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Le Maroc a rejeté, samedi 1er juillet 2017, le rapport de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ce dernier contenant deux clauses sur l’instauration d’une mission de surveillance des droits de l’homme dans le Sahara, rapporte jeuneafrique

La journée fut mouvementée au Conseil exécutif de l’Union africaine (UA). Le Maroc a fait barrage au rapport de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, jugeant qu’il remettait en cause sa souveraineté sur le Sahara occidental.

Le rapport de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, soumis à l’appréciation des ministres des Affaires étrangères composant ce Conseil et dont Jeune Afrique détient une copie, contient deux clauses problématiques pour le Maroc. Les articles 88 et 89 demandent « l’instauration d’une mission d’évaluation des droits de l’homme dans le territoire occupé en République arabe sahraouie démocratique (RASD) conformément aux décisions précédentes du Conseil exécutif ». Laquelle mission « doit être effectuée dans les plus brefs délais ».

Les Marocains ont demandé la suppression des clauses controversées. Depuis son retour au sein de l’UA, le Maroc mène une bataille à l’intérieur de l’organisation et cherche à contrecarrer tout projet dès lors qu’il juge que cela peut porter atteinte à son intégrité territoriale. « Il faut que la partie adverse sache que n’accepterons plus ce genre de provocations ! », s’emporte un diplomate marocain, indique la même source.

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Le Conseil des droits de l’homme (CDH) a débuté, hier mardi 20 juin 2017 à la mi-journée, l’examen des questions liées à l’assistance technique et au renforcement des capacités, en tenant successivement son débat interactif avec l’Expert indépendant sur le renforcement des capacités et la coopération technique avec la Côte d’Ivoire dans le domaine des droits de l’homme, M. Mohamed Ayat, et son débat interactif sur l’assistance technique pour la République démocratique du Congo, en présence du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, M. Zeid Ra’ad Al Hussein.

La République démocratique du Congo, par la voix par sa Garde des Sceaux et Ministre de la justice, ainsi que la Côte d’Ivoire ont fait des déclarations en tant que pays concernés.

M. Ayat a présenté son rapport sur sa cinquième visite en Côte d’Ivoire, effectuée du 10 au 17 janvier 2017, en soulignant que cette visite avait a coïncidé avec la mise en œuvre de certains amendements de la Constitution adoptée par référendum le 30 octobre 2016.  L’Expert indépendant a déclaré d’emblée que la fin de son mandat et de celui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, à la fin de ce mois de juin 2017, était un gage de la confiance de la communauté internationale, fondée sur le constat des avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire en matière de rétablissement de la sécurité et de la promotion des droits de l’homme.  Un autre gage de cette confiance est la récente élection de ce pays comme membre non permanent du Conseil de sécurité.

Les délégations* qui se sont exprimées dans le cadre de ce débat se sont félicitées de la réforme institutionnelle, de la tenue d’élections et des mesures de consolidation de l’état de droit et de reconstruction après la crise en Côte d’Ivoire.  Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance s’est toutefois inquiété du niveau de violence à l’égard des enfants, estimant à 17% le nombre d’élèves victimes de viols et à 73% celui des enfants victimes de violence physique.  Nombre d’organisations non gouvernementales ont considéré, quant à elle, que l’impunité demeurait l’un des principaux problèmes de la Côte d’Ivoire.

Au sujet de la République démocratique du Congo, où deux experts de l’ONU ont été tués récemment, M. Zeid a utilisé des mots très forts pour décrire les atrocités commises dans le Kasaï central et oriental et mettre en garde contre une détérioration future et ses graves conséquences.  Le Haut-Commissaire a exhorté le Conseil à déployer une enquête internationale indépendante sur la situation des droits de l’homme dans le Kasaï en coopération avec les autorités, le Haut-Commissariat et d’autres institutions des Nations Unies.  Ce mécanisme pourrait établir les faits, déterminer les responsabilités individuelles et favoriser la traduction des auteurs des atrocités devant les tribunaux.  Le Haut-Commissaire a dit demeurer également en contact avec la Cour pénale internationale.

De nombreuses délégations se sont exprimées dans le cadre du débat sur la République démocratique du Congo.  Ont vigoureusement été condamnées les violences et violations des droits de l’homme qui ont été commises par toutes les parties au Kasaï depuis août 2016 et qui ont forcé 1,3 million de personnes au déplacement, dont plus de 30 000 vers l’Angola.  A été réclamée la mise en place d’un mécanisme d’enquête international pour faire la lumière sur de nombreuses atrocités, notamment sur la découverte de plus de quarante fosses communes.

