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L’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) organise, en marge des journées nationales de promotion des Industries du Textile et de l’Habillement (ITH) et du Cuir et de la Chaussure (ICC), des rencontres d’affaires B2B au profit des professionnels des secteurs ITH et ICC, et ce les 30 et 31 octobre 2018 à l’hôtel Laico à Tunis.

C’est un événement incontournable pour les industriels et les fournisseurs tunisiens de matières premières et d’accessoires dans les secteurs ITH et ICC, pour renforcer les dispositifs de sourcing de proximité.

L’industrie des composants automobiles en Tunisie, c’est plus de 250 entreprises dont 67% totalement exportatrices, 4% du PIB de l’économie tunisienne, 12% de croissance annuelle de la production. Près de 67 000 emplois directs et 13 000 emplois indirects avec une disponibilité de main d’œuvre qualifiée, en particulier d’ingénieurs en équipement automobile et électronique

La Tunisie qui fournit les principaux sites de production européens est le 2ème fabricant de composants automobiles en Afrique. Le pays se classe parmi les 5 principaux fournisseurs de composants de l’Union Européenne. Ce secteur représente 4,5 milliards de dinars à l’exportation destinée aux marchés les plus concurrentiels.

D’où l’intérêt de lancer un salon professionnel tel que “TUNISIA AUTOMOTIVE 2018”. La 1ère édition est organisée par la Société des Foires Internationales de Tunis en partenariat avec la Tunisian Automotive Association (T.A.A.) et le Centre Technique des Industries Mécaniques et Électriques (CETIME) avec la collaboration de la Fédération Nationale de la Mécanique et la Fédération Nationale de l’Electricité (UTICA), de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (A.P.I.), de l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA TUNISIA) et du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

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L’Association Culture et développement ” ACD ” annonce entreprendre le projet ” Siccaveneria ” , dans l’objectif de booster l’attractivité de la région du Kef, promouvoir son potentiel touristique et culturel et digitaliser de son patrimoine matériel et immatériel.
Ce projet de l’ancien nom romain de la région du Kef, signifiant la ville ou le camp de Vénus, déesse de la beauté et de l’amour, est soutenu par ” Tfanen-Tunisie créative “, dans le cadre de l’élaboration et la gestion de projets participant au développement de la région du Kef.

D’après l’ACD, le projet Siccaveneria s’appuie sur de nombreuses activités telles que la mise en place d’un label régional “Sicca Veneria Land of love and Art”. Le but étant de renforcer la coordination entre les maillons de la chaîne de valeur constituée par les différents acteurs économiques de la région : opérateurs culturels, artisans, hôteliers, agriculteurs…Cette opération pourrait, à terme, influer sur le développement de l’économie locale des secteurs clés de la région du Kef et de l’offre de tourisme écologique et culturel de la région.
Il cible encore, la promotion des sites historiques emblématiques de la région du Kef. A cet effet, le site de la table de Jugurtha sera mis en avant par le biais d’un colloque organisé autour de la table de Jugurtha ‘Potentiel et perspectives de développement’ à Kalaat Senan le 20 Octobre. La réalisation de vidéos, photos et spots, le traçage de circuits touristiques sont autant d’actions qui rythmeront ce volet.

L’ACD se propose encore, d’organiser un séminaire sur le potentiel et l’attractivité de la région du Kef et la richesse de son patrimoine, qui aura lieu les 24 et 25 novembre, en vue d’inciter les acteurs des différents secteurs à investir au Kef.
Le projet cible, également, la labellisation des produits locaux et de terroir “SiccaveneriaDelight/Relax”. Ce volet aura pour objectif la labellisation et l’accompagnement des producteurs locaux en leur offrant des solutions/formations pour un système plus efficient de distri­bution, de conditionnement et de communication autour de leurs produits.

Dernier objectif, la promotion et la valorisation du patrimoine des expressions artistiques du Kef et le renforcement de la pluralité de sa mémoire artistique. Ce volet se décline en deux axes. Un premier portant sur la formation et l’accompagnement des professionnels du secteur culturel dans les différents évènements de la région du Kef. Le deuxième sur l’élaboration de résidences artistiques favorisant à la fois le cachet authentique de la musique du Kef ainsi que le métissage artistique multigenres. L’objectif n’est autre que d’assurer la conservation, la pérennité et la diffusion du patrimoine artistique de la ville du Kef. Le produit des résidences fera office de spectacles au sein de la cinquième édition du festival ” Sicca Jazz ” du 19 au 23 Mars 2019.

Enfin, toutes ces activités vont être digitalisées dans un site web “Siccaveneria.com ” de promotion et de marketing de la région du Kef, développant l’image touristique, la notoriété et l’attractivité du territoire.
BES

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Selon les données rapportées par l’agence de l’information algérienne, les crédits à l’économie se sont établis à 9.408,1 milliards de dinars (mds DA) à fin juin 2018 contre 8.880 mds DA à fin décembre 2017, en hausse de 528 mds DA correspondant à une augmentation de 6% entre les deux périodes de comparaison.

Concernant la structure des crédits par secteur juridique, il est observé que la part des crédits au secteur public est passée à 49,3% à fin juin 2018 contre 48,55% à fin décembre 2017, tandis que celle des crédits au secteur privé (y compris les ménages) est passée à 50,67% à fin juin 2018 contre 51,44% à fin décembre 2017.

