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Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a appelé, mardi 22 mai 2018 à Genève, l’Algérie à cesser les expulsions collectives de migrants, notamment originaires d’Afrique subsaharienne.

Depuis le début de l’année 2018, une campagne d’arrestations, suivies d’expulsions collectives a frappé des migrants originaires de l’Afrique subsaharienne. « Alors que les chiffres exacts sont difficiles à obtenir, le nombre de personnes expulsées est estimé à plusieurs milliers », a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat lors d’un point de presse aujourd’hui à Genève.

Au début du mois, les services du Haut-Commissaire avaient d’ailleurs déployé une équipe sur le terrain, à la frontière entre le Niger et l’Algérie. Ces experts se sont ainsi rendus à Niamey, Agadez et Arlit où ils ont interrogé 25 migrants expulsés d’Algérie ces derniers mois et d’autres personnes ressources. Il ressort de ces témoignages que les autorités algériennes organisent fréquemment des rafles massives de migrants subsahariens dans diverses localités du pays.

Trois incidents se sont déroulés à Oran dans la semaine du 8 au 14 avril. A Duira, une banlieue de la capitale Alger, des opérations d’expulsions collectives ont été signalées les 10 et 19 avril alors qu’à Boufarik, des migrants africains ont subi le même sort le 18 avril dernier. Le modus operandi reste souvent le même : des raids seraient effectués sur des chantiers de construction à Alger, ainsi que dans des quartiers connus pour abriter des migrants. « Certains ont également signalé avoir été arrêtés dans la rue et détenus », a ajouté Ravina Shamdasani.
La crainte d’une xénophobie à l’encontre des Africains subsahariens

Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU rappelle que certains migrants ont été rapidement transférés au Niger alors que d’autres ont été détenus dans des bases militaires à Blida et Zeralda, à la périphérie de la ville d’Alger, ou dans un camp d’Oran avant d’être transférés à Tamanrasset dans le sud de l’Algérie. Les conditions de détention y seraient inhumaines et dégradantes.

De Tamanrasset, les Nigériens sont transférés en bus à Agadez au Niger, tandis que les autres sont entassés dans de gros camions pour être transférés à la frontière nigérienne où ils sont abandonnés à leur sort. Ils auraient marché pendant des heures dans la chaleur du désert avant de franchir la frontière du Niger.

« Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que la plupart des personnes à qui nous avons parlé ont déclaré qu’elles n’étaient pas soumises à des évaluations individualisées et qu’elles n’étaient pas informées des raisons de leur détention ou si elles avaient le droit de prendre leurs biens, passeports ou argent avant qu’ils ne soient détenus », a fait remarquer la porte-parole du Haut-Commissariat. Le Haut-Commissaire fait aussi écho aux témoignages indiquant que les migrants qui demeurent en Algérie sont désormais très inquiets. Les services du Haut-Commissaire Zeid redoutent que cette campagne d’expulsions ne favorise une montée du racisme et de la xénophobie à l’encontre des Africains subsahariens.
Le Comité pour les travailleurs migrants demande à Alger d’éviter le renvoi de force

Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU rappelle aussi que l’expulsion collective des migrants, en dehors de toute appréciation individuelle et de procédure légale, « est profondément alarmante » et contraire aux obligations de l’Algérie en vertu du droit international des droits de l’homme, notamment la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants que l’Algérie a ratifiée.

« Selon le droit international des droits de l’homme, les migrants ne doivent pas être soumis à une arrestation ou à une détention arbitraire. Ils ne doivent pas être arbitrairement privés de leurs biens ou documents », a indiqué Ravina Shamdasani. Par conséquent, les expulsions ne doivent être effectuées que conformément au droit international, dans des conditions dignes et sûres.

Dans ces conditions, le Haut-Commissariat exhorte instamment Alger à mettre en œuvre les recommandations formulées par le Comité des travailleurs migrants le 24 avril dernier.
Le Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille avait publié le 24 avril dernier ses observations finales concernant le deuxième rapport périodique de l’Algérie. Dans ses recommandations, le Comité a demandé à Alger « d’amender sa législation régissant les procédures d’expulsion afin d’interdire expressément les expulsions collectives et de s’abstenir de repousser des migrants à ses frontières ou de les renvoyer de force lorsque cela les exposerait au risque d’être persécutés ou soumis à la torture ou à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradant ». Le Comité a également appelé l’Algérie à garantir le respect du droit d’asile et du principe de non-refoulement.

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Le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a condamné, mardi 15 mai 2018 à Genève, les violences meurtrières de Gaza qui ont eu lieu lundi au cours desquelles au moins 58 Palestiniens ont été tués.

« Sur les 2.700 blessés, près de 1.360 manifestants l’ont été à la suite de tirs des forces de sécurité israéliennes », a précisé le porte-parole du Haut-Commissariat, lors d’un point de presse ce matin à Genève.

Selon Rupert Colville, parmi les blessés, 155 sont dans un état critique. Six enfants et un agent de santé ont été parmi ceux qui ont perdu la vie et 10 journalistes ont été blessés par balles. Pour l’ONU, ce lundi reste la journée la plus sanglante dans le conflit israélo-palestinien depuis la guerre de Gaza en 2014.

De son côté, le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (BCAH) note qu’aucun décès n’a été signalé du côté israélien, mais un soldat israélien a été légèrement blessé et transporté à l’hôpital pour y être soigné hier.

Pour les services du Haut-Commissaire Zeid, une tentative visant à approcher, franchir ou d’endommager la clôture ne constitue pas une menace pour la vie ou une blessure grave et ne constitue pas un motif suffisant pour l’utilisation de munitions réelles. C’est également le cas en ce qui concerne les pierres et les cocktails Molotov lancés par des manifestants à distance des forces de sécurité bien protégées situées derrière des positions défensives.

« Il semble que n’importe qui peut être tué » s’inquiète le Chef des droits de l’ONU

Reste que pour les services du Haut-Commissaire Zeid, les règles relatives au recours à la force répétées à maintes reprises semblent être « ignorées à maintes reprises ». Pour le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, tout Palestinien manifestant à Gaza, qu’il représente une menace imminente ou non, pouvait être tué par les forces israéliennes. « Il semble que n’importe qui peut être tué », a déclaré aux médias Rupert Colville.

Le porte-parole du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, Rupert Colville, a indiqué qu’Israël avait le droit de défendre ses frontières, selon les lois internationales, mais que la force létale ne devait être utilisée qu’en dernier recours, et que celle-ci n’était pas justifiée contre les Palestiniens qui approchaient la clôture.

