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Le sort des banques publiques, à savoir la Banque de l’Habitat (BH), la Société Tunisienne des Banques (STB) et la Banque Nationale Agricole (BNA) continue de préoccuper les esprits des responsables et des spécialistes du secteur. En effet, malgré les fonds injectés par le gouvernement au profit de ces banques pour leur restructuration, elles sont encore plombées par la mauvaise gestion et des défaillances. C’est peut-être une des raisons qui ont empêché le gouvernement de prendre la bonne décision : la fusion ou la privatisation. On attend déjà depuis plusieurs années les résultats de la restructuration, mais en vain ! Rien n’a encore bougé de façon notable. On ne sait même pas où on en est exactement. Lors d’un atelier de travail organisé ce vendredi 29 juin 2018 à l’initiative de la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des biens publics sur le thème “Suivi des résultats du programme de restructuration des banques publiques”, les experts bancaires se contredisent sur plusieurs points.

Fadhila Gargouri, juge à la Cour des comptes, a relevé plusieurs défaillances lors de la mise en place de ce travail de restructuration, des lacunes qui s’affichent très clairement au niveau institutionnel et juridique. Des défaillances qui nécessitent une rectification et une révision du processus de restructuration des banques publiques, selon ses dires. Dans une déclaration aux médias en marge de cette rencontre, elle a indiqué que le cadre juridique doit être adapté à celui du secteur privé ou encore à l’échelle internationale, appelant ainsi à mettre en place un contrôle interne continu et un système informatique intégré et complet garantissant une information entière et précise : “Pour que le contrôle soit efficace il faut se conformer aux normes internationales afin de valoriser les résultats des rapports et les recommandations qui en découlent“, a-t-elle assuré.

De son coté, le président de la commission, Hassen Amari, a souligné l’importance de cette rencontre avec les experts en la matière du point de vue des fonds injectés par l’État dans les banques publiques pour leur restructuration. L’objectif, a-t-il dit, est d’approfondir le dialogue avec les experts du secteur afin d’éclairer l’opinion publique sur la question dans l’optique d’élaborer par la suite un rapport qui ferra l’objet d’une plénière. Il a en outre indiqué que des séances d’écoute seront organisées prochainement avec des responsables du ministère des Finances, de l’UGTT et de l’Utica, soulignant l’existence de grandes confusions et de défaillances, citant le processus de licenciement d’ouvriers de la BH dont le coût a largement dépassé les prévisions.

Quant à lui, le président de l’Association des Banques, Ahmed Karam, a salué les efforts fournis par les banques dans le cadre du programme de réforme des banques publiques. “Les choses commentent à bouger et s’améliorer chez les banques publiques (…) elles commencent à trouver leur équilibre à tous les niveaux et à des taux qui différent d’une banque à une autre, mais les résultats sont positifs“, a indiqué Karam, soulignant toutefois qu’en dépit de cette amélioration, il y a encore du travail à faire.

Il a par ailleurs renouvelé son appel à la privatisation des banques publiques, sachant que le Tunisien n’a pas besoin aujourd’hui de ces établissements, d’après lui. “Le gouvernement a une orientation intelligente à travers la création d’un bras ajustant le marché financier par le biais de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), la BFPME ou encore la Banque tunisienne de solidarité (BTS)“. Ces structures peuvent, selon lui,  promouvoir certains secteurs, financer certains projets, promouvoir le marché financier, créer de l’emploi dans les régions de l’intérieur et contribuer à l’économie, voire garantir l’existence de l’État.

Si la CDC, la BFMPE et la BTS garantissent l’existence de l’État alors quelle utilité pour les banques publiques“, s’est interrogé Karam, démentant ainsi le fait que la privatisation impactera l’intervention de l’État en matière de contribution à l’investissement et au financement des projets.”Pas de crainte… Il faut oser la privatisation, surtout que les banques publiques commencent à guérir“, a-t-il expliqué.

Ahmed Karam a expliqué la réticence de l’État par certaines craintes. “Une des raisons est qu’une fois les banques privatisées, l’État ne va pas trouver de structure pour financer son budget, alors que ce n’est pas vrai car la contribution des banques privées dépassent parfois celle des banques publiques“, a expliqué Karam.

Il a en outre indiqué que l’État compte sur les banques publiques pour financer les entreprises publiques qui passent par des difficultés financières, soulignant toutefois qu’une majorité est financée par le secteur privé. “Dans tous les cas l’État peut donner ses garanties aux banques privées pour financer les entreprises publiques“, suggère-t-il.

Il y a toujours des solutions radicales pour que les banques publiques contribuent au financement de l’économie et soient beaucoup plus rentables dans ce sens“, a-t-il conclu.

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Selon les données publiées jeudi par l’Insee , le climat des affaires s’est stabilisé ce mois-ci en France, restant à un plus bas de près d’un an après son fléchissement du mois de mai, relate Reuters.

L’indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle, s’établit à 106 en juin, comme en mai, un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (100).

Dans le détail sans arrondi, il repart en très légère hausse – à 106,5 contre 106,3 en mai – interrompant la série de cinq baisses mensuelles consécutives qui a fait suite au pic de dix ans enregistré en décembre.

Par secteurs, l’indicateur de l’industrie manufacturière s’est inscrit à 110, stable par rapport à son niveau de mai qui a été révisé en hausse d’un point, après avoir été annoncé à 109 en première estimation.

Il dépasse les attentes des économistes interrogés par Reuters, qui anticipaient un recul d’un point, à 108.

De la même façon, l’indicateur des services est resté stable à 104 en juin, son niveau de mai ayant été relevé d’un point.

L’indicateur du bâtiment a progressé d’un point à 109 – un plus haut depuis décembre 2017 – et celui du commerce de détail gagne également un point, à 112.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone d’incertitude conjoncturelle pour le deuxième mois consécutif, souligne l’Insee.

Quant au climat de l’emploi, il se redresse : à 110, en hausse de deux points par rapport à son niveau de mai, il retrouve son niveau de février, bien au-dessus de sa moyenne de longue période.

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Le coup d’envoi du dialogue stratégique entre le ministère de la Coopération internationale et l’Agence française de développement (AFD) dans les domaines économique et de développement a été donné aujourd’hui mercredi 20 juin 2018 à “Dar El Hikma” à Carthage. Le lancement du dit projet a eu lieu en présence du ministre du Développement, de l’investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari et des représentants de l’AFD ainsi qu’un bon nombre d’acteurs et responsables locaux d’administrations. Ce programme est basé sur trois principaux axes, à savoir : La lutte contre les inégalités, la promotion de la transition énergétique et écologique et la stratégie d’internationalisation des entreprises tunisiennes sur le marché africain.