Ainsi, les crédits bancaires accordés au secteur économique public ont atteint 4.640,7 mds DA à fin juin 2018 contre 4.311,3 mds DA à fin décembre 2017, soit une hausse de 7,64%.

Quant aux crédits accordés au secteur privé (entreprises et ménages), ils se sont accrus de 4,35%, passant à 4.766,8 mds DA à fin juin 2018 contre 4.568,3 mds DA à fin décembre 2017.

Les crédits accordés aux ménages, essentiellement des crédits hypothécaires (achats de logements essentiellement), ils ont atteint 716,4 mds DA à fin juin 2018 contre 656,7 mds DA à fin décembre 2017 (+9,1%).

Toujours selon la même source, concernant l’évolution de la structure des crédits, elle indique la prédominance des crédits à long terme, principalement les crédits accordés aux entreprises publiques du secteur de l’énergie.

Ainsi, la part des crédits à court terme est passée à 26,87% à fin juin 2018 contre 25,88%à fin 2017, celle des crédits à moyen terme à 18,62 % contre 20,77% et celle des crédits à long terme à 54,51% contre 53,35%.

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Divorce ou séparation de corps. Des années durant, porté sur les fonts baptismaux, le consensus scellé à Paris par Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi est désormais lettre morte, à l’initiative d’Ennadha, tient à préciser le premier nommé. Le Document de Carthage ipso facto à l’avenant, ouvrant une ère d’incertitude dont nul ne sait sur quoi elle va déboucher. Le parrain de cette « rencontre de Paris », Slim Riahi, se démène pour recoller les morceaux. Il a déjà rencontré le chef du mouvement Ennahdha, et a demandé à en faire autant avec le président de la République. Ce devrait être chose faite dans les jours à venir, assure-t-on. Arrivera-t-il à réconcilier les deux patriarches ? Nul non plus ne peut le prédire tant le contentieux est sérieux et les griefs de part et d’autre incommensurables.

Un désaccord si profond que « The Economist », l’hebdomadaire britannique de référence à l’échelle internationale, tirant à plus de 1 500 000 exemplaires vient de publier à son sujet une analyse sans concession sous le titre « Le duo garant de la stabilité de la Tunisie s’est disloqué ».En exergue, il note que « les Tunisiens les ont baptisés «les deux cheikhs». Ils composent un duo mal assorti, cet attelage de vieillards qui dirige le pays depuis 2014. Rached Ghannouchi est à la tête d’Ennahdha, un parti islamiste modéré qui a dominé le premier parlement élu après la révolution tunisienne en 2011. Il a démissionné en 2014 dans la foulée d’une série d’assassinats politiques ». Lors de l’élection suivante, rappelle-t-il encore, les électeurs ont accordé une majorité de suffrages à Nidaa Tounes, une coalition laïque dirigée par le président actuel, Beji Caïd Essebsi. Les deux hommes ont formé une alliance improbable, Ennahdha jouant un menu rôle dans un gouvernement d’union et soutenant nombre de ses politiques. Le 24 septembre cependant, BCE a annoncé que le pacte a vécu. «Ennahda a pris un autre chemin», dit-il amèrement.

Une longévité sans nulle autre pareille

The Economist explique que les alliés d’hier ne se disputent pas pour des raisons tenant à la religion ni sur une question de fond, mais au sujet du chef du gouvernement choisi par Béji Caïd Essebsi Essebsi. Avant sa nomination en 2016, Youssef Chahed était un « obscur économiste titulaire d’un doctorat en agroalimentaire. Il est désormais souvent considéré comme le politicien le plus digne de confiance de la Tunisie (certes un faible obstacle à franchir). Ses efforts pour lutter contre la corruption bénéficient d’un soutien populaire. Dans ce poste, il cultive une longévité à nulle autre pareille depuis 2011. Le président semble maintenant regretter de l’y avoir nommé. BCE et son fils influent, Hafedh, ont publiquement critiqué le chef du gouvernement pour sa gestion de l’économie.

Certains Tunisiens seraient d’avis que c’est le cas. Soutenu par le FMI, le gouvernement a imposé de douloureuses mesures d’austérité. Sans doute sa politique la plus controversée a-t-elle permis d’affaiblir le dinar, qui a chuté de plus de 20% par rapport au dollar ces deux dernières années, atteignant son plus bas niveau en plus de dix ans. La dépréciation a stimulé, toutefois,  certaines entreprises. Les exportations ont augmenté de 20% au cours des huit premiers mois de l’année. Les exportations de produits agricoles ont augmenté de 63% par rapport à la même période l’année dernière. Les prix bas attirent également les touristes. Cet été, de nombreux hôtels affichaient complet. Les dépenses des touristes jusqu’en juillet ont été de 44% supérieures à celles de l’année dernière.

Mais la faible monnaie a fait des ravages dans les caisses de l’État, car beaucoup de ses dettes sont libellées en dollars. L’année prochaine, la Tunisie dépensera 9 milliards de dinars (3,2 milliards de dollars) en service de la dette, ce qui équivaut à environ 8% du PIB et 76% de plus qu’en 2016. Les prix des carburants ont été multipliés par quatre en 2018, mais la facture de la compensation continue d’augmenter. Cette année, elle atteindra 4,3 milliards de dinars, soit presque trois fois plus que prévu. Certains économistes estiment que la dévaluation est allée trop loin. Et bien que les exportations soient en hausse, le déficit commercial continue de croître.

