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Omar Behi, ministre du Commerce, a annoncé lors d’un point de presse qui se tient actuellement au Palais de la présidence du gouvernement, à la Kasabah, que le stock de lait disponible actuellement en Tunisie est de l’ordre de 20 millions de litres.

Behi a reconnu qu’il y a une pénurie mais que la situation est maîtrisée, précisant que des mesures ont été lancées pour assurer le bon approvisionnement du marché.
Le ministre a ajouté que le phénomène de la contrebande des bovins et la sécheresse sont derrière la pénurie enregistrée  ces derniers jours.

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Les services de la douane à l’aéroport Tunis Carthage ont mis en échec, lundi, une tentative de faire sortir illégalement, une somme en devises, d’une valeur de 28 400 euros, soit l’équivalent de 90 mille dinars.
Selon un communiqué, publié par la Direction Générale de la Douane, cette somme était détenue par une femme de nationalité tunisienne qui se prépare à quitter le pays, en direction de Bruxelles.
Un procès verbal a été rédigé pour détention de devises sans autorisation préalable et pour tentative d’exportation de cette somme en dehors du pays.

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La Libye a rouvert son principal poste frontalier avec la Tunisie, Ras Jdir, après plus de six semaines de fermeture dans un contexte de tensions liées à la contrebande, a annoncé samedi le ministère de l’Intérieur de Tripoli.

La frontière à Ras Jedir a été rouverte pour «faciliter la passage des voyageurs libyens et tunisiens», a indiqué le ministère, sans fournir plus de détails.

Un correspondant de l’AFP à Ben Guerdane a confirmé que le terminal avait été rouvert, mais a déclaré que les Tunisiens protestaient contre le manque de consultation des habitants.

Plus de 200 personnes ont mis le feu à des pneus et bloqué des voyageurs libyens entre Ben Guerdane et la frontière.

La même source a indiqué que les manifestants étaient mécontents du fait que les autorités libyennes n’aient pas négocié avec eux au sujet de la réouverture du terminal, plutôt qu’avec le gouvernement tunisien.

Ce que les manifestants demandaient aux autorités libyennes n’était pas clair. Mais avant la fermeture de la frontière, Tripoli avait interdit le passage de marchandises en Tunisie afin de contenir la contrebande de carburant et d’autres articles, a déclaré un responsable local libyen.

L’interdiction des marchandises et la fermeture ont provoqué des protestations de commerçants à Ben Guerdane, dont les habitants dépendent de la circulation transfrontalière – y compris la contrebande – pour leur subsistance.

Le passage de Ras Jedir a été fermé à plusieurs reprises au cours des dernières années, entraînant des tensions répétées du côté tunisien.

La réouverture de la frontière est intervenue quelques heures après la fermeture du seul aéroport de Tripoli, en raison des combats.

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Le Centre de lutte contre la concurrence déloyale et la protection du citoyen consommateur “Actions” relevant de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) constitue une nouvelle approche de lutte contre tous les dangers qui menacent l’économie, les entreprises et les consommateurs, a déclaré Riadh Zayane, président du centre.
Intervenant, au cours d’une conférence de presse tenue, vendredi 31 août 2018, il a avancé que l’objectif du centre, créé le 29 aout, en collaboration avec l’Organisation mondiale de lutte contre les trafics illicites “WAITO”, est d’aider les membres de la CONECT et les autorités compétentes à sensibiliser, prévenir et détecter les dangers liés aux phénomènes de la contrebande, la contrefaçon, la corruption, le détournement de fonds publics, le favoritisme, ainsi que le trafic d’influence et le blanchiment d’argent.

Concrètement, le centre réalisera des missions de conseil et d’assistance au profit des membres de la CONECT et des autorités compétentes confrontées aux actes délictueux. Il s’agit en outre de mettre à la disposition des différentes parties un guide d’alerte et un plan national annuel de lutte contre les atteintes à la concurrence déloyale.

Le centre ” Actions ” est composé d’un conseil Stratégique de 5 membres relevant de la CONECT, l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption), le conseil de la concurrence et Waito et d’un bureau exécutif composé de 11 personnes représentant 5 secteurs prioritaires ; à savoir la santé et l’alimentation, les technologies, la mode et l’artisanat, l’immobilier, les services et un secrétariat.

Grâce à son réseau d’expertise internationale, Waito apportera l’appui technique et logistique nécessaires afin de permettre à la CONECT de mettre en place des opérations concrètes et pragmatiques de lutte contre le commerce illicite “, a indiqué le président de Waito, Pierre Delaval.
Et d’ajouter que le Centre se penchera en premier lieu sur l’élaboration d’un programme à court termes avant de mettre en place, avant la fin de cette année, son programme pour 2019.

Il s’agit, a-t-il précisé, de mettre en place des actions prioritaires qui cibleront plusieurs secteurs, notamment les problèmes liés à la santé, la sécurité (médicaments, agroalimentaires…), la contrefaçon et la concurrence déloyale.

Notre objectif est de développer un véritable programme statistique en matière de commerce illicite “, a encore indiqué le responsable, rappelant que les données qui circulent actuellement en Tunisie ne sont fiables.

Pour le président de la CONECT, Tarek Cherif, l’idée d’Actions est née à partir d’un problème majeur auquel fait face l’économie tunisienne, à savoir la concurrence déloyale qui représente un danger menaçant le tissu économique national, composé notamment de TPE et de PME.
“WAITO” est une organisation non gouvernementale mise en place en 2010, en Suisse, puis s’est installée en Tunisie. L’organisation, qui dispose de 170 experts, a travaillé avec les différents ministères pour la mise en place de différents types d’actions pour lutter contre le trafic illicite et garantir une meilleure évolution des services concernés, notamment les autorités douanières, police et défense.