La République démocratique du Congo a exercé son droit de réponse.

Le Conseil poursuit ses travaux en milieu d’après-midi en tenant son débat annuel sur la coopération technique pour la promotion et la protection des droits de l’homme, qui a cette année pour thème: «Une décennie de coopération technique et de renforcement des capacités au Conseil des droits de l’homme: difficultés rencontrées et voie à suivre».

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L’Expert indépendant des Nations Unies sur le renforcement de capacités et de la coopération technique avec la Côte d’Ivoire dans le domaine de droits de l’homme, M. Mohammed Ayat, effectuera sa sixième et ultime visite dans le pays du 12 au 16 juin 2017.

« Cette visite sera l’occasion de faire une évaluation finale des progrès réalisés en termes de construction démocratique, renforcement de l’Etat de droit, des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en tenant compte des engagements pris par les autorités nationales depuis le remaniement ministériel de janvier 2017 », a-t-il déclaré.

« La mission, qui intervient dans le contexte de la fermeture de la Division des droits de l’homme de l’ONUCI, me permettra également de consulter les autorités ivoiriennes et en particulier la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire sur les engagements pris et actions réalisées dans le cadre de l’appropriation nationale de la protection et de la promotion des droits de l’homme », a précisé M. Ayat.

Des rencontres avec les organisations de la société civile permettront aussi de faire le point sur les avancées et défis relatifs à la situation de l’ensemble des droits économiques, sociaux et culturels, indissociables des droits civils et politiques.

« J’envisage également de faire une évaluation finale des recommandations contenues dans mes précédents rapports publics au Conseil des droits de l’homme, notamment en matière de réformes institutionnelles et de lutte contre l’impunité et de préservation de l’espace démocratique », a-t-il affirmé.

Au cours de sa visite, l’Expert indépendant rencontrera les membres du Gouvernement ivoirien, les représentants des organisations non gouvernementales et des associations de victimes. Il s’entretiendra également avec des représentants du corps diplomatique et de l’équipe pays de l’ONU en Côte d’Ivoire. Il visitera aussi des lieux de détention.

Un communiqué de presse résumant les observations préliminaires de l’expert indépendant sera rendu public à la fin de sa visite. Les informations collectées au cours de la mission serviront à appuyer le dernier rapport que l’expert indépendant présentera lors de la trente-cinquième session du Conseil des droits de l’homme à Genève, le 20 juin 2017.

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Les États-Unis ont appelé les Nations unies à enquêter sur le décès d’employés de l’ONU ainsi que sur les violations des droits de l’homme commises en république démocratique du Congo (RDC).

« Michael Sharp et Zaida Catalan, décédés tragiquement, méritent que justice soit faite, de même que leurs familles. Nous devons, pour leur mémoire, mettre fin aux abus contre les droits de l’homme commis par des groupes armés et par le gouvernement de la RDC envers le peuple congolais. Nous espérons que d’autres nations nous suivront pour soutenir une enquête dans le cadre de l’ONU et notamment une commission d’enquête menée par le Conseil des droits de l’homme sur ces actes horribles.», a déclaré Mme l’ambassadrice Haley.

Les USA ont appelé le secrétaire général à ouvrir une enquête spéciale sur les meurtres des deux fonctionnaires de l’ONU, l’Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan. En tant que membre du Conseil des droits de l’homme, les USA soutiendront une résolution visant à établir une commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme qui ont lieu actuellement dans les provinces du Kasaï en RDC.

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La liste des personnalités congolaises sanctionnées par l’Union européenne s’allonge. Le lundi 29 mai 2017, l’UE a officiellement mis 9 responsables de plus dans le panier des personnes déclarées pas fréquentables et à qui on interdit le sol européen.