Ghannouchi, un politicien rusé !

Ghannouchi soutient le chef du gouvernement et affirme que le congédier mettrait un frein aux réformes nécessaires. Ce n’est pas une position naturelle pour Ennahdha. Il tire une grande part de son soutien des régions défavorisées qui ont manifesté contre les hausses d’impôts plus tôt cette année. Le parti a montré sa volonté de travailler dans l’intérêt national, même à ses dépens. Mais Ghannouchi est également un politicien rusé. Son soutien à Chahed est un signe de la faiblesse du parti au pouvoir, estime l’hebdomadaire britannique.

Après les élections de 2014, Nidaa Tounes détenait 86 sièges au Parlement, soit 40% du total, dont la moitié environ a fait défection, depuis. Beaucoup d’entre eux se sont rangés du côté de Chahed, qui a été suspendu de Nidaa Tounes le mois dernier. Leur «coalition nationale» n’a pas encore été enregistrée en tant que parti politique. Quand ce sera le cas, ce sera l’un des plus importants au Parlement, à peu près de la même taille que Nidaa Tounes. Avec le soutien d’Ennahda, Chahed pourrait probablement échapper à un vote de censure. Les Essebsis craignent d’être éclipsés par leur propre création.

La Présidentielle, un  créneau surpeuplé »

Chahed a été vague sur ses ambitions politiques. Il pourrait entrer au Parlement à la tête d’un puissant bloc. Si au contraire, il se présente à la présidence en 2019, ce serait dans un créneau surpeuplé. Ennahdha est susceptible de présenter un candidat. Et Leila Hammami, une universitaire libérale à qui on a interdit de se présenter en 2014, espère entrer en lice cette fois.

L’incertitude est un signe bienvenu. Essebsi a 91 ans, Ghannouchi 77. Ils passent souvent des marchés en privé et les présentent aux députés comme un fait accompli. La Tunisie a besoin de nouveaux visages et d’un parlement plus fort. Elle a besoin de plus de cheikhs – et de cheikhas aussi, conclut « The Economist ».

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L’expert comptable, Anis Wahabi, a déclaré que le point fort de la Loi de finances 2019 se distingue par l’absence de nouvelles impositions et autres taxes.

Lors de son intervention, ce vendredi 5 octobre 2018 sur les ondes d’Express Fm, il a considéré que la loi de finances 2018 était catastrophique et constituait une base pour tirer les enseignements et élaborer la Loi de finances 2019, selon ses propres dires.

Anis Wahabi a par ailleurs mis l’accent sur l’absence de mesures révolutionnaires dans la Loi de finances 2019 et qui auraient pu contribuer à la redynamisation de l’économie nationale.

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Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), la croissance économique nationale a ralenti au deuxième trimestre 2018, se situant à 2,4% au lieu de 4,5% durant la même période un an auparavant, a annoncé le site Yabiliadi.

Cette croissance a été tirée par la consommation finale des ménages dans le contexte d’une légère hausse du niveau général des prix et d’une stabilité du besoin de financement de l’économie nationale, explique le HCP .

La note fait également ressortir qu’aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 4,2% au cours du T2-2018, ajoutant que de ce fait, la hausse du niveau général des prix a été de 1,8% au lieu de 0,7% une année auparavant, tandis que le PIB en volume s’est accru de 2,4% au lieu de 4,5% au T2-2017.

En effet, le secteur primaire a affiché un net ralentissement de son rythme de croissance, passant de 15,6% au deuxième trimestre de l’année 2017 à 1,7% durant la même période de l’année 2018, relève le HCP, expliquant cette évolution par la hausse de 3% de la valeur ajoutée de l’activité agricole et la baisse de celle de la pêche de 13,3%.

De son côté, la valeur ajoutée du secteur secondaire, en volume, a réalisé un ralentissement de son taux d’accroissement à 2% au T2-2018, fait savoir la même source, notant que ceci résulte de l’accroissement des valeurs ajoutées de l’électricité et eau de 3,1%, des industries de transformation (2,7%), du bâtiment et travaux publics (0,9%) et de la baisse de celle de l’industrie d’extraction de 1,1%.

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Si la Guinée est sous-développée c'est à cause de la France, dit Condé

La Guinée, un pays au sous-sol gorgé de richesses, notamment le bauxite, mais un pays au retard endémique et au sous-développement chronique dont plus de la moitié de la population est scotché sous le seuil de pauvreté, avec moins d’un euro par jour, d’après l’ONU. Et quand on demande à son bouillant président, Alpha Condé, les raisons de cet énorme paradoxe, il s’énerve et pointe du doigt le coupable, sans prendre de gant, comme à son habitude : l’ancienne puissance coloniale, la France. Dans un entretien à Conakry avec des journalistes de TV5 Monde, RFI et Le Monde, Condé s’est lâché…

Selon lui, la France a une grosse part de responsabilité dans les problèmes de son pays depuis l’indépendance en 1958. Les Français «doivent savoir que si la Guinée a été en retard, il y a la responsabilité des chefs d’État guinéens, mais aussi la responsabilité de la France de l’époque», a dit le président guinéen, rapporte Jeune Afrique. «Lorsque nous avons pris l’indépendance en 58, du jour au lendemain tous les cadres français sont partis, la Guinée est restée sans cadres (…). On a voulu anéantir économiquement le peuple de Guinée», a-t-il indiqué.
«Il ne faut pas oublier aussi que la Guinée a été mise en quarantaine (…), il a fallu que l’Union soviétique et la Chine viennent porter secours à la Guinée, tous les Français étaient partis, on n’avait pas de cadres», a ajouté un Condé très en verve à deux jours du 60e anniversaire de la célébration de l’indépendance.

