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83,3% des entreprises tunisiennes ne font pas de l’export alors qu’uniquement 16,6 % des entreprises interrogées font de l’export (dont 15,3% sont partiellement exportatrices et 1,3% sont totalement exportatrices)“. C’est ce qui ressort d’une enquête sur les entraves à l’export pour les PME tunisiennes, dévoilée mercredi 30 mai 2018 à Tunis lors d’une manifestation organisée par Conect International. Pire : 63,6% des entreprises (exportatrices ou pas) ne sont pas du tout intéressées par de nouveaux marchés à l’export.

Sur les facteurs d’accélération du développement à l’international, l’entrepreneur espère trouver des débouchés pour sa production et diversifier ses sources de revenu, du fait de la crise qui sévit sur le marché local. Il espère aussi profiter de plus d’opportunités et trouver un marché qui apprécie à sa juste valeur un produit/service de bonne qualité.

S’agissant des motivations pour créer une activité export, 31,1% des personnes sondées estiment que l’export permet d’améliorer le chiffre d’affaires de l’entreprise, 9,8% considèrent l’export comme une stratégie, 24% ont évoqué la dépréciation du dinar, 23,3% déclarent que la demande vient de l’étranger alors que 4% déclarent qu’ils sont motivés par l’aide de l’État à l’export.

Au sujet ses pays vers lesquels on exporte, les marchés traditionnels dominent, à savoir le Maghreb et l’Europe. On note aussi l’émergence de nouveaux marchés comme la Russie, l’Afrique sub-saharienne et les pays du golfe.

A propos de ce qui rend la gestion de l’activité à l’international si difficile, les entrepreneurs évoquent un problème de ressources insuffisantes ou inadaptées, un problème de structure et de stratégie, des difficultés liées à la gestion de l’activité et des difficultés liées à l’environnement local. Ils ont également évoqué l’instabilité sociale et économique, le cadre réglementaire dépassé et inadéquat, le transport, les services de la douane qui constituent un obstacle de taille pour les entreprises de production, le système bancaire, les lourdeurs administratives, la non disponibilité de l’information, les mesures de soutien inappropriées, l’absence d’une vision et d’une stratégie nationale cohérentes pour l’export et un problème de mentalité ou de culture.

Comme freins à l’export, les entrepreneurs ont aussi évoqué des difficultés liées à l’environnement local dont principalement le cadre légal et administratif, le transport, la douane, les banques qui sont de taille insuffisante pour être performantes à l’international et des difficultés pour les transferts de devises.

Outre les banques, les entrepreneurs citent les organismes de soutien qui jouent, selon eux, un rôle de promotion plutôt que d’assistance. Ainsi, les manifestations qu’ils organisent sont mal ficelées et ont peu d’impact économique. Ajoutons à cela une concurrence et une absence de collaboration entre eux et d’une véritable stratégie claire, des actions au coup par coup dans l’urgence.

Au sujet des difficultés liées à l’environnement international, notamment au niveau des ambassades, les personnes interrogées ont déclaré que les représentations diplomatiques doivent avoir une réelle dimension économique, notamment avec des RH compétentes et qualifiées pour cette mission.

Les recommandations proposées par les intervenants dans l’étude s’articulent en effet autour de plusieurs points. Ils ont appelé à mettre en place une stratégie nationale pour le développement de l’économie tunisienne et des entreprises à l’international, une vision claire, à opter pour une stratégie qui valorise l’image des produits et services tunisiens, à définir une stratégie cohérente pour les différents organismes de soutien et instaurer un nouveau cadre réglementaire favorisant les implantations à l’étranger.

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” Le coût de la logistique s’élève à 20%, ce qui est une charge très élevée par rapport aux normes internationales, établies à 10%, a indiqué Khaled Ben Gharbia, président du groupement professionnel du transport à CONECT International dans une déclaration, à l’Agence TAP, accordée en marge d’une rencontre, tenue, mardi, à Tunis, sur le rôle du transport dans le renforcement du commerce extérieur.

