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Fruits d’une collaboration tuniso-européenne, cinq projets de promotion de la démocratie et de consécration des droits de l’Homme en Tunisie ont été lancés jeudi à Tunis.
Présentés lors d’une cérémonie organisée à Tunis en présence du chef de la délégation de l’Union européenne (UE) en Tunisie, Patrice Bergamini, ces projets s’inscrivent dans le cadre de la promotion des réformes démocratiques et de la consécration des droits de l’Homme en Tunisie.

Engageant plusieurs composantes de la société civile tunisienne, ces projets devront mobiliser une enveloppe de 2 millions d’euros, selon la chargée des projets auprès de la délégation européenne, Maria Casado.
“Ils seront financés à hauteur de 80% par l’Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IEDDH), alors que les parties bénéficiaires porteurs des projets, à savoir les organisations partenaires, devront apporter un financement de 5%”, a-t-elle encore précisé.
D’après Casado, la mise en œuvre de ces projets s’étalera sur une durée de 2 à 3 ans.
Envisagés sur la base d’un appel à propositions lancé en février 2017 par la Délégation de l’Union Européenne (UE), les deux premiers projets portent sur les droits de l’enfant et la lutte contre la discrimination, alors que les trois autres portent sur l’accompagnement des processus électoraux et de la transition démocratique engagée par la Tunisie, a expliqué Maria Casado.

Baptisé ” Déconstruire la violence par l’Art “, le premier projet a été lancé par l’association ” L’art rue ” et a pour finalité première de contribuer à la promotion et à la défense des droits de l’enfant.
Il s’agit de protéger cette catégorie sociale contre toute forme de maltraitance et de violence et d’envisager des mesures préventives à cet effet.

Initié par Minority Rights group International (MRG), le deuxième projet porte sur le renforcement des capacités de la société civile tunisienne en matière de lutte contre la discrimination.
Ce projet dont la mise en ouvre s’étalera sur 36 mois, vise à développer les compétences et les connaissances de la société civile pour mieux identifier, documenter, suivre, analyser et dénoncer les cas de discrimination fondés sur la race, la nationalité ou l’orientation sexuelle.

Baptisé ” Pour une démocratie inclusive et participative en Tunisie “, le troisième projet a, quant à lui, a été proposé par la Ligue des électrices tunisiennes (LET).
Selon la Ligue, ce projet se veut un moyen pour favoriser la contribution de la femme tunisienne au processus de transition démocratique en Tunisie.
Il s’agit d’élargir la participation politique de la femme à l’échelle locale et nationale, de manière à favoriser une gouvernance et un processus de décentralisation inclusifs.

L’Association ” Lam Echaml ” a pour sa part lancé un projet intitulé ” Transition démocratique tunisienne, citoyenneté, éducation et sensibilisation électorale “.
D’une durée de 24 mois, ce 4e projet en quatre phases a pour principal objectif d’enraciner, de façon durable, la culture démocratique et civique chez les Tunisiens, à travers notamment le renforcement de la présence des primo-votants et des groupes marginalisés dans les processus électoraux.

Présenté par l’Organisation ” I Watch “, le 5e projet a pour objectif de garantir la transparence des prochaines échéances électorales (municipales, législatives et présidentielle) et du mode de leur financement.
Baptisé ” Vers une décentralisation de la société civile “, ce projet vise, également, à améliorer la réactivité des autorités locales face aux citoyens et aux organisations de la société civile.
La délégation de l’UE avait lancé en février 2017 un appel à propositions en vue d’appuyer les initiatives de la société civile tunisienne et de favoriser sa participation à la promotion des droits de l’Homme et des réformes démocratiques.