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a vente de carburants de contrebande venant de la Libye sur les routes principales dans les différentes régions du pays est très répandue.

Selon les experts en économie, ce phénomène menace l’économie tunisienne et induit de graves conséquences sur le fonctionnement et les activités des stations-services lesquelles ont, à maintes reprises, observé des sit-in pour protester contre la prolifération de ce fléau.

Les réseaux de contrebande ont prospéré depuis 2012, date de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Ils sont souvent impliqués dans plusieurs types de contrebande, réalisant d’énormes profits grâce aux ventes illicites de carburant.

Le carburant libyen de contrebande couvre 40 % de la consommation

Le président de la commission libyenne chargée de « la crise du carburant et du gaz » Miled al Hajrassi, a déclaré, dans une déclaration rapportée par “Roussia El Yaoum” que le carburant libyen de contrebande couvrirait 40 % de la consommation du marché local tunisien.

Selon ses déclarations, les pertes sont estimées à un milliard de dollars depuis le début de la campagne de lutte contre la contrebande de carburant.

Le responsable libyen a en outre indiqué que les plus gros canaux de passage des produits de contrebande sont les postes frontaliers de Ras Jedir et de Dhehiba-Wazen, par lesquels passent les produits alimentaires subventionnés vers la Libye, et le carburant vers la Tunisie.

A vrai dire, la Tunisie fait face, aujourd’hui, à un danger réel sous la forme d’une prolifération de la contrebande. Au point que le Sud tunisien est devenu la colonne vertébrale de l’économie informelle du pays.

La Libye étant, comme beaucoup de pays producteurs de pétrole, importatrice de produits raffinés, des milices libyennes essaient de faire transiter par la frontière tunisienne le carburant dont elle a besoin pour se battre contre les rebelles.

Les forces armées tunisiennes mènent des inspections dans les stations-services du sud de la Tunisie, comme à Tataouine, Ben Gardane et Remada, de sorte qu’aucun Tunisien ou Libyen ne puisse se servir de quantités importantes.

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Les agents de la douane au bureau frontalier de Ras Jedir sont parvenus, mercredi soir, à déjouer une tentative visant à faire sortir en contrebande un montant en devises d’une valeur de 1,064 million d’euros (3,177 millions de dinars), vers la Libye.
Selon un communiqué, publié jeudi, par la Direction générale de la douane, ce montant, qui a été dissimulé à l’intérieur d’une voiture libyenne, de la marque Mitsubishi, conduite par un voyageur libyen, a été découvert lors du passage par le scanner, au niveau du portail de sortie du passage frontalier.
Le montant en devises et la voiture ont été saisis, et un procès-verbal a été rédigé, alors que le contrevenant a été placé en garde à vue, en attendant la finalisation de l’enquête dans cette affaire.

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Une patrouille relevant de la brigade de la garde douanière à Sfax a fait échouer, jeudi soir dans la région de Skhira, sur l’autoroute Sfax-Gabès, une opération de contrebande d’une grande quantité de lingots d’or et d’importantes quantités de devises d’une valeur de plus de 11 MD.

Il s’agit d’environ 66 kilogrammes de lingots d’or évalués à 7 millions 100 mille dinars et des billets de 975 mille Euros et de 380 mille Dollars, destinés à la contrebande vers la Libye, selon un communiqué publié, vendredi, par la douane tunisienne.

La patrouille de la garde douanière a été alertée par le comportement et les déclarations du chauffeur de nationalité libyenne, qui était seul à bord du véhicule portant une immatriculation libyenne.

Selon la même source, les agents de la patrouille ont fouillé le véhicule, ce qui a conduit à la découverte d’une cachette qui n’a pas pu être ouverte. Le véhicule a été transporté au siège de la brigade ou il a été soumis à une inspection approfondie.

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé, dans un communiqué, la mise en échec de 6 opérations de  contrebande d’une valeur estimée à plus de 18 mille dinars, et ce durant la période du 28 avril au 4 mai 2018.
Le ministère de l’Intérieur a également annoncé l’arrestation de 3057 personnes recherchées pour différents délits, la mise en échec de 8 tentatives de migration clandestine et l’arrestation de 16 personnes ayant tenté de franchir les frontières.

Durant cette même période, 24 éléments takfiristes recherchés pour appartenance à des organisations terroristes ont été également arrêtés et 1790 pilules de drogue, 5 grammes de cocaïne et 5 plaques de résine de cannabis (zatla) ont été saisis.

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Le passage frontalier de Dehiba-Wazen a rouvert ses portes d’une façon ordinaire après sa fermeture du côté libyen depuis vendredi dernier, a indiqué une source sécuritaire au correspondant de l’agence TAP à Tataouine.

Le passage était fermé et un deuil de trois jours a été annoncé suite au décès du chef militaire qui était aux commandes du passage. Victime d’un accident lors d’une course poursuite de véhicules de contrebande, la dépouille du gradé et de son accompagnateur ont été transférées à l’hôpital local de Remada. Elles ont été par la suite remises aux autorités libyennes.

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Une formation militaire déployée dans la zone tampon de Larzat (gouvernorat de Tataouine) a été attaquée par des individus armés à bord de deux véhicules 4X4. Les suspects effectuaient des opérations de contrebande entre trafiquants tunisiens et libyens, a indiqué jeudi le ministère de la Défense nationale.