Les problèmes du transport en Tunisie, tous modes confondus, sont énormes, a-t-il dit. Pour le transport maritime, le problème réside dans le fonctionnement de la Société Tunisienne d’Acconage et de Manutention (STAM) qui souffre, ces dernières années, d’une détérioration de sa flotte, d’autant plus qu’elle devient spécialisée uniquement dans le transport des voyageurs à bord des bateaux Tanit et Carthage. “La STAM ne joue plus son rôle dans le transport des céréales et des hydrocarbures, en absence de la rénovation de sa flotte”, selon Ben Gharbia.

La Compagnie tunisienne de navigation (CTN), a-t-il avancé, commence à récupérer et est à la recherche de partenariats stratégiques des transporteurs internationaux afin de pouvoir faire face au marché.

Ben Gharbia a cité l’exemple du Maroc qui a pu saisir l’opportunité de conquérir le marché russe et de prendre la place des fournisseurs européens, lorsque la Russe a interdit les importations européennes des produits alimentaires, et ce, grâce à sa logistique spécialisée dans l’agroalimentaire qui dispose d’une série de lignes maritimes.

De son côté, l’exportateur Foued Gueddich et vice-président du groupement chargé de l’agroalimentaire à CONECT international, a appelé à résoudre les problèmes de vandalisme survenus au niveau du port de Radés qu’il a qualifiés de “catastrophe”, d’autant plus que 80% des transactions des conteneurs et des semi-remorques passent par le port de Radés.

“Aujourd’hui le port de Radés n’assure que l’entrée et la sortie de trois conteneurs par heure, contre 30 conteneurs par heure avant la révolution. Il a rappelé qu’en 2009, une étude menée avec un bureau international japonais avait fixé un objectif de 300 conteneurs par heure.

“Le port de Radés souffre de problèmes de vandalismes pratiqués par certains de ses agents.. Je me trouve obligé, en tant qu’exportateur d’envoyer, mon conteneur aux ports de Sfax, Sousse ou de Bizerte, avec un coût supplémentaire de 700 dinars pour honorer mes engagements envers mes clients à l’étranger “, a-t-il déploré.

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La Conect international, en partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères, organise le 14 septembre à l’hôtel Concorde Les Berges du Lac à Tunis un déjeuner-débat, et ce, à partir de 12h30 sous le thème « La diplomatie économique : réalité et perspectives ».

Ce débat se déroulera selon le programme ci-dessous et comportera un panel de discussion sous le thème « La diplomatie économique : quelle stratégie pour la Tunisie ? ».

L’objectif est d’initier une réflexion nationale sur la stratégie/vision en diplomatie économique à déployer en Tunisie tout en mobilisant toutes les parties prenantes.

Les participants et les panélistes tenteront d’identifier les pistes d’élaboration d’un plan d’action à court et moyen terme et de définir les actions à entreprendre et à suivre dans l’immédiat.

Une diplomatie économique réussie jouera, sans doute, un rôle très important dans le développement des entreprises à l’international, et sera un levier de leur compétitivité et assurer une meilleure insertion du pays dans l’économie régionale et internationale.

 En effet, la diplomatie économique est l’interaction entre enjeux économiques et objectifs politiques ainsi que la mise en place de la politique nécessaire pour atteindre les objectifs économiques.

 Pour cela, une définition claire et opérationnelle de sa stratégie, de la structure organisationnelle, des outils mis en place, des objectifs et des différentes parties prenantes et leurs rôles sont importants.

Il est également important de benchmarker avec les pays qui ont mis en place une stratégie réussie en diplomatie économique notamment la Hongrie.

Ce débat sera l’occasion d’identifier quelle stratégie à mettre en place en diplomatie économique en fonction des régions du monde : l’UE, l’Asie, le monde arabe, les Amériques, l’Afrique.

De même, le déjeuner-débat marquera la présence d’une délégation tchèque qui partagera son expérience en matière de diplomatie économique notamment avec sa politique de voisinage avec l’Allemagne, à noter que ces deux pays (Tchéquie et Allemagne) s’intéressent, actuellement, beaucoup à la Tunisie comme partenaire privilégié pour accéder ensemble au marché africain.

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