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Nabeul : C'est pas quelques millions, mais des centaines

Le choc des images, des voitures emportées comme des jouets, l’eau qui prend possession des rues et maisons, des citoyens déboussolés parce qu’ayant tout perdu… et cette terrible impression d’impuissance face aux forces de la nature. Des drames personnels, familiaux et pour l’économie locale, des tragédies qui ont eu des échos à l’international. Jusqu’en France on se mobilise pour les sinistrés de Nabeul. Il est vrai que l’ampleur des dégâts exigeait une réaction au-delà des frontières, et c’est manifestement ce qui est en train de se passer. Mais est-ce que toute cette dynamique suffira à panser les plaies des Nabelois ? La question mérite d’être posée. En effet on était parti sur des dégâts estimés à quelques millions de dinars. Autre son de cloche chez Samir Majoul, président de l’UTICA (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat). “C’est une véritable catastrophe nationale qui est survenue dans le gouvernorat de Nabeul, les dégâts se chiffrent en centaines de millions de dinars” a indiqué le patron des patrons samedi 29 septembre 2018, en marge d’une visite effectuée dans le gouvernorat de Nabeul.

Pour lui, il est nécessaire de trouver un mode d’assurance contre les catastrophes pour “alléger la pression sur l’Etat et ses institutions“. Il s’est félicité des décisions prises par l’Etat, prévoyant qu’elles seront suivies par d’autres plus importantes, étant donné que les dégâts enregistrés dépassent de loin les premières estimations. Voilà, tout le monde est vacciné : Il y aura de la casse, et il va bien falloir réparer, payer…

Une économie paralysée

Le président de la centrale patronale a déclaré que la priorité n’est pas de mesurer l’ampleur des dégats, mais d’assurer le retour des entreprises économiques à la production, indiquant que l’UTICA a contribué par des dons dépassant le million de dinars. En parlant de l’économie de la région, les cinq hôtels sinistrés, suite aux inondations qui ont ravagé, samedi dernier, le gouvernorat de Nabeul se sont retrouvés dans l’obligation de changer le lieu de résidence de leurs clients. Il faudra beaucoup de temps avant que ces établissements, dont notamment l’hôtel “Africa Jade” de Korba, puissent reprendre leurs activités économiques, a indiqué, samedi 29 septembre 2018, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Selma Elloumi, dans une déclaration à l’agence TAP.

En marge d’une visite effectuée, samedi, à Nabeul, la ministre a affirmé que “les dégâts ont été enregistrés, surtout, au niveau des équipements placés au sous-sol, lesquels ont été submergés par les eaux, notamment dans les deux villes de Korba et Nabeul“.
L’inventaire des pertes se poursuit à un rythme accéléré et ce grâce à une coordination entre le gouvernement et l’UTICA, afin de décider des mesures à prendre pour aider les entreprises économiques et les artisans“, a-t-elle ajouté.

Et puis il y a les dégâts sur les infrastructures, véritable poumon de l’économie. Les dégâts au niveau de l’infrastructure sont “importants“, a souligné la gouverneure Saloua Khiari.
Elle a indiqué que 20 à 25% des routes classées et 30% des pistes agricoles ont été détruites, rappelant que le réseau routier au gouvernorat de Nabeul est estimé à 800 km.

La même source a tenu à préciser que la situation s’améliore progressivement, ajoutant que les interventions se poursuivent dans onze délégations de la région.
Quatre commissions techniques s’emploient à évaluer les dommages liés aux inondations et recenser les aides à attribuer aux familles sinistrées.

Des aides en nature ont été distribuées par l’Union tunisienne de Solidarité sociale consistant en des matelas, couvertures, vêtements et fournitures scolaires.
Egalement des aides en espèce allant de 1500 à 3000 dinars seront allouées aux familles nécessiteuses pour indemniser les travaux de restauration. Les bénéficiaires seront identifiés par la commission de l’équipement, a précisé la même source.

La solidarité au rendez-vous !

Des hommes d’affaires tunisiens en Ile-de-France se sont engagés à réaménager toutes les écoles endommagées par les inondations à Nabeul, a déclaré, dimanche 30 septembre 2018, le consul général de Tunisie à Paris, Ali Chaalali, lors de la journée porte ouverte “Téléthon” pour la collecte de fonds au profit des sinistrés des inondations à Nabeul, à la Maison de Tunisie à Paris.
Co-organisée avec des associations tunisiennes en Ile-de-France, cette action de solidarité se poursuivra durant un mois dans les différents consulats de Tunisie en France, a indiqué l’ambassadeur de Tunisie à Paris, Abdelaziz Rasaa, tout en précisant qu’un compte bancaire a été ouvert à la TFBank pour assurer la collecte et le transfert des fonds.