« Ce n’est pas acceptable de dire : il s’agit du Hamas, donc c’est ok », a-t-il ajouté, rejetant la justification présentée par Israël qui accuse le parti contrôlant Gaza, d’être à l’origine de la manifestation et affirme donc qu’il n’a fait que défendre son territoire.

Parmi les personnes tuées par balles hier, figurait notamment un homme doublement amputé, a déclaré M. Colville, avant de lancer : « Quelle menace peut représenter un homme double amputé, depuis l’autre côté d’une barrière large et fortifiée ? »

Un mardi sous tension

Dans ces conditions, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré que « ceux qui sont responsables de violations flagrantes des droits de l’homme devront rendre des comptes ».

Dans tous les cas, la communauté internationale a continué d’exprimer son inquiétude devant le risque d’une escalade dans une région sous tension.

En effet, le mouvement de protestation palestinien, qui dure depuis des semaines, doit culminer ce mardi 15 mai, jour que les Palestiniens appellent la « Nakba » (la « Catastrophe »), qui marque l’exode de centaines de milliers d’entre eux, expulsés ou fuyants les combats, lors de la création de l’État d’Israël en 1948.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par ce qui peut arriver aujourd’hui – une journée remplie d’émotion des deux côtés – et dans les semaines à venir », a ajouté le Haut-Commissaire Zeid qui demande aussi Israël à faire preuve de la plus grande retenue ». « Trop c’est trop », a rappelé le Chef des droits de l’homme de l’ONU.

Des blessés soignés dans un système hospitalier en ruines de la bande de Gaza

Pour un système hospitalier en ruines, le défi pour les Palestiniens est de s’efforcer de soigner tant bien que mal tous ces blessés. Les services du Haut-Commissaire Zeid ont d’ailleurs rappelé la situation du système de soins de santé « déjà en ruine à Gaza » qui a été soumis à une pression incroyable. « Ceux qui souffrent de blessures mettant leur vie en danger sont confrontés à un scénario cauchemardesque en l’absence de lits d’hôpitaux et de services médicaux adéquats », a ajouté le porte-parole du Haut-Commissariat. Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU rappelle à cet égard ces situations lors desquelles « des manifestants blessés sont effectivement empêchés par Israël de quitter Gaza pour y être soignés ».

De son côté, le BCAH rappellent que les installations médicales à Gaza luttent pour faire face au nombre de victimes et le Coordonnateur Humanitaire, M. Jamie McGoldrick, a exprimé hier sa profonde préoccupation face à la tragédie qui se déroule à Gaza après avoir visité l’hôpital Shifa à Gaza. « M. McGoldrick a déclaré que les équipes médicales de Shifa sont débordées, qu’elles traitent des centaines de blessés, y compris des femmes et des enfants, et qu’elles manquent de fournitures médicales essentielles », a déclaré Jens Laerke, porte-parole d’OCHA lors d’un point de presse ce mardi à Genève.

Pour l’ONU, les hôpitaux publics de Gaza ont moins d’une semaine de réserves de carburant pour pouvoir poursuivre leurs opérations. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la capacité du secteur de la santé à Gaza est déjà menacée dans le contexte de plus de dix années de blocus, avec des pénuries à long terme de médicaments essentiels et d’équipements médicaux et de produits médicaux à usage unique. « Ce mois-ci, deux médicaments essentiels sur cinq sont complètement épuisés », a fait remarquer le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic.

A noter que l’ONU indique que, selon des sources locales, environ 35.000 personnes ont participé aux manifestations d’hier, soit beaucoup plus que les semaines précédentes.

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a appelé mercredi le Gouvernement turc à lever immédiatement l’état d’urgence pour permettre à tous ses citoyens de participer à des élections légitimes et crédibles.

« Il est difficile d’imaginer comment des élections crédibles peuvent se dérouler dans un environnement où les opinions dissidentes et les contestations du parti au pouvoir sont pénalisées si sévèrement », a déclaré le Haut-Commissaire.

Zeid Ra’ad Al Hussein a estimé que les restrictions prolongées aux droits de l’homme à la liberté d’expression, de réunion et d’association sont incompatibles avec la conduite d’un processus électoral crédible en Turquie.

Soulignant que ces droits sont particulièrement cruciaux dans le contexte des élections, le Haut-Commissaire a rappelé que le 19 avril dernier, un jour après avoir appelé à des élections législatives et présidentielles anticipées, le gouvernement turc il a annoncé qu’il renouvellerait l’état d’urgence pour la septième fois.

Par un tel renouvellement, le gouvernement suspend ses obligations souscrites en vertu des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui concernent directement la liberté d’expression, de réunion, d’association et le droit de prendre part à la direction des affaires publiques, a-t-il regretté.
Risque d’incertitude et d’instabilité

Selon le Haut-Commissaire, si les élections étaient tenues dans un environnement où les libertés démocratiques et la primauté du droit sont compromises, cela soulèverait des questions quant à leur légitimité, et entraîneraient plus d’incertitude et d’instabilité.

« Au cours des deux dernières années, l’espace de dissidence en Turquie s’est considérablement réduit, avec au moins 29 journalistes emprisonnés pour des délits terroristes rien que la dernière semaine d’avril », a fait observer le Haut-Commissaire.

Pour Zeid Ra’ad Al Hussein, la présence policière massive et les arrestations lors des manifestations du 1er mai ont montré une fois de plus l’espace strictement limité à la liberté de réunion pacifique dans le pays.

Aussi, le Gouvernement turc doit-il lever immédiatement l’état d’urgence pour permettre à tous ses citoyens de participer pleinement et de manière égale à la gestion des affaires publiques et d’exercer leur droit de vote et d’éligibilité sans restrictions déraisonnables.

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Les pays du BENELUX (la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg) se félicitent de la décision de janvier 2018 de créer une Commission d’enquête internationale chargée de faire la lumière sur les crimes et autres violations graves du droit international et des droits de l’Homme sur le territoire malien depuis janvier 2012, telle que prévue dans l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali (Accord d’Alger). Etablie à la demande des parties signataires de l’Accord, la Commission doit soutenir la réconciliation nationale et appuyer les efforts des autorités maliennes dans la lutte contre l’impunité.

