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Une patrouille relevant de la brigade de la garde douanière à Sfax a fait échouer, jeudi soir dans la région de Skhira, sur l’autoroute Sfax-Gabès, une opération de contrebande d’une grande quantité de lingots d’or et d’importantes quantités de devises d’une valeur de plus de 11 MD.

Il s’agit d’environ 66 kilogrammes de lingots d’or évalués à 7 millions 100 mille dinars et des billets de 975 mille Euros et de 380 mille Dollars, destinés à la contrebande vers la Libye, selon un communiqué publié, vendredi, par la douane tunisienne.

La patrouille de la garde douanière a été alertée par le comportement et les déclarations du chauffeur de nationalité libyenne, qui était seul à bord du véhicule portant une immatriculation libyenne.

Selon la même source, les agents de la patrouille ont fouillé le véhicule, ce qui a conduit à la découverte d’une cachette qui n’a pas pu être ouverte. Le véhicule a été transporté au siège de la brigade ou il a été soumis à une inspection approfondie.

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé, dans un communiqué, la mise en échec de 6 opérations de  contrebande d’une valeur estimée à plus de 18 mille dinars, et ce durant la période du 28 avril au 4 mai 2018.
Le ministère de l’Intérieur a également annoncé l’arrestation de 3057 personnes recherchées pour différents délits, la mise en échec de 8 tentatives de migration clandestine et l’arrestation de 16 personnes ayant tenté de franchir les frontières.

Durant cette même période, 24 éléments takfiristes recherchés pour appartenance à des organisations terroristes ont été également arrêtés et 1790 pilules de drogue, 5 grammes de cocaïne et 5 plaques de résine de cannabis (zatla) ont été saisis.

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Le passage frontalier de Dehiba-Wazen a rouvert ses portes d’une façon ordinaire après sa fermeture du côté libyen depuis vendredi dernier, a indiqué une source sécuritaire au correspondant de l’agence TAP à Tataouine.

Le passage était fermé et un deuil de trois jours a été annoncé suite au décès du chef militaire qui était aux commandes du passage. Victime d’un accident lors d’une course poursuite de véhicules de contrebande, la dépouille du gradé et de son accompagnateur ont été transférées à l’hôpital local de Remada. Elles ont été par la suite remises aux autorités libyennes.

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Une formation militaire déployée dans la zone tampon de Larzat (gouvernorat de Tataouine) a été attaquée par des individus armés à bord de deux véhicules 4X4. Les suspects effectuaient des opérations de contrebande entre trafiquants tunisiens et libyens, a indiqué jeudi le ministère de la Défense nationale.

Le ministère a indiqué, dans un communiqué publié sur son site officiel, que les militaires sont intervenus après que le système de surveillance électronique récemment mis en place, ait repéré un camion-citerne, huit poids lourds et deux véhicules 4X4, s’approchant du mur de sable, en provenance de Libye.

La même source a indiqué qu’après avoir été attaquée, la formation militaire a réagi en mettant le feu au camion-citerne et aux 8 autres camions qui transportaient du carburant.

Quatre contrebandiers ont été arrêtés, selon le département qui indique que les autres ont pris la fuite en direction de Libye.

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La Garde nationale de l’autoroute Tunis-Hammamet avait arrêté la voiture d’un magistrat originaire de Ben Guerdane transportant 388 smartphones haut de gamme. La porte-parole du tribunal de première instance de Sousse, Zahia Sayadi, a précisé sur les ondes de Mosaïque fm que la marchandise saisie n’appartenait pas au juge en question mais à un proche. Des factures de payement ont été présentées par ce dernier.

Reste à savoir pourquoi ce magistrat s’est chargé de convoyer la marchandise, et pas le prétendu vrai propriétaire. Etait-ce pour échapper aux limiers de la Douane et de la Garde nationale ou y avait-il d’autres desseins soigneusement cachés ? En tout cas le moins qu’on puisse dire est que cette affaire est très étrange…

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Une source sécuritaire a confié ce lundi 26 mars 2018 à Mosaïque fm que la Garde Nationale opérant sur l’autoroute Tunis-Hammamet a intercepté la voiture d’un magistrat originaire de Ben Guerdane, transportant 388 smartphones haut de gamme.

La même source a précisé que le juge a été interpellé à plusieurs reprises, en possession de marchandises de contrebande.

Toutefois, l’homme n’a pas été arrêté, seule la marchandise a été saisie, a précisé la même source.

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Le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie, (Conect), Tarek Cherif, a annoncé ce jeudi 15 mars 2018  lors de la conférence nationale “2e édition MiQYES santé de la PME en Tunisie” qu’entre 2005 et 2016, environ 4319 entreprises ont fermé, engendrant ainsi la perte de 250 mille emplois (ce qui fait 400 fermetures et 25 mille emplois détruits par an).

Sur un autre volet, le président de la Conect a affirmé que de  nombreuses difficultés pèsent lourdement sur le paysage économique du pays, essentiellement l’augmentation du phénomène de l’économie parallèle, la contrebande et la lenteur des procédures administratives.

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Le ministre de la Santé, Imed Hammemi, a assuré qu’un grand réseau est impliqué dans l’affaire de la contrebande de médicaments, à l’étranger.

Intervenant ce lundi 05 mars 2018 sur Shems fm, Hammemi a révélé que l’opération de contrebande a été démantelée dans une pharmacie, suite à des soupçons sur la quantité de médicaments supérieure aux besoins de la pharmacie en question.

Il a indiqué qu’une personne mouillée dans cette affaire a été interpelée et qu’elle avait en sa possession une somme de 200 mille dinars.

