Tags Posts tagged with "détournement de fonds"

détournement de fonds

par -

On avait cru à un moment que le rapport explosif de la Cour des comptes sur les nombreuses dérives financières au sein de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) allait dormir dans les tiroirs des autorités. Et bien non, semble-t-il. L’avocat Fethi Lâayouni a indiqué sur Jawhara FM ce jeudi 08 juin 2017 que le procureur de la République près du tribunal de première instance de Tunis va diligenter une enquête sur les membres de l’ISIE pour des présomptions de corruption…

L’avocat a rappelé qu’il avait déposé une plainte contre l’instance et son président démissionnaire, Chafik Sarsar, pour des faits présumés de corruption et de détournement de fonds publics, sur la base du rapport de la Cour des comptes…

par -

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, un des poids lourds du Parti socialiste, au pouvoir pendant plusieurs décennies, a été pris dans les filets de la justice pour une affaire de détournement de fonds publics et association de malfaiteurs. Des charges très lourdes qui lui ont valu, le mardi 07 mars 2017, un mandat de dépôt, lui et six de ses collaborateurs, au terme d’une audition par un juge d’instruction. Sall a donc dormi à la célèbre prison de Rebeuss, dans la capitale, où était détenu Karim Wade, le fils de l’ex-président de la République, avant d’être gracié par l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall…

Un membre du collectif des avocats du maire de Dakar a confié à Jeune Afrique que cette issue était attendue et qu’ils avaient même libellé un communiqué de presse repris par les médias. « Cette arrestation et cette détention n’ont pour but que de freiner Monsieur Khalifa Sall dans ses ambitions politiques, en l’empêchant de se présenter aux prochaines élections législatives et présidentielle, prévues respectivement en juillet 2017 et février 2019 », déclarent ses avocats dans ce texte.
Ils sont d’avis que l’incarcération du maire socialiste de la capitale sénégalaise ne repose que “sur des raisons politiques” et découle “d’une instrumentalisation de la justice sénégalaise».

De tous les collaborateurs de Khalifa Sall qui ont défilé dans le bureau du juge, seuls deux  percepteurs municipaux ont été laissés en liberté par le magistrat, mais avec le régime de contrôle judiciaire. Le directeur des affaires financières de la mairie, son adjointe, le chef de la division financière et comptable et trois autres employés n’ont pas été logés à la même enseigne.

Ce qu’on reproche à ce beau monde, mais à ce stade ça reste des présomptions, c’est d’avoir pioché à des fins personnels dans la « caisse d’avance », entre 2011 et 2015. Ce fonds est alimenté à hauteur de 30 millions de F CFA, chaque mois, et le maire peut en disposer pour régler les problèmes des citoyens qu’il administre. Mais un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) pointe des manquements dans la gestion de ce pactole, ce que dément formellement le maire de Dakar. « Je conteste formellement avoir jamais détourné le moindre denier public. Je suis un ordonnateur de crédits et non un comptable public, de sorte qu’il ne peut m’être demandé la production de justificatifs de dépenses », a argué Sall.

A moins de quatre mois des législatives, fixées au 30 juillet 2017, le climat politique se tend au Sénégal. Le maire de la capitale compte dans ses soutiens des leaders de l’opposition, ce qui risque d’agiter le scrutin…

par -

Les crimes de vol de fonds publics ne cessent de prendre de l’ampleur en Tunisie. Malgré l’absence de chiffres précis ou officiels sur le volume des fonds publics détournés des caisses de l’État, plusieurs experts en la matière s’accordent à dire que la masse globale des fonds détournés est estimée à près de 20 Millions de dinars par an. Les experts s’accordent également à dire que l’absence de contrôle continu et l’inefficacité des dispositifs et des systèmes de surveillance des institutions financières sont parmi les principales raisons derrière l’augmentation du phénomène de détournement des fonds dans les institutions bancaires, notamment publiques.

Selon les mêmes estimations des experts, la Tunisie a perdu 7 millions de dinars en l’espace de 90 jours suite à des opérations de détournement de fonds dans plusieurs institutions bancaires réparties sur tout le territoire tunisien. Brahim Missaoui, président de l’Association tunisienne pour la lutte contre la corruption, a fait remarquer dans une déclaration à Africanmanager que le phénomène de détournement des fonds a augmenté en Tunisie d’une manière flagrante pour n’épargner aucun secteur. Ce fléau a touché, selon lui, aussi bien l’argent que les biens d’équipement.

Brahim Missaoui a dans le même cadre indiqué que la faiblesse de nombreux points du texte juridique réglementant l’affaire a conduit à l’augmentation des opérations et des tentatives de détournement des fonds publics. Il a indiqué au passage que le cadre juridique ne va pas avec l’évolution du nombre et des types de crime. Il a par ailleurs appelé à la nécessité de renforcer les sanctions contre les contrevenants. Il est déraisonnable, selon lui, que les personnes impliquées dans les affaires de vol bénéficient, tout comme les ayant-droit, de la pension de retraite et des différents privilèges financiers. Et Missaoui de souligner que la longueur des procédures disciplinaires permet souvent à l’auteur du crime de se débarrasser de tout ce qui peut être un moyen pour la justice de condamner les accusés.