Lors d’une visite commune au Mali, les Directeurs Généraux des Affaires Politiques des trois pays ont annoncé que le BENELUX financera le fonctionnement de cette Commission à travers le fonds fiduciaire des Nations Unies pour la Paix et la Sécurité au Mali. « La lutte contre l’impunité joue un rôle essentiel dans le rétablissement de l’Etat de droit sur tout le territoire malien, » a dit Axel Kenes, Directeur général des Affaires politiques de la Belgique. « Cet appui est une expression de la conviction de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg quant à l’importance pour les Maliens d’établir les faits et les responsabilités et de reconnaitre une histoire commune, » a ajouté Nico Schermers, le Correspondant européen des Pays-Bas. Selon Olivier Maes, Directeur des Affaires politiques du Luxembourg, « Cet engagement est en ligne avec le plaidoyer des pays du BENELUX mené de longue date en faveur du respect, à tous les niveaux, des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. »

« La MINUSMA se réjouit de l’appui constant et multiforme et de la coopération du BENELUX dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, en particulier en son titre V relatif à la réconciliation, la justice et les questions de développement et humanitaires, » a déclaré M. Mahamat Saleh Annadif, Représentant Spécial du Secrétaire général au Mali et Chef de la MINUSMA

Les pays du BENELUX sont déjà fortement engagés dans l’appui pour la paix au Mali à travers une forte présence de Casques bleus de la part de la Belgique et des Pays-Bas, et un soutien financier pour plusieurs projets en appui de la mise en œuvre de l’accord de paix tel que par exemple l’opérationnalisation du bureau de l’Observateur Indépendant de l’Accord pour la Paix, financé principalement par le Luxembourg.

Le BENELUX fête en 2018 ses soixante ans d’existence. Au cœur de l’Union européenne, les trois pays s’engagent une nouvelle fois pour accompagner les efforts vers un Mali en paix et prospère.

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À l’issue d’une visite en Ethiopie, le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est félicité de la libération d’un grand nombre de prisonniers politiques et appelé à saisir l’optimisme et l’espoir suscités pour faire respecter les droits humains de tous.

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a conclu jeudi une mission de cinq jours en Ethiopie. Au cours de ce qui fut sa seconde visite dans le pays, M. Zeid s’est rendu à Addis-Abeba et dans la région d’Oromia qui a été le théâtre de manifestations violemment réprimées.

Lundi dernier, M. Zeid a rencontré les autorités régionales et les chefs traditionnels, les Aba Gadas, en présence de représentants du gouvernement éthiopien. Lors de ces rencontres, le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est dit frappé par l’expression franche et robuste des griefs exprimée par les Aba Gadas.

« Les Aba Gadas ont également parlé de leurs espoirs de travailler avec le nouveau gouvernement pour résoudre les problèmes de droits de l’homme de longue date dans la région », a dit le Haut-Commissaire. « Ils ont parlé de la façon dont ils continueront à faire pression pour que la vérité soit racontée sur ce qui s’est passé au cours des dernières années, y compris pendant les manifestations où des gens ont été tués ».

Les chefs traditionnels rencontrés par M. Zeid, ont exigé des enquêtes et une reddition de comptes pour un usage excessif de la force par les autorités. « Ils ont exprimé leur désir de justice et de respect des droits de l’homme pour tous les Ethiopiens et de faire entendre leurs voix sans crainte de représailles », a dit le Haut-Commissaire.

M. Zeid a souhaité que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) ait davantage accès aux régions d’Oromia et d’Amhara afin que ses services puissent mener des conversations plus approfondies avec différentes personnes.

« Cela nous permettra de mieux évaluer la situation des droits de l’homme, d’aider le gouvernement à élargir l’espace démocratique et à faire en sorte que la reddition des comptes soit établie pour les violations des droits de l’homme », a dit le Haut-Commissaire, soulignant les fortes attentes à cet égard.

Libération des prisonniers politiques

Lors de sa visite en Ethiopie, M. Zeid a eu l’occasion de s’entretenir en privé avec un certain nombre des blogueurs et opposants politiques arrêtés en raison de leur participation à des manifestations et de leurs critiques à l’égard du gouvernement, puis libérés. « Il y avait un espoir énorme, mais aussi de l’anxiété », a dit le Haut-Commissaire. « Un ancien détenu politique a dit: ‘Nous avons été victimes de promesses non tenues à plusieurs reprises’».

Les représentants de la société civile, blogueurs, chefs religieux et opposants politiques rencontrés par le Haut-Commissaire ont fait part de nombreuses préoccupations importantes concernant les droits de l’homme. « Ils ont appelé à de nouvelles libérations de personnes détenues simplement pour avoir exercé leurs droits à la liberté de réunion, d’expression et d’opinion », a dit M. Zeid qui a salué la fermeture du centre de détention de Maekelawi.

« Ils ont également appelé à la levée de l’état d’urgence, à la réforme des autorités chargées de l’application de la loi, au système pénitentiaire et à la réforme judiciaire, en faveur du renforcement de l’indépendance des institutions », a ajouté le chef des droits de l’homme de l’ONU. « Ils ont appelé à un dialogue politique inclusif et à ce que tous les Éthiopiens puissent parler, tweeter, bloguer et protester sans craindre d’être arrêtés ».

Protocole d’entente entre le HCDH et le gouvernement éthiopien

Dans la capitale éthiopienne, M. Zeid s’est entretenu avec le nouveau Premier Ministre Abiy Ahmed et d’autres responsables du gouvernement.

Mercredi, le chef de la diplomatie éthiopienne et le Haut-Commissaire ont signé un protocole d’entente entre le Bureau régional des droits de l’homme des Nations Unies pour l’Afrique de l’Est et le gouvernement éthiopien, qui vise à renforcer la capacité du HCDH à agir dans le pays et la région.

« Je me réjouis que le gouvernement reconnaisse le rôle important que le Bureau peut jouer pour faire progresser la promotion et la protection des droits de l’homme », a dit Zeid. « Nous avons déjà offert notre aide pour réviser la Proclamation sur les organismes de bienfaisance et les sociétés, la loi antiterroriste et les lois sur les médias, qui ont désespérément besoin d’être réformées ».

Le Haut-Commissaire a également rencontré le chef de la Commission nationale éthiopienne des droits de l’homme. « Alors que mon bureau travaille avec la Commission, nous pensons que des efforts plus importants devraient être faits pour la rendre totalement indépendante », a-t-il dit.

En Ethiopie, M. Zeid a rappelé que les objectifs de son bureau et du gouvernement doivent être les mêmes : « veiller à ce que les droits de l’homme de tous en Éthiopie soient pleinement respectés ».

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Il existe encore des disparités entre les dispositions prévues par la Constitution tunisienne en matière de protection des droits de l’Homme et dans la réalité pratique“, a fait remarquer jeudi, à Tunis, le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion et de conviction, Ahmed Shaheed.

En dépit des garanties offertes par la législation tunisienne pour la liberté de religion et de croyance, certaines pratiques viennent compromettre le pluralisme religieux et porter atteinte à cette liberté“, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse.

Shaheed s’exprimait à l’issue de la mission d’observation qu’il a menée, du 9 au 19 avril courant, en tant qu’expert indépendant des Nations unies, pour évaluer la situation de la liberté de religion et de conviction en Tunisie.

