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Le président de l’Association tunisienne pour la lutte contre la corruption, Ibrahim Missaoui, a affirmé que la stratégie contre ce fléau lancée depuis un mois par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est une étape très positive mais elle reste encore insuffisante étant donné que des rapports locaux et internationaux ont relevé que la corruption a gagné du terrain en Tunisie et s’est propagée dans diverses institutions du pays.

Dans une interview accordée à Africanmanager, Ibrahim Missaoui a appelé le gouvernement à poursuivre ses efforts afin d’élargir sa campagne sur tous les domaines. Il a, dans ce contexte, évoqué une mauvaise gestion et de la corruption dans le secteur touristique, affirmant à ce propos l’existence d’une fraude au niveau des recettes en devises du tourisme.

Il a précisé qu’il s’agit d’un dépassement très dangereux pratiqué par quelques propriétaires d’hôtels et des agences de voyages, signalant que même le gouverneur de la BCT a abordé ce sujet d’une manière indirecte. «Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie, Chadli Ayari, a évoqué des soupçons de corruption dans le secteur du tourisme et ce, lors d’une séance plénière tenue à l’Assemblée des représentants du peuple(ARP). Ayari a posé la question sur le destin des recettes du secteur, quand on sait que la ministre du Tourisme, Salma Elloumi, a, à maintes reprises, parlé de  l’amélioration des indices».

Sur un autre volet, le responsable n’a pas écarté la possibilité de l’implication de grands professionnels du métier dans des affaires de contrebande et de blanchiment d’argent, précisant que les dettes du secteur ont gonflé considérablement.

Il a ajouté que la stratégie de la lutte contre la corruption nécessite l’ouverture de tous les dossiers dans les diverses institutions, évoquant plusieurs écarts dans la fonction publique .

Missaoui a, à cet effet, appelé toutes les composantes de la société civile à collaborer ensemble afin d’éradiquer ce phénomène et de lutter contre la contrebande           qui accapare plus de 54% du marché tunisien.

A noter qu’à la suite de la vague d’arrestations de présumés gros bonnets de la contrebande, la réaction de l’opinion publique a été très positive.

Certains partis ont également affiché leur soutien au gouvernement de Youssef Chahed et ont applaudi sa détermination à vouloir combattre la corruption.

Ils ont considéré, en effet, ces arrestations comme les prémices d’une “guerre” contre la corruption et le terrorisme, “vu que la corruption est étroitement liée au terrorisme”.

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Les forces de l'ordre de Monastir ont déjoué

Une importante quantité de prêt-à-porter de contrebande portant des marques commerciales mondiales de contrefaçon d’une valeur de 250 mille dinars a été saisie par l’unité de contrôle et de recherche de la douane à Monastir lors d’une perquisition d’un domicile, apprend jeudi la correspondante de l’agence TAP de source responsable à la direction de la garde douanière de Monastir.
La perquisition s’est déroulée en coordination avec la direction des renseignements de la garde douanière à Tunis, le ministère public et le centre de sécurité nationale dans le gouvernorat.
Selon la même source, le propriétaire des marchandises n’est pas en possession de documents prouvant leur origine et l’enquête est en cours pour démanteler le réseau de contrebande.

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Le porte-parole de la Douane tunisienne, Lassâad Bachouel, était très attendu sur les développements des affaires de corruption qui secouent le corps. Il a déclaré ce lundi 12 juin 2017 sur Cap FM : «Il faut frapper fort et casser l’omerta qui règne dans la Douane».

Bachouel a ensuite disséqué le dispositif de surveillance des pratiques des agents de la Douane, en indiquant qu’«aucun élément de la douane n’est au-dessus des lois». Par ailleurs il a évoqué les délits d’évasion fiscale, d’enrichissement illicite, de commerce parallèle et de revente des marchandises de contrebande, en invitant les citoyens à adhérer à l’élan de dénonciation de la corruption.

Il a également exposé les détails de deux projets qui mobilisent l’administration douanière actuellement : le combat contre la contrebande et ses liens avec le terrorisme ainsi que la promotion de l’économie du pays. «La corruption est un crime en bande organisée, toutefois la règle première est la présomption d’innocence» a-t-il précisé.