Dans une déclaration faite aux médias en marge de cette rencontre, Laâdhari a souligné l’importance de ce programme, lequel s’étale sur trois ans et vise en priorité à soutenir le gouvernement tunisien et l’accompagner en matière de développement à travers l’expertise et les compétences, selon ses dires.
Il a fait savoir que ce programme est basé sur trois principaux axes dont la réduction des inégalités sociales et régionales : “Nous avons constaté un grand écart entre les différentes catégories sociales et régionales, notamment en termes de revenu“, a indiqué Laâdhari, faisant remarquer qu’il s’agit là de l’un des défis rencontrés par les différents gouvernements qui  se sont succédé au pouvoir depuis la Révolution.

Outre les inégalités, le ministre a évoqué, comme deuxième axe de ce programme, la transition écologique, soulignant que le 1/3 du déficit commercial de la Tunisie provient de l’énergie  : “Les énergies renouvelables sont un autre défi qui s’ajoute à ceux de la Tunisie (…) Nous voulons migrer vers l’économie verte tel que c’est inscrit dans le plan stratégique de la Tunisie à l’horizon 2020“, a-t-il précisé.

Sur le troisième axe qui porte sur l’internationalisation des entreprises tunisiennes, Laâdhari a déclaré que l’AFD va aider les entreprises tunisiennes, à travers les implantations qu’il a dans 40 pays africain, à s’internationaliser dans ce continent.

Il a ajouté que la Tunisie a signé pour 1500 Millions d’euros au titre de subvention financière de la part de l’AFD, soulignant toutefois que cette coopération n’est pas seulement financière mais aussi technique et porte également sur les politiques publiques, appelant ainsi les compétences tunisiennes dans les administrations, la société civile mais aussi dans les organisations nationales à coopérer avec ce programme et travailler au sein des équipes avec les experts de l’AFD pour concevoir de nouvelles approches sur les principales problématiques de la Tunisie.

De son côté, Gilles Chausse, directeur de  l’AFD, a tenu à préciser que ce programme n’est pas comme à l’accoutumée : “Il s’agit d’un certain nombre d’accords que nous réservons exclusivement à des pays avec lesquels nous avons une proximité historique très importante et un volume de coopération très important“, a-t-il dit, avant d’ajouter : “Dans certains pays comme la Tunisie, nous souhaitons dépasser ce stade de partenariat technique et financier pour entrer dans un partenariat stratégique et travailler sur des problématiques à travers un certain nombre d’exercices et de travaux de recherches, d’études et de modélisation économiques tout en s’attaquant à des problématiques qui font des sujets d’actualité sur des questions de développement économiques et qui sont surtout des sujets qui intéressent les deux parties”, selon ses dires.

De nombre sujets de développement pourraient être retenus, mais on ne peut pas conduire des travaux tous azimuts (…) on va être assez sélectif et choisir les plus porteurs d’enjeux et d’impact et c’est autour de cette réflexion là qu’on va restructurer notre dialogue avec la Tunisie“, a-t-il assuré.

Le mémorandum a été signé le 1er février dernier entre le ministre de l’investissement, du Développement et de la Coopération internationale et le directeur général de l’AFD. Il a pour objectif de structurer dans la durée le dialogue stratégique entre le ministère en question et cette institution financière pour la formulation et la mise en oeuvre de politiques publiques visant à promouvoir le développement durable et inclusif de la Tunisie.
L’objectif aussi est de développer conjointement un programme de connaissance pour alimenter les politiques publiques dans les trois domaines prioritaires mentionnés.

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Abdelkader Boudrigua, expert en économie, a déclaré lors de son intervention sur les ondes d’Express Fm que l’augmentation du taux directeur pourrait avoir des répercussions sur le pouvoir d’achat du consommateur tunisien vu que les prêts sont essentiellement contractés par les particuliers, notamment les crédits à la consommation et les crédits immobiliers (qui ne sont pas impactés pour le moment) qui sont indexés en général sur le TMM. Donc une montée de l’échéance de la mensualité du remboursement des prêts par les particuliers est à craindre.

Selon Boudrigua, l’augmentation du taux directeur affectera également les PME, surtout celles opérant dans des secteurs qui ont recours aux banques tels que l’immobilier et les concessionnaires automobiles.

L’expert en économie a, par ailleurs, émis le souhait que la décision de la BCT aura l’effet escompté, à savoir la baisse ou la stabilisation du taux d’inflation qui est la condition sine qua non de l’appui du FMI .

Abdelkader Boudrigua a en outre indiqué qu’en se référant à l’ensemble des indicateurs, et à la situation macroéconomique, il faut attendre les résultats de la première augmentation de 75 points de base effectuée en avril 2018 pour pouvoir établir un diagnostic. Et de conclure que le taux d’inflation pourrait augmenter en fin d’année 2018 et pourrait se stabiliser en 2019.

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Le prince héritier d’Abou Dhabi, cheikh Mohammed ben Zayed, a annoncé un plan de relance économique de 11,7 milliards d’euros sur trois ans, pour stimuler l’économie de l’émirat qui traverse une période de ralentissement.
Il a également annoncé une série de mesures pour créer 10.000 emplois pour les nationaux au cours des cinq prochaines années et pour améliorer le climat des affaires, selon le journal français Le FIGARO.

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L’économiste Edwin Le Héron, professeur à Sciences-Po Bordeaux, a enseigné pendant plusieurs années à l’université de Sfax. Il connait donc le pays et n’a pas la langue dans la poche, lorsqu’il en parle. Il pense, à juste titre, que l’économie tunisienne est une économie de rente, tant pour  l’Etat que pour ses entrepreneurs. Il dit ainsi, dans une interview au journal français «Libération», que «les businessmen ont bien plus intérêt à négocier l’importation de voitures Renault qu’à essayer d’imaginer la production de ces voitures, par exemple. Or cette logique d’importation va souvent de pair avec une logique de corruption. C’est un cercle vicieux. Les rentes de situation s’obtiennent en payant le pouvoir politique. Les réseaux ne sont certes plus liés aux proches de Ben Ali, mais ils n’ont pas vraiment changé. Le gâteau n’est pas extensible. On se partage toujours les mêmes mannes : le tourisme, la téléphonie, le phosphate, etc. L’Etat lui-même capte une partie de cette rente, ce qui entretient un système peu productif. Il protège ce modèle prédateur qui le fait vivre».

L’économiste français assure, ce qui n’est pas faux non plus, que «l’économie tunisienne ne produit que des petits boulots précaires dans l’agriculture, les call-centers, etc. Ce qui provoque une frustration énorme pour tous ces jeunes qui ont fait des études. De plus, une fois éduqués, les gens ne supportent pas la prédation économique d’une partie de l’élite, et cela crée une forte tension sociale».