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La contrebande de cheptel bovin vers la Libye ou l’Algérie prend de l’ampleur au détriment du marché local. Depuis la Révolution, le nombre des bêtes sorties clandestinement du pays est encore plus important que toutes les estimations des autorités tunisiennes.

Ce phénomène aura des conséquences graves à long terme, étant donné qu’il provoque l’appauvrissement du cheptel et est à l’origine de la spirale haussière du prix de la viande.

Afin d’éviter les importations illégales de bétail ainsi que l’exportation frauduleuse du cheptel national, notamment l’ovin, le contrôle aux frontières doit être renforcé.

C’est dans ce contexte que lors d’une séance de travail commune, tenue, mercredi 21 février 2018, au département du Commerce, entre les ministères du Commerce, de l’Agriculture, de l’Intérieur et des Finances, une batterie de mesures urgentes ont été lancées, pour protéger le cheptel bovin contre la contrebande. Il a été ainsi décidé de :

– Procéder à l’immatriculation obligatoire des veaux et des vaches, lors des opérations de vente, d’achat ou de transport d’un site à un autre.

– Le commissariat régional au développement agricole ou les services compétents, doivent délivrer une autorisation de transport du bétail, lors de transfert des animaux.

– Mettre en place une patrouille de contrôle mixte entre les appareils sécuritaires et les services des ministères du Commerce et de l’Agriculture, dans les différents marchés aux bestiaux.

– Maîtriser le contrôle dans les différentes régions frontalières et assurer le respect des mesures annoncées et qui vont faire l’objet d’une circulaire conjointe.

– La saisie immédiate du bétail en cas de non respect de procédures susmentionnées.

La douane frappe fort et traque les contrebandiers !

La prolifération du phénomène de contrebande de bétail depuis des années a rang de souci majeur pour toutes les parties intervenantes lesquelles s’emploient à y faire face du mieux qu’elles peuvent. Un gros problème dans la mesure où ce fléau ne cesse d’empirer et de prendre des proportions extrêmement préoccupantes, présentant de réels dangers pour l’économie du pays.

Pour faire face, les services de la douane Tunisienne ont récemment annoncé qu’une tentative de passage de 24 têtes de vaches et veaux en direction de l’Algérie a avorté dans la région frontalière d’Om Laksab, relevant du gouvernorat de Gafsa.

 Force est cependant de constater que la lutte contre la contrebande de bétail demande beaucoup plus d’efforts qu’auparavant, il faut que tous les ministères collaborent pour limiter les exportations illégales qui ne peuvent que faire de gros dégâts sur le pouvoir d’achat du consommateur tunisien.

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L’absence de continuité administrative, la mauvaise gestion des entreprises publiques, la hausse de la pression fiscale et l’économie parallèle sont autant de dossiers qui préoccupent le nouveau président de l’UTICA Samir Majoul. Dans une interview accordée à l’Agence TAP, il insiste sur la responsabilité collective de l’Etat, des organisations des employeurs et des employés dans la gestion de la situation économique et sociale “particulièrement préoccupante” dans le pays.

Acerbe, ce chef d’entreprise familiale n’hésite pas à exprimer le ras-le-bol des chefs d’entreprises tunisiens à cause de la «mauvaise gestion» des finances publiques et de l’économie parallèle. Cela ne l’empêche cependant pas de dire que «Le gouvernement a besoin de soutien, car la démarche qu’il est en train de prendre est très courageuse ». Interview :

Quelle est votre lecture de la situation économique et sociale dans le pays ?

 La situation économique et sociale du pays est particulièrement préoccupante. La situation est difficile pour le gouvernement et pour nous tous. La nation est une responsabilité entre nos mains à tous (patronat, gouvernement et organisation ouvrière). Nous pouvons trouver des solutions aux problèmes avec un minimum de vision et dans une seule direction, à savoir le développement et l’investissement.

Qu’est-ce qu’il nous faut pour avancer ?

Il faut un climat où tout le monde trouve son compte, joue son rôle et se réjouit de le faire pour préserver l’invulnérabilité de ce pays que nous voulons garder pour les Tunisiens et préserver pour nos enfants, afin qu’ils puissent y vivre dans la dignité et qu’à leur sortie de l’université, ils trouvent un emploi ou l’opportunité de créer un projet.

En 2014, l’UTICA a présenté aux partis politiques, un document contenant ses propositions pour sortir l’économie tunisienne de la crise. Ce document est-il toujours en vigueur ou bien allez-vous faire d’autres propositions ?

Le document porte sur une vision de l’économie tunisienne jusqu’à 2020 et ne nécessite pas une révision car rien n’a été fait. Si nous avions appliqué au moins une partie de cette vision, nous n’en serions pas là. Ce document, qui a été préparé par plusieurs experts tunisiens de grande valeur, sous l’égide de l’UTICA, a traité tous les aspects qui pourraient constituer un frein à l’économie.

Mais depuis ce document, le gouvernement a pris des initiatives pour redresser l’économie. Sont-elles suffisantes ?

Je ne vais pas parler du passé. La problématique des initiatives du gouvernement, c’est que ce dernier a eu aussi ses problèmes. Nous avons eu 8 gouvernements, ce qui n’est pas de nature à améliorer l’environnement économique, parce que tout changement dans ce domaine et particulièrement au niveau de la présidence du gouvernement constitue un facteur d’instabilité. Qu’il y ait des changements au niveau de l’équipe c’est normal, ceux qui réussissent demeurent et ceux qui réussissent moins partent. Mais quand le gouvernement est instable, il est difficile de lui demander d’assurer le suivi des dossiers traités. Normalement, il doit y avoir une continuité au niveau du gouvernement et de l’administration, mais ce n’est pas toujours le cas, ce qui constitue une barrière à l’investissement et à l’action économique.