Le porte-parole de la Douane s’est également arrêté sur les confessions du gendre de Ben Ali, Imed Trabelsi, lors de son audition à l’Instance Vérité et Dignité (IVD). Il a affirmé que les douaniers sont désormais suivis à la trace et ont des comptes à rendre sur leurs habitudes de consommation et leur train de vie. «En 2016, 100 douaniers sont passés devant la justice et 29 d’entre eux ont été exclus de l’institution douanière» a dit Bachouel….

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La Tunisie va recevoir prochainement un quatrième lot de navires rapides d’intervention de catégorie (65 pieds) et ce, sous forme de don des États-Unis. L’objectif est de consolider l’effort de l’Armée tunisienne dans la protection des frontières de toute menace terroriste, et lutter contre les phénomènes de contrebande, d’émigration clandestine et de crime organisé.

D’une vitesse estimée à 50 nœuds, le navire a une longueur de près de 20 mètres et 5 de largeur.

Il convient de rappeler à ce propos qu’un troisième lot de navires a été déjà reçu au début de cette année, une opération qui s’est déroulée dans le cadre de la coopération militaire tuniso-américaine.

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Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), Chawki Tabib, a déclaré que les gros bonnets n’ont pas encore été arrêtés. «Les dossiers des personnes arrêtées sont dans 90% liés à la contrebande. Il reste la corruption en rapport avec les marchés publics, la corruption administrative et les soupçons de corruption sur certains partis politiques. D’autres dossiers impliquent des acteurs des médias et des hommes d’affaires», a affirmé le président de l’Inlucc ce jeudi 8 juin 2017 sur Shems Fm.

Chawki Tabib a par ailleurs indiqué à la même radio que les dossiers de corruption ne concernent pas seulement 10 personnes ou même une centaine…

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La police italienne a déclaré ce mardi 6 juin 2017 qu’elle avait démantelé un réseau de contrebande entre la Tunisie et la Sicile qui se préparait à amener des migrants ayant des liens avec des jihadistes vers l’Europe. L’opération intitulée «Scorpionfish» surveillait le groupe objet de soupçons depuis janvier et ciblait 15 citoyens italiens ou tunisiens recherchés par des mandats d’arrêt, rapporte l’agence de presse italienne Ansa reprise par d’autres médias italiens. Aucun renseignement n’a été publié sur les personnes détenues, mais la police a déclaré avoir saisi une voiture et des bateaux rapides dans plusieurs régions italiennes.

L’enquête a révélé que le groupe avait fait au moins cinq voyages et, à un moment donné, la police a réussi à suivre un bateau qui transbordait 14 migrants et 100 kilos de cigarettes de contrebande.
À l’approche de l’été, ils se préparaient à augmenter le nombre de voyages à deux par semaine, en utilisant des bateaux rapides pour traverser du nord-est de la Tunisie à la région de Trapani, dans l’ouest de la Sicile, en environ quatre heures. Les migrants et les cigarettes ont été amenés dans les plages de Sicile, où les complices attendaient avec des vêtements secs, selon la police.

Selon les mêmes sources italiennes, le groupe était apparemment disposé à amener les personnes recherchées par les autorités tunisiennes pour des crimes graves ou des liens possibles avec des djihadistes, mais la police dit avoir agi avant qu’aucun voyage ne puisse être fait.
Selon les mêmes sources, les trafiquants ont transporté environ 15 migrants payant 2 000 à 3 000 euros chacun et des dizaines de kilos de cigarettes, chaque passage générant environ 40 000 euros (45 000 dollars).

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Un homme d’affaires, Akrama Ouadhane Foudhaili, a été arrêté, lundi soir, à Tataouine, par une brigade spéciale de Tunis, pour suspicion de corruption et de contrebande, apprend l’agence TAP auprès d’une source sécuritaire.
Ouadhane Foudhaili est connu dans la région par son activité commerciale héritée de son père. Laquelle activité s’est développée et diversifiée dans les services et le commerce, après la Révolution.
La même brigade avait interpellé, depuis une dizaine de jours, l’homme d’affaires, Ahmed Meddeb, pour suspicion de corruption dans le domaine pétrolier.

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Dans le cadre de la lutte contre la contrebande, 606 procès-verbaux ont été rédigés et ce durant les quatre derniers mois de l’année en cours, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Yasser Mosbeh, ce jeudi 1er juin à Africanmanager .