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Les autorités tunisiennes sont appelées “à veiller à ce que les personnes qui manifestent ne soient pas arrêtées arbitrairement et à ce que toutes les personnes détenues soient traitées dans le plein respect de leurs droits à une procédure équitable“, lit-on dans un communiqué de presse du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) rendu public vendredi soir.
Le HCDH fait allusion aux récents mouvements de protestation observés dans plusieurs régions du pays dont certains d’entre eux ont été émaillés d’actes de pillage et de vandalisme.
Lors d’une conférence de presse à Genève, le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, a déclaré : “Nous suivons de près les manifestations dans toute la Tunisie et la réaction des autorités“, en se disant “inquiet du nombre élevé d’arrestations – 778 personnes depuis lundi, dont environ 200 âgées entre 15 et 20 ans“.
Les autorités doivent veiller à ce que ceux qui exercent leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique ne soient pas empêchés de le faire. En prévision du 14 janvier, date anniversaire de la révolution de 2011, il est particulièrement important de s’assurer que les manifestants puissent manifester pacifiquement“, a ajouté M. Colville cité dans le communiqué.

Evoquant les informations obtenues par le HCDH, selon lesquelles “il y a eu des pillages, du vandalisme et de la violence, y compris des dégâts causés à des commissariats de police et à des magasins“, M. Colville a indiqué : “Nous appelons tous ceux qui descendent dans la rue à faire preuve de retenue et de calme. Les manifestants pacifiques ne doivent pas être tenus pour responsables ou pénalisés pour les actes de violence commis par d’autres“.
Et d’appeler toutes les parties “à travailler ensemble pour résoudre, dans le plein respect des droits de l’homme, les problèmes économiques et sociaux qui sous-tendent les troubles“, lit-on de même source.

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L’Iran est dans le collimateur de la communauté internationale, suite à la répression sanglante des manifestations de la jeunesse depuis jeudi dernier. Le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), Zeid Ra’ad al Hussein, a invité ce mercredi les autorités iraniennes à respecter le droit des citoyens à s’exprimer et revendiquer. Le texte évoque la vingtaine de décès depuis le début de la grogne et exige “des enquêtes approfondies, indépendantes et impartiales sur tous les actes de violence qui ont eu lieu“, rapporte Reuters.

Il faut “un effort concerté des autorités pour garantir que la réponse de l’ensemble des forces de sécurité soit proportionnée et strictement nécessaire et totalement conforme au droit international“, ajoute al Hussein. Une mauvaise affaire pour le régime, qui était un peu revenu dans les bonnes grâces de l’ONU après les avancées notables de l’Accord sur le nucléaire…

Le président américain, Donald Trump, qui a fait de Téhéran son éternel ennemi, n’a pas manqué de profiter de cette agitation en Iran pour se faire oublier pendant un certain temps, lui qui était jusqu’ici le centre du monde après sa décision de reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël. Trump s’est même payé le luxe de tirer sur le régime iranien et d’afficher sa sympathie pour le peuple iranien. Une envolée complètement tombée à plat tant elle est peu crédible.

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Le Premier ministre marocain, Saâdeddine El Othmani, a jeté hier mercredi 13 décembre les bases du chantier de la démocratie et des droits de l’homme sans lesquels les réalisations économiques du royaume n’ont aucune consistance et peuvent à tout moment être balayées par une brusque montée de fièvre populaire, comme c’est le cas en Tunisie. Manifestement échaudées par les convulsions tunisiennes depuis le 14 janvier 2011, les autorités marocaines tentent de conjurer le sort en concoctant un PANDDH (Plan d’action national axé sur la démocratie et les droits de l’homme) avec tout ce qu’il faut pour éviter qu’un jour les citoyens soient tentés de renverser la table.

Pas peu fier de cette démarche, El Othmani se targue d’avoir fait du Maroc le 39ème pays à avoir adopté un plan de ce type, lequel sort tout droit des résolutions de la conférence mondiale sur les droits de l’homme organisée à Vienne, en Autriche, en 1993. Mostafa Ramid, ministre d’Etat chargé des droits de l’homme, Mohamed Sebbar, secrétaire général du CNDH, des membres du gouvernement, diplomates, responsables de la Justice et membres de la société civile ne boudaient pas leur plaisir également, rapporte Médias 24. Il est vrai que sur le papier le projet est très séduisant. Reste à le mettre en musique, ce qui ne sera pas une mince affaire !