Prenant la parole, plusieurs intervenants ont déploré la défaillance de l’infrastructure de la ville. Ils ont lancé un appel pour mettre en place une stratégie afin de protéger Nabeul contre les inondations.
Par ailleurs, plusieurs associations de Tunisiens en France ainsi que des partis politiques se mobilisent depuis une semaine pour mettre en place des actions de solidarité et collecter des fonds afin de venir en aide aux sinistrés du gouvernorat de Nabeul.

L’UTICA octroie 200 mille dinars au gouvernorat de Nabeul dans le cadre de la campagne de solidarité avec cette région, après les inondations qu’elle a connues, a annoncé Majoul.
Cette annoncé, a indiqué l’UTICA dans un communiqué publié dimanche 30 septembre 2018, a été faite par Majoul lors de sa participation dimanche matin, en compagnie de Jamel Ksibi, président de la Fédération de la construction et des travaux publics relevant de l’UTICA, au Téléthon qu’organise la télévision tunisienne pour la collecte de dons au profit du gouvernorat de Nabeul.
Majoul a, par ailleurs, exhorté les chefs d’entreprises à participer à la campagne de dons au profit du gouvernorat de Nabeul.

Et puis il y a la mobilisation des opérateurs téléphoniques (Tunisie Télécom, Ooredoo Tunisie), de l’UGTT, de la société civile… Un élan de solidarité à la hauteur de la catastrophe. Mais une fois que l’émotion sera retombée, il faudra se poser des questions, les bonnes questions : Est-ce que les habitats sont installés aux bons endroits (des zones non inondables) ? Est-ce que nos infrastructures (surtout les canalisations) sont adaptées aux besoins du moment et aux défis à venir quand on sait que des événements de ce type, en raison du dérèglement climatique, sont appelés à se reproduire plus fréquemment ? Que faisons-nous présentement pour revoir l’aménagement du territoire dans la perspective des conséquences du réchauffement climatique, qui impacte déjà la Tunisie, et ce n’est qu’un début ? Il va falloir trouver des réponses, et vite.

S.L.

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Quelques remarques-repères pour commencer. Beaucoup l’ont dit à Youssef Chahed (YC). Si ses soutiens augmentent, ce n’est pas tant grâce aux résultats économiques de sa politique, qui tarderont de toutes les façons à venir quel que soit le chef du gouvernement en place, mais parce qu’un très grand nombre de citoyens en ont, désormais et même depuis quelques mois, marre de devoir se taper un nouveau chef de gouvernement, toute l’instabilité qui précède son choix et tout le statuquo qui viendra après son installation. Et si le fils du chef de l’Etat et son parti n’ont pas voulu croire en les vertus de la stabilité politique, c’est qu’elle ne leur profite pas pour l’instant.

L’une des choses pour lesquelles BCE (Béji Caïed Essebssi) admirait dernièrement RG (Rached Ghannouchi), c’est qu’il lui aurait dernièrement redit son souci de mettre la Patrie avant les partis. On ne sait pas si lui avait certifié la même chose. Le chef du gouvernement n’a en effet plus de parti, depuis que Nidaa Tounes a gelé son adhésion.

Il ne fait pourtant aucun doute que ni BCE, ni RG n’appliquent ce qu’ils disent ou aimeraient entendre de leurs concurrents. Et même la demande faite à YC de se dessaisir de son droit constitutionnel de candidater n’est pas tant pour l’obliger à mettre la Patrie au-dessus de Nidaa Tounes, qui ne l’accepte plus en son sein, mais juste pour l’éliminer avant terme de la prochaine course aux présidentielles.

On comprendrait que RG le demande à YC, puisque le chef du parti islamiste tunisien a déjà annoncé qu’il sera candidat aux présidentielles de 2019. On comprendrait moins que BCE soit plus appliqué que RG à obtenir le retrait de YC de la course, lorsqu’on sait son âge et qu’on se rappelle les différentes fois où il avait répété que la révolution a été faite par la jeunesse tunisienne et pour elle.

Le ferait-il pour son fils ou pour un autre candidat de son choix ? «Chaque chose en son temps. On en parlera une autre fois», avait déjà répondu BCE, lundi dernier à la journaliste d’El Hiwar Ettounsi, qui ébauchait cette question.

  • Paul Valéry et Karl Marx savaient déjà ce qui se passe en Tunisie

On aurait pu le dire nous-mêmes. Le rapporter tel que dit par un journal étranger, c’est essayer de traduire le ressenti de la situation politico-tunisienne hors nos frontières et chez nos bailleurs de fonds, alors que toute la sphère politicienne semble trouver cela normal.

«Les réformes économiques en Tunisie risquent d’être mises à l’écart par une querelle entre les principaux dirigeants», affirme à juste titre le site de Bloomberg à propos de ce qui se passe depuis quelques mois en Tunisie.

Citant l’analyste politique du cabinet de conseil londonien Energy Aspects Riccardo Fabiani, Bloomberg dit que «le résultat final, est que les manœuvres politiques avant les prochaines élections, auront la priorité sur toute autre chose. Tout espoir de réformes ou de mesures significatives sera anéanti».

Depuis quelques mois en Tunisie, en effet, on ne parle plus économie que dans l’urgence de faire face à une catastrophe, naturelle comme ce fut le cas à Nabeul, ou humaine comme à chaque fois que le FMI risque de fermer les portes de ses crédits à la Tunisie.