Il a ajouté que 43 personnes impliquées dans ces affaires ont été traduites en justice, précisant que les efforts de différentes unités se poursuivent afin de faire face à ce phénomène.

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Les unités de la Garde nationale ont mis en échec 71 tentatives de contrebande et saisi de marchandises sur l’ensemble du territoire d’une valeur de près de 2,4 millions de dinars, entre les 21 et 27 mai courant.
Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur publié lundi, la campagne s’est, notamment, soldée par l’interpellation de 6 présumés takfiristes, recherchés pour appartenance à une organisation terroriste. Quinze autres individus suspectés pour le même délit, outre 842 individus faisant l’objet d’un avis de recherche ont été arrêtés.
Une quantité de stupéfiants (17 kilos de cannabis, 740 comprimés stupéfiants et 20 plants de Marijuana), d’une valeur de 220 mille dinars, a également été saisie, ainsi que 4 fusils de chasse (sans permis de port) et 86 véhicules recherchés, apprend-on de même source.
Plusieurs tentatives de franchissement illicite des frontières terrestres et maritimes ont, par ailleurs été déjouées, et quelque 33 migrants clandestins interpellés.

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Incontestablement, il est trop tôt pour se prononcer sur l’entreprise de démolition de la corruption enclenchée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, très courageusement du reste – témérairement disent certains – au regard des reculades en la matière de toutes les équipes qui se sont succédé à la tête du pays depuis le départ précipité de Ben Ali. Je dis bien bien toutes, sans exception, quoi qu’en disent les uns et les autres. D’abord parce que l’affaire est complexe car c’est un serpent à mille têtes, au bas mot, ensuite parce qu’on n’est jamais certain des résultats. Quand bien même tout ce beau monde est pris, placé derrière les barreaux, il faut ensuite asseoir les poursuites judiciaires sur des dossiers à charge bien bétonnés, avec des preuves solides pour s’assurer que les prévenus passeront un très long séjour carcéral. Autrement c’est le discrédit qui est jeté sur tout l’appareil étatique et le mal qui en résulterait en termes de signal émis en direction de l’impunité deviendrait alors plus grand que le remède qu’on a tenté d’appliquer. Mais toutes ces incertitudes, tous ces points d’interrogation, tous ces périls, la classe politique n’a pas attendu qu’ils se dissipent un tant soit peu et encore moins les retombées pour tenter de revendiquer la paternité de l’action de Chahed, contre la corruption et en faveur de la salubrité publique. Ici et là, des voix s’élèvent, déjà, pour tenter de voler la vedette à un Chahed que pourtant beaucoup, dont Chafik Jarraya lui-même, présentaient comme un simple chef de gouvernement d’apparat, incapable d’affronter les vrais maux de la Tunisie…

Le premier à sortir du bois a été l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomaa. Le chef de file d’Al Badil s’est fendu d’une intervention sur Jawhara FM, le 25 mai 2017, pour dire ce que, selon lui, il n’a pas voulu ébruiter en 2014 pour ne pas compromettre la transition politique dont il avait la charge après l’éviction de la Troïka : Il avait fait arrêter 6 barons de la contrebande. A l’en croire, le papa de cet élan qu’on attribue à Chahed c’est donc lui. Ce lundi 29 mai 2017, c’est au tour du parti de Chahed, Nidaa Tounes, de gêner aux entournures son poulain en attribuant la paternité de cette entreprise au président de la République, Béji Caïd Essebsi. Cela en fait beaucoup des pères, subitement ! Pourtant lors de son discours du 10 mai 2017, ce que l’occupant du palais de Carthage a surtout défendu c’est la nécessité pour les manifestants de déguerpir des sites de production, au risque d’avoir l’armée à leurs trousses. Mais puisqu’il y a de petits signes de succès dans cette guerre contre la corruption, alors les politiciens font ce qu’ils savent si bien faire : La récupération !