Dans le détail, il y a 430 mesures à prendre entre 2018 et 2021, axées sur 4 sujets majeurs :

– La démocratie participative (76 mesures)

– Les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux (139 mesures)

– La protection et la promotion des droits des catégories (139)

– Le cadre institutionnel et juridique (76 mesures )

Le texte sera prochainement présenté au Conseil du gouvernement et publié dans la foulée, dès sa validation, au Bulletin officiel. Ramid assurera le suivi et l’évaluation de l’avancement du PANDDH.

A noter que ce projet est une réactualisation du programme soumis en 2011, lequel était composé de 215 point mais qui n’a pas permis au Maroc d’atteindre tous ses objectifs en la matière. Cette fois il est question d’aller plus loin en matière de “gouvernance sécuritaire, lutte contre l’impunité, de droits de l’homme et droits des jeunes“, des sujets qui avaient été occultés par le premier document.

Mais de l’avis même du ministre d’Etat chargé des droits de l’homme,  “le dialogue sociétal n’a pas suffisamment mûri pour prendre des positions claires et précises sur quelques sujets de société“. Il a illustré son propos par la peine de mort, l’adhésion du Maroc au statut de Rome sur la Cour pénale internationale, l’Organisation mondiale du travail ou certains articles du Code de la famille qui posent problème.
Il a été décidé de poursuivre le dialogue en vue d’examiner les moyens adéquats pour traiter ces sujets“, a précisé Ramid. Une façon de dire que le travail sera long et fastidieux…

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Au terme de sa neuvième visite dans le pays du 27 novembre au 1er décembre 2017, Suliman Baldo, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali, a exprimé ses inquiétudes par rapport à la situation des droits de l’homme au nord et au centre du pays, y compris des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.

« Le Mali connait des défis énormes et multiformes dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité et du développement. Cette situation précaire crée un environnement favorable à la multiplication des violations graves des droits fondamentaux de l’homme » a déploré M. Baldo.

Le nombre d’incidents de sécurité a augmenté de façon alarmante et cette détérioration de la situation sécuritaire affecte de nombreuses populations civiles qui sont ciblées soit par les extrémistes, soit par les criminels.  M. Baldo a noté que « l’insécurité qui affecte la population dans certaines zones du nord et du centre a déjà entraîné la fermeture de plusieurs centaines d’écoles, ce qui est inacceptable. »

Il a condamné toutes les attaques contre les civils, les acteurs humanitaires, les officiers de maintien de la paix et les forces de sécurité du Mali.  L’Expert a demandé que les auteurs et instigateurs de ces attaques soient traduits en justice.  Il a rappelé notamment que la Cour Pénale Internationale est saisie du dossier du Mali et suit de près ce qui se passe dans le pays.

L’attaque du convoi du Président de la Haute Cour de Justice du Mali et l’enlèvement du Président du tribunal de Niono traduisent une stratégie visant à cibler les symboles de la présence de l’Etat Malien. La multiplication des attaques dans les régions de Kidal, Mopti et Ségou et la manifestation de la présence de groupes terroristes armés sont également préoccupantes.

L’Expert indépendant a appris que le nombre d’attaques contre les acteurs humanitaires a doublé en 2017 par rapport à 2016. « Les acteurs humanitaires m’ont dit que la crise humanitaire s’accentue mais devient une crise oubliée car la réponse à cette crise malienne est l’une des moins financées au monde. »,  a déploré M. Baldo.

Presque 20% de la population est en situation d’insécurité alimentaire et 1.2 millions de personnes ont besoin d’un appui en eau, hygiène et assainissement. L’absence des autorités locales ou la faiblesse de leurs capacités entravent la fourniture des services de base et en plus l’insécurité qui prévaut dans certaines régions du pays entrave   l’acheminement de l’aide aux vulnérables » a déclaré M. Baldo.

L’Expert Indépendant s’est félicité de l’initiative régionale pour lutter contre le terrorisme et les groupes extrémistes violents et l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel. Cet effort va contribuer à créer un environnement plus sûr au Mali et dans la région. L’expert a souligné qu’il convient de mettre en œuvre une stratégie exhaustive et équilibrée pour que cette lutte soit efficace.