Le ministère a indiqué, dans un communiqué publié sur son site officiel, que les militaires sont intervenus après que le système de surveillance électronique récemment mis en place, ait repéré un camion-citerne, huit poids lourds et deux véhicules 4X4, s’approchant du mur de sable, en provenance de Libye.

La même source a indiqué qu’après avoir été attaquée, la formation militaire a réagi en mettant le feu au camion-citerne et aux 8 autres camions qui transportaient du carburant.

Quatre contrebandiers ont été arrêtés, selon le département qui indique que les autres ont pris la fuite en direction de Libye.

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La Garde nationale de l’autoroute Tunis-Hammamet avait arrêté la voiture d’un magistrat originaire de Ben Guerdane transportant 388 smartphones haut de gamme. La porte-parole du tribunal de première instance de Sousse, Zahia Sayadi, a précisé sur les ondes de Mosaïque fm que la marchandise saisie n’appartenait pas au juge en question mais à un proche. Des factures de payement ont été présentées par ce dernier.

Reste à savoir pourquoi ce magistrat s’est chargé de convoyer la marchandise, et pas le prétendu vrai propriétaire. Etait-ce pour échapper aux limiers de la Douane et de la Garde nationale ou y avait-il d’autres desseins soigneusement cachés ? En tout cas le moins qu’on puisse dire est que cette affaire est très étrange…

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Une source sécuritaire a confié ce lundi 26 mars 2018 à Mosaïque fm que la Garde Nationale opérant sur l’autoroute Tunis-Hammamet a intercepté la voiture d’un magistrat originaire de Ben Guerdane, transportant 388 smartphones haut de gamme.

La même source a précisé que le juge a été interpellé à plusieurs reprises, en possession de marchandises de contrebande.

Toutefois, l’homme n’a pas été arrêté, seule la marchandise a été saisie, a précisé la même source.

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Le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie, (Conect), Tarek Cherif, a annoncé ce jeudi 15 mars 2018  lors de la conférence nationale “2e édition MiQYES santé de la PME en Tunisie” qu’entre 2005 et 2016, environ 4319 entreprises ont fermé, engendrant ainsi la perte de 250 mille emplois (ce qui fait 400 fermetures et 25 mille emplois détruits par an).

Sur un autre volet, le président de la Conect a affirmé que de  nombreuses difficultés pèsent lourdement sur le paysage économique du pays, essentiellement l’augmentation du phénomène de l’économie parallèle, la contrebande et la lenteur des procédures administratives.

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Le ministre de la Santé, Imed Hammemi, a assuré qu’un grand réseau est impliqué dans l’affaire de la contrebande de médicaments, à l’étranger.

Intervenant ce lundi 05 mars 2018 sur Shems fm, Hammemi a révélé que l’opération de contrebande a été démantelée dans une pharmacie, suite à des soupçons sur la quantité de médicaments supérieure aux besoins de la pharmacie en question.

Il a indiqué qu’une personne mouillée dans cette affaire a été interpelée et qu’elle avait en sa possession une somme de 200 mille dinars.

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La contrebande de cheptel bovin vers la Libye ou l’Algérie prend de l’ampleur au détriment du marché local. Depuis la Révolution, le nombre des bêtes sorties clandestinement du pays est encore plus important que toutes les estimations des autorités tunisiennes.

Ce phénomène aura des conséquences graves à long terme, étant donné qu’il provoque l’appauvrissement du cheptel et est à l’origine de la spirale haussière du prix de la viande.

Afin d’éviter les importations illégales de bétail ainsi que l’exportation frauduleuse du cheptel national, notamment l’ovin, le contrôle aux frontières doit être renforcé.

C’est dans ce contexte que lors d’une séance de travail commune, tenue, mercredi 21 février 2018, au département du Commerce, entre les ministères du Commerce, de l’Agriculture, de l’Intérieur et des Finances, une batterie de mesures urgentes ont été lancées, pour protéger le cheptel bovin contre la contrebande. Il a été ainsi décidé de :

– Procéder à l’immatriculation obligatoire des veaux et des vaches, lors des opérations de vente, d’achat ou de transport d’un site à un autre.

– Le commissariat régional au développement agricole ou les services compétents, doivent délivrer une autorisation de transport du bétail, lors de transfert des animaux.

– Mettre en place une patrouille de contrôle mixte entre les appareils sécuritaires et les services des ministères du Commerce et de l’Agriculture, dans les différents marchés aux bestiaux.

– Maîtriser le contrôle dans les différentes régions frontalières et assurer le respect des mesures annoncées et qui vont faire l’objet d’une circulaire conjointe.

– La saisie immédiate du bétail en cas de non respect de procédures susmentionnées.

La douane frappe fort et traque les contrebandiers !

La prolifération du phénomène de contrebande de bétail depuis des années a rang de souci majeur pour toutes les parties intervenantes lesquelles s’emploient à y faire face du mieux qu’elles peuvent. Un gros problème dans la mesure où ce fléau ne cesse d’empirer et de prendre des proportions extrêmement préoccupantes, présentant de réels dangers pour l’économie du pays.

Pour faire face, les services de la douane Tunisienne ont récemment annoncé qu’une tentative de passage de 24 têtes de vaches et veaux en direction de l’Algérie a avorté dans la région frontalière d’Om Laksab, relevant du gouvernorat de Gafsa.

 Force est cependant de constater que la lutte contre la contrebande de bétail demande beaucoup plus d’efforts qu’auparavant, il faut que tous les ministères collaborent pour limiter les exportations illégales qui ne peuvent que faire de gros dégâts sur le pouvoir d’achat du consommateur tunisien.