Cela faisait des mois que l’entourage de Chahed tentait de convaincre l’option publique qu’il se tape chaque jour des tas de dossiers sur le fléau qui gangrène le pays. On avait même entendu parler de dizaines de dossiers déjà transmis à la justice, par les soins de Chahed “himself” (en personne). On a également entendu Chawki Tabib, le président de l’INLUCC (Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption) crier sur les toits que de grosses têtes allaient tomber et que ça allait secouer le pays. Mais comme on ne voyait rien venir, l’opinion publique avait commencé à s’impatienter, et même à être sceptique sur la volonté des pouvoirs publics de ferrailler contre le mal. Ce qui explique la stupeur des citoyens quand les premiers coups sont tombés. C’est ce qui explique aussi l’aura qui entoure actuellement l’artisan de ces frappes, Chahed, plébiscité, à un niveau sans précédent, par l’opinion publique. Et ça c’est un placement en or pour son avenir politique…

Une vraie rampe de lancement!

La popularité du chef du gouvernement est sans doute sa meilleure carte pour son avenir politique. Avec cette exposition, jusqu’à l’international, il devient difficilement accessible pour ses détracteurs. Il n’y a pas meilleur bouclier, pour un homme politique – car il en est devenu un, de fait, de manière fulgurante -, que l’opinion publique. Or Chahed l’a dans sa poche en ce moment. Pour combien de temps ? Trop tôt pour le dire. Cela dépendra de sa capacité à aller au bout de son chantier titanesque. Les débuts sont bons, excellents même, inespérés à beaucoup d’égards, mais encore faut-il parvenir à transformer l’essai en débarrassant le pays de la gangrène de la corruption. La grande d’abord, avant tout. Pour la petite, plus insidieuse et plus difficile à éradiquer, ça viendra plus tard, peut-être, surtout avec les générations futures. Enfin si Chahed maintient le cap et si son successeur poursuit dans la même dynamique. Et ceux d’après car ne nous leurrons-pas, il faudra un paquet d’années pour voir le bout du tunnel…

Des ‘si’ il y en a beaucoup, je le reconnais, pour que Chahed grave son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire de la deuxième République tunisienne. Mais, indéniablement, il tient le bon bout. Même ses soutiens, Nidaa Tounes et Ennahdha en tête, après un silence lourd aux premières heures des coups de pied dans la fourmilière, ont fini par se rallier, du moins officiellement – mais avaient-ils le choix ? – à la cause de Chahed. Ce dernier, même si son épée s’approche trop près des cercles politiques, est devenu trop populaire pour qu’on ose le contrer publiquement. Beaucoup trop dangereux, surtout à quelques mois des prochaines échéances électorales. Le chef du gouvernement a été bien désigné, avec une ovation rarement vue au Parlement. Voilà qu’il joint à cela une forte adhésion populaire là aussi rarement vue, et pas qu’en Tunisie, mais même dans les démocraties de la planète. Cela fait de Chahed sans doute le chef de gouvernement le plus difficile à affronter, pour ses ennemis et aussi pour ses amis aux dents longues. L’ex-ministre de l’Education nationale, Néji Jalloul, était parvenu à s’immuniser contre le venin de ses détracteurs en se drapant avec la popularité qui lui avait conférée des réformes courageuses. Mais à la différence de Jalloul, Chahed lui on ne peut pas le rayer d’un simple trait, fût-il par une décision paraphée par le président de la République. L’affaire était déjà corsée, malgré les bruits dernièrement sur son éviction imminente du fait de son entêtement à ne pas se courber devant ses parrains, elle l’est encore plus depuis qu’il s’est installé dans le coeur des Tunisiens. Que ses adversaires, déclarés ou tapis dans l’ombre, aillent maintenant l’y déloger…

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La campagne anti-corruption décrétée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, déchaine les passions. Celles des citoyens, euphoriques, qui se lâchent sur les réseaux sociaux, mais aussi celles des hommes politiques qui font bloc avec Chahed, du moins selon les déclarations, un peu contraints et forcés par cette puissante vague de soutien populaire qu’ils auraient aimé déclencher eux-mêmes. L’ancien chef de gouvernement Mehdi Jomâa, à la tête du parti Al Badil Ettounsi, est sorti du bois, sur Jawhara Fm hier jeudi 25 mai 2017, pour revendiquer la paternité de cette opération de nettoyage…