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La croissance de l’économie mondiale dépasse toute attente, mais des risques accrus pourraient menacer cette trajectoire, souligne l’ONU dans un nouveau rapport publié jeudi.

Selon le rapport sur la ‘Situation et les perspectives de l’économie mondiale des Nations Unies à la mi-2018’, le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait augmenter de plus de 3% cette année et en 2019. Les raisons principales sont une croissance accrue dans les pays développés et des conditions favorables pour l’investissement.

Mais la multiplication des tensions commerciales, l’incertitude quant à la politique monétaire, les niveaux de dette plus élevés et la hausse des tensions géopolitiques sont susceptibles d’entraver le progrès anticipé, nuance l’ONU.

Selon le rapport, la croissance économique mondiale devrait atteindre 3,2% en 2018 et en 2019, ce qui représente une augmentation de 0,2 et 0,1 point de pourcentage respectivement par rapport aux estimations antérieures.

La révision de ces perspectives reflète la nouvelle amélioration des prévisions de croissance pour les économies développées, en raison de l’accroissement des salaires, des conditions d’investissement très favorables et de l’impact à court terme des mesures de relance budgétaire aux États-Unis. La croissance du commerce mondial s’est également accélérée et reflète une augmentation généralisée de la demande mondiale. Un grand nombre de pays exportateurs de produits de base bénéficieront aussi des prix accrus de l’énergie et du métal.

Même si la légère augmentation des prix mondiaux pour les produits de base entraînera une tension à la hausse sur l’inflation dans de nombreux pays, le rapport note que les tensions inflationnistes resteront contenues dans la plupart des régions développées et en développement.

La révision à la hausse des prévisions pour l’économie mondiale est une nouvelle positive qui permettra de faire des progrès considérables pour réaliser les objectifs de développement durable, a déclaré Elliot Harris, le Sous-Secrétaire général de l’ONU chargé du développement économique lors de la publication du rapport.

Une croissance à la hausse qui ne profite pas à tous les pays

Ces perspectives économiques doivent toutefois être accueillies avec précaution, tempère l’ONU. Le Sous-Secrétaire général insiste sur l’urgence d’aborder un certain nombre de défis politiques, notamment les menaces pour le système commercial multilatéral, les fortes inégalités et la croissance renouvelée des émissions de carbone.

Les prévisions de croissance du PIB en 2018 ont été revues à la hausse dans 40% des pays depuis l’estimation précédente présentée dans le rapport sur la ‘Situation et les perspectives de l’économie mondiale de 2018’ publié en décembre dernier.

Toutefois, certains pays et régions ne sont toujours pas concernés par cette hausse mondiale, du fait, dans de nombreux cas, d’obstacles structurels au développement.

Il est prévu que les résultats déclinent en Afrique centrale et en Afrique du Sud cette année, et les prévisions ont été revues légèrement à la baisse pour les économies en transition pour 2018 (du fait de tensions géopolitiques croissantes) et pour les pays les moins avancés, où les perspectives de croissance, plus faibles, sont le résultat de la situation au Yémen qui se détériore.

Le rapport souligne que la reprise de la croissance économique offre aux responsables politiques un champ d’action élargi pour lever certains obstacles profonds qui empêchent un progrès rapide vers la réalisation des objectifs de développement durable.
Ce champ d’action comprend des mesures et des politiques concrètes qui peuvent accélérer le processus de diversification économique, s’attaquer aux fortes inégalités et/ou aux inégalités croissantes, appuyer l’investissement dans les infrastructures de base et renforcer les institutions et la gouvernance pour bâtir un environnement économique plus transparent et dynamique. Agir dans ces domaines pourra également contribuer à renforcer la résilience face à de futurs chocs économiques, indique l’étude de l’ONU.

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Le président de la république Beji Caid Essebsi a exprimé le souhait de voir l’économie tunisienne atteindre 3 % de croissance en fin de cette année, dans une allocution télévisée mercredi soir sur la Watania 1 à l’occasion de l’avènement du mois saint de ramadan.

Le chef de l’Etat a rappelé que la Tunisie a réalisé 2,5 % de croissance lors du premier trimestre de 2018 “malgré les difficultés du pays”, alors qu’elle était de l’ordre de 1,9 % l’année dernière.

Le président de la république a indiqué que la Tunisie accueille cette année le mois de ramadan après un important évènement politique, celui des élections municipales, qu’il a qualifiées de “grand acquis pour la Tunisie et un renforcement de son processus démocratique”.

“Le monde entier nous rend hommage pour cet accomplissement et j’espère qu’il répondra aux aspirations du peuple tunisien pour une vie décente et un pouvoir d’achat amélioré”, a souligné le chef de l’Etat, indiquant que le gouvernement a pris “toutes les dispositions pour atteindre cet objectif”.

Au sujet des derniers développements de la cause palestinienne, Beji Caid Essebi a fait remarquer que l’avènement du mois de ramadan coïncide cette année avec le 70e anniversaire de la Nakba, le transfert de l’ambassade us de Tel Aviv à Al Qods et les dizaines de martyrs et centaines de blessés palestiniens tombés sous les balles des forces d’occupation israéliennes.

Il a réitéré le soutien indéfectible de la Tunisie à la cause palestinienne et son appui au droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’édification de son Etat avec Al Qods comme capitale.

“Nous exhortons les nations à réaffirmer leur grand soutien au peuple palestinien devant l’arrogance sans limite d’Israël appuyé par de grandes puissances dans le monde”, a ajouté le président de la république.

Caid Essesbi a adressé ses chaleureuses félicitations au peuple tunisien et à toute la nation islamique à l’occasion du mois saint de ramadan.

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Dans une interview accordée à Africanmager, l’expert en économie Ezzedine Saidane a déclaré que “l’Accord de Carthage 2” est une perte de temps, qu’il en a pris plus qu’il ne faut pour aboutir à un document qui ne vaut rien du tout. “Cet accord est un mélange de mesures, de mesurettes et de réformes, marqué par une absence totale de démarche, de compréhension et de l’évaluation de l’état des lieux de la situation économique et financière du pays. Lister des mesures de cette façon prouve une mauvaise compréhension de l’urgence de la situation. Le pire c’est qu’on n’en a pas encore fini puisque ce document va être encore soumis à des sous-commissions“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué qu’en parallèle de ce qui se passe avec le Document de Carthage 2, les indicateurs économiques, sans exception, continuent de se détériorer, considérant cela comme une forme d’inconscience volontaire ou involontaire face à la gravité de la situation : “Chaque partie à son agenda caché alors que le pays nécessite une véritable opération de sauvetage et d’arrêt de l’hémorragie“, a alerté l’expert en économie.