Le Rapporteur onusien a, par ailleurs, fait état de la persistance de certaines pressions, voire des cas de harcèlement exercés sur des individus dans le cadre de leurs pratiques religieuses.

Des communautés religieuses et autres minorités font encore aujourd’hui face à des difficultés et à des restrictions dans la pratique religieuse et de culte“, a-t-il déclaré.

Et de citer, à titre d’exemple, les mesures imposées en milieu carcéral aux détenus, les obligeant à se conformer aux règles de conduite et d’hygiène (rasage de la barbe) aux dépens de leurs convictions et croyances.

Shaheed a, en outre, relevé un certain degré d’intolérance face à la conversion religieuse dans la société tunisienne et une récurrence des discours religieux de haine et des accusations d’apostasie.

Néanmoins, l’expert estime que la Constitution de 2014 est très progressiste et peut servir d’exemple ou de source d’inspiration pour toute la région, garantissant à tout citoyen la liberté de conscience et de croyance et le droit au libre exercice des pratiques religieuses.

Il a, toutefois, noté que le chemin qui reste à parcourir est semé d’embuches avec des défis multiples liés à la lutte contre l’extrémisme violent, le développement économique durable, la consolidation des institutions démocratiques, la promotion de l’Etat de droit et la transformation des attitudes sociétales en favorisant le pluralisme et l’inclusion.

C’est un défi pour n’importe quel pays de trouver un équilibre dans son approche des questions de sécurité tout en respectant les libertés fondamentales“, a déclaré Ahmed Shaheed.

Les politiques qui renforcent la capacité des forces de sécurité à combattre le terrorisme en limitant les droits fondamentaux, tels que les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, ont souvent des conséquences désastreuses sur la liberté de religion ou de conviction“, a-t-il encore souligné.

Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion et de conviction devrait présenter son rapport final sur les principales conclusions de sa visite et les principales recommandations au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies en mars 2019.

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Des milliers d’hommes, de femmes et des enfants sont détenus en Libye à la suite d’arrestations arbitraires prolongées des milices libyennes dont certaines sont affiliées aux autorités, selon un rapport conjoint du le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme et de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), publié mardi.

« L’horreur et l’arbitraire de ces détentions touchent à la fois les victimes et les familles », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, tout en ajoutant que « les violations et les abus doivent cesser – et les responsables de tels crimes doivent en être pleinement comptables et être traduits en justice ». Ce rapport conjoint du Haut-Commissariat et de la MANUL résume les principales préoccupations relatives à la détention en Libye depuis la signature de l’Accord politique libyen (APL) le 17 décembre 2015 jusqu’au 1er janvier 2018.

Le rapport  lors de ces détentions illégales, les détenus sont soumis à la torture et à d’autres types d’abus.

Selon l’ONU, des hommes, des femmes et des enfants ont été ainsi rassemblés sur la base de « liens tribaux ou familiaux et d’affiliations politiques supposées » et sont emprisonnés avec « peu ou pas de recours judiciaires ou de réparations », tandis que les groupes armés agissent en toute impunité».

Près de 6.500 personnes détenues dans des prisons officielles

L’ONU relève qu’il est difficile d’avoir des chiffres exacts, en raison de l’absence de statistiques officielles des ministères de l’Intérieur et de la Défense et de données provenant des centres de détentions directement administrés par les groupes armés.

Toutefois, selon les estimations de l’ONU, près de 6.500 personnes seraient détenues dans des prisons officielles supervisées par la police judiciaire du ministère de la Justice en octobre 2017, dont le centre de détention de la base aérienne de Mitiga à Tripoli qui abrite environ 2.600 hommes, femmes et enfants, la plupart sans accès aux autorités judiciaires.  Aussi, près de 1.800 personnes seraient détenues à la prison de Kuweifiya, le plus grand centre de détention de l’est de la Libye.

Le rapport de l’ONU fait également état d’allégations concordantes de décès en détention. « Les corps de centaines de personnes détenues par des groupes armés ont été découverts dans les rues, les hôpitaux et les décharges, la plupart avec des marques de torture et de blessures par balles».

Selon l’ONU, depuis la reprise des hostilités en 2014, des groupes armés de toutes parts ont rassemblé des opposants présumés, des critiques, des activistes, des professionnels de la santé, des journalistes et des politiciens.

La prise d’otages pour des échanges de prisonniers ou une rançon est également fréquente.

« Les personnes détenues arbitrairement ou illégalement comprennent également des personnes détenues dans le cadre du conflit armé de 2011 », note le rapport qui rappelle que nombre d’entre elles le sont sans inculpation, ni jugement ou condamnation pendant plus de six ans.

« Ces abus nuiraient à tout effort de consolidation de la paix et de réconciliation »

« Plutôt que de réprimer les groupes armés et d’intégrer leurs membres sous les structures de commandement et de contrôle de l’Etat, les gouvernements libyens successifs ont de plus en plus recours à eux pour l’application de la loi, notamment pour des arrestations et des détentions », fait remarquer le rapport qui déplore le paiement de salaires de ces miliciens et la fourniture de matériel et d’uniformes. « En conséquence, les groupes armés ne sont plus contrôlés et ils sont restés libres de toute surveillance gouvernementale efficace ».

Dans ces conditions, le rapport indique que « dans un premier temps, les acteurs étatiques et non étatiques qui contrôlent effectivement le territoire et exercent des fonctions de type gouvernemental doivent libérer les personnes détenues arbitrairement ou privées illégalement de liberté ».

« Tous ceux qui sont légalement détenus doivent être transférés dans les prisons officielles sous le contrôle effectif et exclusif de l’Etat », recommande l’ONU.

Le rapport appelle les autorités à condamner publiquement et sans équivoque la torture, les mauvais traitements et les exécutions sommaires des personnes détenues, et à garantir la reddition des comptes de ces crimes. «

Ne pas agir infligera pas des souffrances supplémentaires non seulement à des milliers de détenus et à leurs familles, mais entraînera aussi de nouvelles pertes en vies humaines. Cela nuira également à tout effort de stabilisation, de consolidation de la paix et de réconciliation », met en garde le rapport de l’ONU.

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Lors de la présentation de son rapport annuel devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a dressé un sombre bilan du respect des droits humains dans le monde.

Selon M. Zeid, la situation en Syrie est « entrée dans une nouvelle phase d’horreur » avec « la gigantesque effusion de sang dans la Ghouta orientale », l’escalade de la violence dans la province d’Idlib et à Afrin avec l’offensive de la Turquie dans cette région.

