et du lait (180 MD).

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La question de la levée de la subvention sur les produits de base n’est pas encore à l’ordre du jour et rien n’a été communiqué ou décidé sur le sujet jusqu’ici“, a confié, mercredi 3 octobre 2018, une source gouvernementale à Africanmanager, avant d’ajouter : “Le gouvernement actuel n’envisage rien en matière de subvention et n’a rien décidé à propos de la levée totale de la subvention ou progressive“, a-t-il dit.

Nous allons poursuivre la politique de subvention et aucun changement n’aura lieu (…) Aucune orientation dans ce sens ne figure dans la loi de finances pour l’exercice 2019 (…) le gouvernement a déjà décaissé 1,8 Milliards de dinars pour la caisse de compensation“, a précisé notre source, avant de démentir les bruits sur la levée de la compensation sur certains produits dont ceux de base.

S’agissant de la cession des parts minoritaires de l’Etat dans une douzaine de banques de la place, notre source a précisé qu’aucune décision n’a été prise jusque-là et que la stratégie actuelle du gouvernement est l’assainissement, la recapitalisation et la restructuration des banques publiques, à l’instar de la BNA, la BH et la STB.

Notre interlocuteur a également démenti toute intention du gouvernement de vendre les sociétés vitales telles que la STEG, la SONEDE et la SNCFT.

Nous rappelons à ce propos que la commission gouvernementale chargée de l’examen du système de compensation des produits de base a présenté une proposition relative à la levée de la compensation sur trois étapes qui dureraient entre six et neuf mois. La première étape concerne le lait et les huiles végétales, la deuxième le pain (gros pain et baguette), en plus de la farine pâtissière, alors que la troisième étape portera sur le sucre, la semoule, le couscous et les pâtes alimentaires, selon les déclarations de Youssef Trifa, chargé de mission auprès du ministère du Commerce, à la TAP, le 20 septembre 2018.

La même source avait indiqué que l’orientation de la compensation vers ses ayant droits aurait un caractère matériel, à travers la création d’une plateforme regroupant l’ensemble des bénéficiaires du transfert financier.

Les dépenses de compensation des produits de base sont estimées, en 2018, à environ deux milliards de dinars et la Caisse générale de compensation (CGC) compense actuellement les huiles végétales, le lait, les dérivés du blé tendre (pain et farine pâtissière), les dérivés du blé dur (couscous, pâtes alimentaires et semoule), l’orge destiné aux fourrages et le papier servant à la fabrication des livres et cahiers compensés.

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“Il n’y a aucune intention ou programme de levée de la compensation sur les produits de base” et aucune orientation dans ce sens ne figure dans la loi de finances pour l’exercice 2019, a souligné le secrétaire d’Etat au commerce, Hichem Ben Ahmed.

Il a estimé, dans un entretien téléphonique avec l’agence TAP, que la levée de la compensation est une question sociale et politique qui nécessite la concertation et la conciliation entre toutes les parties dans le pays (sociales, professionnelles, politiques…) pour l’orienter vers les ayants droits.
Et de poursuivre que les commissions de réflexion sur la compensation, formées depuis quelques années, ont pour mission de suggérer des scénarios pour orienter la compensation vers les ayants droits et dépasser les défaillances existant au niveau du système et des mécanismes adoptés dans ce domaine.

Pour rappel, la commission gouvernementale chargée de l’examen du système de compensation des produits de base a présenté une proposition relative à la levée de la compensation sur trois étapes qui dureraient entre six et neuf mois. La première étape concerne le lait et les huiles végétales, la deuxième le pain (gros pain et baguette), en plus de la farine pâtissière, alors que la troisième étape portera sur le sucre, la semoule, le couscous et les pâtes alimentaires, selon les déclarations de Youssef Trifa, chargé de mission auprès du ministère du commerce, à la TAP, le 20 septembre 2018.
La même source avait indiqué que l’orientation de la compensation vers ses ayants droits aura un caractère matériel, à travers la création d’une plateforme regroupant l’ensemble des bénéficiaires du transfert financier.

Les dépenses de compensation des produits de base sont estimées, en 2018, à environ deux milliards de dinars et la Caisse générale de compensation (CGC) compense actuellement les huiles végétales, le lait, les dérivés du blé tendre (pain et farine pâtissière), les dérivés du blé dur (couscous, pâtes alimentaires et semoule), l’orge destiné aux fourrages et le papier servant à la fabrication des livres et cahiers compensés.