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L’absence de continuité administrative, la mauvaise gestion des entreprises publiques, la hausse de la pression fiscale et l’économie parallèle sont autant de dossiers qui préoccupent le nouveau président de l’UTICA Samir Majoul. Dans une interview accordée à l’Agence TAP, il insiste sur la responsabilité collective de l’Etat, des organisations des employeurs et des employés dans la gestion de la situation économique et sociale “particulièrement préoccupante” dans le pays.

Acerbe, ce chef d’entreprise familiale n’hésite pas à exprimer le ras-le-bol des chefs d’entreprises tunisiens à cause de la «mauvaise gestion» des finances publiques et de l’économie parallèle. Cela ne l’empêche cependant pas de dire que «Le gouvernement a besoin de soutien, car la démarche qu’il est en train de prendre est très courageuse ». Interview :

Quelle est votre lecture de la situation économique et sociale dans le pays ?

 La situation économique et sociale du pays est particulièrement préoccupante. La situation est difficile pour le gouvernement et pour nous tous. La nation est une responsabilité entre nos mains à tous (patronat, gouvernement et organisation ouvrière). Nous pouvons trouver des solutions aux problèmes avec un minimum de vision et dans une seule direction, à savoir le développement et l’investissement.

Qu’est-ce qu’il nous faut pour avancer ?

Il faut un climat où tout le monde trouve son compte, joue son rôle et se réjouit de le faire pour préserver l’invulnérabilité de ce pays que nous voulons garder pour les Tunisiens et préserver pour nos enfants, afin qu’ils puissent y vivre dans la dignité et qu’à leur sortie de l’université, ils trouvent un emploi ou l’opportunité de créer un projet.

En 2014, l’UTICA a présenté aux partis politiques, un document contenant ses propositions pour sortir l’économie tunisienne de la crise. Ce document est-il toujours en vigueur ou bien allez-vous faire d’autres propositions ?

Le document porte sur une vision de l’économie tunisienne jusqu’à 2020 et ne nécessite pas une révision car rien n’a été fait. Si nous avions appliqué au moins une partie de cette vision, nous n’en serions pas là. Ce document, qui a été préparé par plusieurs experts tunisiens de grande valeur, sous l’égide de l’UTICA, a traité tous les aspects qui pourraient constituer un frein à l’économie.

Mais depuis ce document, le gouvernement a pris des initiatives pour redresser l’économie. Sont-elles suffisantes ?

Je ne vais pas parler du passé. La problématique des initiatives du gouvernement, c’est que ce dernier a eu aussi ses problèmes. Nous avons eu 8 gouvernements, ce qui n’est pas de nature à améliorer l’environnement économique, parce que tout changement dans ce domaine et particulièrement au niveau de la présidence du gouvernement constitue un facteur d’instabilité. Qu’il y ait des changements au niveau de l’équipe c’est normal, ceux qui réussissent demeurent et ceux qui réussissent moins partent. Mais quand le gouvernement est instable, il est difficile de lui demander d’assurer le suivi des dossiers traités. Normalement, il doit y avoir une continuité au niveau du gouvernement et de l’administration, mais ce n’est pas toujours le cas, ce qui constitue une barrière à l’investissement et à l’action économique.

Il faut qu’il y ait une continuité administrative dans le traitement des dossiers économiques, que le ministre reste ou parte. Il y a aussi les projets de lois qui vont à l’ARP et qui parfois tardent à être examinés car elle a également ses charges. Et nous, ce que nous souhaitons c’est un fast-track, soit un couloir spécial pour un traitement rapide des projets de loi économiques. 

Alors qu’est-ce qui peut encore être fait ?

A mon avis, il faut peut-être dire qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour décourager l’investissement ? Quand nous parlons de l’investissement c’est d’abord d’investissement étranger et les investisseurs étrangers se fient d’abord aux avis de leurs pairs déjà installés en Tunisie. Ensuite ils font un benchmarking pour comparer entre les différents sites. Dans leurs analyses, ils scrutent les indicateurs, est ce que le pays est sûr ? Est-ce que la paix sociale (qui n’a pas été toujours au rendez- vous) est garantie ? est- ce que le patronat et l’organisation ouvrière sont proches pour qu’en cas de conflit, ils essayeront ensemble de trouver une solution. En fait, c’est ce que nous avons fait dans certaines régions. Parfois ça ne marche pas, parce qu’il y a des facteurs exogènes. Donc, nous faisons ce que nous pouvons, même si nous sommes convaincus que ce n’est pas assez.

En fait, si nous pouvions tous nous mettre en tête que nous pouvons faire plus pour notre pays, des avancées seront réalisées. D’ailleurs, nous observons de moins en moins de conflits, d’autant qu’une autre approche est adoptée pour les gérer. A cet égard, l’UTICA et l’UGTT lancent le projet de «Grève générale contre les grèves», slogan à travers lequel, les deux organisations vont intervenir chaque fois qu’il y a un conflit qui peut dériver, pour l’éviter.

Quand on parle en tant que patronat, on ne parle pas que du secteur privé. C’est une philosophie globale, nous savons ce que le pays a perdu en raison de la situation dans le secteur des phosphates à Gafsa et dans les sociétés pétrolières. Si les pertes subies en termes de production et d’exportations étaient rentrées dans les caisses de l’Etat, notre endettement n’aurait pas atteint ce seuil et nos réserves en devises ne se seraient pas établies à – 90 jours et… peut-être que notre dinar n’aurait pas glissé de 25%. Pourquoi j’en parle, parce qu’on est là, aussi, pour trouver des solutions. Nous sommes une force de proposition et des solutions doivent être identifiées conjointement par les secteurs public et privé qui doivent se soutenir mutuellement.