«La politique étant l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde», comme le disait l’écrivain et philosophe français Paul Valéry, la politique a repris le dessus en Tunisie depuis plusieurs mois et devient même le menu principal, sinon l’unique, de tous les plateaux TV et radio. L’explication réside, à notre sens, dans ce que disait depuis 1818 Karl Marx. «Toute classe qui aspire à la domination, doit conquérir d’abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général».

C’est le cas actuellement en Tunisie, selon nous, des partis politiques aux différentes organisations syndicales et patronales, et en tête l’UGTT qui voudrait refaire la révolution, sans oublier les différents lobbies à l’intérieur de l’ARP.

  • «Homme politique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords». Dixit : Coluche

Du coût, on oublie allègrement que c’est la banqueroute des caisses sociales qui est derrière les pénuries de médicaments et les retards des retraites. On oublie que c’est le déficit commercial et celui de la balance de paiement qui sont derrière la baisse de la valeur du Dinar tunisien. On oublie que ce sont les innombrables hausses salariales et les grèves interminables dans le bassin minier qui sont derrière le déséquilibre et le déficit budgétaire. On oublie enfin que c’est le manque de production et la disparition de la productivité qui sont derrière l’endettement et l’assèchement des ressources de l’Etat. Personne n’est plus disponible pour aider financièrement l’Etat et chacun utilise des arguments politiques et politiciens, pour expliquer ce refus, comme nous l’ont déjà signalé les Français lorsque le chef du gouvernement était allé à Paris demander leur aide.

Du coup, on oublie aussi toutes les réformes qui devaient redresser tout cela et remettre la croissance sur un bon trend haussier. Les deux pans de l’Exécutif se déchirent à satiété, l’un empêchant l’autre de se concentrer sur ce pourquoi il avait été choisi, pour pouvoir utiliser cette incapacité en argument politique pour le dégager. Les partis politiques, non concernés par ces disputes politiciennes, regardent et laissent faire, car incapables de faire. Les députés de l’ARP se retrouvent dans l’œil du cyclone de la guerre BCE/YC et n’ont plus le temps de se remettre à leur travail législatif, pour étudier et adopter, pour faciliter le travail du gouvernement à remettre l’économie tunisienne sur pied. «Pas moins de 92 projets de loi sont actuellement bloqués à l’ARP, ce qui freine tout projet de réforme. Parmi les projets bloqués, l’un en rapport avec l’inscription de la Tunisie sur la liste Gafi». C’est ce qu’a indiqué le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le lundi 10 septembre 2018, en marge d’une réunion sectorielle avec des directeurs de journaux.

فبحيث dans la Tunisie de ladite révolution,، c’est en effet «le Parti avant la Patrie». Si ce n’est pas pour des raisons partisanes ou idéologiques, c’est pour des raisons purement personnelles. «Point à la ligne», comme disait le chef de l’Etat, lundi dernier à la télévision

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TABC lorgne la Libye, dont le PIB affiche +55% en 2017

Nous sommes appelés à soutenir la Libye. La Tunisie n’est pas concernée par ce que ce passe en Libye (querelles politiques, partisanes ou autres), nous soutenons toujours ce pays et nous sommes déterminés à multiplier tous les efforts afin de renforcer les domaines de coopération sociale, humanitaire, économique commune“, a fait savoir le président de TABC, Bassem Loukil, lors de l’ouverture ce jeudi 27 septembre 2018 de la première édition du Forum économique tuniso-libyen.

Il a ajouté qu’il est convaincu que la Libye arrivera à surmonter tous ses problèmes d’ici 2019, signalant que le PIB du pays a connu une évolution de 55% en 2017, un indicateur positif qui démontre qu’on est sur la voie de la reprise économique.

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L’Institut One To One a rendu publics, ce lundi 3 septembre 2018, les résultats de l’Afrobaromètre sur la Démocratie en Tunisie, un sondage réalisé durant la période du 1er avril au 5 mai 2018, sur un échantillon de 1200 personnes réparties sur les 24 gouvernorats. Il en ressort en effet que 29% des personnes sondées considèrent que la Tunisie est un pays non démocratique contre seulement 14% en 2015, et 6 sur 10 considèrent la Tunisie comme un “pays non démocratique” ou bien “un pays démocratique qui fait face à des problèmes structurels“. De plus, 51% des interrogés ont déclaré qu’ils sont ou bien “insatisfaits” ou bien “totalement insatisfaits” de la démocratie en Tunisie.

Le sondage a en outre révélé une forte baisse au niveau du nombre des Tunisiens qui préfèrent la démocratie aux autres régimes, passant ainsi de 71% en 2013 à 46% en 2018.

Par ailleurs, 57% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles “ne s’intéressent pas du tout” ou “ne sont pas intéressés” par les élections, bien que 64% soient en faveur d’élections transparentes et équitables.

Rafik Halouani, coordinateur général du réseau «Mourakiboun», a qualifié de “fou” celui qui croit en la démocratie en Tunisie, soulignant que le citoyen a fortement désiré la démocratie mais en réalité rien n’a été réalisé, selon ses dires.

ll a étayé ses propos par l’absence de développement et de progrès dans le pays. “Pas de progrès en Tunisie (…) la situation est catastrophique à tous les niveaux (…)“, a-t-il asséné.