Jomâa a commencé par se réjouir de la campagne d’arrestations impulsée par Chahed, dans le cadre de la lutte contre la corruption. Il a salué «le travail du dispositif sécuritaire en place et à toutes les personnes qui s’activent, de près ou de loin». Puis il a enchainé avec ses actions dans ce sens, quand il était à la Kasbah. Il a affirmé qu’en 2014, à la veille de l’Aïd, il avait déclenché une vaste campagne de lutte contre la corruption, durant deux mois et demi, mais “dans le plus grand secret“. Elle avait permis, selon ses dires, de faire tomber 6 barrons de la corruption. Cette opération, qu’il a qualifiée de «réussie», n’avait pas été médiatisée pour «ne pas perturber la période électorale». En  conséquence, il soutient que son gouvernement a été le premier à croiser le fer avec les réseaux de la corruption…

«L’arrestation des six gros bonnets entrait dans le cadre des dispositions du code des douanes qui ne prévoient pas de peine d’emprisonnement», a déploré Mehdi Jomâa, mais il a ajouté que ce sont ces interpellations qui ont lancé la dynamique gouvernementale pour avoir une législation donnant de vrais outils au pouvoir exécutif pour combattre la corruption. Le chef de file d’Al Badil a toutefois indiqué que «malheureusement, deux ans et demi après, cette loi n’a toujours pas été réactivée».

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Des sources bien informées ont confié ce vendredi 26 mai à Mosaïque fm que l’homme d’affaires Lassaad Neji a été arrêté dans la nuit du 25 au 26 mai dans le gouvernorat de Médenine.

Le prévenu opère, dit-on, dans la contrebande et l’importation de marchandises prohibées qui alimentent le marché parallèle, selon la même source.

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Plusieurs représentants de la société civile à Tataouine ont exprimé, jeudi, leur appui au chef du gouvernement, Youssef Chahed, dans la lutte contre la corruption.
Ils ont réitéré leur soutien à la campagne d’arrestations menée contre des hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption et de contrebande, qualifiant cette campagne de “démarche courageuse”.
“La corruption, aussi bien au niveau de l’économie que de l’administration, constitue une menace pour la Tunisie. C’est pourquoi, ont-ils souligné, il est nécessaire de s’unir dans cette bataille et de ne pas céder aux pressions afin de traduire tous les symboles de corruption devant la justice”.

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Les partis politiques continuent à apporter leur soutien au gouvernement dans la campagne d’arrestation de personnes suspectées de corruption, de contrebande et d’implication dans des réseaux de l’économie parallèle. Le parti Moubadara souligné son “soutien total et inconditionnel” aux efforts de lutte contre la corruption, réaffirmant sa satisfaction pour cette démarche, “un des principaux objectifs du document de Carthage et un moyen de consolider la confiance entre le gouvernement et les citoyens”.Dans un communiqué rendu publié jeudi, il a appelé “toutes les forces politiques et la société civile à mobiliser leurs énergies et à se tenir aux côtés du gouvernement dans sa lutte contre la corruption qui constitue une menace évidente pour l’Etat et ses institutions”.

De son côté, le Front Populaire a estimé que “la lutte contre la corruption ne peut atteindre son objectif que si elle est globale et profonde et touche tous les secteurs vitaux atteints par la corruption, va jusqu’au bout sans exceptions et vise le principal axe du militantisme du peuple pour l’emploi, la liberté et la justice sociale”.
“Mais la lutte contre la corruption ne peut être une couverture pour réprimer les libertés collectives et individuelles ou incriminer les mouvements sociaux légitimes et consacrer les mêmes choix économiques et sociaux qui reproduisent le phénomène de la corruption”, souligne le FP.
Le parti d’opposition estime que “la lutte contre la corruption doit se baser sur une stratégie nationale globale traitant ce phénomène comme un système enchevêtré en lien avec la conjoncture politique et les choix économiques dont il importe de lui accorder la volonté politique, tous les moyens légaux, matériels et humains afin qu’elle ne soit pas une opération isolée visant à détourner l’opinion publique”.

Le parti Kotb s’est prononcé de son coté pour “des mesures susceptibles d’éradiquer la corruption qui a gangrené le pays”, appelant à placer la lutte contre la corruption comme “priorité nationale”. Il a appelé également à la mise en place d’un “plan d’urgence contre la corruption accompagné de mesures concrètes pour reformer l’Etat et l’administration”.
Kotb a demandé d’autre part la promulgation de lois “interdisant la soumission aux lobbies” et une loi régissant le financement public des partis politiques.

