Subvention, privatisation… : Un proche de Chahed se confie

Subvention, privatisation… : Un proche de Chahed se confie

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La question de la levée de la subvention sur les produits de base n’est pas encore à l’ordre du jour et rien n’a été communiqué ou décidé sur le sujet jusqu’ici“, a confié, mercredi 3 octobre 2018, une source gouvernementale à Africanmanager, avant d’ajouter : “Le gouvernement actuel n’envisage rien en matière de subvention et n’a rien décidé à propos de la levée totale de la subvention ou progressive“, a-t-il dit.

Nous allons poursuivre la politique de subvention et aucun changement n’aura lieu (…) Aucune orientation dans ce sens ne figure dans la loi de finances pour l’exercice 2019 (…) le gouvernement a déjà décaissé 1,8 Milliards de dinars pour la caisse de compensation“, a précisé notre source, avant de démentir les bruits sur la levée de la compensation sur certains produits dont ceux de base.

S’agissant de la cession des parts minoritaires de l’Etat dans une douzaine de banques de la place, notre source a précisé qu’aucune décision n’a été prise jusque-là et que la stratégie actuelle du gouvernement est l’assainissement, la recapitalisation et la restructuration des banques publiques, à l’instar de la BNA, la BH et la STB.

Notre interlocuteur a également démenti toute intention du gouvernement de vendre les sociétés vitales telles que la STEG, la SONEDE et la SNCFT.

Nous rappelons à ce propos que la commission gouvernementale chargée de l’examen du système de compensation des produits de base a présenté une proposition relative à la levée de la compensation sur trois étapes qui dureraient entre six et neuf mois. La première étape concerne le lait et les huiles végétales, la deuxième le pain (gros pain et baguette), en plus de la farine pâtissière, alors que la troisième étape portera sur le sucre, la semoule, le couscous et les pâtes alimentaires, selon les déclarations de Youssef Trifa, chargé de mission auprès du ministère du Commerce, à la TAP, le 20 septembre 2018.

La même source avait indiqué que l’orientation de la compensation vers ses ayant droits aurait un caractère matériel, à travers la création d’une plateforme regroupant l’ensemble des bénéficiaires du transfert financier.

Les dépenses de compensation des produits de base sont estimées, en 2018, à environ deux milliards de dinars et la Caisse générale de compensation (CGC) compense actuellement les huiles végétales, le lait, les dérivés du blé tendre (pain et farine pâtissière), les dérivés du blé dur (couscous, pâtes alimentaires et semoule), l’orge destiné aux fourrages et le papier servant à la fabrication des livres et cahiers compensés.

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