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Stip : En grande difficulté financière, elle donne plus de 23,5 mDT/mois à l’UGTT

A fin juin 2018, c’est dire le retard en matière de publication des états financiers avec le silence du CMF, la STIP, qui est une ancienne entreprise publique vendue, depuis 2016, à la famille d’Abdelkader Dridi (sur la photo, à droite, Montassar Dridi) était déficitaire de 1,757 MDT, malgré une hausse de plus de 6 MDT des revenus de l’entreprise.

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Rongée par les énormes charges d’exploitation (23,9 MDT pour un total des produits d’exploitation de 25,663 MDT), la STIP avait déjà un résultat d’exploitation déficitaire de 1,687 MDT avant impôts, malgré une notable baisse de la charge salariale qui passait de 11 MDT à 7,5 MDT d’un semestre à l’autre. A la fin du 1er semestre 2018 aussi, la trésorerie de clôture d’exercice était négative de plus de 32,555 MDT.

Conséquence : «la société a accusé au titre de la période close le 30 juin 2018 une perte nette égale à 1 757 089 D, portant les capitaux propres arrêtés à cette date à -229 336 363D, en deçà de la moitié du capital social», notent les commissaires aux comptes (CC) de la Stip, qui est l’une des débitrices de la banque BFT.

La SMTP Amine, filiale marocaine de la STIP, est en redressement judiciaire suite à des difficultés financières aiguës. La STIP elle-même a une affaire avec le Fisc qui date de 2012 et dont la notification a été acceptée par la société en reconnaissance de dette le 12 décembre 2018, de plus de 2,6 MDT selon les CC, sans compter les 2,2 MDT en affaires bancaires. Et pourtant, la rubrique «dotations aux amortissements et aux provisions» baissait de 9,585 MDT à seulement 1,812 MDT.

La valeur nette des clients douteux est arrêtée au 30 juin 2018 à 12 676 435DT. Les échéances impayées et échéances à moins d’un an sur crédits bancaires (STB et BNA notamment et même la BFT pour un total crédit de presque 7 MDT) non courants s’élèvent au 30 juin 2018 à un total de 57 MDT,

A fin 2017 déjà, les CC faisaient remarquer que «en raison des pertes cumulées au 31 Décembre 2017, les capitaux propres sont devenus inférieurs à la moitié du capital social. Conformément aux dispositions de l’article 388 du Code des sociétés Commerciales, une Assemblée Générale Extraordinaire doit être convoquée à l’effet de statuer sur les dispositions de cet article. Par ailleurs, il convient de signaler qu’au 31 Décembre 2017, le passif exigible à court terme totalise la somme de 264 957 954 DT contre un actif net de 81 403 626 DT».

Et comme tous ces déboires ne suffisaient pas à la STIP, les CC font aussi remarquer que l’entreprise des Dridi est en quelque sorte «hors la loi». En effet, «l’AGO du 19 Mars 2002 avait autorisé le rachat de 32 853 actions propres afin de réguler le cours boursier à un cours moyen de 9,917 D, soit pour une valeur totale de 325 724 DT. Au 31 Décembre 2017, la STIP détenait encore les 32 845 actions. Cette situation est contraire aux dispositions de l’article 19 (nouveau) de la loi N° 94-117 qui précise que l’autorisation donnée par l’Assemblée Générale Ordinaire au Conseil d’Administration ne peut être accordée pour une durée supérieure à trois ans».

Enfin, il y a lieu de se poser la question, la STIP étant une entreprise cotée en bourse car faisant appel public à l’épargne, sur ces 140,5 mille DT versés par la STIP à… l’UGTT, ce qui correspondrait à un montant mensuel de plus de 23 mille DT. S’agirait-il du montant des cotisations des employés de la STIP auprès de l’UGTT ou autre chose ?  Dans les états financiers intermédiaires, en tout cas, aucune explication officielle n’est donnée à cette somme de 140 mille DT, versée au nom de l’UGTT et qui n’existait pas dans les états financiers au 31 décembre 2017 !

PS : Plus tard, Montassar Dridi prendra contact avec Africanmanager, pour préciser que le montant des 140 mille DT est relatif à un épurement de l’ardoise des cotisations UGTT, prélevées par l’employeur. Dridi affirmera, au cours d’une interview accordée à Africanmanager, que la Stip aurait pris la décision de ne plus faire de prélèvement à la source, au profit de l’UGTT. Cette interview sera prochainement, intégralement publiée.

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