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La Commission gouvernementale chargée de la refonte du système de subvention des produits de base a proposé d’opter pour la levée progressive de la compensation. Le basculement vers la vérité des prix se fera, ainsi, sur trois phases, dont la première concernera le lait et l’huile végétale, la deuxième les pains (gros pain et baguette) et la farine pâtissière et la troisième, le sucre, la semoule, le couscous et les pâtes, a fait savoir Youssef Trifa, chargé de mission auprès du ministre de Commerce, dans un entretien avec l’agence TAP.

Le choix de passer par 3 phases, dont chacune durera entre 6 et 9 mois, permettra de remédier aux défaillances en cas de besoin, et surtout d’étaler la période des hausses des prix qui seront décidées.
Néanmoins, les prix resteront administrés. Autrement dit, nous opterons pour la vérité des prix, mais ceux-ci resteront fixés par l’administration“, a t-il précisé.

Quelques filets de sécurité

Trifa a souligné qu’un transfert monétaire (TM) va être institué pour compenser la perte du pouvoir d’achat du citoyen, du au passage à la vérité du prix. Une base de données sera mise en place, regroupant l’ensemble des bénéficiaires de transferts monétaires. L’inscription à ce service de transfert monétaire sera volontaire et sans aucune restriction pour tous les Tunisiens résidents majeurs. Elle sera automatique pour les bénéficiaires du Programme National d’Aide aux Familles Nécessiteuses (PNAFN) et du Programme d’accès aux soins à tarifs réduits (AMGII).
La base de données reliera un ménage bénéficiaire à un numéro de compte bancaire/postal, afin de permettre le transfert monétaire.
La commission a proposé deux scénarios de transfert monétaire trimestriel, soit il dépendra, uniquement, du nombre des membres du ménage, ou il dépendra du niveau socioéconomique de la famille, et ce, en calculant le revenu par personne dans chaque ménage“, a indiqué le responsable, précisant que la décision finale en ce qui concerne les grands axes et l’échéancier de la mise en œuvre de cette stratégie sera prise par le gouvernement en concertation avec la société civile et les grandes organisations du pays (UTICA, UGTT…).

Plus de 2 milliards DT en subventions en 2018

Pour le chargé de mission auprès du ministre de Commerce, “la refonte du système de compensation est une exigence dictée par le besoin de maîtriser les dépenses de subvention des produits de base, lesquelles dépasseront, à la fin de cette année, les 2 milliards de dinars, contre 1,5 milliard de dinars en 2010.
A l’heure actuelle, les produits subventionnés par la Caisse Générale de Compensation (CGC) sont l’huile végétale, le lait, les dérivés du blé tendre (pain et farine pâtissière) et du blé dur (couscous, pâtes, semoule), l’orge fourragère et le papier destiné à la fabrication des cahiers et livres subventionnés“, a rappelé le responsable, précisant que la subvention des céréales, au cours de l’année 2017, s’est élevée à près de 1,1 milliard de dinars, celle de l’huile végétale a dépassé les 250 millions de dinars (MD), alors que la compensation du lait et des pâtes alimentaires a avoisiné respectivement les 90 MD et les 40 MD.
Pour ce qui est du sucre, “le CGC n’apporte qu’une subvention minime de l’ordre de 50 millimes/kg. Ce produit est importé par l’Office du Commerce qui supporte des pertes annuelles pour la subvention du sucre, d’environ 85 MD. Le prix de vente en gros du sucre a été fixé à 0,855 dinar, le prix de détail à 0,970 dinar, alors que son prix réel dépasse 1 dinar”.

Le responsable a expliqué le renchérissement de la valeur de la subvention, supportée par l’Etat, d’une année à l’autre, par l’augmentation des prix de ces produits à l’échelle internationale ainsi que de la consommation nationale, et par conséquent des quantités importées. Cette situation intervient dans une conjoncture caractérisée par la dépréciation du dinar tunisien et alors que les prix sont quasi-gelés depuis environ dix ans, au niveau du marché national, dans le cadre de la stratégie de compensation.
Actuellement, 1 quintal (100 kg) de farine est vendu à 82 dinars, alors que le boulanger, qui fabrique les baguettes, l’achète à 4,5 dinars uniquement. C’est ainsi, que la baguette est vendue à 190 millimes, alors que son prix réel s’élève à 320 millimes. Pour ce qui est du boulanger spécialisé dans le gros pain, il bénéficie d’une subvention de 15 dinars, alors qu’il achète le quintal de farine à 6 dinars“, a noté Trifa.
De même, au moment où l’huile végétale subventionnée est vendue à 0,900 dinars en Tunisie, son prix réel s’élève à 2,380 millimes. Elle est proposés dans des pays voisins à 3 dinars.