« La force du G5 devrait mettre en place des garanties et des mécanismes appropriés pour remédier à des violations et abus des droits de l’homme qui pourraient être commis par ses troupes dans le cadre de leurs opérations », a noté M. Baldo.

M. Baldo a également exprimé de vives préoccupations en raison de la lenteur de procédures mises en place pour traiter des crimes de guerre, des violations et abus des droits de l’homme perpétrés dans le nord et le centre du pays depuis 2012, y compris des abus qui seraient commis dans le contexte de la lutte contre le terrorisme international. M. Baldo a demandé que les droits des victimes à la vérité et aux réparations soient réalisés et des garanties de non répétition obtenues.

M. Baldo a exprimé sa profonde préoccupation face aux retards persistants dans la mise en œuvre intégrale des dispositions clés de l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination, tout en se félicitant de la signature le 20 septembre par les groupes armés de l’engagement de cessation immédiate, complète et définitive des hostilités.

L’expert a conclu sa visite par un appel à la communauté internationale de continuer à renforcer sa coopération technique et l’appui financier au Mali afin qu’il puisse surmonter ces défis énormes notamment la question humanitaire et la lutte contre le terrorisme.

Au cours de sa visite, M. Baldo a rencontré des membres du Gouvernement malien, des représentants de la société civile, y compris des associations de victimes, des représentants des mouvements armés signataires de l’Accord de paix, des acteurs humanitaires, ainsi que des membres du corps diplomatique et l’équipe pays des Nations Unies.

L’Expert indépendant présentera un rapport sur la situation des droits de l’homme au Mali au Conseil des droits de l’homme en mars 2018.

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Le Gouvernement du Cameroun doit engager les représentants de la population anglophone dans un dialogue politique constructif et mettre un terme aux violences dans le sud-ouest et le nord-ouest, où la minorité anglophone du pays souffrirait de violations des droits de l’homme, a prévenu un groupe d’experts de l’ONU*.

“Nous exhortons le Gouvernement à adopter toutes les mesures nécessaires en accord avec les obligations du Cameroun en matière de droits humains pour mettre fin au cycle de la violence,” ont déclaré les experts dans une déclaration conjointe.

Depuis le 1er octobre, jusqu’à 17 personnes auraient été tuées et des dizaines d’autres blessées et arrêtées au cours de manifestations dans les régions anglophones du pays.

Les experts sont préoccupés par les informations faisant état d’une série de mesures prises par les autorités nationales, notamment des couvre-feux, l’interdiction des réunions publiques et autres restrictions visant à empêcher les manifestations pacifiques. Un recours excessif à la force par les services de sécurité, des blessures, des arrestations en masse, des détentions arbitraires, des actes de torture et autres mauvais traitements ont également été signalés.

La liberté d’expression aurait également été limitée par le blocage des connexions Internet et de l’accès aux plateformes de médias sociaux telles que Twitter, WhatsApp et Facebook, qu’un expert de l’ONU a précédemment condamné.

“Ces restrictions doivent cesser immédiatement et le Gouvernement doit mener une enquête approfondie, impartiale et indépendante sur toutes les allégations de violations des droits de l’Homme perpétrées pendant et après les événements du 1er octobre. Le Gouvernement doit prendre des mesures efficaces pour poursuivre et sanctionner tous les responsables de ces violations.”

Cet appel intervient près d’un an après que les experts de l’ONU aient publiquement exhorté le Gouvernement à mettre fin à la violence contre la minorité anglophone, suite aux informations selon lesquelles les manifestants anglophones de Buea et Bamenda auraient subi une force excessive.

Les experts ont également dénoncé tout recours à la violence contre des membres des forces de sécurité, après avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs ont été tués la semaine dernière.

Depuis décembre 2016, les experts ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations directement au Gouvernement camerounais et continuent de surveiller et de demander des éclaircissements sur les violations présumées des droits de l’Homme dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays.