Il a en outre indiqué que les Tunisiens ne font pas confiance aux élections parce qu’ils les considéraient comme un moyen de changer le cours des choses, alors qu’à l’arrivée rien n’a bougé pour eux. Il a rappelé le taux de participation trais faible aux élections législatives. “Cela témoigne de l’échec de l’ISIE et du pays en général à convaincre les gens pour participer aux élections (…) ils ont réussi à écarter les citoyens de l’affaire publique où point que le Tunisien se fout même de la personne qui va gouverner le pays“, a-t-il dit.

Toujours, selon One to one, 57% des citoyens n’étaient pas intéressés par les élections municipales et 84% n’avaient aucune information à propos de cette échéance.
Les mêmes résultats ont révélé une baisse de confiance en l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) puisqu’en 2015, trois personnes sur dix avaient déclaré avoir totalement confiance en l’ISIE alors qu’en 2018 ce taux est d’à peine 16%.

Les résultats du sondage ont également montré que 29% des Tunisiens approuvent l’idée que le régime de gouvernance soit inspiré de l’islam, 26% trouvent qu’il serait préférable que les hommes religieux puissent occuper des postes publics dans l’Etat et 25% considèrent que la démocratie est contradictoire avec les principes de l’islam.

Selon le même sondage, 22% des interviewés pensent que dans un pays musulman, les non musulmans doivent bénéficier de moins de droits politiques et 54% des Tunisiens préfèrent que le pays soit gouverné par les lois civiles.

58% des Tunisiens soutiennent la redevabilité du gouvernement alors que seulement 41% approuvent le pluralisme politique.
Evoquant les trois premiers problèmes auxquels est confronté le pays, les personnes interviewées ont cité en premier lieu la gestion de l’économie, à 58%, le chômage en second lieu à 37% et la corruption en troisième lieu avec 22%.

Sur la question de l’économie, 79% des Tunisiens estiment que le pays est sur la mauvaise voie et 72% qualifient la situation économique de mauvaise ou de très mauvaise.

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L’épuisant prêt du Fonds monétaire international à la Tunisie est au milieu du gué, il ne reste à en rembourser que 1500 millions de dollars à l’échéance d’avril 2020. Une date de forclusion à ce point libératrice que tout le monde appelle de ses vœux tant son cheminement est synonyme de tourments et de sueurs froides pour le gouvernement chaque fois qu’il s’agit de revue et partant de décaissement de tranche.

La cinquième du nom n’a pas dérogé à la règle. Elle a donné lieu à des négociations « extrêmement difficiles », de l’aveu même du ministre chargé des Réformes majeures, Taoufik Rajhi. Le FMI donnait cette fois-ci la nette impression d’en faire un peu trop en ajoutant à son attirail d’édits et de mandements l’injonction de faire une économie de 1 milliard de dinars supplémentaires imputables sur la facture énergétique alors que les cours mondiaux du pétrole repartent dramatiquement à la hausse plafonnant à 77 dollars le baril en juillet, même s’ils sont en train d’enregistrer un reflux.

Sitôt dit, sitôt fait. Les prix à la vente des produits pétroliers ont augmenté à partir de ce dimanche, et il devra en être ainsi autant que nécessaire, c’est-à-dire jusqu’au jour, improbable, où l’équilibre sera rétabli, l’institution de Bretton wood exigeant de « réduire la demande excessive d’importations, étant donné l’augmentation importante des prix internationaux du pétrole…et de poursuivre les réformes des subventions (actuellement peu ciblées) de l’énergie ». Il est évident que le gouvernement tunisien n’est pas en capacité de se soustraire à pareille injonction spécifique à la compensation pas plus qu’il n’est en état de ne pas déférer à celle de «  gérer soigneusement la masse salariale publique ainsi que de redresser, sur des bases viables, la situation des caisses de sécurité sociale pour les secteurs public et privé ».

Des recettes purement techniques

En jouant encore et plus au père fouettard, le FMI ressasse des recettes purement techniques qui n’ont nulle prise sur les considérations sociales et politiques avec lesquelles le gouvernement « bénéficiaire » de ses concours financiers doit péremptoirement composer pour maintenir une fragile paix sociale dont la rupture mènerait tout droit à des formes d’agitation qu’il est incapable de domestiquer au risque d’abîmer ses finances et s’attirer les foudres de la population et des organisations professionnelles et civiles, puissantes et actives dans le pays. Ce sont des épines de plus dans le pied du gouvernement qui se démène pour échafauder un projet de loi de finances encore plus éprouvant que ceux qui l’ont précédé depuis 2011.

Quel sort pour les réformes ?

Il s’y joint ces réformes implacables au sujet desquelles l’ordre lui est régulièrement intimé d’aller plus vite pour pouvoir aspirer à un avis favorable concernant le déboursement de la prochaine tranche. Le gouvernement Chahed pourra-t-il tirer son épingle du jeu alors que, politiquement, sa tête est mise à prix et que, socialement, il est criblé de coups de boutoir assénés par le plus intraitable de ses partenaires, nommément l’UGTT ? Les réalisations dont l’actuel du gouvernement se prévaut ne semblent pas, du reste, avoir l’heur de désamorcer ces accès de fièvre, alors même que maints indicateurs économiques majeurs sortent du périmètre rouge pour annoncer un léger mieux. C’est particulièrement le cas du taux de croissance en nette évolution pour atteindre en 2020 la barre de 3,5%, une première depuis un bail, mais aussi du déficit budgétaire ramené à moins de 5%.