Couper l’herbe sous le pied des contrebandiers

Selon le chargé de mission, ces distorsions des prix encouragent, évidemment, l’utilisation non autorisée de ces produits par des professionnels, mais aussi la contrebande. A noter que 23% des produits de base subventionnés ne bénéficient pas aux ménages et 7% de la subvention profite aux familles nanties.
C’est sur la base de ce constat, qu’un conseil ministériel a approuvé, en mars 2018, la proposition relative à la création de la commission gouvernementale chargée de présenter la stratégie de la refonte du système de subvention des produits de base. L’idée étant d’opter pour la vérité des prix en assurant des transferts monétaires aux citoyens, en contrepartie.
Cette démarche permettra de faire face à la contrebande, de réduire l’usage des produits subventionnés pour des raisons commerciales, de maîtriser le déficit commercial et d’éviter le gaspillage“, a expliqué le responsable.
D’après lui, sur un total de 7,3 millions d’unités de pain fabriquées quotidiennement, nous jetons une moyenne de 900 mille unités, ce qui représente une perte de devises, dans la mesure où le blé tendre est importé à 90%, de l’étranger. En plus, les quantités des céréales subventionnées destinés à la consommation a évolué de 17,4% au cours de la période 2010-2016, pour atteindre 23,8 millions quintaux.

Il est à noter qu’historiquement, le système de compensation a été mis en place pour préserver le citoyen des hausses des prix au niveau international. “De grandes crises ont eu lieu au niveau mondial, en 2007 et 2008, années qui ont été marquées par des hausses inhabituelles au niveau du prix du blé “, a rappelé Trifa.
Le système de compensation a été fondé aussi à dessein de défendre l’attractivité de la main d’œuvre tunisienne au niveau international, surtout durant la période 70-80, avec une démarche qui se base sur le maintien de salaires attractifs pour l’investisseur, tout en préservant le pouvoir d’achat du citoyen, grâce à la compensation. La subvention a servi comme d’un outil de soutien à l’agriculture, car un certain nombre de produits avaient été compensés, à cette époque là, dont les engrais et les semences“, a t-il souligné.

TAP

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Le coût global de la facture énergétique en Tunisie a atteint le chiffre de 4235 millions de dinars (MD) à fin août 2018 dont 2700 MD sont supportés par le budget de l’Etat, rapporte l’agence TAP, citant une source gouvernementale.

La même source a indiqué qu’en raison de l’aggravation de l’évolution du prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux, qui est actuellement à 72 dollars et du fait du glissement du dinar tunisien par rapport à la monnaie verte, le gouvernement a ajusté la facture énergétique trois fois, en février, juin et août, pour atteindre ce chiffre astronomique de 4235 MD.

La source gouvernementale a par ailleurs indiqué que lors de l’exécution du budget de 2018, l’État a supporté 1500 MD sur un total de 2400 MD initialement estimés dans le budget, soit 62% du coût global de la facture énergétique. Elle a en outre confirmé que les amendements apportés par le gouvernement à trois reprises en 2018 ne fournissaient que 487 MD pour le budget de l’Etat, surtout que les calculs ont été faits sur la base d’un prix de baril de 54 dollars. 

Il est à rappeler à ce propos que le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, a déclaré, lors d’une rencontre récente avec les médias, que l’Etat est obligé d’ajuster les prix de vente de certains produits pétroliers en fonction de l’importante hausse des prix des hydrocarbures sur le marché international, et aussi sur la base du mécanisme d’ajustement automatique des prix de ces produits, décidé depuis 2008 et entré en vigueur en 2016.

L’application de ce mécanisme impose un ajustement tous les trois mois ou même moins, soit à la hausse ou à la baisse, des prix de vente des produits pétroliers, moyennant un taux qui ne dépasse cependant pas 5%, selon le ministre.

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Le ministre des Finances, Mohamed Ridha Chalghoum, a déclaré, mercredi, que “l’endettement n’est pas un choix mais le résultat de politiques cumulées qui ne peuvent pas être résolues, d’un coup, à travers une décision politique ou administrative“.
Et de poursuivre, en réaction aux questions des députés posées lors d’une séance plénière consacrée à l’adoption d’une loi portant approbation de la rétrocession à l’Etat de l’emprunt obligataire émis, le 17 février 2017, par la Banque centrale de Tunisie (BCT), sur le marché financier international pour la mobilisation d’une enveloppe de 850 millions d’euros ( près de 2060 millions de dinars), que “la résolution de la problématique de l’endettement, doit se faire dans le cadre d’un processus de consensus national” faisant remarquer que “le recours du pays à l’endettement vise essentiellement à financer le budget de l’Etat et à soutenir l’économie nationale“.