Il faut qu’il y ait une continuité administrative dans le traitement des dossiers économiques, que le ministre reste ou parte. Il y a aussi les projets de lois qui vont à l’ARP et qui parfois tardent à être examinés car elle a également ses charges. Et nous, ce que nous souhaitons c’est un fast-track, soit un couloir spécial pour un traitement rapide des projets de loi économiques. 

Alors qu’est-ce qui peut encore être fait ?

A mon avis, il faut peut-être dire qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour décourager l’investissement ? Quand nous parlons de l’investissement c’est d’abord d’investissement étranger et les investisseurs étrangers se fient d’abord aux avis de leurs pairs déjà installés en Tunisie. Ensuite ils font un benchmarking pour comparer entre les différents sites. Dans leurs analyses, ils scrutent les indicateurs, est ce que le pays est sûr ? Est-ce que la paix sociale (qui n’a pas été toujours au rendez- vous) est garantie ? est- ce que le patronat et l’organisation ouvrière sont proches pour qu’en cas de conflit, ils essayeront ensemble de trouver une solution. En fait, c’est ce que nous avons fait dans certaines régions. Parfois ça ne marche pas, parce qu’il y a des facteurs exogènes. Donc, nous faisons ce que nous pouvons, même si nous sommes convaincus que ce n’est pas assez.

En fait, si nous pouvions tous nous mettre en tête que nous pouvons faire plus pour notre pays, des avancées seront réalisées. D’ailleurs, nous observons de moins en moins de conflits, d’autant qu’une autre approche est adoptée pour les gérer. A cet égard, l’UTICA et l’UGTT lancent le projet de «Grève générale contre les grèves», slogan à travers lequel, les deux organisations vont intervenir chaque fois qu’il y a un conflit qui peut dériver, pour l’éviter.

Quand on parle en tant que patronat, on ne parle pas que du secteur privé. C’est une philosophie globale, nous savons ce que le pays a perdu en raison de la situation dans le secteur des phosphates à Gafsa et dans les sociétés pétrolières. Si les pertes subies en termes de production et d’exportations étaient rentrées dans les caisses de l’Etat, notre endettement n’aurait pas atteint ce seuil et nos réserves en devises ne se seraient pas établies à – 90 jours et… peut-être que notre dinar n’aurait pas glissé de 25%. Pourquoi j’en parle, parce qu’on est là, aussi, pour trouver des solutions. Nous sommes une force de proposition et des solutions doivent être identifiées conjointement par les secteurs public et privé qui doivent se soutenir mutuellement.

Pour sauver l’économie nationale, nous avons besoin de la solidarité internationale. Donc, nous attendons de nos partenaires européens un soutien plus conséquent en termes d’investissements et de financements. Nous ne voulons pas de la charité et nous sommes même demandeurs de financements conditionnés, pas pour payer les salaires mais pour investir dans des zones industrielles, un port en eau profonde….

En tant que patronat, nous disons arrêtons tout le gaspillage qui est en train de se faire dans le pays aux niveaux de la Compagnie de phosphate de Gafsa, de la prospection pétrolière où des caisses sociales. Il faut également revoir la Caisse générale de compensation. Ce n’est pas normal que des entreprises publiques soient maintenues à flots, alors qu’elles sont peu compétitives, mal gérées et perdent de l’argent. Nous n’avons plus les moyens de subventionner ces entreprises. Quand un investisseur étranger arrive en Tunisie, il doit trouver un site compétitif à tous les niveaux. Il doit aussi trouver une zone industrielle compétitive équipée de tous les services nécessaires (eau, électricité compétitive en puissance et en coûts, connexion, ressources humaines compétitives (Dieu merci nous avons la qualité). La même chose s’applique à l’industriel tunisien qui doit bénéficier de la compétitivité de son environnement et ne doit pas avoir du surcoût dû à un environnement mal géré. Nous devons avoir une administration qui vous assiste et vous encourage, tout en étant prête à vous soutenir en cas de difficulté.

Les formalités doivent se faire en une journée pour à titre d’exemple changer la vocation d’un terrain. L’entrepreneur est formaté pour gérer une entreprise et non pas pour traiter avec une administration. Celle-ci doit aider l’entrepreneur. Nos banques également doivent évoluer et devenir des partenaires des entreprises.

Le gouvernement a initié des initiatives pour réformer les banques, l’administration. Cela est-il à la hauteur de vos attentes ?

Le gouvernement a lui aussi besoin de soutien, car la démarche qu’il est en train de prendre est très courageuse et nous nous attendons à ce qu’il soit soutenu, d’abord par l’administration car elle est peut être traditionnaliste ou conservatrice, etc. Il doit être également soutenu par les organisations nationales, c’est notre cas et celui de l’UGTT. Nous l’avons toujours fait, il n’y a pas de raison pour ne pas le soutenir. Nous pouvons avoir un différend sur un dossier, mais nous nous asseyons autour d’une table et nous négocions. Nous voulons avoir un gouvernement stable. Outre l’administration et les organisations nationales, le gouvernement doit être soutenu par les partis, sinon les textes de loi qu’il propose ne pourront pas passer à l’Assemblée ou seront vidés de leur contenu. Souvent ils passent, mais plus d’une année après leur soumission. Il y a même des financements que nous avons ratés, parce que les textes de loi n’ont pas été adoptés à temps. Souvent c’est urgent et l’économie ne peut pas attendre, d’où la nécessité d’avoir un système de fast-track avec l’ARP pour que le chef du gouvernement puisse décréter ces textes. Nous souhaitons qu’il y ait un plan d’urgence. Il faut simplifier la gestion à tout le monde car le pays a beaucoup d’enjeux et notre jeunesse attend. Peut-être que nous avons trop attendu. Et au lieu d’attendre, il faut que chacun de nous fasse sa part. Il faut que les choses aillent mieux dans les meilleurs délais et sans casser la machine, parce qu’il y a des équilibres à maintenir et des échéances électorales. Si nous oublions ces échéances et nos carrières, le pays se porterait très bien. 