Le sauvetage est encore possible

Cela fait des années qu’on dit que le sauvetage est encore possible mais sous certaines conditions“, a soutenu Saidane, faisant toutefois remarquer que normalement les propositions de solutions devraient provenir de celui qui a le pouvoir, qui n’est autre que le gouvernement, qui est totalement absent du Document de Carthage, selon ses dires.

Outre cette problématique, l’économiste a reproché à l’équipe de Yousseg Chahed de travailler sur les grandes réformes sans coordination avec la commission qui se charge de la question  : “Chaque partie, comme l’UGTT ou encore l’UTICA, déclare avoir son propre programme de réformes, sans aucune coordination entre elles“, a-t-il dit.

Interrogé sur les solutions, Saidane a suggéré une évaluation réelle de la situation économique et financière du pays signée par les parties prenantes du Document de Carthage 2 et la mise en place d’un programme de réformes structurelles dont le principal objectif est d’arrêter l’hémorragie et faire sortir l’économie tunisienne du trou dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. “Ce plan d’ajustement structurel“, ajoute-t-il, nécessite entre 18 et 24 mois pour son implémentation.

Une fois ce programme de réformes structurelles finalisé, nous devons, selon Saidane, engager les réformes profondes qui nécessitent une clarification de la perception politique : “Il y a une crise de gouvernance très claire en Tunisie et on est appelé plus que jamais à reconnaître la gravité de la situation économique et financière“, a-t-il dit.

9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux

Il a sous un autre angle indiqué que les réserves de change de la Tunisie se situent actuellement aux alentours de 73 jours d’importation. “Or, par rapport à la norme internationale, quand un pays descend en-dessous de 90 jours d’importation, il lui devient très difficile d’emprunter sur le marché financier international, surtout que la Tunisie est appelée à mobiliser dans le cadre du budget 2018 quelque 9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux, et c’est ça le problème“, a précisé Saidane, faisant remarquer que si la Tunisie n’arrive pas à emprunter et que les réserves de change continuent de baisser, elle pourrait se retrouver dans une situation de rééchelonnement de sa dette extérieure, et ça serait dommage car ce serait la fin d’une histoire très glorieuse pour la Tunisie en matière de remboursement de sa dette extérieure. “La Tunisie n’a jamais fait de faux bond jusque-là et n’a jamais payé en retard sa dette extérieure. C’est un acquis énorme qui va être perdu et c’est dommage pour nous“, a-t-il dit.

Le FMI demain en Tunisie !

Sur un autre volet, l’expert en économie nous a rappelé qu’une délégation du FMI viendra demain, jeudi 17 mai 2018 en Tunisie et que cette institution financière n’est pas une banque mais plutôt un préteur de dernier recours. “On y a recours lorsqu’on ne peut pas emprunter sur le marché financier international. Le FMI emprunte pour aider les pays en question à sortir de leur situation, et c’est pour cela qu’il y a toujours un programme et des engagements à respecter sinon il n y aura pas de déblocage“a-t-il expliqué, faisant savoir que le gouvernement n’est pas encore sorti sur le marché financier international alors que l’ARP l’a autorisé à le faire : “La Tunisie aurait dû sortir sur le marché financier international pendant la deuxième moitié du mois de mars pour emprunter 1 milliard de dollars, mais avec les ratios actuels, les indicateurs économiques et financiers et la dernière notation de Moodys, cela comporte un risque important dans le sens où la Tunisie sait qu’il ne lui sera pas possible de trouver le montant demandé, ou que même si elle trouve tout le montant ou une partie, cela se ferra à des taux d’intérêts exorbitants“.

La décision souveraine menacée

Évoquant l’endettement, Saidane a déclaré que l’endettement impacte directement la souveraineté du pays. “Quand on est surendetté, qu’on est sous le contrôle du FMI, et si on arrivait à l’étape du rééchelonnement de la dette, une partie de la décision souveraine de la Tunisie ne serait plus dans ses mains mais plutôt dans celles de la partie qui la finance”, a-t-il affirmé.

Il a d’autre part indiqué que les positions de l’UGTT à l’égard des manifestations et des mouvements de protestation et le refus de faire des alliances a un impact très négatif sur la situation économique et financière du pays, appelant ainsi à respecter cette première étape d’évaluation réelle de la situation financière. “Si ce n’est pas fait, on va vivre de grandes contradictions où chaque partie parle d’une évaluation et d’un diagnostic propre à elle (…). Je ne pense pas que l’UGTT soit moins patriote et moins nationaliste que les autres parties. C’est une question de vrai débat pour passer aux réformes indispensables“, a ajouté Saidane.

Au sujet de la situation économique générale du pays, Saidane a dressé un tableau sombre : “La situation ne s’améliore pas encore et les indicateurs continuent de se dégrader (…). Du coup, une opération de sauvetage qui dépend d’un plan d’ajustement structurel devient d’une importance extrême pour éviter à l’économie tunisienne un étouffement financier extérieur“, dixit Saidane.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Zied Laâdhari, a déclaré, lors d’un point de presse tenu ce mardi 15 mai 2018 au siège du gouvernement à la Kasbah, que la chute de la production locale de pétrole et de phosphate a coûté à l’État 0,5 point de croissance. Il a souligné toutefois que les efforts se poursuivent pour assurer la stabilité et relancer la production et la croissance.

Le ministre a par ailleurs indiqué que la Tunisie a enregistré 2,5% de croissance durant le premier trimestre de cette année, ce qui reflète, selon lui, une véritable reprise économique, étant donné que cette hausse est impulsée par l’investissement et l’exportation, et non la consommation et les services non marchands.

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La dixième édition de The Report : Tunisia présente un portrait socioéconomique complet du pays. Sept ans après la révolution, la Tunisie continue de consolider sa croissance en présentant un potentiel renouvelé. Avec une démocratie stable et des conditions de sécurité améliorées, la Tunisie montre des signes de reprise. Des retards dans la mise en œuvre des réformes structurelles attendues depuis longtemps ont été constatés l’an dernier de sorte que dès le début de 2018 le gouvernement a accéléré le pas dans la mise en place de grandes réformes fiscales visant à stimuler la croissance et offrir un environnement d’affaires plus accueillant.

«Tout en ayant une base industrielle solide et en demeurant un exportateur clé de l’Union européenne, la Tunisie accuse un retard par rapport à son véritable potentiel en termes de production et d’exportation. Certains secteurs industriels présentent une capacité importante de développement dont l’automobile et l’industrie pharmaceutique, qui regagnent du terrain. Le pays est déjà un leader mondial dans certains segments de l’agriculture tels que l’huile d’olive. Plusieurs aspects logistiques doivent cependant être améliorés s’il veut augmenter la compétitivité des exportations. Adopter l’industrie 4.0 sera la clé du succès», a résumé le rédacteur régional d’Oxford Business Group pour l’Afrique du Nord, Jaime Pérez-Seoane à l’occasion du lancement de The Report: Tunisia 2018.