« Les tentatives récentes de justifier des attaques indiscriminées et brutales contre des centaines de milliers de civils par la nécessité de combattre quelques centaines de combattants – comme dans la Ghouta orientale – sont légalement et moralement insupportables », a dit le Haut-Commissaire. « Aussi, lorsque vous êtes prêt à tuer votre propre peuple, le mensonge est tout aussi facile. Les affirmations du gouvernement syrien selon lesquelles il prend toutes les mesures pour protéger sa population civile sont franchement ridicules ».

« Ce mois-ci, c’est la Ghouta orientale qui, selon les propres termes du Secrétaire général de l’ONU, est l’enfer sur Terre. Le mois prochain ou le suivant, ce sera dans un autre endroit que les gens feront face à l’apocalypse, une apocalypse voulue, planifiée et exécutée par des individus travaillant pour le gouvernement, apparemment avec le soutien absolu de certains de leurs alliés étrangers », a déploré M. Zeid Ra’ad Al-Hussein avant de plaider pour une inversion de cette « tendance catastrophique et de renvoyer la Syrie devant la Cour pénale internationale ».

Pour la première fois, le Haut-Commissaire Zeid a estimé le nombre de victimes à plus de 400.000 en sept ans de conflit. Une situation qui plonge deux millions de personnes en danger, a-t-il dit, ajoutant qu’il faut se souvenir que « les violations massives commises par le gouvernement syrien et ses alliés ont commencé en 2011 et crée un espace pour la floraison de groupes extrémistes. »

Toujours sur le Moyen-Orient, il s’est préoccupé du Yémen, où les civils sont menacés par les attaques des milices houthistes et forces affiliées, de même que par les attaques aériennes menées par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.

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Fruits d’une collaboration tuniso-européenne, cinq projets de promotion de la démocratie et de consécration des droits de l’Homme en Tunisie ont été lancés jeudi à Tunis.
Présentés lors d’une cérémonie organisée à Tunis en présence du chef de la délégation de l’Union européenne (UE) en Tunisie, Patrice Bergamini, ces projets s’inscrivent dans le cadre de la promotion des réformes démocratiques et de la consécration des droits de l’Homme en Tunisie.

Engageant plusieurs composantes de la société civile tunisienne, ces projets devront mobiliser une enveloppe de 2 millions d’euros, selon la chargée des projets auprès de la délégation européenne, Maria Casado.
“Ils seront financés à hauteur de 80% par l’Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IEDDH), alors que les parties bénéficiaires porteurs des projets, à savoir les organisations partenaires, devront apporter un financement de 5%”, a-t-elle encore précisé.
D’après Casado, la mise en œuvre de ces projets s’étalera sur une durée de 2 à 3 ans.
Envisagés sur la base d’un appel à propositions lancé en février 2017 par la Délégation de l’Union Européenne (UE), les deux premiers projets portent sur les droits de l’enfant et la lutte contre la discrimination, alors que les trois autres portent sur l’accompagnement des processus électoraux et de la transition démocratique engagée par la Tunisie, a expliqué Maria Casado.

Baptisé ” Déconstruire la violence par l’Art “, le premier projet a été lancé par l’association ” L’art rue ” et a pour finalité première de contribuer à la promotion et à la défense des droits de l’enfant.
Il s’agit de protéger cette catégorie sociale contre toute forme de maltraitance et de violence et d’envisager des mesures préventives à cet effet.

Initié par Minority Rights group International (MRG), le deuxième projet porte sur le renforcement des capacités de la société civile tunisienne en matière de lutte contre la discrimination.
Ce projet dont la mise en ouvre s’étalera sur 36 mois, vise à développer les compétences et les connaissances de la société civile pour mieux identifier, documenter, suivre, analyser et dénoncer les cas de discrimination fondés sur la race, la nationalité ou l’orientation sexuelle.

Baptisé ” Pour une démocratie inclusive et participative en Tunisie “, le troisième projet a, quant à lui, a été proposé par la Ligue des électrices tunisiennes (LET).
Selon la Ligue, ce projet se veut un moyen pour favoriser la contribution de la femme tunisienne au processus de transition démocratique en Tunisie.
Il s’agit d’élargir la participation politique de la femme à l’échelle locale et nationale, de manière à favoriser une gouvernance et un processus de décentralisation inclusifs.

L’Association ” Lam Echaml ” a pour sa part lancé un projet intitulé ” Transition démocratique tunisienne, citoyenneté, éducation et sensibilisation électorale “.
D’une durée de 24 mois, ce 4e projet en quatre phases a pour principal objectif d’enraciner, de façon durable, la culture démocratique et civique chez les Tunisiens, à travers notamment le renforcement de la présence des primo-votants et des groupes marginalisés dans les processus électoraux.

Présenté par l’Organisation ” I Watch “, le 5e projet a pour objectif de garantir la transparence des prochaines échéances électorales (municipales, législatives et présidentielle) et du mode de leur financement.
Baptisé ” Vers une décentralisation de la société civile “, ce projet vise, également, à améliorer la réactivité des autorités locales face aux citoyens et aux organisations de la société civile.
La délégation de l’UE avait lancé en février 2017 un appel à propositions en vue d’appuyer les initiatives de la société civile tunisienne et de favoriser sa participation à la promotion des droits de l’Homme et des réformes démocratiques.

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Les autorités tunisiennes sont appelées “à veiller à ce que les personnes qui manifestent ne soient pas arrêtées arbitrairement et à ce que toutes les personnes détenues soient traitées dans le plein respect de leurs droits à une procédure équitable“, lit-on dans un communiqué de presse du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) rendu public vendredi soir.
Le HCDH fait allusion aux récents mouvements de protestation observés dans plusieurs régions du pays dont certains d’entre eux ont été émaillés d’actes de pillage et de vandalisme.
Lors d’une conférence de presse à Genève, le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, a déclaré : “Nous suivons de près les manifestations dans toute la Tunisie et la réaction des autorités“, en se disant “inquiet du nombre élevé d’arrestations – 778 personnes depuis lundi, dont environ 200 âgées entre 15 et 20 ans“.
Les autorités doivent veiller à ce que ceux qui exercent leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique ne soient pas empêchés de le faire. En prévision du 14 janvier, date anniversaire de la révolution de 2011, il est particulièrement important de s’assurer que les manifestants puissent manifester pacifiquement“, a ajouté M. Colville cité dans le communiqué.

Evoquant les informations obtenues par le HCDH, selon lesquelles “il y a eu des pillages, du vandalisme et de la violence, y compris des dégâts causés à des commissariats de police et à des magasins“, M. Colville a indiqué : “Nous appelons tous ceux qui descendent dans la rue à faire preuve de retenue et de calme. Les manifestants pacifiques ne doivent pas être tenus pour responsables ou pénalisés pour les actes de violence commis par d’autres“.
Et d’appeler toutes les parties “à travailler ensemble pour résoudre, dans le plein respect des droits de l’homme, les problèmes économiques et sociaux qui sous-tendent les troubles“, lit-on de même source.