Qu’est-ce que vous entendez par loi d’urgence économique ? 

Quand il y a une décision à prendre, le chef du gouvernement peut le faire dans la minute qui suit. Mais il faut que la loi lui donne cette possibilité, loi d’urgence économique, l’UTICA n’entrant pas dans les considérations politiques. Le privé a besoin de sécurité et de stabilité, quand il y a un conflit social, nous intervenons tout de suite. Mais des conflits apparaissent pour d’autres raisons qui peuvent être politiques, c’est inadmissible.

Etait-ce le cas lors des derniers événements ? 

Pour certaines régions, ça l’était mais pour l’UTICA il faut éviter ce genre de situations, heureusement entre temps, la situation s’est assainie. Toutefois, il y a des soulèvements dont on ne comprend pas les causes, ni la logique, ni le timing. D’ailleurs, pourquoi à chaque fois, les mois de décembre et de janvier sont-ils marqués par ce genre d’événements ?

Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos jeunes, nous avons trop promis et la machine ne nous a pas beaucoup aidés à réaliser leurs ambitions. Nous venons de terminer une tournée dans 24 régions dans le cadre de la préparation du 16ème congrès de l’UTICA et nous avons pu écouter des chefs d’entreprises, des personnes des métiers de l’artisanat et des services, notamment les transports de marchandises, qui souffrent. Ils ont peur pour leur pays mais craignent surtout pour leur survie économique. Dans les secteurs de l’artisanat beaucoup de personnes n’arrivent pas à atteindre le SMIG. Ce secteur a beaucoup souffert, parce qu’il a perdu sa clientèle touristique avec la situation en Libye mais surtout avec tout ce qui s’est passé à Sousse et au musée du Bardo. Nous avons des opérateurs qui sont en souffrance et nous n’avons pas le droit de les décevoir. Ils s’attendent à une solidarité de la part de leur Etat, gouvernement et responsables politiques. Nous avons eu tellement de chantiers et d’instabilité, que nous n’avons pas focalisé sur ces situations sociales. Dieu merci l’économie tunisienne a été résiliente.

Avec le déficit budgétaire actuel est-ce que nous allons toujours avoir cette résilience ?

Ce déficit nous vient d’opérations de gestion critique, les salaires du public qui ont été multipliés par trois entre 2011 et 2017, ce qui a provoqué un déficit abyssal des finances publiques au point où le FMI devait intervenir à chaque fois pour dire que la masse salariale est trop élevée.
Si l’Etat a pu multiplier les salaires par trois, il peut encore aider les opérateurs en souffrance. D’ailleurs, ces artisans dont j’ai parlés ne sont pas responsables de leur déconvenue, pas responsables de la révolution, ni des actes terroristes. Après, nous nous posons des questions sur le pourquoi des protestations. La réponse est que nous nous souvenons d’eux que pendant les élections. Il faut les aider. Les citoyens paient les impôts pour trouver un soutien le jour où ils en ont besoin.

L’UTICA s’est souvent plainte de ne pas être écoutée et a menacé d’utiliser d’autres moyens pour se faire entendre, comme de descendre dans la rue.

(Avec dérision). Mais nous sommes toujours dans la rue, nos commerces sont dans la rue, on se balade en pleine rue, nos transporteurs, nos taxis le sont aussi, en fait, nous ne sommes pas dans les salons. En post révolution, l’idée générale est que celui qui descend dans la rue obtient ce qu’il veut. Lors des réunions du conseil national, les artisans, les chefs d’entreprises et les membres des chambres syndicales nationales régionales, nous demandent de descendre dans la rue, parce que c’est le seul moyen de pression. Nous ne sommes pas forcément d’accord sur cette méthode. Nous espérons toujours avoir gain de cause par la concertation et la négociation. Nous utilisons les moyens légaux qui sont permis par notre constitution. Nous sommes une organisation syndicale patronale. Nous avons le droit de faire la grève et de fermer les entreprises, s’il n’y a pas d’écoute. Car nous n’avons pas le droit de travailler à perte. Nous sommes là pour produire, pour créer et non pas pour faire la grève. La preuve c’est que nous avons proposé de faire une grève générale contre la grève. La pire chose qui peut arriver à un industriel ou un commerçant, c’est d’être obligé de fermer son usine. Ce qui est plus grave encore serait de continuer à fonctionner à perte. 

Vous avez citez le secteur de l’artisanat, mais il y a d’autres secteurs qui sont sinistrés, comme le textile, le cuir et la chaussure ; l’UTICA n’a pas fait grand-chose pour les sauver et la FENATEX a même quitté l’organisation.

