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” Les nouveaux outils et les mécanismes d’expansion à l’international de l’entreprise tunisienne”, tel a été le thème d’un déjeuner débat organisé, ce mercredi 23 novembre 2016, à Gammarth, à l’initiative de la CONECT. La diplomatie économique, l’investissement massive, la reprise de la croissance et la facilitation des procédures administratives étaient les principales problématiques débattues lors de cette rencontre.

Le président de la CONECT, Tarek Cherif, a tout d’abord critiqué l’absence de solutions pour remédier au problème du chômage en Tunisie, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur, faisant savoir toutefois que le remède le plus adéquat et le plus pertinent est l’investissement. Cette alternative demeure aussi difficile devant la complexité des affaires et la crise qui sévit dans le pays depuis plusieurs années.

Selon ses déclarations, les investisseurs se trouvent, aujourd’hui, face à plusieurs handicaps, notamment au niveau du financement, d’où le souci de la CONECT d’organiser cette rencontre qui vise en premier lieu à faire la promotion du Crowdfunding, un nouveau mode de financement très répandu dans plusieurs pays du monde. “C’est un nouveau mécanisme que nous voulons instaurer en Tunisie comme c’était le cas déjà avec la micro-finance”, a-t-il dit.

Et Tarek Cherif d’affirmer, dans le même cadre, que s’il n’y a pas d’investissement, on ne peut pas atteindre les objectifs escomptés par le gouvernement, notamment au niveau de la loi de finances 2017 qui prévoit un taux de croissance de 2,5%. “Pour atteindre ce taux, on doit travailler, investir et créer de la richesse, et c’est à partir de ce moment là qu’on peut parler de la croissance”, a affirmé le président de la CONECT avant de rajouter qu’actuellement, la Tunisie demeure très loin des objectifs préalablement fixés, notamment au niveau de l’investissement et la croissance.

En outre, le président de la CONECT a mis en garde contre le marché parallèle qui représente, selon lui, plus de 50% de l’économie nationale, mais aussi contre la dégradation du pouvoir d’achat des Tunisiens, deux handicaps majeurs devant le développement des PMEs tunisiennes. C’est ainsi qu’il a indiqué que l’investissement et l’internationalisation demeurent la seule solution pour l’entreprise tunisienne afin de pouvoir garder sa compétitivité et garantir sa continuité. Et de rajouter que l’internationalisation n’est pas une fuite mais plutôt un outil pour aider l’entreprise à renforcer ses capacités, faire travailler plus et créer de la richesse et de la croissance.

Il a par ailleurs appelé le gouvernement et les parties responsables à donner la priorité aux accords conclus avec les régions dans l’optique de permettre aux entreprises tunisiennes de bénéficier des avantages octroyés par les autres pays. “Aujourd’hui, nous payons plus que l’Européen sur le marché algérien à cause de l’absence d’accords avec ce pays”, a-t-il reconnu.

De son côté, Lazhar Bannour, directeur général du commerce extérieur, a rappelé la stratégie de développement du commerce extérieur tunisien visant à faire du pays une plate-forme régionale de commerce et de services à l’horizon 2030.

Il a toutefois indiqué qu’il partage les déclarations de Tarkek Cherif, selon lesquelles l’exportateur tunisien paye plus que l’européen à cause de l’absence d’accords conclus entre la Tunisie et des pays où on importe. Il a souligné, dans le même ordre d’idées, que le produit européen lorsqu’il entre sur le marché algérien est favorisé et la différence est estimée à près de 30%.

C’est ainsi qu’il a appelé à améliorer le service logistique et l’infrastructure, notamment au niveau du port de Rades, qui devient un casse-tête pour les investisseurs, tunisiens et étrangers. “Les choses sont en train de changer…”. Il faut évoluer dans les esprits et renforcer entre autres les capacités de l’administration tunisienne afin d’éviter la lourdeur des procédures administratives “, a-t-il dit.

Il faut aussi, selon lui, instaurer un climat favorable aux affaires, être innovant dans les méthodes de travail et voir les autres comment ils font et ce qu’ils sont en train de faire.

Quant à elle, la responsable nationale du PACS, Lamia Abroug, a indiqué que l’Afrique est l’avenir des exportations tunisiennes et qu’il faut saisir cette opportunité et mettre le service comme une priorité pour pouvoir se développer à l’échelle internationale. Elle a également appelé à faire évoluer l’environnement des affaires et le cadre réglementaire du business dans le pays.

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«Suite à l’acquisition par la société Africa Holding de 54,66% du capital de la Société tunisienne des industries de pneumatiques (STIP), et compte tenu des démissions des administrateurs n’ayant plus d’intérêts dans la société après la cession de la totalité des actions leur appartenant, une réunion du Conseil d’administration s’est tenue mercredi 07 septembre 2016 au siège de la STIP pour la cooptation de nouveaux administrateurs. Le Conseil a ainsi décidé de nommer M. Abdelkader Dridi en tant que nouveau président directeur général de la société en remplacement de Riadh Berrjeb qui a démissionné le 7 septembre 2016. Une AGE sera convoquée pour le 6 octobre 2016 afin d’approuver les nouvelles nominations au sein du Conseil d’administration », affirme la Stip dans un communiqué de presse.

«Le nouveau management de la STIP précise que Abdelkader DRIDI a renoncé à sa rémunération de PDG de la société et tout avantage en nature. Par ailleurs la société informe le public que les matières premières qui se trouvent aux ports de Rades et de Sousse depuis plusieurs mois seront dédouanées à partir de cette semaine pour préparer le redémarrage des deux usines sises à Msaken et à Menzel Bourguiba », indique encore la même source.

Le 8 septembre, le nouveau ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laadhari, recevait la nouvelle direction d’Africa Holding. Il a surtout mis l’accent sur la nécessité de garantir la pérennité de la Stip, qui emploie 980 personnes pour une production de 20 mille tonnes par an, ce qui ne représente que 54 % de sa capacité de production. Il a aussi précisé que l’Etat prendra en cela ses responsabilités avec cette entreprise qui n’est plus que semi-étatique et qui passe par d’énormes difficultés financières. Il a cependant indiqué que l’Etat coopèrera avec Africa Holding, «mais uniquement dans le cadre de ce qui est permis par la loi ». Il a par ailleurs exhorté l’entreprise à mettre en place un plan de sauvetage de l’entreprise, accompagné d’un plan de développement de la Stip.

Rappelons que la Stip a été rachetée par le groupe de l’homme d’affaires et ancien actionnaire Hedi Dridi. La nouvelle direction demande aussi que l’Etat garantisse les besoins en liquidités de l’entreprise auprès du secteur bancaire et continue à lui accorder les privilèges douaniers qu’il accordait à la Stip-Entreprise publique. Il est aussi attendu que la Stip, entreprise cotée en bourse et qui n’a pas distribué de dividendes depuis de longues années, confirme la volonté de ses nouveaux dirigeants de rester en bourse et présente son nouveau business Plan.

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