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L’Iran est dans le collimateur de la communauté internationale, suite à la répression sanglante des manifestations de la jeunesse depuis jeudi dernier. Le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), Zeid Ra’ad al Hussein, a invité ce mercredi les autorités iraniennes à respecter le droit des citoyens à s’exprimer et revendiquer. Le texte évoque la vingtaine de décès depuis le début de la grogne et exige “des enquêtes approfondies, indépendantes et impartiales sur tous les actes de violence qui ont eu lieu“, rapporte Reuters.

Il faut “un effort concerté des autorités pour garantir que la réponse de l’ensemble des forces de sécurité soit proportionnée et strictement nécessaire et totalement conforme au droit international“, ajoute al Hussein. Une mauvaise affaire pour le régime, qui était un peu revenu dans les bonnes grâces de l’ONU après les avancées notables de l’Accord sur le nucléaire…

Le président américain, Donald Trump, qui a fait de Téhéran son éternel ennemi, n’a pas manqué de profiter de cette agitation en Iran pour se faire oublier pendant un certain temps, lui qui était jusqu’ici le centre du monde après sa décision de reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël. Trump s’est même payé le luxe de tirer sur le régime iranien et d’afficher sa sympathie pour le peuple iranien. Une envolée complètement tombée à plat tant elle est peu crédible.

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Le Premier ministre marocain, Saâdeddine El Othmani, a jeté hier mercredi 13 décembre les bases du chantier de la démocratie et des droits de l’homme sans lesquels les réalisations économiques du royaume n’ont aucune consistance et peuvent à tout moment être balayées par une brusque montée de fièvre populaire, comme c’est le cas en Tunisie. Manifestement échaudées par les convulsions tunisiennes depuis le 14 janvier 2011, les autorités marocaines tentent de conjurer le sort en concoctant un PANDDH (Plan d’action national axé sur la démocratie et les droits de l’homme) avec tout ce qu’il faut pour éviter qu’un jour les citoyens soient tentés de renverser la table.

Pas peu fier de cette démarche, El Othmani se targue d’avoir fait du Maroc le 39ème pays à avoir adopté un plan de ce type, lequel sort tout droit des résolutions de la conférence mondiale sur les droits de l’homme organisée à Vienne, en Autriche, en 1993. Mostafa Ramid, ministre d’Etat chargé des droits de l’homme, Mohamed Sebbar, secrétaire général du CNDH, des membres du gouvernement, diplomates, responsables de la Justice et membres de la société civile ne boudaient pas leur plaisir également, rapporte Médias 24. Il est vrai que sur le papier le projet est très séduisant. Reste à le mettre en musique, ce qui ne sera pas une mince affaire !

Dans le détail, il y a 430 mesures à prendre entre 2018 et 2021, axées sur 4 sujets majeurs :

– La démocratie participative (76 mesures)

– Les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux (139 mesures)

– La protection et la promotion des droits des catégories (139)

– Le cadre institutionnel et juridique (76 mesures )

Le texte sera prochainement présenté au Conseil du gouvernement et publié dans la foulée, dès sa validation, au Bulletin officiel. Ramid assurera le suivi et l’évaluation de l’avancement du PANDDH.

A noter que ce projet est une réactualisation du programme soumis en 2011, lequel était composé de 215 point mais qui n’a pas permis au Maroc d’atteindre tous ses objectifs en la matière. Cette fois il est question d’aller plus loin en matière de “gouvernance sécuritaire, lutte contre l’impunité, de droits de l’homme et droits des jeunes“, des sujets qui avaient été occultés par le premier document.

Mais de l’avis même du ministre d’Etat chargé des droits de l’homme,  “le dialogue sociétal n’a pas suffisamment mûri pour prendre des positions claires et précises sur quelques sujets de société“. Il a illustré son propos par la peine de mort, l’adhésion du Maroc au statut de Rome sur la Cour pénale internationale, l’Organisation mondiale du travail ou certains articles du Code de la famille qui posent problème.
Il a été décidé de poursuivre le dialogue en vue d’examiner les moyens adéquats pour traiter ces sujets“, a précisé Ramid. Une façon de dire que le travail sera long et fastidieux…

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Au terme de sa neuvième visite dans le pays du 27 novembre au 1er décembre 2017, Suliman Baldo, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali, a exprimé ses inquiétudes par rapport à la situation des droits de l’homme au nord et au centre du pays, y compris des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.

« Le Mali connait des défis énormes et multiformes dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité et du développement. Cette situation précaire crée un environnement favorable à la multiplication des violations graves des droits fondamentaux de l’homme » a déploré M. Baldo.

Le nombre d’incidents de sécurité a augmenté de façon alarmante et cette détérioration de la situation sécuritaire affecte de nombreuses populations civiles qui sont ciblées soit par les extrémistes, soit par les criminels.  M. Baldo a noté que « l’insécurité qui affecte la population dans certaines zones du nord et du centre a déjà entraîné la fermeture de plusieurs centaines d’écoles, ce qui est inacceptable. »

Il a condamné toutes les attaques contre les civils, les acteurs humanitaires, les officiers de maintien de la paix et les forces de sécurité du Mali.  L’Expert a demandé que les auteurs et instigateurs de ces attaques soient traduits en justice.  Il a rappelé notamment que la Cour Pénale Internationale est saisie du dossier du Mali et suit de près ce qui se passe dans le pays.

L’attaque du convoi du Président de la Haute Cour de Justice du Mali et l’enlèvement du Président du tribunal de Niono traduisent une stratégie visant à cibler les symboles de la présence de l’Etat Malien. La multiplication des attaques dans les régions de Kidal, Mopti et Ségou et la manifestation de la présence de groupes terroristes armés sont également préoccupantes.

L’Expert indépendant a appris que le nombre d’attaques contre les acteurs humanitaires a doublé en 2017 par rapport à 2016. « Les acteurs humanitaires m’ont dit que la crise humanitaire s’accentue mais devient une crise oubliée car la réponse à cette crise malienne est l’une des moins financées au monde. »,  a déploré M. Baldo.

Presque 20% de la population est en situation d’insécurité alimentaire et 1.2 millions de personnes ont besoin d’un appui en eau, hygiène et assainissement. L’absence des autorités locales ou la faiblesse de leurs capacités entravent la fourniture des services de base et en plus l’insécurité qui prévaut dans certaines régions du pays entrave   l’acheminement de l’aide aux vulnérables » a déclaré M. Baldo.

