Tags Posts tagged with "dialogue social"

dialogue social

par -

Presque dans l’indifférence générale – mais c’est hélas le cas pour beaucoup d’autres sujets majeurs -, le projet de loi portant sur la mise en place du Conseil National du Dialogue Social est passé à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) le 11 juillet 2017 comme une lettre à la poste. Nos vaillants députés ont bien voté (121 voix et 1 seule abstention). Pas une voix n’a manqué du côté des deux frères siamois, Nidaa Tounes et Ennahdha, pour ce projet de loi dont l’adoption était pliée d’avance, tant l’affaire a été bien travaillée en amont. Quant aux citoyens, émoussés par la torpeur estivale, malmenés qui plus est par les fortes chaleurs de ces derniers jours, ils avaient peu de place pour les réactions, encore moins l’indignation. Par ailleurs la visite du chef du gouvernement, Youssef Chahed, aux USA, ou plutôt ce qu’il allait ramener après l’annonce du rabotage de l’aide américaine, occupait les esprits. Les parlementaires avaient donc un boulevard pour achever leur chantier, porté à bout de bras par l’UGTT (Union générale tunisienne du travail) et l’UTICA (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat).

La Tunisie vient donc de se doter d’une nouvelle instance, une de plus, laquelle va absorber des deniers publics, du temps, en pourparlers, conciliabules et atermoiements, un luxe que le pays ne peut plus se permettre après les ratés de ces dernières années. Et pourtant le berceau du printemps arabe a fait le choix de se démarquer, par exemple, de la France de Macron – pour ne citer qu’elle du fait de sa proximité à tous les niveaux avec la Tunisie -, qui va tailler d’un tiers le nombre de députés (ils sont 577 actuellement, pour une population de près de 67 millions ; la Tunisie affiche 217 députés pour un peu plus de 11 millions de personnes. A méditer !) et se débarrasser d’un certain nombre d’institutions, qui coûtent cher et dont l’efficacité n’a pas été prouvée. En tout cas pas au point que leur suppression gênerait la bonne marche de l’appareil d’Etat. La comparaison avec les pays scandinaves ou anglo-saxons, réputés pour leurs organismes publics réduits au strict minimum, serait encore moins à l’avantage d’une Tunisie qui n’a décidément pas encore pris la mesure de la limite de ses moyens.

De ce que nous savons, pour le moment, du Conseil du Dialogue Social (nous l’appellerons CDS, pour faire simple), il sera indépendant financièrement mais sera chapeauté par le ministère des Affaires sociales. Mais personne ne nous dit combien l’entretien de cette nouvelle machine va coûter aux contribuables. Pour un pays dont le chef du gouvernement vient de faire des milliers de km pour rallier le pays de ‘l’oncle Sam’, pour y glaner de maigres sous du reste au regard des besoins de la Tunisie, se permettre de monter un CDS, dont la portée est très discutable, cela s’appelle de l’insouciance au mieux, et au pire de l’irresponsabilité de la part de ses dirigeants. Et puis il y a les implications politiques, non moins graves…

L’art de rendre le bateau ingouvernable

Le moins qu’on puisse dire que le tableau de la scène politique locale inspire des interrogations, voire même donne quelques sérieux motifs d’inquiétude. L’élection de 2014 n’avait certes pas permis de dégager une majorité absolue au Parlement pour Nidaa Tounes – 86 députés -, mais elle disposait d’une avance assez confortable sur le deuxième, Ennahdha, avec ses 69 élus, pour pouvoir monter une coalition et gouverner le pays comme il l’entend (sur la base évidemment du programme vendu aux électeurs). Pour peu que son chef de file, Béji Caid Essebsi (BCE), acceptât l’idée de se frotter à l’incertitude de ce type d’attelage, avec le risque d’être par moments pris en otage par des formations politiques de moindre envergure, la chose était jouable. Mais voilà, BCE n’en a pas voulu et a préféré le confort d’un rapprochement-fusion avec les islamistes, pour s’assurer que tous ses textes vont passer au Parlement et que le bateau Tunisie ne prendra pas l’eau à la moindre tempête. Mais le consensus c’est aussi l’attentisme, l’incapacité à tailler dans le vif par souci de préserver les équilibres et les nombreux intérêts partisans, l’impossibilité de décider pour avancer, la paralysie

L’actuel président de la République avait donc ses raisons, de bonnes raisons à certains égards, sauf que cela a aussi assis un peu plus l’idée que le pays ne peut pas s’en sortir sans le consensus, le dialogue social institutionnalisé, une coalition gouvernementale. Ce qui vide de son contenu l’élection, un rendez-vous où les citoyens sont censés choisir une majorité pour gouverner, clairement et résolument, quitte à la changer à la prochaine station si les résultats n’arrivent pas. Cela s’appelle l’alternance, un pilier dans les démocraties, mais qui demande à convaincre en Tunisie.