Le communiqué publié par le Conseil européen mentionne l’actuel ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Ramazani Shadari. Son prédécesseur, Evariste Boshab, a lui aussi été épinglé. Lambert Mende, ministre des Communications et porte-parole du gouvernement, Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale du renseignement, figurent aussi sur cette liste noire ainsi que Muhindo Akili Mundos, commandant de la 31ème brigade de l’armée congolaise, Eric Ruhorimbere, chef des opérations militaires dans la région du Kasai central, Jean-Claude Kazembe Musonda, ex-gouverneur du Haut-Katanga, Alex Kandé Mupompa, gouverneur du Kasaï central et enfin le chef milicien Gideon Kyungu Mutanga, présentement en résidence surveillée…

La mesure stipule que ces personnes sont privées de voyage en Europe et que les avoirs qu’ils y ont sont gelés. Ces sanctions ont été avalisées par les ambassadeurs européens le 27 mai 2017. Ce qui a pesé lourd dans le réquisitoire des diplomates européens, ce sont les épisodes sanglants dans le Kasaï et toutes les violations des droits de l’homme qui foisonnent en République Démocratique du Congo, des faits que ces responsables politiques et militaires auraient orchestré ou amplifié.

La crise dans la province du Kasaï a atteint un niveau exceptionnel en termes sécuritaire, humanitaire et en matière de droits de l’homme. Tout en condamnant fermement tous les actes de violence indépendamment de leur origine, l’UE est préoccupée par les rapports d’utilisation disproportionnée de la force par les organes de l‘État, en particulier les forces de sécurité, dans la gestion de la crise“, a dit le communiqué de l’UE.

Pour rappel, cette dernière avait déjà émis fin 2016 une liste de 7 personnalités congolaises sous le coup de sanctions. L’Europe justifie son ardeur par la volonté d’accompagner l’assainissement du climat politique et social en RDC…

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Dans un communiqué rendu public mercredi 24 mai 2017, le mouvement Ennahdha affirme son soutien aux efforts menés par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la corruption, qui demeure l’une des principales revendications de la Révolution, du gouvernement d’union nationale et de l’Accord de Carthage.

Le parti a, dans ce contexte, appelé à fournir tous les moyens nécessaires – administratifs, judiciaires et sécuritaires – aux appareils de l’Etat et de les renforcer par des initiatives législatives afin de réussir la campagne nationale contre la corruption.

Toutefois le mouvement a déclaré que la campagne de lutte contre la corruption devra se faire dans le respect de la Constitution, des lois et des droits de l’homme.

Le parti islamiste incite et encourage tous les acteurs politiques et sociaux à soutenir les efforts du gouvernement afin de poursuivre cette campagne jusqu’au bout et faire en sorte qu’elle ne soit ni contextuelle, ni sélective. Et de dire sa confiance en la capacité de l’Etat de relever le défi de la lutte contre la corruption, lit-on dans ledit communiqué.

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Un rapport des Nations Unies publié le vendredi 19 mai 2017 rend public les conclusions d’une enquête approfondie sur les violations et abus des droits de l’homme commis dans et autour de la ville de Yei, Central Equatoria (150 km au Sud-Ouest de Juba) au cours de la période allant de juillet 2016 à janvier 2017.

Le rapport de la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) et du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies documente des cas de violations et d’abus dans lesquels des civils ont été pris pour cible par les deux parties au conflit en raison de leur origine ethnique et/ou de leur soutien présumé à l’autre partie y compris 114 assassinats par les forces pro-gouvernementales. L’ampleur des abus commis par les groupes d’opposition armés demeure peu claire en raison du manque d’accès aux zones où ces groupes sont actifs. Le rapport conclut que ces violations et abus pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité et justifient une enquête plus approfondie.

Le rapport met en outre en lumière des cas de bombardements indiscriminés de civils; des assassinats ciblés; de pillage et de destructions de biens civils par des incendies ainsi que des cas de violence sexuelle perpétrés contre les femmes et les filles, y compris celles fuyant les combats.

Jusqu’à une date récente, Yei était en grande partie une ville paisible, avec entre 200 000 et 300 000 habitants d’ethnies différentes. En juillet 2016, la violence a éclaté entre les forces gouvernementales et les forces de l’opposition conduisant au départ du chef de l’opposition, Riek Machar, avec un petit groupe de partisans à travers les régions d’Equatorias  jusqu’en République Démocratique du Congo. Poursuivis par les forces gouvernementales, des combats ont éclaté le long de leur route et en particulier à Yei. Cette violence a alimenté de fortes divisions à caractère ethnique entrainant ainsi des assassinats ciblés, des arrestations, des viols et des déplacements massifs de plus de la moitié de la population de la ville.