Le ministre a, par ailleurs, souligné la nécessité de réviser la masse salariale qu’il a qualifiée de lourde, évoquant l’initiative législative relative à l’incitation au départ volontaire des fonctionnaires de l’Etat afin d’alléger le poids de la masse salariale durant les années à venir.
Il a également estimé nécessaire de maitriser l’intervention de l’Etat dans le cadre du système de compensation, en orientant les subventions vers ceux qui en ont besoin.
Il a, en outre, considéré que la compensation des hydrocarbures constitue un autre fardeau pour l’Etat, rappelant qu’une enveloppe de 1500 millions de dinars lui a été consacrée en 2018 pour résoudre cette problématique et se mettre d’accord sur le choix de l’endettement additionnel pour couvrir l’écart de la hausse des prix des hydrocarbures ou partager l’augmentation du coût avec le consommateur.

Chalghoum a encore indiqué qu’une grande partie des dépenses de l’Etat est destinée au remboursement des dettes, estimées pour 2018 à environ 7972 millions de dinars.
Il a relevé l’effort déployé par le gouvernement pour réduire l’endettement à travers la loi des finances pour l’exercice 2018 et l’adoption d’une vision future à même d’être appliquée pour abaisser le déficit du budget à 4,9% contre 6,1% en 2017, ce dernier ne devant pas dépasser 3% à l’horizon de 2020.
Le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’attirer les investissements étrangers, d’augmenter les exportations et de promouvoir le produit touristique afin de réduire l’endettement extérieur et par conséquent se doter des ressources nécessaires en devises, compte tenu de la baisse des réserves du pays à 84 jours d’importations, une période qui pourrait régresser à 79 jours au cours de la prochaine période, ce qui nécessiterait le recours à des emprunts additionnels.

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Il est connu que les derniers soubresauts des mécontents de la révolution de 2011 avaient pris l’augmentation des prix comme alibi. Il se trouve d’abord que ce soulèvement, s’il est vrai qu’il soit spontané, est bâti sur des anticipations d’augmentations de prix sur la base des mesures prises dans la loi de finances 2018. Le ministre chargé des réformes majeurs, Taoufik Rajhi, démontrera d’ailleurs par le chiffre le peu d’impact de ces mesures sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. Il se trouve ensuite, pour 2018 et depuis belle lurette, que l’Administration et le gouvernement en général ont très peu de marge, soit pour augmenter soit pour baisser les prix, la très grande partie des produits de consommation étant des produits libres.

Les prix des produits alimentaires de base en Tunisie sont soit homologués et fixés par les pouvoirs publics, soit sont libres. De manière générale, selon un tableau qui a été fourni par l’INS (Institut national de la statistique) à Africanmanager, l’indice des prix à la consommation pour les produits de base et qui font objet de compensation par le budget de l’Etat n’ont pratiquement pas augmenté en depuis 2016, à l’exception de la semoule de blé (+2,3 % en 2017) et des cafés en poudre qui figurent bizarrement sur la liste des produits de base et compensés, (+2,5 % en 2017). Idem pour le thé, un produit importé par l’Office du commerce et qui est aussi homologué par l’Etat, mais dont l’indice des prix n’a pas bougé d’un iota depuis 2016.

Le contrôle de l’Etat sur les prix ne concerne pas que les produits alimentaires de base. Une autre liste comporte des produits de plusieurs secteurs, comme les carburants, la santé, le transport ou l’éducation.

Sur les 14 produits qui forment cette liste des produits non-alimentaires et homologués par l’Etat qui en fixe les prix, quatre seulement ont augmenté. Il s’agit des médicaments, des carburants (essence, gasoil, normal et 50, et carburants pour motocycles). Des hausses, surtout pour les carburants, qui se font sur la base de l’augmentation du cours international. Des prix qui peuvent augmenter comme baisser, comme en juillet 2016. Pour le reste des produits, tel que le GPL, pourtant fortement utilisé par le petit commerce notamment de restauration, l’indice des prix n’a pas bougé depuis 2016. Idem pour le pétrole dit lampant, utilisé pour le chauffage domestique (mais pas que !) et considéré comme un produit de première nécessité.