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La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie “CONECT” a exprimé, jeudi, son appui total aux décisions et mesures prises par le Gouvernement “visant à assurer le respect de la loi par tous et à placer les intérêts supérieurs du pays au-dessus de toute autre considération”. Dans un communiqué, la CONECT a qualifié les mesures décidées par le gouvernement Chahed de “courageuses et audacieuses” pour lutter contre la corruption et la contrebande quelles que soient leurs formes et leurs provenances.
“En sa qualité d’Organisation professionnelle citoyenne qui rassemble les entreprises organisées et structurées exerçant dans le cadre du régime fiscal réel, le respect de la loi et de leurs responsabilités sociétales, la CONECT a depuis sa création appelé à la nécessité de lutter contre la corruption, la contrebande et le marché parallèle ainsi qu’à la protection et la promotion de nos entreprises qui constituent un acquis général pour tous les tunisiens et un facteur clef pour l’emploi et le développement”, lit-on dans le communiqué de la confédération.
Elle estime que l’action du Chef du Gouvernement constitue le démarrage d’une profonde et stratégique réforme qui aura des retombées positives, certaines et importantes sur l’économie nationale, l’investissement local et étranger et le climat social dans le pays.
La CONECT a lancé, par ailleurs, un appel à tous les Tunisiens “pour relever ce défi historique en soutenant les efforts déployés pour lutter contre la corruption, la contrebande et le marché parallèle et en contribuant au développement de la culture du respect de la loi et de la lutte contre tout ce qui peut porter atteinte aux intérêts supérieurs du pays, à sa sécurité et à sa stabilité”.

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Le Secrétaire Général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Ali Boughdiri, a souligné, jeudi 25 mai 2017, que son organisation soutient la campagne de lutte contre la corruption entamée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, la qualifiant de ” démarche courageuse”.
“Les dossiers des personnes soupçonnés d’être impliquées dans des affaires de corruption doivent cependant être fondés sur des données solides et fiables pour éviter ainsi les accusations injustes et mensongères”, a-t-il souligné dans une déclaration à l’agence TAP.
“La lutte contre la corruption en Tunisie et son déracinement ont toujours été parmi les principales revendications de l’UGTT”, a-t-il dit, appelant le gouvernement à poursuivre cette campagne.
Le Chef du Gouvernement avait souligné, dans une déclaration donnée hier aux médias au Palais du Gouvernement à la Kasbah, que “le gouvernement va mener la bataille contre la corruption jusqu’à la fin et assume à cet égard toutes ses responsabilités”.
Cette déclaration intervient suite à la campagne d’arrestations mardi de plusieurs hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption.

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Jamais la popularité du chef du gouvernement tunisien n’a été aussi haute. A peine la campagne anti-corruption lancée, que certains comparent à la fameuse opération italienne des années 90 «Mani Pulite», que la toile s’est enflammée d’un soutien inconditionnel et euphorique pour Youssef Chahed. Fait rare : celui de ce juge qui pleure en direct à la télévision (Al Hiwar, mercredi 24 mai), en évoquant ce que beaucoup appellent un véritable coup de maître.

Mis à part les partis grincheux, comme celui de Hamma Hammami, qui est connu pour son opposition à tous et à tout, presque toute la scène politique a vite fait de s’aligner derrière celui qui était, quelques semaines auparavant voué aux gémonies et dont plus d’un parti d’opposition demandait publiquement la tête.

Même le patronat a fini par prendre ses distances avec une certaine partie de la caste des hommes d’affaires, indiquant dans un communiqué rendu public ce jeudi 25 mai 2017 qu’il «ne défendra pas ceux qui n’appliquent pas la loi», et de crier haut et fort son soutien à la campagne d’interpellation, sans toutefois oublier d’appeler à «faire la distinction entre homme d’affaires transparents du secteur formel et ceux qui dépassent la loi».

Il est vrai que le patronat a plus d’une fois dénoncé et décrié le secteur informel qui se nourrit d’un marché parallèle en lien direct avec la contrebande, objet principal de la campagne d’interpellation. Il est vrai aussi cependant qu’au moins une petite partie de ce même patronat mêle savamment formel et informel.