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Bien qu’elle se soit engagée devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève à respecter les droits humains, la Tunisie doit rapidement mettre en œuvre les réformes nécessaires à la réalisation de progrès dans ce domaine, a estimé jeudi 22 septembre 2017 l’Organisation “Amnesty International”.
Au cours de sa 36e session tenue jeudi, le Conseil des droits de l’Homme a adopté les résultats du troisième examen périodique universel du bilan de la Tunisie en matière de droits humains.
Sur un total de 248 recommandations formulées par plus de 100 pays présents à cette session, la Tunisie en a accepté 189.
Ces recommandations portent sur la façon d’améliorer ce bilan, particulièrement en termes du respect de l’obligation de rendre des comptes pour les abus commis par les forces de sécurité, d’élimination de la torture et des autres formes de mauvais traitements ainsi que de lutte contre le terrorisme et de protection de la sécurité nationale sans mettre en péril les droits humains.

Selon Amnesty International, deux récents projets de loi risquent de remettre en question l’engagement du gouvernement à faire respecter l’obligation de rendre des comptes : le projet de loi sur la réconciliation administrative qui accorde amnistie aux fonctionnaires accusés de corruption sous le régime de l’ancien président Zine el Abidine Ben Ali et le projet de loi relatif à la répression des atteintes contre les forces armées qui prévoit une immunité aux forces de sécurité en cas d’utilisation injustifiée de la force meurtrière et des poursuites pénales contre tous ceux qui critiquent le comportement de la police.
L’engagement pris par la Tunisie de mettre fin à l’impunité des forces de sécurité sera vide de sens si les autorités entérinent ce projet de loi qui met les forces de sécurité à l’abri de poursuites judiciaires en cas de violations des droits humains“, a estimé l’Organisation, qui a fait une déclaration orale lors de la 36e session et soumis au Conseil des droits de l’Homme un rapport sur les principales sources de préoccupation concernant la situation des droits humains en Tunisie.

Les autorités tunisiennes doivent démontrer qu’elles sont résolues à tenir les engagements qu’elles ont pris, en abandonnant immédiatement ce projet de loi“, a dit Heba Morayef, directrice de la recherche pour l’Afrique du Nord à Amnesty International.
D’après Heba Morayef, ” la Tunisie ne doit pas gâcher cette occasion de respecter les engagements qui découlent de sa propre Constitution et du droit international relatif aux droits humains. Elle se doit de mettre en œuvre les réformes qu’elle a promises et de réaliser de véritables avancées en matière de droits humains “, a-t-elle dit.

Tout en saluant l’engagement de la Tunisie à mettre la législation nationale en conformité avec la nouvelle constitution du pays et avec les normes internationales relatives aux droits humains, Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à accélérer le processus de création de la Cour Constitutionnelle et à amender le Code pénal, afin que tous les articles relatifs à la liberté d’expression et d’association, à la torture et à la peine de mort soient en conformité avec le droit international.
Dans le même contexte, Amnesty International s’est déclarée satisfaite de voir la Tunisie accepter deux recommandations visant à cesser immédiatement les examens anaux et à garantir la protection des personnes LGBTQI de toutes formes de stigmatisation, de discrimination et de violence.
Toutefois, elle regrette fortement le rejet par la Tunisie de 14 recommandations relatives à la dépénalisation des relations homosexuelles par l’abrogation de l’article 230 du Code pénal.
Pour Amnesty International, il est aussi décevant de constater que la Tunisie a rejeté la recommandation demandant que les civils ne puissent plus être jugés par des tribunaux militaires.
Cette pratique constitue une violation des normes internationales relatives à l’équité des procès “, a-t-elle estimé.