Peu de choses ont donc augmenté, dans la liste des produits homologués où il reste en général du pouvoir de l’Etat, même de ne pas impacter la hausse des prix des carburants sur les produits homologués. Le reste, ce sont des produits aux prix libres et c’est là qu’on retrouvera l’impact aussi bien de la dépréciation de la monnaie locale par rapport aux principales devises d’importation, ainsi que l’impact des prix internationaux des carburants.

Etant une économie libre, comme voudrait le changer des partis politiques tunisiens comme le Front Populaire, la manifestation contre l’Etat se révèle pour le moins inefficace et pour le plus relevant du domaine de la manipulation et d’autres forces et lobbies, comme l’ont constaté des observateurs étrangers.

Là, ce sont plutôt des armes, plus efficaces certainement et qui ont déjà fait leurs preuves, comme le boycott qu’il faudrait utiliser pour contraindre les nouveaux circuits de distribution, comme les super et les hyper-surfaces, à baisser leurs marges et à modérer leurs prix. Et c’est là qu’il devient évident que l’alibi des hausses des prix n’a rien à voir avec les «raisins de la colère» de ceux qui se cachent derrière le «#fechtestanaw».

Il faudrait aussi que le Tunisien change son ancien mode de vie, dans une toute ancienne conjoncture politique et sociale où l’autorité de l’Etat était la plus forte, de vouloir consommer des produits hors-saison avec les mêmes prix des produits de saison. Mais ça, c’est toute une autre histoire !

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Bien que l’information ait été officiellement démentie dans un communiqué publié, mercredi 3 janvier 2018, par le ministère du Commerce, les augmentations au niveau des prix telles qu’elles ont été constatées depuis quelques semaines, non seulement dans les grandes surfaces mais aussi les petits commerces, ont de nouveau fait jaillir la grogne populaire. Des statuts appelant à la dissolution du parti Nidaa Tounes et à la chute du régime qu’il pilote, au gel de la loi de finances 2018 et au retour de Ben Ali ont été abondamment partagés sur les réseaux sociaux. Le pire est que ces augmentations ont été déguisées. Cette hausse a été observée depuis la fin de l’année 2017 mais personne n’en parlait. Par exemple, certaines grandes surfaces ne proposent que le sucre en paquet – où est passé le sucre en poudre en vrac ?! -, et il est à 1500 le Kilo. Parallèlement, les petits commerces sont en train de liquider les stocks qu’ils ont déjà. Une fois écoulé, c’est le sucre en paquet qui sera commercialisé. Idem pour l’huile végétale qui se vend actuellement sur le marché à 1100 Millimes le litre. Un tarif qui devrait aussi augmenter une fois, comme déjà annoncé par le ministère du Commerce, le produit mis dans des bouteilles en plastique. Ces augmentations des prix du sucre et de l’huile végétale ne sont que des exemples parmi plusieurs autres, comme celles observées dans les hydrocarbures, le gaz, le café, le thé… Et la liste est encore très longue. D’ailleurs c’est ce qui a poussé la commission des Finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) à inviter les deux ministres concernés par la question, à savoir ceux des Finances et du Commerce, pour les interroger sur ces dernières augmentations.

Des augmentations qui ne pourraient que déstabiliser un peu plus la Tunisie, devant la cherté de la vie et la détérioration du pouvoir d’achat de la classe moyenne en général. Le citoyen tunisien vit aujourd’hui dans une vraie crise au point qu’il ne sait plus où donner de la tête! Il n’arrive plus à remplir son couffin du quotidien et acheter les produits de première nécessité. Imaginez alors sa situation avec les nouvelles augmentations qui n’ont épargné aucun secteur et qui pourraient être encore plus importantes que celles prévues à cause de plusieurs facteurs principalement liés à la dépréciation du dinar et l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale. Plusieurs experts en la matière ont déjà mis en garde contre une catastrophe sociale suite à la hausse des prix et la dégradation de la situation financière du Tunisien. Le président de la commission des finances à l’ARP, Mongi Rahoui, a déjà averti  sur la gravité de la situation, soulignant, dans une interview accordée récemment à Africanmanager, que la loi de finances 2018 sera celle de l’explosion sociale : “Avec cette loi, l’année 2018 sera celle d’une catastrophe au vrai sens du terme et le gouvernement ne pourra que distribuer de la pauvreté. Ce projet de loi ne pourrait pas passer sous sa forme actuelle”, avait-il affirmé. Les amendements qui ont été apportés n’ont manifestement pas suffi à atténuer les coups portés au porte-monnaie…