Pour sauver l’économie nationale, nous avons besoin de la solidarité internationale. Donc, nous attendons de nos partenaires européens un soutien plus conséquent en termes d’investissements et de financements. Nous ne voulons pas de la charité et nous sommes même demandeurs de financements conditionnés, pas pour payer les salaires mais pour investir dans des zones industrielles, un port en eau profonde….

En tant que patronat, nous disons arrêtons tout le gaspillage qui est en train de se faire dans le pays aux niveaux de la Compagnie de phosphate de Gafsa, de la prospection pétrolière où des caisses sociales. Il faut également revoir la Caisse générale de compensation. Ce n’est pas normal que des entreprises publiques soient maintenues à flots, alors qu’elles sont peu compétitives, mal gérées et perdent de l’argent. Nous n’avons plus les moyens de subventionner ces entreprises. Quand un investisseur étranger arrive en Tunisie, il doit trouver un site compétitif à tous les niveaux. Il doit aussi trouver une zone industrielle compétitive équipée de tous les services nécessaires (eau, électricité compétitive en puissance et en coûts, connexion, ressources humaines compétitives (Dieu merci nous avons la qualité). La même chose s’applique à l’industriel tunisien qui doit bénéficier de la compétitivité de son environnement et ne doit pas avoir du surcoût dû à un environnement mal géré. Nous devons avoir une administration qui vous assiste et vous encourage, tout en étant prête à vous soutenir en cas de difficulté.

Les formalités doivent se faire en une journée pour à titre d’exemple changer la vocation d’un terrain. L’entrepreneur est formaté pour gérer une entreprise et non pas pour traiter avec une administration. Celle-ci doit aider l’entrepreneur. Nos banques également doivent évoluer et devenir des partenaires des entreprises.

Le gouvernement a initié des initiatives pour réformer les banques, l’administration. Cela est-il à la hauteur de vos attentes ?

Le gouvernement a lui aussi besoin de soutien, car la démarche qu’il est en train de prendre est très courageuse et nous nous attendons à ce qu’il soit soutenu, d’abord par l’administration car elle est peut être traditionnaliste ou conservatrice, etc. Il doit être également soutenu par les organisations nationales, c’est notre cas et celui de l’UGTT. Nous l’avons toujours fait, il n’y a pas de raison pour ne pas le soutenir. Nous pouvons avoir un différend sur un dossier, mais nous nous asseyons autour d’une table et nous négocions. Nous voulons avoir un gouvernement stable. Outre l’administration et les organisations nationales, le gouvernement doit être soutenu par les partis, sinon les textes de loi qu’il propose ne pourront pas passer à l’Assemblée ou seront vidés de leur contenu. Souvent ils passent, mais plus d’une année après leur soumission. Il y a même des financements que nous avons ratés, parce que les textes de loi n’ont pas été adoptés à temps. Souvent c’est urgent et l’économie ne peut pas attendre, d’où la nécessité d’avoir un système de fast-track avec l’ARP pour que le chef du gouvernement puisse décréter ces textes. Nous souhaitons qu’il y ait un plan d’urgence. Il faut simplifier la gestion à tout le monde car le pays a beaucoup d’enjeux et notre jeunesse attend. Peut-être que nous avons trop attendu. Et au lieu d’attendre, il faut que chacun de nous fasse sa part. Il faut que les choses aillent mieux dans les meilleurs délais et sans casser la machine, parce qu’il y a des équilibres à maintenir et des échéances électorales. Si nous oublions ces échéances et nos carrières, le pays se porterait très bien. 

Qu’est-ce que vous entendez par loi d’urgence économique ? 

Quand il y a une décision à prendre, le chef du gouvernement peut le faire dans la minute qui suit. Mais il faut que la loi lui donne cette possibilité, loi d’urgence économique, l’UTICA n’entrant pas dans les considérations politiques. Le privé a besoin de sécurité et de stabilité, quand il y a un conflit social, nous intervenons tout de suite. Mais des conflits apparaissent pour d’autres raisons qui peuvent être politiques, c’est inadmissible.

Etait-ce le cas lors des derniers événements ? 

Pour certaines régions, ça l’était mais pour l’UTICA il faut éviter ce genre de situations, heureusement entre temps, la situation s’est assainie. Toutefois, il y a des soulèvements dont on ne comprend pas les causes, ni la logique, ni le timing. D’ailleurs, pourquoi à chaque fois, les mois de décembre et de janvier sont-ils marqués par ce genre d’événements ?

Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos jeunes, nous avons trop promis et la machine ne nous a pas beaucoup aidés à réaliser leurs ambitions. Nous venons de terminer une tournée dans 24 régions dans le cadre de la préparation du 16ème congrès de l’UTICA et nous avons pu écouter des chefs d’entreprises, des personnes des métiers de l’artisanat et des services, notamment les transports de marchandises, qui souffrent. Ils ont peur pour leur pays mais craignent surtout pour leur survie économique. Dans les secteurs de l’artisanat beaucoup de personnes n’arrivent pas à atteindre le SMIG. Ce secteur a beaucoup souffert, parce qu’il a perdu sa clientèle touristique avec la situation en Libye mais surtout avec tout ce qui s’est passé à Sousse et au musée du Bardo. Nous avons des opérateurs qui sont en souffrance et nous n’avons pas le droit de les décevoir. Ils s’attendent à une solidarité de la part de leur Etat, gouvernement et responsables politiques. Nous avons eu tellement de chantiers et d’instabilité, que nous n’avons pas focalisé sur ces situations sociales. Dieu merci l’économie tunisienne a été résiliente.