Le taux de croissance devrait continuer à suivre une trajectoire ascendante soutenue. Au cours des dernières années, l’économie a continué à se diversifier passant de la fabrication de produits électroniques et de textiles, à d’autres secteurs d’avenir tels que l’agro-industrie, l’aérospatiale, les technologies et les services de télécommunication.

Les autorités ont considérablement amélioré la sécurité les dernières années, en particulier dans les principales destinations touristiques. Le tourisme s’est donc considérablement redressé notamment en s’orientant vers des marchés non traditionnels. L’an dernier, la Tunisie a accueilli plus de sept millions de visiteurs et les revenus sont en hausse de 20%.

«La Tunisie émerge des dernières années de changement et regagne la confiance des investisseurs et des touristes. Les nouvelles règles encadrant les investissements constituent un développement important et envoient un message d’encouragement à la communauté internationale», a ajouté Oliver Cornock, éditeur en chef d’OBG.

«Après quelques années de méfiance vis-à-vis des marchés traditionnels comme le Royaume-Uni, la Tunisie est de retour parmi les destinations des touristes européens. Le pays s’est avéré sécuritaire et abordable et son offre toujours aussi diversifiée allant des milliers de ruines historiques aux plages, aux îles paradisiaques et à la gastronomie. Outre le retour des clients de tous les temps, la Tunisie reçoit plus de touristes chinois et russes que jamais grâce à ses judicieux efforts pour faciliter le transport et l’accès de ces nouveaux visiteurs», a conclu le rédacteur régional d’OBG pour l’Afrique du Nord Jaime Pérez-Seoane.

The Report : Tunisia 2018 présente une entrevue exclusive avec le Premier ministre, Youssef Chahed, au cours de laquelle il décrit ses priorités et les moyens qu’il entend mettre en œuvre pour assurer la croissance de la Tunisie. D’autres entrevues sont également notables dont l’une avec le ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, le PDG de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul, ainsi que le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina.

The Report: Tunisia 2018 réserve également à ses lecteurs des analyses approfondies au sujet du secteur touristique, des enjeux entourant la devise tunisienne, les réformes structurelles en cours ainsi que des analyses de marché fournies par l’un des précieux partenaires d’OBG, Tunisie Valeurs. Avec ses entrevues exclusives et ses analyses rigoureuses, OBG est une source d’informations indispensables pour qui veut être bien informé de tous les aspects de l’activité économique tunisienne.

The Report: Tunisia 2018 est produit en partenariat avec KPMG, Meziou, Knani & Khlif, l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), l’UTICA et Tunisie Valeurs. Le rapport est disponible à l’adresse électronique suivante : https://oxfordbusinessgroup.com/tunisia-2018. La directrice d’OBG en Tunisie est Simona Simeonova et la responsable éditoriale est Camila Moscoso.

Communiqué

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Lors d’une rencontre qui s’est tenue ce jeudi 10 mai 2018 à Tunis sur le thème “Les préalables de la relance économique”,  le président du Conseil des Analyses Economiques (CAE) et ancien ministre de l’Industrie, Afif Chelbi, a dressé l’état des lieux de la compétitivité de l’économie tunisienne,. Il a souligné que le premier trimestre de cette année a été marqué par une forte croissance des exportations, soit une hausse de 35% contre seulement 7,4% durant la même période de l’année dernière. Cette embellie a également mis en relief la résilience des entreprises tunisiennes à l’export, car malgré tous les problèmes, la Tunisie a enregistré 34 Milliards de dinars d’exportations en 2017, dont 10  Milliards (30 %) vers la France. De plus durant l’année 2017, les entreprises françaises en Tunisie ont investi pour une valeur estimée à 85 millions de Dinars, soit 45 % des IDE hors énergie, et ce pour 193 projets (35 créations et 158 extensions) et 2 144 emplois, précise Chelbi. Par ailleurs il estime que 60 % des entreprises installées en Tunisie pensent que leur chiffre d’affaires va augmenter en 2018, et ce selon un baromètre de la CTFCI réalisé en 2017.

L’ancien ministre de l’Industrie n’a pas toutefois caché la baisse de nos exportations vers l’Europe. Selon ses déclarations, hors 1er trimestre 2018, les exportations tunisiennes vers l’UE ont stagné pendant 7 ans autour de 9 Milliards d’Euros et les parts de marché ont baissé.

Il a par ailleurs assuré que la résilience des entreprises a des limites, elle baisse d’année en année, citant comme argument le recul inédit de la Tunisie dans les classements internationaux de compétitivité. Davos : “Classée 95ème sur 140 pays en 2016, alors qu’elle était classée 32ème en 2011, elle enregistre un recul de 60 places“, a-t-il martelé.

Pour relancer la croissance, Afif Chelbi a souligné que l’enjeu fondamental est de renouer avec le rythme de croissance historique de nos exportations, comme c’est le cas au premier trimestre : “Pérenniser cette tendance est l’objectif de toute relance. C’est aussi la condition pour retrouver, à terme, une croissance du PIB de 4 % et pour redresser la valeur du Dinar“, précise Chelbi, faisant toutefois remarquer que cela suppose des pré-requis et des actions de relance.

C’est ainsi qu’il a proposé de rétablir l’autorité de l’Etat de Droit tout en assurant la sécurité des systèmes productifs et logistiques, de veiller au strict respect des lois et des réglementations et de garantir le fonctionnement normal des institutions.

Comme pré-requis de la relance, Chelbi a également proposé d’assurer la stabilité et la prédictibilité des règles du jeu, tout en instaurant la stabilité fiscale en décrétant un moratoire fiscal de trois ans et en corrigeant les «ratés» du nouveau Code des investissements qui, une année et demi après sa promulgation, marque le pas ou encore en garantissant la stabilité monétaire tout en affermissant la valeur du dinar. “Le glissement est une fausse piste, l’élasticité prix des exportations étant nulle. Les freins à l’export sont autres : port de Radés, productivité…“, a encore ajouté Chelbi.

Mis à part ces pré-requis, l’Etat s’engage aussi, selon lui, sur la mise en œuvre d’une série de mesures horizontales, de mesures non conventionnelles adaptées à la situation et de mesures spécifiques aux secteurs concernés. En contrepartie, “le secteur privé s’engage sur la réalisation d’objectifs d’investissement, d’exportation, de création d’emplois et de développement technologique“, précise le président du CAE.