Le pays a commencé à filer du mauvais coton après le Dialogue national de 2013-2014, lequel du reste a rendu de grands services, notamment en débouchant sur un gouvernement de technocrates pour apaiser le climat social et politique, et aller vers des élections générales. Et accessoirement cela a valu à la Tunisie le prix Nobel de la paix. Mais cela a aussi permis aux organisations nationales, notamment l’UGTT et l’UTICA, d’accroître leur emprise sur les grands dossiers nationaux, brouillant un peu plus la lisibilité de l’action du gouvernement et impactant sa capacité à réformer le pays. Des organisations lesquelles par ailleurs font de l’ombre à leurs consoeurs, l’UTT (Union des travailleurs de Tunisie ), la Conect (Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie), etc., et que le Bureau International du Travail appelle, au même titre que les autorités du pays, à rompre avec le réflexe du monopole et de l’hégémonie.

par -

A l’occasion de la présentation, mardi 11 juillet 2017, en séance plénière à l’ARP, du projet de loi relatif à la mise en place du Conseil du Dialogue Social, la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) organisera le lundi 10 Juillet 2017 à 9h30 à l’hôtel Novotel une conférence de presse pour exprimer son opposition à la version actuelle de ce projet loi.

A cette même occasion, la Conect  présentera son plan d’action pour faire pression sur les parties prenantes dans l’objectif d’amender l’actuelle monture de ce projet de loi et d’appliquer les lois prévues par la Constitution tunisienne.

La Conect a déjà adressé une lettre aux trois présidences (Présidence de la République, Présidence du Gouvernement et présidence de l’ARP) pour exprimer son mécontentement et son opposition à ce projet de loi qui constitue une exclusion de la Conect et d’autres organisations. La Conect considère que ce projet porte atteinte au pluralisme syndicale prévu par la nouvelle Constitution tunisienne.

Notons qu’au niveau de l’adhésion au futur Conseil Du Dialogue social, ce projet de loi est basé sur la règle de la représentativité au niveau des organisations.

par -

Un projet tuniso-allemand visant à enrichir le dialogue social existant en Tunisie afin de mieux exploiter son potentiel et de contribuer à la promotion de l’emploi a été lancé, lundi 22 mai 2017, lors des travaux d’une table ronde axée sur les objectifs du dialogue social.
Ce projet vise la mobilisation des expériences des acteurs du dialogue social allemand pour un appui à la mise en œuvre des politiques d’emploi en Tunisie, souligne un communiqué de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).
Au cours de leurs interventions, les participants aux travaux de cette table ronde ont mis l’accent sur l’importance de la formation en alternance et sur l’importance de la synergie entre le système éducatif et de formation professionnelle et les entreprises afin que ces deux systèmes forment des compétences qui répondent aux besoins réels des entreprises et du marché de l’emploi.

L’objectif de cette table ronde est d’établir un échange et un partage des pratiques et des expériences pour trouver des idées qui pourraient sortir la Tunisie de la situation difficile qu’elle traverse dans un environnement international économique difficile“, a souligné l’Ambassadeur de la République fédérale d‘Allemagne Andreas Reinicke.
Et d’appeler à la nécessité “de comprendre et d’apprendre de nos expériences mutuelles positives et négatives“.
Idée partagée par la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, qui a déclaré que la Tunisie est “en train d’apprendre après avoir réussi une révolution conduite et réussie par des jeunes sans encadrement politique mais grâce aussi à l’engagement, l’énergie des femmes tunisiennes et au rôle très important de la société civile“.
Emploi, liberté et dignité sont les slogans clamés par les jeunes lors de la révolution“, a déclaré Bouchamaoui, ajoutant “qu’il ne peut y avoir de dignité sans emploi et c’est aux partenaires sociaux de contribuer à la concrétisation de ces demandes formulées par la jeunesse tunisienne“.

par -

La commission de la Santé et des Affaires Sociales à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a auditionné, jeudi, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi au sujet du projet de loi portant création du conseil national du dialogue social fixant ses attributions et son mode de fonctionnement.
Ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des axes du contrat social conclu le 14 janvier 2013 entre le Gouvernement, l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA).