TAP

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On le savait, ça se disait derrière les murs des chancellerie occidentales, l’ancien président français Nicolas Sarkozy ne s’en cachait pas d’ailleurs, mais dit par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ça prend une autre dimension. Juncker a déclaré ce mardi 29 août que la Turquie s’éloignait “à pas de géant de l’Europe“. Ce qu’on reproche à Ankara : La même chose depuis que Recep Tayyip Erdogan s’est mis en tête d’installer un régime présidentiel (ce qui est considéré comme un recul dans les démocraties occidentales), de verrouiller le pouvoir, de faire vivre un enfer à ses opposants, de piétiner les droits de l’Homme et les principes de base de la démocratie…

La chancelière allemande Angela Merkel n’y est pas allée par quatre chemins : Pas question d’une union douanière élargie avec la Turquie ou d’un quelconque lien commercial tant que le pays d’Erdogan n’aura pas montré patte blanche en matière d’Etat de droit.
Juncker a souligné qu’il a de “bonnes relations” avec Erdogan, mais qu’il le “soupçonnait” de chercher à amener l’Europe “à dire qu’elle veut mettre un terme aux négociations pour pouvoir charger de la responsabilité la seule Union européenne et non pas la Turquie“.

A noter que les pourparlers autour de l’adhésion de la Turquie à l’UE, entamés en 2005, sont cliniquement morts, pour le moment. Toutefois la majorité des pays européens ne veulent pas aller jusqu’à décréter officiellement le gel des négociations, craignant le courroux du président turc qui pourrait, comme il a menacé de le faire, cesser toute collaboration sur le dossier explosif des migrants et la lutte terroriste, ce qui pourrait déstabiliser tout le continent…

La question est de savoir si nous devons mettre un terme aux négociations avec la Turquie. C’est une question de pure théorie, puisque de toute façon il n’y a pas de négociation pour l’instant“, a asséné le président de la Commission européenne.
Moi, je voudrais que nous nous conduisions de façon à ce que les Turcs remarquent que c’est eux, c’est-à-dire le “système Erdogan”, qui rend impossible l’adhésion de la Turquie à l’UE, au lieu de tomber dans le panneau“, a-t-il ajouté.

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L’Egypte va mieux, économiquement, au point que le pays des pharaons a été propulsé par le FMI, en août 2016, deuxième économie du continent, derrière le Nigeria. Mais démocratiquement, c’est autre chose. La main de fer du président Abdel Fattah al Sissi, notamment le tour de vis sur les droits de l’homme et les libertés, passe mal. Même aux yeux de son allié américain. Donald Trump, sous la pression des ONG et des démocrates, a dû se résoudre à raboter l’aide versée à son “ami” al Sissi.

L’Egypte ne verra pas la couleur des 95 millions de dollars promis ; quant aux 195 millions supplémentaires, leur virement est remis aux calendes grecques à cause des entorses aux droits de l’homme et aux principes de la démocratie, ont confié à l’agence Reuters des sources sous le sceau de l’anonymat, hier mardi 22 août 2017.

Dans le détail, Washington va s’asseoir sur 65,7 millions de dollars d’aide militaire et 30 millions de dollars d’aide civile, ont indiqué ces sources. Les porte-parole de la Maison blanche et du département d’Etat n’ont pas souhaité commenter ces informations…

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La place des droits de l’homme située à l’Avenue Mohamed 5 à Tunis sera rebaptisée. Elle portera désormais le nom de place Chokri Belaïd des droits de l’Homme et sera inaugurée, selon Mosaïque Fm, par le président de la République, et ce en présence de plusieurs membres du gouvernement.

La Tunisie commémore, aujourd’hui, lundi 6 février 2017, le quatrième anniversaire de l’assassinat de Chokri Belaid. Né le 26 novembre 1964 à Djebel Jelloud, Chokri Belaid a été assassiné le 6 février 2013 à El Menzah. C’est un homme politique et avocat tunisien. Son assassinat avait provoqué des manifestations violentes et la plus grave crise gouvernementale depuis la Révolution de 2011.

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Le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Jamel Msallem a déclaré, samedi 21 janvier 2017, que le conseil national de la ligue réuni les 20 et 21 janvier a décidé que ses travaux resteront ouverts jusqu’au 18 février prochain.