Une telle vision suppose que les pré-requis de la relance auront été réalisés assurant une sortie réussie de la période critique de transition que vit la Tunisie. Elle suppose également que le pays aura bénéficié, depuis plusieurs années, d’un horizon politique éclairci et apaisé, où toutes les forces politiques, syndicales et de la société civile auront trouvé pleinement leur place dans le strict respect des lois et de la Constitution”, a dit Chelbi.

Ces propositions s’inscrivent dans le cadre de notre vision de la Tunisie économique en 2025 initiée par la CTFCI. D’ici cette période, la Tunisie aura, selon lui, retrouvé des taux de croissance supérieurs à 4 % et aura assuré un positionnement international la situant dans les 40 économies les plus compétitives dans le monde. Elle aura, pour ce faire, mis en place un Etat de droit, développementaliste alliant politiques publiques volontaristes et rôle moteur du secteur privé dans une forte mobilisation autour de stratégies cohérentes et concertées : “La Tunisie aura consolidé son ouverture sur le monde en bénéficiant du statut de partenaire privilégié avec l’Union Européenne“, a-t-il conclu.

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Le président de la Chambre Tuniso-française du commerce et de l’industrie (CTFCI), Foued Lakhoua, a affirmé, lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis sur le thème “Les préalables de la relance économique”, que l’apparition de signaux positifs de reprise de l’activité, de restauration de la confiance des opérateurs et du renforcement du partenariat tuniso-francais implique, plus que jamais, de réfléchir sur les meilleurs moyens d’accélérer ce trend et lui conférer un caractère pérenne.

Le président de la CTFCI a dans le même contexte indiqué que pour renforcer la compétitivité des entreprises industrielles tunisiennes, accroître l’activité du site tunisien des affaires, relancer l’investissement et créer davantage de richesse, “plusieurs préalables devraient être satisfaits, des réformes sont à engager et des mesures à entreprendre“, a-t-il ajouté.

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Le dinar tunisien doit encore être déprécié, cette année, si la Tunisie veut relancer ses exportations et relancer son économie, secouée par les bouleversements politiques depuis la révolution de 2011, estime le chef de mission du FMI en Tunisie, Bjorn Rother, selon un article publié, mercredi, sur le site Bloomberg.

Réagissant à cette déclaration, l’universitaire (Enseignant chercheur en économie), Aram Belhadj a estimé que “cette déclaration nous laisse perplexe sur la manière dont l’institution de Bretton Woods raisonne et montre encore une fois que le FMI apporte ou plus clairement impose des recettes standards à des pays hétérogènes”.

Et d’ajouter “il s’avère que les solutions proposées à notre pays ne sont pas convenables, voire graves pour l’économie et la paix sociale. Rien que pour la question du dinar, le FMI souhaite une dépréciation supplémentaire de notre monnaie pour arriver à un taux de change réel d’équilibre.

Cette recommandation n’aura certainement pas l’impact déclaré (correction du mésalignement du taux de change et amélioration de la compétitivité). Au contraire, elle alimentera l’inflation, alourdira la charge de la dette et plombera davantage l’économie”, a-t-il encore estimé.

” Le flottement tant souhaité par le FMI sera de mon point de vue un acte suicidaire pour une économie qui n’a pas su agir et commencer à bâtir les jalons d’un nouveau modèle de développement. Le flottement qui va encore pousser le dinar à se déprécier ne va pas encourager les entreprises tunisiennes à monter au créneau et par conséquent améliorer l’intégration de l’industrie tunisienne dans les chaînes de valeurs mondiales.

L’économie restera désormais une économie basée sur la sous-traitance, avec un taux de change en dépréciation et une main d’œuvre bon marché”, a-t-il encore déploré.

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Prenant le contrepied des revues du Fonds monétaire international, jonchées de sermonnades, l’OCDE vient de livrer une analyse dont l’économie tunisienne a cruellement besoin à quelques semaines de sa sortie sur le marché financier international pour lever un milliard de dollars. Une économie qui « remonte la pente, tirée par de bonnes récoltes et de bonnes performances dans le secteur du tourisme », constate l’OCDE, tout en soulignant la nécessité de nouvelles réformes pour assurer une croissance durable et un niveau de vie plus élevé pour tous les Tunisiens.

Cette étude, la toute première menée par l’organisation européenne sur la Tunisie , relève les progrès significatifs réalisés depuis le retour à la démocratie, notamment une participation accrue aux processus politiques, de nouvelles libertés d’expression et d’association, une réduction des taux de pauvreté et une participation solide aux chaînes de valeur mondiales. L’étude souligne toutefois les défis considérables posés par la faible création d’emplois, le chômage élevé et des finances publiques non viables. Elle recommande des réformes structurelles pour accélérer la croissance, stimuler l’emploi, mettre en œuvre une politique sociale efficace et promouvoir le développement régional.

L’étude, présentée à Tunis par l’économiste en chef intérimaire de l’OCDE, Alvaro Pereira, et le ministre tunisien de l’Investissement, du Développement et de la Coopération internationale Zied Laâdhari, prévoit une croissance proche de 3% en 2018 et de 3½% en 2019. Elle souligne que cette dernière sera par le climat des affaires, qui devrait bénéficier de procédures simplifiées issues de la nouvelle loi sur l’investissement, et d’une reprise des exportations, qui bénéficiera de la reprise des marchés européens.

“L’économie tunisienne a fait montre d’une grande résilience face aux défis internes et externes”, a déclaré Pereira. « Le renforcement de la reprise économique actuelle nécessitera un rythme de réformes plus rapide, la priorité devant aller aux actions visant à améliorer l’environnement des affaires. La création d’emplois et le développement régional seront les clés pour rendre l’économie plus efficace et plus inclusive », a-t-il affirmé.

Le binôme budget-réforme

Le retour de la dette publique à une trajectoire plus soutenable exigera une articulation entre une de stabilisation budgétaire progressive et des réformes structurelles capables de soutenir une croissance plus forte, selon l’étude. Le ratio recettes fiscales / PIB de la Tunisie étant déjà élevé, l’assainissement budgétaire devrait se concentrer sur la réduction des dépenses publiques, notamment les salaires et les coûts des retraites, sur un horizon à moyen terme.

La justice fiscale peut être renforcée par de meilleurs efforts pour lutter contre l’évasion et la fraude fiscales et la suppression des subventions offertes aux ménages aisés. Le renforcement de la gouvernance des entreprises publiques et l’amélioration de leurs performances financières contribueront à la fois à renforcer les finances publiques et l’efficacité de l’économie.