  • Naissance, ou résurgence, d’un chef

Ce qui est beaucoup plus important, c’est qu’un mois à peine après avoir quitté Tataouine sous les sifflets et les huées et 15 jours après la petite manifestation demandant son départ, Youssef Chahed est arrivé à recadrer son image et à se remettre prestement dans les habits de l’Homme d’Etat, en faisant montre d’un courage politique presqu’inédit dans les annales de la politique en Tunisie depuis plus de 25 ans.

Le visage grave, lors d’une très brève déclaration, hier soir à La Kasbah, Youssef Chahed a enfin incarné les aspirations d’une très large partie de la révolution, jeté une belle brassée d’huile sur le feu, sacré mais éteint, d’une grande partie d’une jeunesse tunisienne qui désespérait de voir l’ancien système Ben Ali disparaître et ne plus jamais renaître, pour que rejaillisse l’espoir d’une Tunisie meilleure.

Par ce coup de torchon dans le milieu des trafiquants de tous genre, des contrebandiers et de tous les nouveaux riches de l’après révolution, celui dont beaucoup ne donnaient pas cher de sa peau de politicien et jeune loup édenté de la politique arrive à s’auréoler du jasmin de la véritable révolution que ses concitoyens attendaient depuis 7 ans et à se glisser dans une sérénité qu’on imagine cacher l’énorme stress né de la conduite d’une telle opération, dans les habits d’un chef.

  • Et maintenant ? Mani Pulite ou trêve du guerrier ?

Les noms et les têtes tombent les uns après les autres, toujours plus grands et financièrement plus lourds. La liste s’allonge au fil des heures dans un chapelet, qui inspire plus de peur que de dévotion et les réseaux sociaux s’ingénient à trouver les descriptifs les plus hilarants, pour décrire l’état d’esprit de certains milieux d’affaires.

Une liste pourtant jusqu’ici non-officielle, mais fuitée à petites doses et dans le silence, au fil des interpellations pour ne pas précipiter le cours des investigations. Un procédé médiatique qui risque pourtant de créer l’amalgame, rien qu’à travers les homonymies et les erreurs de précipitation.

Mais une liste aussi que beaucoup espèrent désormais s’allonger beaucoup plus, pour toucher les ramifications politiques de certains des barons de la contrebande interpellés. Beaucoup attendent que la campagne anticorruption mue et se transforme en une campagne «mains propres». Chez les Italiens pendant les années 90, l’opération «Mani Pulite» s’était étendue aux politiciens et avait alors fait tomber plus d’une tête.

L’argent ne vaut en effet rien sans le pouvoir. Et le pouvoir c’est la politique, dans les antichambres des partis et dans les couloirs de l’ARP, pour la Tunisie. Ces derniers ont maintes fois résonné d’accusations et d’appels à enquêter. Echanges d’accusations entre partis sur le financement de certains d’entre eux avaient aussi, maintes fois, défrayé la chronique. Un financement pas toujours saint, et qui demande enquête. Certaines des grosses têtes qui seraient tombées ont des allées et venues connues dans les bureaux de plus d’un parti. C’est cela, à notre sens, le sujet du second épisode de l’actuel coup de torchon qui doit dès maintenant être mis en scène.

Attention cependant, Chahed entre en guerre. Une guerre sans merci, car «lorsque l’argent sale est en jeu les canons des armes finissent toujours par avoir la diarrhée». Dixit l’écrivain Souleymane Boel.

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Des sources bien informées ont confié à Africanmanager qu’une unité sécuritaire spéciale a interpelé dans la matinée du jeudi 25 mai, à Mahdia, les deux frères Adel et Fathi Jenayah.

D’après nos sources, ils sont connus pour leur implication dans la contrebande de cuivre, à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les deux frères ont été placés en résidence surveillée, a-t-on appris…

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Des sources bien informées ont confié ce jeudi 25 mai 2017 à Africanmanager que c’est le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui a donné des instructions pour l’arrestation de cinq gros bonnets, dont certains sont accusés d’avoir trempé dans la contrebande, la corruption et d’autres d’avoir porté atteinte à la sûreté de l’Etat.

Toujours d’après notre interlocuteur, les unités sécuritaires sont en route pour interpeller quatre autres gros poissons, pour les mêmes crimes…

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