De son côté, le bureau exécutif de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a estimé, dans un communiqué publié le 03 janvier 2018, que les mesures prises par le gouvernement ont entraîné une forte hausse des prix de plusieurs produits de consommation quotidienne et prédit comme corollaire une hausse du taux d’inflation, une détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens et une amplification des disparités sociales.
Le bureau exécutif a fustigé ces hausses, affirmant qu’elles sont “l’aboutissement inéluctable des réserves formulées par l’UGTT sur l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée dans le budget de 2018 en tant que solution de facilité choisie par le gouvernement pour combler le déficit budgétaire aux dépens des consommateurs et essentiellement des salariés”.
Le centrale syndicale a qualifié l’augmentation des prix avant la révision du système de compensation de facteur aggravant “l’injustice sociale et de frein à la consommation en tant, un des principaux moteurs de relance de la croissance en Tunisie à la lumière du ralentissement des investissements”.
Elle a estimé d’autre part que la hausse des prix de nombreux produits est “artificielle et frauduleuses”, telle la hausse du prix du sucre, appelant le gouvernement à honorer ses engagements et à s’abstenir de relever les prix des produits de première nécessité conformément à l’accord avec l’UGTT.

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Le projet de la loi de Finances 2018 a été adopté hier dimanche 26 novembre 2017 par l’Assemblée populaire nationale, à une large majorité. Premier constat : Contre toute logique, le gouvernement a décidé d’être plus cigale que fourmi, avec des dépenses sociales (subvention des produits de base, des logements, éducation et soins gratuits) qui vont monter de 7,9% en 2018, rapporte TSA. Alors que les caisses publiques sont exsangues et que le budget 2018 présente un énorme trou que le gouvernement ne sait toujours pas comment combler, du fait de la fonte des cours du brut, de loin la plus grosse source de recettes et du fait qu’il refuse de s’endetter à l’extérieur…

Dans le détail, les dépenses sociales vont atteindre quelque 12,8 milliards d’euros, soit 8,4% du PIB et à peu près 20% du total des dépenses de l’État, évaluées à 62,8 milliards d’euros pour 2018. Ce n’est pas absolument pas le virage qu’avait prévu l’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, qui n’aura tenu que trois petits mois à son poste !

Par contre le budget 2018 est étalonné sur un baril à 50 dollars, étant donné que la Banque mondiale a prédit sa hausse en 2018, jusqu’à 56 dollars le baril, l’Algérie pourrait avoir de très bonnes surprises l’an prochain. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles la Loi de finances table sur une progression de 9,8% des recettes fiscales, pour un paquet global de 47,3 milliards d’euros, ce qui ferait un déficit budgétaire d’environ 15,5 milliards d’euros.

Il est dit également que la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) va exploser, de plus de 17% pour l’essence et d’environ 11,5% pour le mazout. Au menu aussi une nouvelle taxe sur le tabac, à ajouter à la hausse de 10% d’une taxe déjà appliquée. Par ailleurs toutes les importations seront taxées, à hauteur de 1%. Un peu court peut-être pour freiner les importations qui font de sacrés dégâts sur la balance commerciale.

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Le porte-parole du parti Afek Tounes

Hammouda Louzir, membre du Bureau exécutif du parti Afek Tounès s’est félicité de certains indicateurs positifs laissant apparaître des horizons prometteurs pour l’économie tunisienne, faisant savoir, lors de son passage, ce lundi, sur Express Fm, que des doutes persistent chez les experts quant à la capacité de cette Loi de finances de tenir toutes ses promesses pour la simple raison que le gouvernement n’a pas respecté les engagements programmés.

Cet état de fait a entraîné un climat de manque, voire absence de confiance de la part des citoyens vis-à-vis des gouvernants, a précisé encore Louzir.

Et d’ajouter que son parti a fait de nombreuses propositions pour contribuer à sortir de l’impasse et fournir des recettes supplémentaires au budget de l’Etat. C’est dans ce cadre que le parti a proposé de supprimer le régime forfaitaire en matière fiscale et de réduire les tractations monétaires tout en changeant les billets de banque sans oublier la révision des principes de la compensation qui doit bénéficier à ceux qui en ont vraiment besoin et la révision des procédures du système fiscal.

Hammouda Louzir a mis l’accent sur l’impératif de mettre en place une stratégie claire et efficace pour soutenir les entreprises tunisiennes afin de leur conférer davantage d’efficacité.

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