Accélérer le rythme des réformes structurelles sera essentiel pour la croissance future et la création d’emplois. Cela devrait inclure l’assouplissement des contraintes réglementaires, administratives et financières auxquelles sont confrontées les entreprises et la création de conditions de concurrence équitable pour les entreprises publiques et privées. Ouvrir l’économie à la concurrence stimulerait l’investissement et l’emploi tout en accélérant la diffusion des nouvelles technologies.

Une meilleure performance logistique et la facilitation du commerce extérieur devraient permettre d’attirer davantage d’investissements étrangers et d’aider les entreprises tunisiennes à intégrer davantage les chaînes de valeur mondiales. La prévisibilité de la réglementation, y compris la réglementation fiscale, restera un facteur important pour les investisseurs.

Les clés d’une croissance plus inclusive

La création d’emplois et le développement régional continueront d’être les facteurs clés de la réalisation d’une croissance plus inclusive. L’allègement des charges fiscales sur l’emploi formel – en finançant certains avantages sociaux par le biais de la fiscalité générale – devrait être envisagé. Des politiques qui favorisent la participation des femmes au marché du travail et à leur emploi, et qui fournissent de meilleures orientations sur les cours de formation qui contribuent à garantir l’emploi, devraient être mises en œuvre.

Enfin, l’OCDE appelle à l’adoption d’une nouvelle politique de développement régional pour capitaliser sur les avantages spécifiques et les opportunités économiques offertes dans chaque région. Des mesures visant à encourager la mobilité, telles que l’amélioration des infrastructures et des transports publics dans les régions isolées et une meilleure politique du logement, sont également nécessaires, recommande-t-elle.

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«L’économie tunisienne se redresse, tirée par de bonnes récoltes et de bonnes performances dans le secteur du tourisme, mais de nouvelles réformes sont nécessaires pour assurer une croissance durable et un niveau de vie plus élevé pour tous les Tunisiens“, selon un nouveau rapport de l’OCDE. Une estimation qui renforce les déclarations du GUN (Gouvernement d’Union Nationale).

Présenté à Tunis par l’économiste en chef intérimaire de l’OCDE Alvaro Pereira et le ministre tunisien de l’Investissement, du Développement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, le rapport prévoit une croissance proche de 3% en 2018 et de 3,5 % en 2019. Le rapport estime que «la démocratie a largement progressé, que plusieurs indicateurs de bien-être sont satisfaisants, que le taux de pauvreté a largement baissé et qu’il est plutôt faible, que les exportations sont prometteuses et que le niveau de vie est comparable à celui d’autres pays émergents». (Cliquez sur la photo ci-dessous, pour télécharger la présentation de l’OCDE)

  “L’économie tunisienne a fait preuve d’une grande résilience face aux défis internes et externes”, a déclaré A. Pereira. “Le renforcement de la reprise économique actuelle nécessitera un rythme de réformes plus rapide, la priorité étant donnée aux actions visant à améliorer l’environnement des affaires. La création d’emplois et le développement régional seront les clés pour rendre l’économie plus efficace et plus inclusive », a ajouté Pereira. Le rapport de l’OCDE soutient aussi que «le retour de la dette publique à une trajectoire plus soutenable exigera une combinaison de stabilisation budgétaire progressive et de réformes structurelles capables de soutenir une croissance plus forte. Le ratio recettes fiscales / PIB de la Tunisie étant déjà élevé, l’assainissement budgétaire devrait se concentrer sur la réduction des dépenses publiques, y compris les salaires et les coûts des retraites, sur un horizon à moyen terme. La justice fiscale peut être renforcée par de meilleurs efforts pour lutter contre l’évasion et la fraude fiscales et le retrait des subventions offertes aux ménages aisés. Le renforcement de la gouvernance des entreprises publiques et l’amélioration de leurs performances financières contribueront à la fois à renforcer les finances publiques et à renforcer l’efficacité de l’économie», selon la même sources.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a affirmé ce jeudi 15 mars 2018 que la finance publique demeure le grand défi pour l’économie tunisienne et que son gouvernement a lancé trois grandes réformes qui touchent les caisses sociales, la masse salariale et les entreprises du secteur public.

Chahed, qui s’est rendu à la conférence nationale “2e édition MIGYES, santé de la PME en Tunisie“, a encore précisé que son gouvernement accorde une grande place à la réduction des dettes du pays, la baisse des prix des produits de consommation, le renforcement des investissements, l’ouverture de lignes aériennes, l’impulsion des exportations, la révision de la loi de change…

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La BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) a mis à la disposition de l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI) un dispositif financier complet, en soutien à l’expansion de l’économie de la Tunisie

Le paquet comprend une ligne de crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME) de 30 millions d’euros, une enveloppe de financement du commerce de 10 millions de dollars et un mécanisme de financement du partage des risques de 10 millions d’euros, selon la BERD, citée par le journal économique international « The Financial ».

Le prêt sera rétrocédé aux PME pour leur permettre d’accéder plus facilement aux financements dont elles ont tant besoin. Ces entreprises sont le moteur de l’économie tunisienne et représentent 90% des entreprises. Leur rôle est donc essentiel pour créer des emplois, construire une économie moderne diversifiée et stimuler une croissance durable à long terme.

L’enveloppe de financement du commerce permettra à l’UBCI de soutenir les exportations et les importations des entreprises tunisiennes dans le cadre du Programme de facilitation du commerce (PFC) de la BERD.

1ère banque choisie dans la région SEMED

L’UBCI est la première banque avec laquelle la BERD a signé une facilité de partage des risques dans la région du Sud et de l’Est de la Méditerranée (SEMED). En vertu de cette facilité, la BERD prendra une partie du risque lié à certains prêts consentis par l’UBCI à des sociétés opérant en Tunisie. La facilité permet aux banques partenaires de la BERD d’augmenter le montant de leurs prêts aux entreprises locales.

L’Union européenne (UE) apporte un soutien financier à cette transaction, dans le cadre d’un financement global de 27,6 millions d’euros géré par la BERD pour stimuler l’inclusion financière dans la région SEMED.

Suma Chakrabarti, président de la BERD, a déclaré: Nous sommes très heureux de poursuivre notre partenariat fructueux avec l’UBCI par la signature de ce nouveau paquet financier. Il fournit un soutien accru à l’élargissement de l’accès des entreprises privées au financement dont elles ont tant besoin, renforcera le secteur des affaires en Tunisie et soutiendra également l’économie locale par la création de nouvelles opportunités d’emploi. En outre, la ligne de financement du commerce international contribuera au développement du commerce international et régional avec les entreprises tunisiennes.