L’Expert Indépendant s’est félicité de l’initiative régionale pour lutter contre le terrorisme et les groupes extrémistes violents et l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel. Cet effort va contribuer à créer un environnement plus sûr au Mali et dans la région. L’expert a souligné qu’il convient de mettre en œuvre une stratégie exhaustive et équilibrée pour que cette lutte soit efficace.

« La force du G5 devrait mettre en place des garanties et des mécanismes appropriés pour remédier à des violations et abus des droits de l’homme qui pourraient être commis par ses troupes dans le cadre de leurs opérations », a noté M. Baldo.

M. Baldo a également exprimé de vives préoccupations en raison de la lenteur de procédures mises en place pour traiter des crimes de guerre, des violations et abus des droits de l’homme perpétrés dans le nord et le centre du pays depuis 2012, y compris des abus qui seraient commis dans le contexte de la lutte contre le terrorisme international. M. Baldo a demandé que les droits des victimes à la vérité et aux réparations soient réalisés et des garanties de non répétition obtenues.

M. Baldo a exprimé sa profonde préoccupation face aux retards persistants dans la mise en œuvre intégrale des dispositions clés de l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination, tout en se félicitant de la signature le 20 septembre par les groupes armés de l’engagement de cessation immédiate, complète et définitive des hostilités.

L’expert a conclu sa visite par un appel à la communauté internationale de continuer à renforcer sa coopération technique et l’appui financier au Mali afin qu’il puisse surmonter ces défis énormes notamment la question humanitaire et la lutte contre le terrorisme.

Au cours de sa visite, M. Baldo a rencontré des membres du Gouvernement malien, des représentants de la société civile, y compris des associations de victimes, des représentants des mouvements armés signataires de l’Accord de paix, des acteurs humanitaires, ainsi que des membres du corps diplomatique et l’équipe pays des Nations Unies.

L’Expert indépendant présentera un rapport sur la situation des droits de l’homme au Mali au Conseil des droits de l’homme en mars 2018.

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Le Gouvernement du Cameroun doit engager les représentants de la population anglophone dans un dialogue politique constructif et mettre un terme aux violences dans le sud-ouest et le nord-ouest, où la minorité anglophone du pays souffrirait de violations des droits de l’homme, a prévenu un groupe d’experts de l’ONU*.

“Nous exhortons le Gouvernement à adopter toutes les mesures nécessaires en accord avec les obligations du Cameroun en matière de droits humains pour mettre fin au cycle de la violence,” ont déclaré les experts dans une déclaration conjointe.

Depuis le 1er octobre, jusqu’à 17 personnes auraient été tuées et des dizaines d’autres blessées et arrêtées au cours de manifestations dans les régions anglophones du pays.

Les experts sont préoccupés par les informations faisant état d’une série de mesures prises par les autorités nationales, notamment des couvre-feux, l’interdiction des réunions publiques et autres restrictions visant à empêcher les manifestations pacifiques. Un recours excessif à la force par les services de sécurité, des blessures, des arrestations en masse, des détentions arbitraires, des actes de torture et autres mauvais traitements ont également été signalés.

La liberté d’expression aurait également été limitée par le blocage des connexions Internet et de l’accès aux plateformes de médias sociaux telles que Twitter, WhatsApp et Facebook, qu’un expert de l’ONU a précédemment condamné.

“Ces restrictions doivent cesser immédiatement et le Gouvernement doit mener une enquête approfondie, impartiale et indépendante sur toutes les allégations de violations des droits de l’Homme perpétrées pendant et après les événements du 1er octobre. Le Gouvernement doit prendre des mesures efficaces pour poursuivre et sanctionner tous les responsables de ces violations.”

Cet appel intervient près d’un an après que les experts de l’ONU aient publiquement exhorté le Gouvernement à mettre fin à la violence contre la minorité anglophone, suite aux informations selon lesquelles les manifestants anglophones de Buea et Bamenda auraient subi une force excessive.

Les experts ont également dénoncé tout recours à la violence contre des membres des forces de sécurité, après avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs ont été tués la semaine dernière.

Depuis décembre 2016, les experts ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations directement au Gouvernement camerounais et continuent de surveiller et de demander des éclaircissements sur les violations présumées des droits de l’Homme dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays.

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Bien qu’elle se soit engagée devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève à respecter les droits humains, la Tunisie doit rapidement mettre en œuvre les réformes nécessaires à la réalisation de progrès dans ce domaine, a estimé jeudi 22 septembre 2017 l’Organisation “Amnesty International”.
Au cours de sa 36e session tenue jeudi, le Conseil des droits de l’Homme a adopté les résultats du troisième examen périodique universel du bilan de la Tunisie en matière de droits humains.
Sur un total de 248 recommandations formulées par plus de 100 pays présents à cette session, la Tunisie en a accepté 189.
Ces recommandations portent sur la façon d’améliorer ce bilan, particulièrement en termes du respect de l’obligation de rendre des comptes pour les abus commis par les forces de sécurité, d’élimination de la torture et des autres formes de mauvais traitements ainsi que de lutte contre le terrorisme et de protection de la sécurité nationale sans mettre en péril les droits humains.

Selon Amnesty International, deux récents projets de loi risquent de remettre en question l’engagement du gouvernement à faire respecter l’obligation de rendre des comptes : le projet de loi sur la réconciliation administrative qui accorde amnistie aux fonctionnaires accusés de corruption sous le régime de l’ancien président Zine el Abidine Ben Ali et le projet de loi relatif à la répression des atteintes contre les forces armées qui prévoit une immunité aux forces de sécurité en cas d’utilisation injustifiée de la force meurtrière et des poursuites pénales contre tous ceux qui critiquent le comportement de la police.
L’engagement pris par la Tunisie de mettre fin à l’impunité des forces de sécurité sera vide de sens si les autorités entérinent ce projet de loi qui met les forces de sécurité à l’abri de poursuites judiciaires en cas de violations des droits humains“, a estimé l’Organisation, qui a fait une déclaration orale lors de la 36e session et soumis au Conseil des droits de l’Homme un rapport sur les principales sources de préoccupation concernant la situation des droits humains en Tunisie.

Les autorités tunisiennes doivent démontrer qu’elles sont résolues à tenir les engagements qu’elles ont pris, en abandonnant immédiatement ce projet de loi“, a dit Heba Morayef, directrice de la recherche pour l’Afrique du Nord à Amnesty International.
D’après Heba Morayef, ” la Tunisie ne doit pas gâcher cette occasion de respecter les engagements qui découlent de sa propre Constitution et du droit international relatif aux droits humains. Elle se doit de mettre en œuvre les réformes qu’elle a promises et de réaliser de véritables avancées en matière de droits humains “, a-t-elle dit.