D’abord pour le textile et le cuir, nous avons piloté des plans de relance. Quant à la sortie de la Fenatex (Fédération syndicale du textile à l’Utica), cette menace a été faite dans un objectif politique dont on parlera peut-être un autre jour. En quoi l’UTICA est responsable, alors que nous sommes la première organisation à demander à protéger le pays des Etats qui font du dumping, dont la Turquie Depuis 2011, tous nos coûts ont explosé mais les opérateurs qui ont perdu des commandes dans le textile ne les ont pas perdues uniquement parce qu’il y a eu des augmentations de coûts, mais à cause d’une rupture de la chaine logistique, des problèmes au port de Rades et des retards d’approvisionnement sur le marché européen. Le glissement du dinar n’a pas contribué à améliorer les choses.

Qu’en est-il pour le cuir et la chaussure ?

Nous avons piloté un plan de sauvetage, mais c’est l’application qui n’était pas au rendez-vous.
Pour revenir encore au secteur textile, nous savons que nous allons perdre certaines filières mais que peut-on faire face à la concurrence chinoise ou turque où le textile bénéficient du soutien des pouvoirs en place, c’est pour cette raison que nous appelons à établir des barrières antidumping.
Leurs économies ne sont pas transparentes (emploi des enfants, subventions publiques, absence de politique sociale), alors qu’en Tunisie pendant très longtemps, nous n’avons pas fait de l’économie, mais du politique et du social, puisque l’attention des responsable est focalisée sur les échéances électorales. A mon avis, celui qui focalise sur sa carrière politique, doit quitter le gouvernement.

Vous connaissez mieux que d’autres la position de l’UGTT concernant cette question. Pour le syndicat, les entreprises publiques sont une ligne rouge ?

Si les entreprises publiques sont une ligne rouge, il ne faut pas imposer des impôts pour compenser les pertes. Moi aussi j’ai des lignes rouges. Ces entreprises demeurent une propriété de l’Etat, pas de problème, mais nous voulons une entreprise publique performante. Car si elle est déficitaire, c’est le contribuable qui le paye d’une façon ou d’une autre. Nous ne sommes pas pour la privatisation à tout prix surtout si la vente de l’entreprise ne réalise pas les objectifs escomptés mais il faut au moins les assainir car elles constituent une source de problèmes et d’imposition pour le secteur privé. Nous avons souvent discuté avec l’UGTT de cette question et je crois que sa position est en train d’évoluer.

Des négociations sociales devraient démarrer bientôt entre l’UTICA et l’UGTT ? Comment vous allez les aborder ? 

Je vais être franc. En général, nous ne sommes pas contre une augmentation, surtout quand elle est justifiée et associée à un gain de productivité et à une amélioration de la situation économique de l’entreprise. Mais si cette augmentation n’est pas justifiée par une hausse de productivité, met en péril la pérennité de l’entreprise et entraîne une augmentation des couts, nous la refusons. La réponse dépendra de la situation de chaque secteur. Dans ce cas précis il faut trouver une solution à travers des mesures administratives ou fiscales. En Tunisie, la pression sociale et fiscale est lourde et les mesures prises dans le cadre de la loi de finances constituent une surcharge pour l’entreprise. Aujourd’hui, les gens en ont marre. Ils sont fatigués.

Vous avez déclaré que l’UTICA ne rediscutera pas de la loi de finances 2018. Comment faire donc ? 

La loi de finances est décrétée, elle est applicable, mais le gouvernement doit prendre des mesures compensatoires. Chaque secteur va préparer ses doléances. Les mesures douanières et droits de consommation, imposés dans le cadre de cette loi peuvent donner lieu à des baisses de chiffres d’affaires et avantager le secteur informel. Nous espérons aussi que la conjoncture change et que le dinar s’améliore parce que l’entreprise a bien souffert de la dévaluation du dinar, celle-ci est une hécatombe pour l’entreprise, surtout celle qui importe une bonne partie de ses matières premières. Le dinar a perdu jusqu’à ce jour près de 30% de sa valeur. Cette perte s’est faîte du jour au lendemain. Morale de la situation, nous savons qui a payé la facture, c’est la Tunisie qui l’a payée et c’est un appauvrissement général du pays.

L’UTICA n’est pas autonome financièrement et compte sur les financements publics !

(En colère). Mais c’est notre argent, c’est une contribution sociale de 0,5% payée par les entreprises depuis les années 70 et qui s’élève à 60 milliards par an, d’ailleurs nous nous estimons lésés par les financements accordés par l’Etat.

Que compte faire l’UTICA vis-à-vis des hommes d’affaires qui s’approvisionnement de plus en plus en matières premières et autres auprès du marché parallèle et usent de ce moyen pour échapper à l’impôt ? 

Au lieu de le dire aux hommes d’affaires, je vais le dire aux responsables : si vous ne trouvez pas une solution à l’informel, de plus en plus d’opérateurs économiques vont passer dans l’informel puisque ils sont soumis à une forte pression fiscale. En dépit de la proportion importante de l’économie informelle (50 ou 54 % de l’économie), l’Etat continue à imposer les entreprises transparentes. Il faut mettre en place un environnement où toute pratique informelle est découragée et toute pratique formelle est encouragée et pas pénalisée, comme c’est le cas aujourd’hui.

L’Etat doit donner l’exemple en matière de bonne gouvernance et ne pas mettre sous pression fiscale les chefs d’entreprises pour combler les déficits des entreprises publiques. Nous leur avons soumis plusieurs propositions pour lutter contre l’informel, dont le changement des billets de banques pour réduire la liquidité qui circule hors du circuit bancaire. Nous avons également conseillé d’autoriser les Tunisiens à détenir des comptes en devises. Il s’agit également, de dresser des barrières tarifaires pas trop élevées pour tout produit entrant de l’étranger, particulièrement les produits dont on a besoin. Si on étudie bien la chose l’on trouvera que même l’informel a un coût d’environ 16% en pots-de-vin et autres, alors pourquoi ne pas soumettre ces produits dont nous avons besoin à une TVA de 16% pour limiter le commerce parallèle.