Signe de confiance des bailleurs de fonds internationaux

“Pierre Beregovoy, PDG de l’UBCI, a déclaré: «  Avec la signature de ces trois accords avec la BERD, l’UBCI renforce sa capacité d’accorder des prêts aux PME tunisiennes en vue de répondre à leurs besoins en financements d’investissement et en commerce international. La facilité de partage des risques permettra également à l’UBCI d’intensifier ses opérations et de financer de grands projets d’investissement, tout en restant conforme aux normes réglementaires en matière de concentration des risques. »

Pour lui, ce paquet témoigne de la forte implication de l’UBCI dans le développement du tissu de l’économie tunisienne et confirme son engagement à renforcer le soutien de la banque aux entreprises tunisiennes à un moment crucial pour l’économie nationale. Il a estimé que ce concours financier reflète la confiance des bailleurs de fonds internationaux, notamment celle de la BERD dans la solidité financière de l’UBCI et son expertise à l’échelle tant nationale qu’internationale, à travers son affiliation avec le groupe BNP Paribas.

L’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Patrice Bergamini, pour sa part, s’est déclaré «  ravi de voir que ces fonds permettront des financements supplémentaires pour aider les PME à se développer et à exporter ». « Ce concours, fourni au titre de l’Initiative régionale pour l’inclusion financière de l’UE, fait partie d’un soutien global de l’UE au secteur privé. Je pense en particulier à un important programme de 90 millions d’euros destiné à stimuler la compétitivité et les exportations – le Programme d’Appui à la Compétitivité et aux Exportations (PACE). Je ne peux que saluer le travail de la BERD et son engagement total à bâtir un secteur des PME prospères et dynamiques. Notre objectif commun est de créer des emplois et d’accroître la confiance des jeunes dans leur avenir », a dit Bergamini.

Déjà, 540 millions d’euros

Le Programme de facilitation du commerce de la BERD a été créé en 1999 pour promouvoir et faciliter le commerce international vers et depuis les régions où la BERD investit. Des garanties sont fournies aux banques commerciales internationales, couvrant ainsi le risque politique et commercial induit par les transactions effectuées par les banques participantes (banques émettrices) dans les pays d’opérations de la BERD.

Depuis septembre 2012, date du début des opérations de la BERD en Tunisie, la Banque a investi 540 millions d’euros dans 31 projets dans le pays. Soutenir le développement régional du pays, en dehors de Tunis, est une priorité particulière pour la Banque et la BERD, laquelle a ouvert un deuxième bureau en octobre 2016 à Sfax.

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La Banque d’Algérie (BA), les crédits à l’économie ont progressé de 12,3 %  en 2017 par rapport à 2016, passant à 8.883 milliards de DA, relate APS.

Ce montant représente une hausse de 973 milliards (mds) de DA par rapport  à l’encours des crédits à fin 2016.

Les crédits accordés au secteur public ont représenté 48,6% du total des  crédits accordés avec un encours de 4.237,4 mds de DA (+7,22%) tandis que  51,4% de ces crédits ont été alloués au secteur privé (4.426,3 mds de DA,  +11,86%) et dont 7,4% accordés aux ménages.

Il a noté que 74,5% des crédits accordés sont des crédits à moyen ou à  long terme.

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L’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont le retrait de la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux de l’Union européenne, qu’il nous avait annoncé, le budget de l’État, la masse salariale et la hausse des prix constatée durant ce mois de janvier.

La Tunisie vient de passer de la liste noire à la liste grise des paradis fiscaux, établie par l’Union européenne. Qu’est-ce que cela va changer réellement ?

D’abord, c’est une décision importante même si elle était attendue car les conséquences négatives de cette classification sont importantes. Maintenant, tout n’est pas terminé. La décision des ministres de Finances européens est de nous faire passer de la liste noire, c’est-à-dire les pays non coopératifs, à la liste grise des pays coopératifs. Il faut maintenant prendre au sérieux les engagements qui ont été pris et les réaliser dans les délais qui ont été impartis.

Qu’est-ce qui doit être fait pour éviter d’être épinglé par l’UE, même dans la liste grise ?

Les engagements sont d’une double nature. Il y a d’abord ceux liés au renforcement de la transparence de notre système fiscal et à la lutte déterminée contre l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent. A ce niveau, je crois que notre pays a effectué d’importants progrès qu’il faut poursuivre et renforcer et surtout tenir nos partenaires informés.

Le second domaine concerne les privilèges fiscaux qui ont été accordés par notre pays aux investisseurs étrangers, notamment dans le cadre de la Loi d’avril 1972. Or, ces privilèges n’ont pas été accordés pour favoriser une quelconque évasion fiscale mais plutôt pour attirer les investisseurs étrangers qui ont contribué à la création d’emplois et à la diversification de notre économie et à l’amélioration de sa compétitivité. Il est vrai qu’aujourd’hui la tendance mondiale est de favoriser une convergence entre les activités offshore et inshore, ce que nous avons commencé à faire dans notre pays où la fiscalité des entreprises offshore est passée de 0% à 10% dès 2014. Cette fiscalité doit par conséquent évoluer. Mais, cette décision est d’une grande importance car elle doit s’accompagner d’une évolution structurelle de notre tissu économique pour se spécialiser dans des activités à fort contenu technologique. Cette évolution risque de poser un problème pour les activités à fort contenu en main d’œuvre notamment les industries textiles qui connaissent déjà une importante concurrence de la part d’autres pays.

La hausse de la masse salariale pèse de plus en plus sur le budget de l’État au point que le ministre des Finances a récemment évoqué la possibilité de recourir au départ obligatoire à la retraite dans la fonction publique. Est-ce la bonne solution ?

La hausse de la masse salariale pèse lourdement sur le budget de l’Etat par rapport aux autres postes du budget de l’Etat, notamment les investissements. Le gouvernement a formulé deux projets de réformes pour faire faire face à cette augmentation : l’un concerne les départs anticipés à la retraite et l’autre les départs négociés dans la fonction publique. Ces deux projets pourraient réduire le poids de la masse salariale dans le budget. Mais leur impact sera limité dans la mesure où les économies fixées par le gouvernement me paraissent relativement faibles.

Que dites-vous de la hausse des prix et de la polémique qui en découle ?

L’année 2017 n’a pas été bonne en matière d’inflation. En effet, on a fini l’année avec une inflation relativement forte et qui a été estimée par l’INA à 6,4%. Ce chiffre constitue une rupture avec les années précédentes où nous avons réussi à la maintenir en-dessous du seuil de 5%. On craignait que les mesures contenues dans la loi de finances 2018 se traduisent pour une augmentation de l’indice des prix et déclenche une spirale inflationniste. Ce sont ces inquiétudes et ces préoccupations qui expliquent les critiques et les contestations qui se sont manifestées en ce début d’année.

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