Avec le déficit budgétaire actuel est-ce que nous allons toujours avoir cette résilience ?

Ce déficit nous vient d’opérations de gestion critique, les salaires du public qui ont été multipliés par trois entre 2011 et 2017, ce qui a provoqué un déficit abyssal des finances publiques au point où le FMI devait intervenir à chaque fois pour dire que la masse salariale est trop élevée.
Si l’Etat a pu multiplier les salaires par trois, il peut encore aider les opérateurs en souffrance. D’ailleurs, ces artisans dont j’ai parlés ne sont pas responsables de leur déconvenue, pas responsables de la révolution, ni des actes terroristes. Après, nous nous posons des questions sur le pourquoi des protestations. La réponse est que nous nous souvenons d’eux que pendant les élections. Il faut les aider. Les citoyens paient les impôts pour trouver un soutien le jour où ils en ont besoin.

L’UTICA s’est souvent plainte de ne pas être écoutée et a menacé d’utiliser d’autres moyens pour se faire entendre, comme de descendre dans la rue.

(Avec dérision). Mais nous sommes toujours dans la rue, nos commerces sont dans la rue, on se balade en pleine rue, nos transporteurs, nos taxis le sont aussi, en fait, nous ne sommes pas dans les salons. En post révolution, l’idée générale est que celui qui descend dans la rue obtient ce qu’il veut. Lors des réunions du conseil national, les artisans, les chefs d’entreprises et les membres des chambres syndicales nationales régionales, nous demandent de descendre dans la rue, parce que c’est le seul moyen de pression. Nous ne sommes pas forcément d’accord sur cette méthode. Nous espérons toujours avoir gain de cause par la concertation et la négociation. Nous utilisons les moyens légaux qui sont permis par notre constitution. Nous sommes une organisation syndicale patronale. Nous avons le droit de faire la grève et de fermer les entreprises, s’il n’y a pas d’écoute. Car nous n’avons pas le droit de travailler à perte. Nous sommes là pour produire, pour créer et non pas pour faire la grève. La preuve c’est que nous avons proposé de faire une grève générale contre la grève. La pire chose qui peut arriver à un industriel ou un commerçant, c’est d’être obligé de fermer son usine. Ce qui est plus grave encore serait de continuer à fonctionner à perte. 

Vous avez citez le secteur de l’artisanat, mais il y a d’autres secteurs qui sont sinistrés, comme le textile, le cuir et la chaussure ; l’UTICA n’a pas fait grand-chose pour les sauver et la FENATEX a même quitté l’organisation.

D’abord pour le textile et le cuir, nous avons piloté des plans de relance. Quant à la sortie de la Fenatex (Fédération syndicale du textile à l’Utica), cette menace a été faite dans un objectif politique dont on parlera peut-être un autre jour. En quoi l’UTICA est responsable, alors que nous sommes la première organisation à demander à protéger le pays des Etats qui font du dumping, dont la Turquie Depuis 2011, tous nos coûts ont explosé mais les opérateurs qui ont perdu des commandes dans le textile ne les ont pas perdues uniquement parce qu’il y a eu des augmentations de coûts, mais à cause d’une rupture de la chaine logistique, des problèmes au port de Rades et des retards d’approvisionnement sur le marché européen. Le glissement du dinar n’a pas contribué à améliorer les choses.

Qu’en est-il pour le cuir et la chaussure ?

Nous avons piloté un plan de sauvetage, mais c’est l’application qui n’était pas au rendez-vous.
Pour revenir encore au secteur textile, nous savons que nous allons perdre certaines filières mais que peut-on faire face à la concurrence chinoise ou turque où le textile bénéficient du soutien des pouvoirs en place, c’est pour cette raison que nous appelons à établir des barrières antidumping.
Leurs économies ne sont pas transparentes (emploi des enfants, subventions publiques, absence de politique sociale), alors qu’en Tunisie pendant très longtemps, nous n’avons pas fait de l’économie, mais du politique et du social, puisque l’attention des responsable est focalisée sur les échéances électorales. A mon avis, celui qui focalise sur sa carrière politique, doit quitter le gouvernement.

Vous connaissez mieux que d’autres la position de l’UGTT concernant cette question. Pour le syndicat, les entreprises publiques sont une ligne rouge ?

Si les entreprises publiques sont une ligne rouge, il ne faut pas imposer des impôts pour compenser les pertes. Moi aussi j’ai des lignes rouges. Ces entreprises demeurent une propriété de l’Etat, pas de problème, mais nous voulons une entreprise publique performante. Car si elle est déficitaire, c’est le contribuable qui le paye d’une façon ou d’une autre. Nous ne sommes pas pour la privatisation à tout prix surtout si la vente de l’entreprise ne réalise pas les objectifs escomptés mais il faut au moins les assainir car elles constituent une source de problèmes et d’imposition pour le secteur privé. Nous avons souvent discuté avec l’UGTT de cette question et je crois que sa position est en train d’évoluer.

Des négociations sociales devraient démarrer bientôt entre l’UTICA et l’UGTT ? Comment vous allez les aborder ? 

Je vais être franc. En général, nous ne sommes pas contre une augmentation, surtout quand elle est justifiée et associée à un gain de productivité et à une amélioration de la situation économique de l’entreprise. Mais si cette augmentation n’est pas justifiée par une hausse de productivité, met en péril la pérennité de l’entreprise et entraîne une augmentation des couts, nous la refusons. La réponse dépendra de la situation de chaque secteur. Dans ce cas précis il faut trouver une solution à travers des mesures administratives ou fiscales. En Tunisie, la pression sociale et fiscale est lourde et les mesures prises dans le cadre de la loi de finances constituent une surcharge pour l’entreprise. Aujourd’hui, les gens en ont marre. Ils sont fatigués.