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Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a mis en exergue, lors de la clôture du Forum économique Tunisie-France, ce jeudi 1er février 2018, les progrès accomplis depuis le 14 janvier 2011. Il a mis en avant les avancées démocratiques qui font de la Tunisie un pays sûr sur lequel la France peut compter. Il a évoqué les réformes entreprises, parfois douloureuses pour les citoyens, mais dont le pays attend beaucoup en termes de retombées. Chahed a également évoqué d’autres grands chantiers du moment, essentiels pour l’économie du pays et son avenir. Il a parlé des sujets tels que le combat contre le commerce parallèle, la contrebande et un fléau contre lequel il a enregistré des succès notables mais qui est loin d’être terrassé : La corruption.

Le chef du gouvernement tunisien a conclu son discours par un appel à plus d’aide, de soutien, pour accompagner la Tunisie dans cette phase clé de son histoire…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chaded, accusé, notamment par le patronat, de ménager l’économie parallèle et de toujours taper, fiscalement, sur les mêmes, a donné l’assurance ce lundi 28 janvier qu’il fait de son mieux contre de fléau et dans d’autres dossiers. “Nous œuvrons au quotidien pour libérer l’initiative privée et les moteurs de la croissance et éradiquer toutes les barrières administratives. Pour cela, des actions fortes ont été entamées et se poursuivront avec assiduité, telles que la lutte contre l’économie parallèle et la contrebande ou la guerre sans merci contre la corruption et la mauvaise gouvernance, outre la mobilisation des capacités productives du pays. L’objectif étant de rétablir la confiance, base de toute activité économique“. C’est ainsi que Chahed a présenté à Gammarth son ordre de priorités pour la prochaine période.
Ouvrant une conférence économique internationale, sur “Les nouvelles perspectives de l’économie mondiales : quelle place pour la Tunisie“, animée par l’éminent économiste français Jacques Attali, Chahed a souligné que “2018 doit, impérativement, être l’année de l’investissement et des grands projets pour une croissance durable et inclusive“.

Notre vision pour la Tunisie est celle d’un pays ouvert sur son espace géographique naturel, la Méditerranée, le Maghreb, l’Afrique mais aussi, l’Europe, notre partenaire historique. Une Tunisie orientée vers l’économie numérique, les énergies renouvelables et les industries à haute valeur ajoutée. Une Tunisie répertoire de connaissances, de compétences, et dotée d’une intelligence et d’un savoir-faire que nous pouvons exporter. Pour cela, nous aspirons à davantage de co-développement plutôt que de sous-traitance, avec nos partenaires européens“, a-t-il encore, déclaré.
Chahed a rappelé que “la Tunisie se trouve dans une période difficile et déterminante pour le présent et le futur du pays. Sur le plan politique, la construction démocratique se poursuit avec les difficultés et les tractations qui ponctuent la vie politique. Sur le plan économique, les défis sont grands, d’où l’importance de bien définir cette phase pour bien tracer le cap de l’avenir. Après une croissance molle de l’ordre de 1%, durant les 6 premières années, la Tunisie devrait enregistrer une croissance moyenne de 2% en 2017 et nous tablons sur un taux de 3% en 2018. L’objectif du gouvernement étant d’atteindre 5% en 2020 et d’entamer une transformation de notre modèle économique, afin qu’il soit plus créateur d’emplois“.

Le chef du gouvernement a par ailleurs évoqué “le retour, depuis une année, des moteurs de croissance tunisienne, à savoir l’investissement et l’exportation. Des secteurs comme le tourisme et les industries mécaniques connaissent, également, un net regain d’activité“.
Il a estimé, toutefois, que “ce retour à la croissance reste en deçà de nos attentes et est encore faible au regard des capacités du pays. Par ailleurs, nous sommes toujours confrontés à des difficultés budgétaires et à des déficits élevés, que nous nous efforcerons de réduire d’ici la fin de l’année 2018, et à l’horizon 2020“.
Ces objectifs nécessitent des sacrifices et créent certaines difficultés que nous sommes amenés à surmonter au quotidien, a-t-il encore soutenu, rappelant que “plusieurs réformes ont été entamées et plusieurs projets de lois adoptés au Parlement, tels que la nouvelle loi sur l’investissement, la loi sur le Partenariat Public-Privé, la nouvelle loi bancaire, la réforme des douanes, la réforme de la fonction publique et celle des caisses sociales“.
Toutes ces réformes sont, selon lui, vitales pour le pays et constitueront un nouveau socle sur lequel doit se construire toute relance économique du pays.

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La résolution des problèmes économiques du pays et des déséquilibres financiers ne doit pas se faire au détriment de l’entreprise économique et à travers une augmentation de l’imposition ayant porté la pression fiscale à des niveaux records, menaçant non seulement la compétitivité des entreprises, mais aussi leur survie et leur pérennité“, a déclaré, mercredi, la présidente de l’Utica, Wided Bouchamaoui, dans son discours d’ouverture du 16ème congrès de l’organisation patronale.
Bouchamaoui a également évoqué les difficultés rencontrées par les entreprises économiques durant les dernières années, notamment “la dégradation du climat des affaires, la défaillance des services logistiques liés à l’export (services portuaires et aériens), la vétusté des infrastructures, l’ampleur prise par la contrebande et le commerce parallèle, et les revendications démesurées
Et de poursuivre : “malgré toutes ces difficultés, l’entreprise économique a continué à faire des sacrifices énormes, à l’instar de la contribution exceptionnelle de 7,5% inscrite dans la loi de finances 2017, dans l’espoir que cette contribution puisse favoriser la croissance, l’investissement et l’emploi. Un espoir qui a été trahi par la loi de Finances 2018, qui a apporté son lot de nouvelles impositions“.