Missaoui a, sur un autre volet, indiqué que 3 Millions de dinars sont dérobés chaque jour dans les caisses de l’État. Toujours selon ses déclarations, chaque employé vole quotidiennement, que ce soit intentionnel ou non, la valeur de 5 dinars à travers l’utilisation du téléphone ou le vol de fournitures de bureau, les absences ou l’utilisation excessive des voitures de service. Il a expliqué cela par l’absence d’un système d’information complet dans les institutions publiques et privées.

Quant à lui, Wajdi Ben Rejab, expert en économie, il a indiqué que le volume du détournement des fonds des institutions publiques en Tunisie est estimé à près de 20 millions de dinars par an (chiffre approximatif). Le volume des malversations (trafics, corruption, abus et détournements) dans les marchés publics s’élève par ailleurs à 3 Milliards de dinars par an, soit à peu près 10% du budget de l’État.

par -

Le directeur du bureau de poste de Monastir a été condamné, jeudi 28 avril 2016, à 25 ans de prison, pour avoir détourné des fonds publics, rapporte Jawhara Fm, soulignant qu’une importante somme d’argent, estimée à 1 million 700 mille dinars, a disparu des fonds de ce bureau de poste.

Les investigations ont révélé l’implication du directeur, qui a été arrêté et présenté devant la justice, indique la même source.

par -

Le président de l’Association Tunisienne de Lutte contre la Corruption, Ibrahim Missaoui a affirmé dans une interview accordée, ce lundi 25 avril 2016 à Africanmanager, que l’absence de contrôle continu est parmi les principales raisons derrière l’augmentation du phénomène de détournements de fonds dans les institutions bancaires notamment publiques. Et de préciser à ce propos que le système de surveillance avait été certifié de façon spectaculaire, mais son application dans les banques publiques a fortement diminué, ce qui a conduit à l’aggravation des opérations de détournement au cours de ces dernières années.

Ibrahim Missaoui a, dans le même cadre, indiqué que le détournement des fonds est commis  principalement dans les banques publiques et dans une moindre mesure dans le secteur bancaire privé, estimant qu’un grand nombre d’employés dans les institutions bancaires publiques sont incompétents et ne bénéficient plus de formation.

Le président de l’Association Tunisienne de Lutte contre la Corruption a sous un autre angle indiqué que malgré l’absence d’indicateurs statistiques officiels sur le phénomène de détournement de fonds en Tunisie, la valeur pourrait être estimée à des millions de dinars.

Il  ne passe pas un mois sans que l’on entende  parler d’une succursale bancaire où de tels actes sont commis . Rappelons de la récente affaire de Menzel Temim à Nabeul où un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre d’un chef de service d’une succursale bancaire y opérant. Le banquier  avait dérobé 870 mille dinars aux comptes de ses clients. Le suspect est porté disparu.

Rappelons aussi le cas du directeur d’une agence bancaire située dans la région de Moknine du gouvernorat de Monastir où le  cadre  en question avait dérobé une somme de 750 mille dinars en espèces. Le suspect aurait réussi à quitter le pays vers la France. Il s’agit d’un ancien joueur de Handball au sein de l’équipe locale de Sayada.

Le 5 avril dernier, 99.000 dinars ont été aussi dérobés par un agent travaillant dans une agence bancaire au  gouvernorat de Sfax. L’agent, chargé des comptes d’épargne, soutirait  à chaque opération une somme d’argent qu’il dissimulait. Il a réuni la somme de 99.000 dinars après avoir volé des sommes d’argent différentes de cinq clients au mois de mars 2016.

Le 8 décembre 2015, un employé de l’agence de Amen Bank à Médenine a dérobé à la banque la coquette somme de 1.3 million de dinars.

Par ailleurs, selon des données publiées par le journal Achourouk, la Tunisie a perdu 7 millions de dinars en l’espace de 90 jours suite à des opérations de détournement de fonds dans plusieurs institutions bancaires réparties sur tout le territoire tunisien. Les personnes qui y sont impliquées avaient pris la fuite,  ce qui explique l’existence d’un réseau de trafiquants facilitant les opérations de vol dans le banques tunisiennes.

Dans l’ensemble, le volume de détournement de fonds des institutions publiques en Tunisie est estimé à près de 20 millions de dinars par an, selon les estimations d’un nombre d’experts économiques, et le pot aux roses n’est découvert qu’après la fuite de la personne concernée, ce qui soulève plus d’une question sur l’efficacité des dispositifs et des systèmes de surveillance des institutions financières, en particulier dans les banques  publiques touchées par ces crimes financiers.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Le président français, Emmanuel Macron, est décidément très actif sur le contient africain. Après avoir parrainé la force conjointe anti-djihadiste des pays du Sahel,...

Reseaux Sociaux