Ce contrat qui est une sorte de “constitution sociale” comporte cinq principaux axes à savoir “la croissance économique et le développement régional”, les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle”, les relations professionnelles et le travail décent”, la protection sociale et l’institutionnalisation du dialogue social tripartite.
Le conseil a, quant à lui, pour mission d’organiser et gérer le dialogue social dans tout ce qui a attrait aux questions socio-économiques et de donner son avis sur les projets de loi, les décrets gouvernementaux relatifs notamment aux relations de travail, de protection sociale et les plans de développement.

Lors de cette séance d’audition, le Président de la commission de la Santé et des Affaires Sociales, Souhail Alouini, s’est interrogé sur la nature juridique de ce conseil, appelant à cet égard à éclaircir davantage les fonctions de ses membres.
Le ministre des Affaires Sociales, Mohamed Trabelsi, a souligné que ce conseil vient souligner le niveau de confiance des acteurs sociaux, précisant qu’il favorisera un dialogue continu et permanent.
Ce conseil, a-t-il encore dit, est composé de représentants du gouvernement, de l’UGTT et de l’UTICA, soulignant qu’il constitue une structure consultative bénéficiant d’une indépendance financière et administrative.
Trabelsi a tenu à préciser que ce conseil ne sera en aucun cas en concurrence avec le gouvernement ni avec l’ARP et encore moins le conseil du développement durable, faisant observer que sa mission sera exclusivement consultative.
Le projet de loi portant création du conseil national du dialogue social a été soumis à l’ARP depuis 2015.
La séance de cet après-midi a également consacrée à l’audition du secrétaire de l’UGTT, Nourredine Taboubi et la Présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui.

par -
Après une séance marathon qui s’est poursuivie sans discontinuer

L’intérêt s’oriente vers la nomination du secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Houcine Abassi à la tête du conseil national du dialogue social, rapporte le journal “Achourouk” dans son édition de ce mardi 17 janvier 2017.
Selon le même quotidien qui cite des sources bien informées, Houcine Abassi serait la meilleure personnalité pour l’accomplissement de cette mission et ce, compte tenu de son expérience syndicale et de sa capacité à conduire le dialogue national.
Pour rappel, le conseil du dialogue social qui sera créé prochainement sera doté d’une indépendance administrative et financière garantissant un dialogue actif et permanent entre les trois parties prenantes : l’UGTT, l’UTICA et gouvernement.

Le conseil du dialogue social s’imposera également comme une structure consultative pour l’ensemble des projets de textes de loi en lien avec les questions de portée sociale.

par -

Le secrétaire général de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Hassine Abassi a déclaré, mardi, que le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Naceur lui a affirmé, lors de la dernière rencontre qui les a réunie, que le projet de loi relatif à l’institutionnalisation du dialogue social sera au cœur des priorités du parlement au cours de la prochaine étape.
S’exprimant au cours d’une rencontre avec la presse au siège de l’union pour jeter la lumière sur les détails de l’accord avec le gouvernement sur les majorations salariales, Abassi a souligné que l’institutionnalisation du dialogue social a pris un grand retard malgré que l’élaboration d’un projet de loi y afférent a été approuvée par le gouvernement précédent.
Il a rappelé que le contrat social signé le 14 janvier 2014 entre les partenaires de la production dont le gouvernement et l’UGTT, stipule l’institutionnalisation du dialogue social qui, permet, a-t-il dit, de résoudre la plupart des conflits.
Le responsable syndical est revenu sur l’annulation de la grève générale qui était prévue pour le 8 décembre 2016 à la faveur de l’accord convenu entre l’UGTT et le gouvernement en vertu duquel les travailleurs pourront bénéficier de leurs droits.
Il a fait savoir que l’accord prévoit le versement au titre de 2017 de 50% des majorations entre janvier et novembre 2017. Le versement de la totalité des majorations s’effectuera en décembre 2017. Les majorations au titre de l’année suivante seront versées dans leur intégralité au cours du premier trimestre de 2018, en plus de l’octroi aux travailleurs du secteur public de la totalité de la prime spécifique au titre de 2017/2018, a fait savoir Abassi.
Le secrétaire général de l’UGTT a ajouté que l’accord avec le gouvernement signé le 7 décembre 2016, prévoit le lancement d’un nouveau cycle de négociations sociales dans le secteur public à partir d’avril 2018.