Les images satellite utilisées pour corroborer les allégations montrent de nombreuses maisons et commerces incendiées entrainant  un déplacement forcé de dizaines de milliers de civils. Même si les populations ont fui la violence, des récits laissent entendre que les parties armées ont harcelés, volés et ciblés les personnes civiles alors qu’elles se dirigeaient vers l’Ouganda afin de s’y réfugier.

« Ce rapport documente les souffrances humaines profondes causées par le conflit en cours et l’exploitation des divisions locales et ethniques à des fins politiques », indique le rapport. « Le conflit à Yei, en particulier, met en lumière le niveau d’impunité au Soudan du Sud, ce qui a contribué à nourrir des cycles de violence successifs partout dans le pays ».

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L’enlèvement, suivi de l’assassinat, du célèbre avocat kenyan engagé dans la défense des droits humains Willie Kimani en juin 2016 a choqué le monde entier, suscitant une vague d’indignation tant dans le pays que sur la scène internationale. Dans un contexte de violence et de harcèlement généralisés visant à réduire au silence toute voix critique et perpétuer l’impunité, ce n’est toutefois que la pointe de l’iceberg, déclare l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (un partenariat OMCT-FIDH) dans son rapport de mission publié aujourd’hui.

Le Kenya, qui a adopté en 2010 une Constitution très progressiste renforçant le cadre de protection des droits de l’Homme dans le pays conformément aux normes internationales, a suivi ces dernières années une voie différente. A ce jour, les libertés consacrées par la loi constitutionnelle n’ont toujours pas été pleinement intégrées au niveau législatif et, surtout, elles ne sont en pratique ni respectées, ni appliquées.

« Aujourd’hui, la mise en œuvre de ce cadre progressiste demeure hélas un mirage et d’importantes améliorations doivent encore être apportées », a déclaré Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT. « Malgré la mise en place d’instruments adéquats afin d’opérer un tel changement, les principales raisons de cette désillusion s’avèrent être l’absence de mise en œuvre et le manque de volonté politique ».

Un rapport publié aujourd’hui par l’Observatoire fait état de niveaux élevés de violence de la part des forces de police et de sécurité, en particulier à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme qui combattent l’impunité dont bénéficient les auteurs de violations des droits de l’Homme. Le rapport de mission présente plusieurs témoignages de violence, notamment des cas de harcèlement, de menaces, de torture, de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires.

Par ailleurs, les défenseurs des droits de l’Homme sont souvent l’objet de fausses accusations, dans le but de les intimider par l’intermédiaire d‘arrestations fréquentes, de détentions dans des commissariats, de longs procès, de conditions de libération sous caution et du versement des cautions punitives. Cette situation, inévitablement, met en péril la poursuite de leurs activités légitimes de défense des droits de l’Homme.

De plus, l’absence de cadre clair réglementant les activités de la société civile, due à la non mise en œuvre de la Loi de 2013 sur les organisations d’intérêt public (Public Benefit Organisations (PBO) Act), crée un vide juridique qui contraint les ONG à opérer dans un environnement hostile, marqué par la menace d’un retrait arbitraire de leur agrément et d’un gel de leurs avoirs, par des attaques continuelles et des campagnes de diffamation.

« Dans un tel contexte, et à la veille des élections générales à venir, il est urgent que les autorités kényanes reconnaissent publiquement le rôle crucial joué par les défenseurs des droits de l’Homme. Ce sont les piliers de la démocratie et les garants de l’Etat de droit. Le Kenya doit renforcer leur protection, mettre en œuvre véritablement les réformes de la police et du secteur de la sécurité, poursuivre les auteurs, reconnaître que la législation pénale est utilisée abusivement dans le but de harceler les défenseurs, et enfin mettre en œuvre la Loi PBO de 2013 », a conclu Dimitris Christopoulos, président de la FIDH.

Le rapport est disponible en anglais :

Sur le site web de l’OMCT : apo.af/SpEmc1.
Sur le site web de la FIDH : apo.af/Wq2t6O.

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La place des droits de l’homme située à l’Avenue Mohamed 5 à Tunis sera rebaptisée. Elle portera désormais le nom de place Chokri Belaïd des droits de l’Homme et sera inaugurée, selon Mosaïque Fm, par le président de la République, et ce en présence de plusieurs membres du gouvernement.

La Tunisie commémore, aujourd’hui, lundi 6 février 2017, le quatrième anniversaire de l’assassinat de Chokri Belaid. Né le 26 novembre 1964 à Djebel Jelloud, Chokri Belaid a été assassiné le 6 février 2013 à El Menzah. C’est un homme politique et avocat tunisien. Son assassinat avait provoqué des manifestations violentes et la plus grave crise gouvernementale depuis la Révolution de 2011.