Vous avez déclaré que l’UTICA ne rediscutera pas de la loi de finances 2018. Comment faire donc ? 

La loi de finances est décrétée, elle est applicable, mais le gouvernement doit prendre des mesures compensatoires. Chaque secteur va préparer ses doléances. Les mesures douanières et droits de consommation, imposés dans le cadre de cette loi peuvent donner lieu à des baisses de chiffres d’affaires et avantager le secteur informel. Nous espérons aussi que la conjoncture change et que le dinar s’améliore parce que l’entreprise a bien souffert de la dévaluation du dinar, celle-ci est une hécatombe pour l’entreprise, surtout celle qui importe une bonne partie de ses matières premières. Le dinar a perdu jusqu’à ce jour près de 30% de sa valeur. Cette perte s’est faîte du jour au lendemain. Morale de la situation, nous savons qui a payé la facture, c’est la Tunisie qui l’a payée et c’est un appauvrissement général du pays.

L’UTICA n’est pas autonome financièrement et compte sur les financements publics !

(En colère). Mais c’est notre argent, c’est une contribution sociale de 0,5% payée par les entreprises depuis les années 70 et qui s’élève à 60 milliards par an, d’ailleurs nous nous estimons lésés par les financements accordés par l’Etat.

Que compte faire l’UTICA vis-à-vis des hommes d’affaires qui s’approvisionnement de plus en plus en matières premières et autres auprès du marché parallèle et usent de ce moyen pour échapper à l’impôt ? 

Au lieu de le dire aux hommes d’affaires, je vais le dire aux responsables : si vous ne trouvez pas une solution à l’informel, de plus en plus d’opérateurs économiques vont passer dans l’informel puisque ils sont soumis à une forte pression fiscale. En dépit de la proportion importante de l’économie informelle (50 ou 54 % de l’économie), l’Etat continue à imposer les entreprises transparentes. Il faut mettre en place un environnement où toute pratique informelle est découragée et toute pratique formelle est encouragée et pas pénalisée, comme c’est le cas aujourd’hui.

L’Etat doit donner l’exemple en matière de bonne gouvernance et ne pas mettre sous pression fiscale les chefs d’entreprises pour combler les déficits des entreprises publiques. Nous leur avons soumis plusieurs propositions pour lutter contre l’informel, dont le changement des billets de banques pour réduire la liquidité qui circule hors du circuit bancaire. Nous avons également conseillé d’autoriser les Tunisiens à détenir des comptes en devises. Il s’agit également, de dresser des barrières tarifaires pas trop élevées pour tout produit entrant de l’étranger, particulièrement les produits dont on a besoin. Si on étudie bien la chose l’on trouvera que même l’informel a un coût d’environ 16% en pots-de-vin et autres, alors pourquoi ne pas soumettre ces produits dont nous avons besoin à une TVA de 16% pour limiter le commerce parallèle.

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Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a mis en exergue, lors de la clôture du Forum économique Tunisie-France, ce jeudi 1er février 2018, les progrès accomplis depuis le 14 janvier 2011. Il a mis en avant les avancées démocratiques qui font de la Tunisie un pays sûr sur lequel la France peut compter. Il a évoqué les réformes entreprises, parfois douloureuses pour les citoyens, mais dont le pays attend beaucoup en termes de retombées. Chahed a également évoqué d’autres grands chantiers du moment, essentiels pour l’économie du pays et son avenir. Il a parlé des sujets tels que le combat contre le commerce parallèle, la contrebande et un fléau contre lequel il a enregistré des succès notables mais qui est loin d’être terrassé : La corruption.

Le chef du gouvernement tunisien a conclu son discours par un appel à plus d’aide, de soutien, pour accompagner la Tunisie dans cette phase clé de son histoire…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chaded, accusé, notamment par le patronat, de ménager l’économie parallèle et de toujours taper, fiscalement, sur les mêmes, a donné l’assurance ce lundi 28 janvier qu’il fait de son mieux contre de fléau et dans d’autres dossiers. “Nous œuvrons au quotidien pour libérer l’initiative privée et les moteurs de la croissance et éradiquer toutes les barrières administratives. Pour cela, des actions fortes ont été entamées et se poursuivront avec assiduité, telles que la lutte contre l’économie parallèle et la contrebande ou la guerre sans merci contre la corruption et la mauvaise gouvernance, outre la mobilisation des capacités productives du pays. L’objectif étant de rétablir la confiance, base de toute activité économique“. C’est ainsi que Chahed a présenté à Gammarth son ordre de priorités pour la prochaine période.
Ouvrant une conférence économique internationale, sur “Les nouvelles perspectives de l’économie mondiales : quelle place pour la Tunisie“, animée par l’éminent économiste français Jacques Attali, Chahed a souligné que “2018 doit, impérativement, être l’année de l’investissement et des grands projets pour une croissance durable et inclusive“.