Les participants au conseil national de la LTDH ont pris cette décision en vue de parachever les travaux inscrits à l’ordre du jour, notamment, l’adoption du statut de la ligue et son document de travail pour l’avenir, a précisé Msallem dans une déclaration à l’agence TAP.
La multiplicité des points de vue et des questions litigieuses concernant le statut de la LTDH en ce qui concerne notamment l’article 10 relatif à la représentativité des femmes et de la jeunesse dans les sections de la ligue ont empêché son adoption, a-t-il dit.
Selon Jamel Msallem, il a été convenu d’accorder davantage de temps aux membres du conseil pour poursuivre la réflexion sur les différentes propositions avancées et rapprocher les vues avant de procéder à l’adoption.

Le conseil national de la LTDH a été consacré, en partie, à l’audition des représentants des sections de la ligue sur la situation des droits et des libertés dans leurs régions respectives.

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Le défenseur des droits de l’Homme Mustapha Abdelkebir a déclaré ce vendredi 13 janvier 2017 à Africanmanager que la tension est vive dans la région de Ben Guerdane depuis des mois…

Il a ajouté que le taux de chômage dans la zone est de l’ordre de 75%, précisant  que plus de 3000 mille chômeurs sont diplômés de l’enseignement supérieur.

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Selon le rapport de Human Rights Watch, le Maroc a adopté en 2016 d’importantes réformes législatives, mais a en même temps réprimé de manière ciblée plusieurs voix d l’opposition et manifestants.

Les autorités marocaines ont entravé la plupart des activités de ses nombreuses sections locales, en refusant à HRW et à Amnesty International la permission de mener des missions de recherche officielles au Maroc, notamment au Sahara Occidental. Elles ont également expulsé des équipes de télévision étrangère entrées « sans autorisation », ainsi que plusieurs délégations étrangères venues pour témoigner de la situation des droits humains au Sahara occidental, ou pour participer à des événements liés aux droits humains, a ajouté HRW.

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L’initiative de l'Instance Vérité et Dignité (IVD) de transférer les archives présidentielles vers ses locaux a suscité un tollé général dans la classe politique

La première séance d’écoute des victimes d’atteintes aux droits de l’homme démarre aujourd’hui, jeudi 17 novembre 2016 à partir de 20 heures 30 au club Ellyssa à Sidi Bou Said à la banlieue nord de Tunis.

Les séances d’écoute auront lieu aujourd’hui et demain. Entre 4 et 5 victimes vont témoigner, rapporte Mosaïque Fm.

Notons que les séances d’écoutes auront lieu en présence de présidents d’instances similaires à l’IVD dans le monde et des représentants d’ambassades. Les trois présidents participeront aussi à cette séance.

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La Chambre belge approuvera mercredi une proposition de résolution réclamant la tenue d’élections au Congo dans le respect de sa Constitution, en particulier pour ce qui concerne les délais et la succession des mandats présidentiels. On évoque même des sanctions, rapporte le site « RTL Info ».

A moins de six mois de la fin du mandat du président Joseph Kabila, le climat politique est tendu en République démocratique du Congo en raison de l’incertitude liée au très probable report de l’élection présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année. Aux termes de la Constitution, M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le second mandat se termine en décembre, n’a pas le droit de se représenter.

La résolution du Parlement belge, fruit d’un travail commun entre la majorité et l’opposition, insiste sur le “respect des modalités et des dispositions de la Constitution congolaise, en particulier les dispositions relatives au nombre maximum de mandats présidentiels fixés et aux délais constitutionnels fixés pour la tenue d’élections”. Le texte demande également au gouvernement de geler l’aide bilatérale directe au Congo si la date des élections prévue par la Constitution n’est pas respectée.

L’Assemblée belge envisage des sanctions ciblées (interdictions d’entrée sur le territoire et gels d’avoirs) à l’encontre d’auteurs de violences et de violations des droits de l’homme, à l’image de ce qu’ont fait les Etats-Unis. Elle demande au gouvernement de plaider pour de telles initiatives sur la scène européenne et internationale, sans exclure la Belgique puisqu’il est précisé, au terme d’un compromis entre majorité et opposition, que le gouvernement ne doit “pas hésiter instaurer lui-même de telles sanctions”.