Tout en saluant l’engagement de la Tunisie à mettre la législation nationale en conformité avec la nouvelle constitution du pays et avec les normes internationales relatives aux droits humains, Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à accélérer le processus de création de la Cour Constitutionnelle et à amender le Code pénal, afin que tous les articles relatifs à la liberté d’expression et d’association, à la torture et à la peine de mort soient en conformité avec le droit international.
Dans le même contexte, Amnesty International s’est déclarée satisfaite de voir la Tunisie accepter deux recommandations visant à cesser immédiatement les examens anaux et à garantir la protection des personnes LGBTQI de toutes formes de stigmatisation, de discrimination et de violence.
Toutefois, elle regrette fortement le rejet par la Tunisie de 14 recommandations relatives à la dépénalisation des relations homosexuelles par l’abrogation de l’article 230 du Code pénal.
Pour Amnesty International, il est aussi décevant de constater que la Tunisie a rejeté la recommandation demandant que les civils ne puissent plus être jugés par des tribunaux militaires.
Cette pratique constitue une violation des normes internationales relatives à l’équité des procès “, a-t-elle estimé.

TAP

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On le savait, ça se disait derrière les murs des chancellerie occidentales, l’ancien président français Nicolas Sarkozy ne s’en cachait pas d’ailleurs, mais dit par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ça prend une autre dimension. Juncker a déclaré ce mardi 29 août que la Turquie s’éloignait “à pas de géant de l’Europe“. Ce qu’on reproche à Ankara : La même chose depuis que Recep Tayyip Erdogan s’est mis en tête d’installer un régime présidentiel (ce qui est considéré comme un recul dans les démocraties occidentales), de verrouiller le pouvoir, de faire vivre un enfer à ses opposants, de piétiner les droits de l’Homme et les principes de base de la démocratie…

La chancelière allemande Angela Merkel n’y est pas allée par quatre chemins : Pas question d’une union douanière élargie avec la Turquie ou d’un quelconque lien commercial tant que le pays d’Erdogan n’aura pas montré patte blanche en matière d’Etat de droit.
Juncker a souligné qu’il a de “bonnes relations” avec Erdogan, mais qu’il le “soupçonnait” de chercher à amener l’Europe “à dire qu’elle veut mettre un terme aux négociations pour pouvoir charger de la responsabilité la seule Union européenne et non pas la Turquie“.

A noter que les pourparlers autour de l’adhésion de la Turquie à l’UE, entamés en 2005, sont cliniquement morts, pour le moment. Toutefois la majorité des pays européens ne veulent pas aller jusqu’à décréter officiellement le gel des négociations, craignant le courroux du président turc qui pourrait, comme il a menacé de le faire, cesser toute collaboration sur le dossier explosif des migrants et la lutte terroriste, ce qui pourrait déstabiliser tout le continent…

La question est de savoir si nous devons mettre un terme aux négociations avec la Turquie. C’est une question de pure théorie, puisque de toute façon il n’y a pas de négociation pour l’instant“, a asséné le président de la Commission européenne.
Moi, je voudrais que nous nous conduisions de façon à ce que les Turcs remarquent que c’est eux, c’est-à-dire le “système Erdogan”, qui rend impossible l’adhésion de la Turquie à l’UE, au lieu de tomber dans le panneau“, a-t-il ajouté.

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L’Egypte va mieux, économiquement, au point que le pays des pharaons a été propulsé par le FMI, en août 2016, deuxième économie du continent, derrière le Nigeria. Mais démocratiquement, c’est autre chose. La main de fer du président Abdel Fattah al Sissi, notamment le tour de vis sur les droits de l’homme et les libertés, passe mal. Même aux yeux de son allié américain. Donald Trump, sous la pression des ONG et des démocrates, a dû se résoudre à raboter l’aide versée à son “ami” al Sissi.

L’Egypte ne verra pas la couleur des 95 millions de dollars promis ; quant aux 195 millions supplémentaires, leur virement est remis aux calendes grecques à cause des entorses aux droits de l’homme et aux principes de la démocratie, ont confié à l’agence Reuters des sources sous le sceau de l’anonymat, hier mardi 22 août 2017.

Dans le détail, Washington va s’asseoir sur 65,7 millions de dollars d’aide militaire et 30 millions de dollars d’aide civile, ont indiqué ces sources. Les porte-parole de la Maison blanche et du département d’Etat n’ont pas souhaité commenter ces informations…

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La place des droits de l’homme située à l’Avenue Mohamed 5 à Tunis sera rebaptisée. Elle portera désormais le nom de place Chokri Belaïd des droits de l’Homme et sera inaugurée, selon Mosaïque Fm, par le président de la République, et ce en présence de plusieurs membres du gouvernement.

La Tunisie commémore, aujourd’hui, lundi 6 février 2017, le quatrième anniversaire de l’assassinat de Chokri Belaid. Né le 26 novembre 1964 à Djebel Jelloud, Chokri Belaid a été assassiné le 6 février 2013 à El Menzah. C’est un homme politique et avocat tunisien. Son assassinat avait provoqué des manifestations violentes et la plus grave crise gouvernementale depuis la Révolution de 2011.

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Le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Jamel Msallem a déclaré, samedi 21 janvier 2017, que le conseil national de la ligue réuni les 20 et 21 janvier a décidé que ses travaux resteront ouverts jusqu’au 18 février prochain.

Les participants au conseil national de la LTDH ont pris cette décision en vue de parachever les travaux inscrits à l’ordre du jour, notamment, l’adoption du statut de la ligue et son document de travail pour l’avenir, a précisé Msallem dans une déclaration à l’agence TAP.
La multiplicité des points de vue et des questions litigieuses concernant le statut de la LTDH en ce qui concerne notamment l’article 10 relatif à la représentativité des femmes et de la jeunesse dans les sections de la ligue ont empêché son adoption, a-t-il dit.
Selon Jamel Msallem, il a été convenu d’accorder davantage de temps aux membres du conseil pour poursuivre la réflexion sur les différentes propositions avancées et rapprocher les vues avant de procéder à l’adoption.

Le conseil national de la LTDH a été consacré, en partie, à l’audition des représentants des sections de la ligue sur la situation des droits et des libertés dans leurs régions respectives.

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Le défenseur des droits de l’Homme Mustapha Abdelkebir a déclaré ce vendredi 13 janvier 2017 à Africanmanager que la tension est vive dans la région de Ben Guerdane depuis des mois…

Il a ajouté que le taux de chômage dans la zone est de l’ordre de 75%, précisant  que plus de 3000 mille chômeurs sont diplômés de l’enseignement supérieur.

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