La présidente du bureau sortant de l’UTICA, a ainsi, considéré que “l’entreprise économique ne peut plus supporter plus d’imposition“, rappelant “le rôle que devrait jouer l’Etat dans l’application de la loi et la protection de l’économie organisée et des secteurs fragilisés“.
Elle a, encore, affirmé que “les priorités de l’organisation patronale durant les dernières années ont été axées autour du rétablissement de la valeur travail, de la lutte contre les grèves anarchiques et des dépassements de la loi, de l’encouragement de l’initiative privée, de l’amélioration du climat des affaires et du climat social, et du soutien de la lutte contre l’économie parallèle
Déplorant des résultats qui n’étaient pas à la hauteur des attentes, la présidente du bureau exécutif sortant a souligné toutefois “qu’il y a eu, au moins, une prise de conscience générale quant à l’importance de ces défis“, formulant l’espoir que cette conscience puisse se traduire en actions et en engagements en faveur de la relance de l’économie nationale.

Bouchamaoui a en outre rappelé le rôle joué par l’organisation patronale dans le dialogue national, et dans la résolution des crises politiques ayant secoué le pays après la révolution, appelant les affiliés de l’organisation patronale à la maintenir loin des tractations et des calculs politiques. “Tous ceux qui veulent faire de la politique, qu’ils la fassent loin de l’Utica“.
Elle a aussi estimé que “les efforts des organisations nationales et des partis politiques doivent être orientés durant la prochaine étape vers des programmes et des visions capables de faire sortir le pays de sa crise“, appelant à “faire du pari sur le secteur privé un choix stratégique national“.
Elle a aussi fait savoir qu’une étude sur la perception de l’UTICA par l’opinion publique a été confiée à un bureau d’étude spécialisé, son élaboration a atteint aujourd’hui ses phases finales et elle sera mise à la disposition du nouveau bureau qui sera élu lors du congrès.

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Les services de la douane ont établi, durant la période du 8 au 14 janvier 2018, 81 procès verbaux de saisie de marchandises d’une valeur de plus de 3 millions de dinars, a indiqué mardi la douane dans un communiqué
Deux personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête et des procès engagés durant cette période, a-t-elle ajouté.
Vendredi 12 janvier 2018, le ministère des Finances a annoncé la nomination de Youssef Zouaghi au poste de directeur général de la douane.

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé, dans un communiqué rendu public, ce lundi 15 janvier 2018, que les unités de la Garde nationale sont parvenues, durant la période du 7 au 13 janvier 2018, à avorter 64 opérations de contrebande. La valeur totale de cette marchandise s’élève à 2 millions, 211 mille dinars.

Durant cette même période, les unités de la Garde nationale ont arrêté 750 individus recherchés pour des affaires de droit commun et 36 éléments suspectés d’appartenir à une organisation terroriste

Toujours dans le cadre de cette opération, les unités de la Garde Nationale ont saisi 62 voitures et camions recherchés, 15 fusils de chasse, 17 cartouches de différents calibres, 3 kg et 458 grammes de résine de cannabis (Zatla) et 0.1 grammes de cocaïne d’une valeur globale de plus de 74 mille dinars.

6 tentatives d’immigration clandestine ont été également échouées.

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L’Agence nationale de contrôle sanitaire et environnemental des produits (ANCSEP) a révélé que 125 produits chimiques notamment cancérogène se trouvent dans les composantes d’une gamme de produits de consommation tels que l’habillement, les produits plastiques de décoration, les chaussures, les jouets et les fournitures scolaires, a indiqué Foued Ajroudi, porte-parole de l’organisation Tunisienne pour informer le consommateur (OTIC).
Dans une interview accordée à l’Agence TAP, il a précisé que ces produits contiennent surtout des phtalates, des composés chimiques couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques, qui sont très agressifs et dangereux et ont des effets nocifs sur la santé du consommateur. Ces phtalates se trouvent dans les produits importés de Turquie, de Chine et des pays asiatiques et peut engendrer des maladies à court ou à long terme dont les allergies et le cancer.

La liste des produits qui contiennent ces phtalates est longue: jouets, vêtements, chaussures et baskets et fournitures scolaires. Le flux d’importation de ces produits de bas de gamme menace la santé du consommateur tunisien et l’économie du pays“.
Ces produits sont vendus surtout dans le commerce parallèle, qui constitue le défi majeur pour le pays, étant donné qu’il représente 54% de l’économie nationale. Cette situation ne peut résulter que d’un relâchement au niveau du contrôle surtout dans la première ligne (les services de douane aux aéroports, la garde douanière, les brigades de contrôle économique…)“, a t-il relevé.
L’organisation a demandé au gouvernement de faire preuve davantage de vigilance pour lutter contre l’importation anarchique de ces produits, surtout des pays asiatiques, afin de garantir la sécurité du consommateur tunisien. Il faut freiner le flux des produits turcs et chinois et renforcer le contrôle technique à l’importation de la part des ministères et autorités concernés“.