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L’organisation tunisienne de la lutte contre la torture a révélé qu’elle a enregistré 15 cas de tortures durant le mois de 

Le Comité de l’ONU contre la torture examinera la situation de la Tunisie les 20 et 21 avril prochains à Genève, indique un communiqué.

La Tunisie a ratifié la Convention contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants et, à ce titre, le pays a l’obligation de soumettre au Comité des rapports périodiques sur la manière dont la convention est mise en œuvre, indique le même communiqué.

Le comité engagera un dialogue avec la délégation du gouvernement tunisien. Parmi les questions susceptibles d’être abordées figurent :

  • La durée de la garde à vue
  • L’accès des détenus à un avocat et à un examen médical
  • L’indépendance du système judiciaire
  • La violence envers les femmes
  • Les procédures d’asile, de renvoi et d’extradition
  • La loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent;
  • La surpopulation carcérale et les enquêtes sur les décès en détention
  • Les enquêtes et poursuites concernant les tortures et mauvais traitements infligés par des fonctionnaires
  • Les enquêtes sur les violations graves des droits de l’homme pendant la révolution et pendant la longue période qui l’a précédée, en particulier sous le régime Ben Ali
  • Le harcèlement et les attaques contre les défenseurs des droits de l’homme.

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Le réseau social Twitter était bloqué vendredi en Turquie. Les utilisateurs étaient redirigés vers un message des autorités turques de

C’est une Turquie conquérante, qui parle fort qu’on voit depuis l’arrivée de Recep Tayyip Erdogan au pouvoir, lui qui regarde avec nostalgie la grandeur de l’empire ottoman. Mais ce qui inquiète en ce moment les observateurs, ce sont les libertés que prend Ankara avec les droits de l’Homme et le fait que l’Union européenne (UE), d’habitude si prompte à dénoncer les violations, ne pipe pas mot là-dessus. L’UE mettrait le couvert sur les dérives d’Ankara pour que les Turcs continuent de fixer sur leur sol plus de deux millions et demi de réfugiés syriens qui frappent à la porte de l’Europe, a déclaré hier mardi 16 février Kati Piri, rapporteur du Parlement européen sur la Turquie.

Les Turcs se sont permis de piétiner allègrement le cessez-le-feu entre l’armée et les indépendantistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Les combats ont repris et depuis ce sont 160 civils qui ont perdu la vie dans ces affrontements, et 400.000 habitants du sud-est du pays ont été contraints de quitter leurs domiciles pour un exode périlleux.
On peut également évoquer la pluie d’arrestations de journalistes et d’universitaires qui ont eu pour seul tort de critiquer le gouvernement ou les dérives autocratiques d’Erdogan. Kati Piri est formelle : “Le processus d’adhésion (de la Turquie à l’UE) doit être lié aux réformes démocratiques, à l’état de droit et à la question kurde”. Elle a ajouté : “L’Union européenne donne un mauvais signal en liant ce processus aussi directement à l’immigration (…). Si l’UE ne demande pas un cessez-le-feu immédiat et la reprise du processus de paix (avec les Kurdes), nous pourrions faire face à un nouvel afflux de réfugiés, qui cette fois seront originaires de Turquie.”

Mais l’UE n’en prend pas le chemin. Déjà il y a quelques jours, la chancelière allemande Angela Merkel est allée voir Erdogan pour l’exhorter, pour ne pas dire supplier, de freiner davantage le flux de réfugiés qui débarquent en Europe, cette Europe saturée et dont les habitants tolèrent de moins en moins la politique de la main tendue de leurs gouvernants, pourtant inscrite dans les conventions internationales. Les Turcs sont tellement en position de force sur ce dossier qu’ils se sont permis de menacer d’ouvrir les vannes et de laisser filer les réfugiés vers Europe si l’UE n’arrête pas de les critiquer pour la fermeture des frontières et si elle ne leur verse pas des sommes plus conséquentes pour accueillir les migrants.
Pour rappel, l’UE a promis de verser 3 milliards d’euros à Ankara pour l’aider à gérer les migrants, alors que la Turquie dit en avoir dépensé 8.

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