Notre vision pour la Tunisie est celle d’un pays ouvert sur son espace géographique naturel, la Méditerranée, le Maghreb, l’Afrique mais aussi, l’Europe, notre partenaire historique. Une Tunisie orientée vers l’économie numérique, les énergies renouvelables et les industries à haute valeur ajoutée. Une Tunisie répertoire de connaissances, de compétences, et dotée d’une intelligence et d’un savoir-faire que nous pouvons exporter. Pour cela, nous aspirons à davantage de co-développement plutôt que de sous-traitance, avec nos partenaires européens“, a-t-il encore, déclaré.
Chahed a rappelé que “la Tunisie se trouve dans une période difficile et déterminante pour le présent et le futur du pays. Sur le plan politique, la construction démocratique se poursuit avec les difficultés et les tractations qui ponctuent la vie politique. Sur le plan économique, les défis sont grands, d’où l’importance de bien définir cette phase pour bien tracer le cap de l’avenir. Après une croissance molle de l’ordre de 1%, durant les 6 premières années, la Tunisie devrait enregistrer une croissance moyenne de 2% en 2017 et nous tablons sur un taux de 3% en 2018. L’objectif du gouvernement étant d’atteindre 5% en 2020 et d’entamer une transformation de notre modèle économique, afin qu’il soit plus créateur d’emplois“.

Le chef du gouvernement a par ailleurs évoqué “le retour, depuis une année, des moteurs de croissance tunisienne, à savoir l’investissement et l’exportation. Des secteurs comme le tourisme et les industries mécaniques connaissent, également, un net regain d’activité“.
Il a estimé, toutefois, que “ce retour à la croissance reste en deçà de nos attentes et est encore faible au regard des capacités du pays. Par ailleurs, nous sommes toujours confrontés à des difficultés budgétaires et à des déficits élevés, que nous nous efforcerons de réduire d’ici la fin de l’année 2018, et à l’horizon 2020“.
Ces objectifs nécessitent des sacrifices et créent certaines difficultés que nous sommes amenés à surmonter au quotidien, a-t-il encore soutenu, rappelant que “plusieurs réformes ont été entamées et plusieurs projets de lois adoptés au Parlement, tels que la nouvelle loi sur l’investissement, la loi sur le Partenariat Public-Privé, la nouvelle loi bancaire, la réforme des douanes, la réforme de la fonction publique et celle des caisses sociales“.
Toutes ces réformes sont, selon lui, vitales pour le pays et constitueront un nouveau socle sur lequel doit se construire toute relance économique du pays.

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La résolution des problèmes économiques du pays et des déséquilibres financiers ne doit pas se faire au détriment de l’entreprise économique et à travers une augmentation de l’imposition ayant porté la pression fiscale à des niveaux records, menaçant non seulement la compétitivité des entreprises, mais aussi leur survie et leur pérennité“, a déclaré, mercredi, la présidente de l’Utica, Wided Bouchamaoui, dans son discours d’ouverture du 16ème congrès de l’organisation patronale.
Bouchamaoui a également évoqué les difficultés rencontrées par les entreprises économiques durant les dernières années, notamment “la dégradation du climat des affaires, la défaillance des services logistiques liés à l’export (services portuaires et aériens), la vétusté des infrastructures, l’ampleur prise par la contrebande et le commerce parallèle, et les revendications démesurées
Et de poursuivre : “malgré toutes ces difficultés, l’entreprise économique a continué à faire des sacrifices énormes, à l’instar de la contribution exceptionnelle de 7,5% inscrite dans la loi de finances 2017, dans l’espoir que cette contribution puisse favoriser la croissance, l’investissement et l’emploi. Un espoir qui a été trahi par la loi de Finances 2018, qui a apporté son lot de nouvelles impositions“.

La présidente du bureau sortant de l’UTICA, a ainsi, considéré que “l’entreprise économique ne peut plus supporter plus d’imposition“, rappelant “le rôle que devrait jouer l’Etat dans l’application de la loi et la protection de l’économie organisée et des secteurs fragilisés“.
Elle a, encore, affirmé que “les priorités de l’organisation patronale durant les dernières années ont été axées autour du rétablissement de la valeur travail, de la lutte contre les grèves anarchiques et des dépassements de la loi, de l’encouragement de l’initiative privée, de l’amélioration du climat des affaires et du climat social, et du soutien de la lutte contre l’économie parallèle
Déplorant des résultats qui n’étaient pas à la hauteur des attentes, la présidente du bureau exécutif sortant a souligné toutefois “qu’il y a eu, au moins, une prise de conscience générale quant à l’importance de ces défis“, formulant l’espoir que cette conscience puisse se traduire en actions et en engagements en faveur de la relance de l’économie nationale.

Bouchamaoui a en outre rappelé le rôle joué par l’organisation patronale dans le dialogue national, et dans la résolution des crises politiques ayant secoué le pays après la révolution, appelant les affiliés de l’organisation patronale à la maintenir loin des tractations et des calculs politiques. “Tous ceux qui veulent faire de la politique, qu’ils la fassent loin de l’Utica“.
Elle a aussi estimé que “les efforts des organisations nationales et des partis politiques doivent être orientés durant la prochaine étape vers des programmes et des visions capables de faire sortir le pays de sa crise“, appelant à “faire du pari sur le secteur privé un choix stratégique national“.
Elle a aussi fait savoir qu’une étude sur la perception de l’UTICA par l’opinion publique a été confiée à un bureau d’étude spécialisé, son élaboration a atteint aujourd’hui ses phases finales et elle sera mise à la disposition du nouveau bureau qui sera élu lors du congrès.

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Les services de la douane ont établi, durant la période du 8 au 14 janvier 2018, 81 procès verbaux de saisie de marchandises d’une valeur de plus de 3 millions de dinars, a indiqué mardi la douane dans un communiqué
Deux personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête et des procès engagés durant cette période, a-t-elle ajouté.
Vendredi 12 janvier 2018, le ministère des Finances a annoncé la nomination de Youssef Zouaghi au poste de directeur général de la douane.

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