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Le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Jamel Msallem a déclaré, samedi 21 janvier 2017, que le conseil national de la ligue réuni les 20 et 21 janvier a décidé que ses travaux resteront ouverts jusqu’au 18 février prochain.

Les participants au conseil national de la LTDH ont pris cette décision en vue de parachever les travaux inscrits à l’ordre du jour, notamment, l’adoption du statut de la ligue et son document de travail pour l’avenir, a précisé Msallem dans une déclaration à l’agence TAP.
La multiplicité des points de vue et des questions litigieuses concernant le statut de la LTDH en ce qui concerne notamment l’article 10 relatif à la représentativité des femmes et de la jeunesse dans les sections de la ligue ont empêché son adoption, a-t-il dit.
Selon Jamel Msallem, il a été convenu d’accorder davantage de temps aux membres du conseil pour poursuivre la réflexion sur les différentes propositions avancées et rapprocher les vues avant de procéder à l’adoption.

Le conseil national de la LTDH a été consacré, en partie, à l’audition des représentants des sections de la ligue sur la situation des droits et des libertés dans leurs régions respectives.

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Le défenseur des droits de l’Homme Mustapha Abdelkebir a déclaré ce vendredi 13 janvier 2017 à Africanmanager que la tension est vive dans la région de Ben Guerdane depuis des mois…

Il a ajouté que le taux de chômage dans la zone est de l’ordre de 75%, précisant  que plus de 3000 mille chômeurs sont diplômés de l’enseignement supérieur.

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Selon le rapport de Human Rights Watch, le Maroc a adopté en 2016 d’importantes réformes législatives, mais a en même temps réprimé de manière ciblée plusieurs voix d l’opposition et manifestants.

Les autorités marocaines ont entravé la plupart des activités de ses nombreuses sections locales, en refusant à HRW et à Amnesty International la permission de mener des missions de recherche officielles au Maroc, notamment au Sahara Occidental. Elles ont également expulsé des équipes de télévision étrangère entrées « sans autorisation », ainsi que plusieurs délégations étrangères venues pour témoigner de la situation des droits humains au Sahara occidental, ou pour participer à des événements liés aux droits humains, a ajouté HRW.

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L’initiative de l'Instance Vérité et Dignité (IVD) de transférer les archives présidentielles vers ses locaux a suscité un tollé général dans la classe politique

La première séance d’écoute des victimes d’atteintes aux droits de l’homme démarre aujourd’hui, jeudi 17 novembre 2016 à partir de 20 heures 30 au club Ellyssa à Sidi Bou Said à la banlieue nord de Tunis.

Les séances d’écoute auront lieu aujourd’hui et demain. Entre 4 et 5 victimes vont témoigner, rapporte Mosaïque Fm.

Notons que les séances d’écoutes auront lieu en présence de présidents d’instances similaires à l’IVD dans le monde et des représentants d’ambassades. Les trois présidents participeront aussi à cette séance.

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La Chambre belge approuvera mercredi une proposition de résolution réclamant la tenue d’élections au Congo dans le respect de sa Constitution, en particulier pour ce qui concerne les délais et la succession des mandats présidentiels. On évoque même des sanctions, rapporte le site « RTL Info ».

A moins de six mois de la fin du mandat du président Joseph Kabila, le climat politique est tendu en République démocratique du Congo en raison de l’incertitude liée au très probable report de l’élection présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année. Aux termes de la Constitution, M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le second mandat se termine en décembre, n’a pas le droit de se représenter.

La résolution du Parlement belge, fruit d’un travail commun entre la majorité et l’opposition, insiste sur le “respect des modalités et des dispositions de la Constitution congolaise, en particulier les dispositions relatives au nombre maximum de mandats présidentiels fixés et aux délais constitutionnels fixés pour la tenue d’élections”. Le texte demande également au gouvernement de geler l’aide bilatérale directe au Congo si la date des élections prévue par la Constitution n’est pas respectée.