par -

L’UTICA s’est dit attachée à la création d’un conseil national du dialogue social. Cette volonté a été exprimée aujourd’hui par la présidente de la centrale patronale, Wided Bouchamaoui, lors d’une rencontre organisée sur l’adoption du plan d’action pour la mise en œuvre du contrat social. “On voudrait avoir un conseil semblable à ceux existant dans plusieurs pays et on a fixé un an pour sa création, mais voilà, les conditions actuelles n’ont pas permis de respecter ce délai”, a t-elle dit. Cependant, elle a souligné la nécessité d’examiner de manière plus profonde le projet de loi portant la création dudit conseil tout en proposant l’élargissement des concertations entre les partenaires signataires du contrat social et les juristes.
La position de Wided Bouchamaoui vient à un moment où le projet de loi concrétisant cette initiative est toujours en cours d’examen à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), malgré les relances des partenaires de l’UGTT.

par -
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a appelé à un dialogue social afin de trouver une solution en ce qui concerne le départ de la société pétrolière tuniso-britannique de prospection et d’exploitation énergétique (Petrofac).
Dans une déclaration à la presse, le ministre s’est montré inquiet par la mauvaise nouvelle et a appelé toutes les composantes de la société civile à assumer leurs responsabilités pour sortir de l’ornière.
Pour Zied Laadhari, le départ de ce genre d’entreprise ne peut qu’affecter l’économie tunisienne, déjà en détérioration.
L’appel du ministre vient à un moment où Petrofac a stoppé toutes ses activités mardi 20 septembre et a annoncé qu’elle quitte définitivement l’île de Kerkennah et la Tunisie.

par -
Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

“A l’instar des pays arabes et africains, la Tunisie manque de mécanismes et de cadres institutionnels permanents à même d’analyser et de débattre les réformes sociales, raison pour laquelle l’organisation syndicale ne cesse de plaider en faveur de l’adoption d’une loi sur la création d’un conseil national du dialogue social”, a estimé, mercredi, le Secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Hassine Abassi.
“L’UGTT a toujours appelé à l’accélération de l’adoption de ce projet de loi pour pallier à ce manque, a-t-il ajouté lors d’une allocution prononcée devant la 105ème session de la Conférence internationale du travail (CIT) tenue à Genève dont les travaux se poursuivront du 30 mai au 10 juin courant.
Ce conseil, a-t-il dit, “constitue le cadre exemplaire pour mettre en place une approche commune du modèle de développement en Tunisie, instaurer la culture du travail et consacrer les attributs du travail décent conformément aux dispositions de la constitution tunisienne et aux normes internationales”.
“Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités en matière de lutte contre le terrorisme et défense des libertés et des droits de l’Homme afin de faire réussir le processus démocratique”, a-t-il soutenu.

par -

La création d’un conseil national de dialogue social (CNDS) sera annoncée le mois de décembre prochain, a indiqué le directeur général de l’inspection du travail au ministère des affaires sociales, Kamel Omrane. “Le conseil sera composé des représentants de l’Union Générale Tunisienne du Travail (Ugtt) (pour représenter les ouvriers), l’Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) (représentant les Chefs d’entreprise) et de ministères dont celui des affaires sociales (représentant le gouvernement)”, a ajouté M.Omrane en marge d’une conférence régionale organisée par l’Ugtt à Mahdia du 13 au 15 mai courant. “Des commissions sectorielles seront composées pour déterminer la mission et la méthode de travail de ce conseil”, a précisé le directeur général de l’inspection du travail.

Signé le 14 janvier 2013, par le gouvernement, l’UGTT et l’UTICA, le contrat social a recommandé la création d’un conseil national de dialogue social dans un délai ne dépassant pas une année de la date de sa signature.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Anticipant l’accroissement des besoins humanitaires et médicaux, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent l’aide qu’elles apportent dans les zones difficilement atteignables de...

Reseaux Sociaux