Et d’ajouter : “la Tunisie doit protéger le consommateur tunisien des dangers et risques découlant des produits importés des pays asiatiques qui peuvent menacer sa santé, mais aussi freiner cette importation massive qui a un impact négatif sur l’économie tunisienne ainsi qu’adopter les normes européennes de qualité“, affirmant que si la Tunisie applique ces recommandations, “elle peut arrêter jusqu’à 70% de ces importations anarchiques“.

L’OTIC a exprimé sa préoccupation concernant le retard de la concrétisation de la décision gouvernementale relative au renforcement du contrôle technique à l’importation par les ministères concernés pour empêcher l’entrée des produits de bas de gamme et de qualité médiocre, présentant des risques pour la santé sur les consommateurs.
Bien que l’organisation ait loué les mesures gouvernementales prises en vue de freiner les importations des produits de consommation de certains pays, via l’augmentation de la pression fiscale et l’adoption du système des cahiers des charges, elle considère que l’Etat doit encore renforcer davantage le contrôle des importations et surtout celui de la qualité.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a appelé, lors d’un entretien tenu jeudi au palais de Carthage, avec le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, à la nécessité de prendre les dispositions nécessaires en vue de protéger le pouvoir d’achat des Tunisiens et à renforcer les efforts visant à lutter contre la corruption et la contrebande.
La rencontre a permis de discuter de la situation générale dans le pays, notamment, aux niveaux social et économique, précise un communiqué de la présidence de la République.
Essebsi et Chahed ont en outre passé en revue les nouvelles dispositions adoptées, jeudi, par le Conseil supérieur de l’exportation en vue de booster les exportations tunisiennes et réduire ainsi le déficit commercial du pays.

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé, dans un communiqué rendu public, mardi 2 janvier 2018, que les unités de la Garde nationale ont avorté 79 opérations de contrebande, durant la période allant du 24 au 30 décembre dernier. La valeur de la marchandise saisie s’élève à 3 millions, 646 mille dinars.

Les unités de la Garde nationale sont également parvenues durant cette même période, à arrêter 820 individus recherchés pour des affaires de droit commun
et 10 personnes recherchées pour leur implication dans des affaires à caractère terroriste et arrêter 37 éléments suspectés d’appartenir à une organisation terroriste.

Lors de cette opération, 89 voitures et camions recherchés, 1 kg de résine de cannabis (Zatla), 85 comprimés psychotropes, 5 fusils de chasse, 26 cartouches de différents calibres, 2608 canettes de bières et 79 bouteilles d’alcool ont été saisis.

Les unités de la Garde nationale ont également avorté 7 tentatives d’immigration clandestine et arrêté de 31 migrants.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a paraphé vendredi la stratégie nationale de sécurisation des frontières.
Lors de la réunion du Conseil de sécurité nationale tenue le 1er décembre 2017, le Chef de l’Etat avait ordonné au ministère de la Défense nationale d’élaborer cette stratégie en coordination avec les autorités compétentes.
Selon un communiqué de la présidence de la République, cette stratégie vient obéir aux engagements internationaux et régionaux de la Tunisie, concrétiser les dispositions de la Constitution et les législations en vigueur et appuyer les politiques et programmes de développement.
Ce document est actualisé et amélioré dans le cadre de la complémentarité entre les structures et les parties concernées de façon directe ou indirecte par la sécurité des frontières nationales.

L’élaboration de cette stratégie a pris en considération la situation géostratégique de la Tunisie, la montée du crime organisé et transfrontalier, notamment la contrebande et le franchissement illicite des frontières et la multiplication des menaces en tant que phénomènes internationaux qui risquent de porter atteinte à l’intégrité de l’Etat.
Dans le souci de donner corps à cette stratégie, les différentes parties y afférentes s’engagent à renforcer les mesures de prévention, à améliorer les mécanismes de contrôle et de riposte et à accroitre les capacités.
Il s’agit là, selon le communiqué de la présidence de la République, des principaux piliers de la stratégie nationale de sécurisation des frontières destinée à appliquer la loi, à redoubler de vigilance, à améliorer le degré d’opérationnalité et à garantir la justice sociale aux habitants des zones frontalières.

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On savait que la Loi de finances 2018 n’avait pas été digérée par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), mais on ne s’imaginait pas que c’était à ce point. La présidente de la centrale patronale, Wided Bouchamaoui, a fait une sortie fracassante lors d’un déplacement à Gabès, ce mercredi 13 décembre 2017. Elle a affirmé : «Avec ces lois et toutes ces hausses fiscales, vous ne pouvez plus espérer de notre part ni investissement, ni rien d’autre !», rapporte Mosaïque FM.

Bouchamaoui s’en est vertement prise à la cohorte d’impôts auxquels doivent s’acquitter les sociétés et lequels, à ses yeux, ne cessent d’enfler d’année en année, freinant les activités et investissements des opérateurs, alors que d’après elle rien n’est fait pour combattre l’économie informelle.
Elle a ajouté : «La pression fiscale de la Tunisie est devenue la plus forte de la région. Les autres nations s’activent pour ramener de nouveaux investisseurs et nous on laisse 54% de notre économie se vautrer dans le commerce parallèle et la contrebande. Et tout ça sans que les pouvoirs publics ne lèvent le petit doigt. Après, les critiques s’abattent sur les chefs d’entreprise, pour mettre en cause leur patriotisme !».

Enfin la patronne des patrons a fait savoir que le bureau exécutif national va se réunir vendredi prochain pour fixer sa position vis-à-vis du texte de Youssef Chahed.

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