L’Assemblée belge envisage des sanctions ciblées (interdictions d’entrée sur le territoire et gels d’avoirs) à l’encontre d’auteurs de violences et de violations des droits de l’homme, à l’image de ce qu’ont fait les Etats-Unis. Elle demande au gouvernement de plaider pour de telles initiatives sur la scène européenne et internationale, sans exclure la Belgique puisqu’il est précisé, au terme d’un compromis entre majorité et opposition, que le gouvernement ne doit “pas hésiter instaurer lui-même de telles sanctions”.

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L’organisation tunisienne de la lutte contre la torture a révélé qu’elle a enregistré 15 cas de tortures durant le mois de 

Le Comité de l’ONU contre la torture examinera la situation de la Tunisie les 20 et 21 avril prochains à Genève, indique un communiqué.

La Tunisie a ratifié la Convention contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants et, à ce titre, le pays a l’obligation de soumettre au Comité des rapports périodiques sur la manière dont la convention est mise en œuvre, indique le même communiqué.

Le comité engagera un dialogue avec la délégation du gouvernement tunisien. Parmi les questions susceptibles d’être abordées figurent :

  • La durée de la garde à vue
  • L’accès des détenus à un avocat et à un examen médical
  • L’indépendance du système judiciaire
  • La violence envers les femmes
  • Les procédures d’asile, de renvoi et d’extradition
  • La loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent;
  • La surpopulation carcérale et les enquêtes sur les décès en détention
  • Les enquêtes et poursuites concernant les tortures et mauvais traitements infligés par des fonctionnaires
  • Les enquêtes sur les violations graves des droits de l’homme pendant la révolution et pendant la longue période qui l’a précédée, en particulier sous le régime Ben Ali
  • Le harcèlement et les attaques contre les défenseurs des droits de l’homme.

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Le réseau social Twitter était bloqué vendredi en Turquie. Les utilisateurs étaient redirigés vers un message des autorités turques de

C’est une Turquie conquérante, qui parle fort qu’on voit depuis l’arrivée de Recep Tayyip Erdogan au pouvoir, lui qui regarde avec nostalgie la grandeur de l’empire ottoman. Mais ce qui inquiète en ce moment les observateurs, ce sont les libertés que prend Ankara avec les droits de l’Homme et le fait que l’Union européenne (UE), d’habitude si prompte à dénoncer les violations, ne pipe pas mot là-dessus. L’UE mettrait le couvert sur les dérives d’Ankara pour que les Turcs continuent de fixer sur leur sol plus de deux millions et demi de réfugiés syriens qui frappent à la porte de l’Europe, a déclaré hier mardi 16 février Kati Piri, rapporteur du Parlement européen sur la Turquie.

Les Turcs se sont permis de piétiner allègrement le cessez-le-feu entre l’armée et les indépendantistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Les combats ont repris et depuis ce sont 160 civils qui ont perdu la vie dans ces affrontements, et 400.000 habitants du sud-est du pays ont été contraints de quitter leurs domiciles pour un exode périlleux.
On peut également évoquer la pluie d’arrestations de journalistes et d’universitaires qui ont eu pour seul tort de critiquer le gouvernement ou les dérives autocratiques d’Erdogan. Kati Piri est formelle : “Le processus d’adhésion (de la Turquie à l’UE) doit être lié aux réformes démocratiques, à l’état de droit et à la question kurde”. Elle a ajouté : “L’Union européenne donne un mauvais signal en liant ce processus aussi directement à l’immigration (…). Si l’UE ne demande pas un cessez-le-feu immédiat et la reprise du processus de paix (avec les Kurdes), nous pourrions faire face à un nouvel afflux de réfugiés, qui cette fois seront originaires de Turquie.”

Mais l’UE n’en prend pas le chemin. Déjà il y a quelques jours, la chancelière allemande Angela Merkel est allée voir Erdogan pour l’exhorter, pour ne pas dire supplier, de freiner davantage le flux de réfugiés qui débarquent en Europe, cette Europe saturée et dont les habitants tolèrent de moins en moins la politique de la main tendue de leurs gouvernants, pourtant inscrite dans les conventions internationales. Les Turcs sont tellement en position de force sur ce dossier qu’ils se sont permis de menacer d’ouvrir les vannes et de laisser filer les réfugiés vers Europe si l’UE n’arrête pas de les critiquer pour la fermeture des frontières et si elle ne leur verse pas des sommes plus conséquentes pour accueillir les migrants.
Pour rappel, l’UE a promis de verser 3 milliards d’euros à Ankara pour l’aider à gérer les migrants, alors que la Turquie dit en avoir dépensé 8.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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