D’ailleurs, le FMI s’est félicité de « certains signaux encourageants indiquant que la reprise économique est en bonne voie », citant les bonnes performances des secteurs de l’agriculture, du tourisme et des services, et l’engagement des autorités à réduire les déséquilibres budgétaires qui porte également ses fruits ». Mais il est important que le Fonds ait levé un verrou essentiel, celui d’améliorer la signature de la Tunisie auprès des bailleurs de fonds mondiaux et de lui permettre de sortir sur le marché financier international dans des conditions moins défavorables, en particulier en vue d‘obtenir l’emprunt obligataire d’un milliard de dollars approuvé déjà par les députés outre 400 millions d’euros convenus par des institutions internationales.

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Le Secrétaire d’Etat nippon à l’Economie, au commerce et à l’industrie, Yoji Muto, a souligné le souci du Japon de renforcer les concertations et la coordination avec la Tunisie au sein des instances internationales, notamment économiques, à la lumière de la candidature de la ville japonaise d’Osaka à accueillir l’exposition universelle de 2025 (EXPO 2025).

Reçu mardi par le ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhianoui, Muto a réaffirmé tout l’intérêt que porte le Japon à l’expérience tunisienne, mettant l’accent, à ce propos, sur la volonté de consolider les relations de coopération avec la Tunisie dans les différents domaines.

Au cours de cette rencontre, Jhianoui a salué le soutien que le Japon ne cesse d’apporter à la Tunisie au cours de ces dernières années, mettant l’accent, à ce propos, sur la volonté de la Tunisie de renforcer ses relations avec le Japon dans tous les domaines, notamment dans les domaines économiques et de développement.

Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, la rencontre a porté sur l’évolution des relations de coopération entre la Tunisie et le Japon dans les différents domaines ainsi que sur les moyens de les renforcer, à la lumière de la multiplication des visites des hauts responsables des deux pays.
La rencontre a également permis de suivre les résultats de la visite officielle effectuée en novembre dernier par le ministre des Affaires étrangères à Tokyo à l’invitation de son homologue nippon.

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Lors d’une conférence-débat tenue ce mardi 28 août 2018 à l’IHEC de Carthage à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites), l’économiste Abdeljelil Bedoui a appelé à mettre en place une loi d’urgence économique pour accélérer la croissance et sauver l’économie tunisienne qui est en route vers la détérioration, selon ses dires. Cette loi d’urgence économique doit permettre au gouvernement de confisquer tous les fonds du marché parallèle et de l’évasion fiscale.

Un plan de sauvetage économique s’avère plus qu’une nécessité (…) Nous avons besoin de mesures exceptionnelles… On n’a plus le temps pour le bricolage“, a-t-il dit.

El Bedoui a également proposé, pour sauver le pays de la crise, de changer la monnaie ou les billets de banques, de mettre en place un programme de contrôle pour certains produits importés et de réviser les conventions économiques conclues.

Outre ces recommandations, il a appelé à se concentrer sur le secteur de l’agriculture et des bâtiments comme facteurs de croissance et de richesse pour le pays : “Ce sont eux seulement qui vont faire bouger les choses“, a-t-il assuré.

Dans cet ordre d’idées, il a accusé la classe politique de vouloir accentuer cette détérioration par la transition démocratique et de s’accrocher à la moindre amélioration au niveau des indices économiques pour convaincre les gens que les choses sont en train de s’améliorer, alors que la croissance enregistrée est tributaire ou bien de facteurs naturels comme le cas de l’agriculture ou de facteurs externes provenant de l’amélioration de la croissance chez nos partenaires étrangers, a-t-il expliqué. “La crise est profonde et tous les indices économiques virent au rouge et aucune démarche radicale n’a été entamée malgré l’échec de toutes les politiques de relance économique mises en place par les gouvernements qui se sont succédé à la Révolution“, a encore dit El Bedoui.

Il a en outre indiqué que de nos jours le concept de réforme est dévoyé et le Tunisien a peur des réformes puisque ces dernières portent atteinte aujourd’hui ou bien à l’État, à sa souveraineté, aux libertés ou aux acquis sociaux.

De plus, a ajouté l’économiste, le discours politique a renoncé à l’idée de revoir le modèle de développement économique actuel alors qu’elle a été fortement défendue dans les programmes de tous les partis politiques.

Il a dans le même contexte indiqué que les politiques de relance économique entreprises par les différents gouvernements manquent de programmes de développement futurs et tout ce qui a été fait est un ensemble de mesurettes visant la gestion quotidienne de la réalité économique, dénonçant ainsi la politique visant à marginaliser les cadres et les compétences tunisiennes pour suivre des agendas partisans. “Toutes les politiques entreprises ont été inscrites dans le cadre du même modèle de développement économique qui a déjà montré ses limites depuis plusieurs années“, a-t-il soutenu.

Abdeljelil Bedoui a d’autre part assuré que l’économie tunisienne a perdu toutes ses bases : déficit énergétique, déficit budgétaire, déficit commercial, déficit institutionnel, fuite des cerveaux et enfin fuite des capitaux, laquelle fait perdre à l’État près de 60 Milliards de dollars, selon ses dires.

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Les hypothèses de croissance de l’économie mondiale restent favorables pour 2108. Cependant, des risques persistent. Ils sont de nature politique et commerciale“. C’est ce qui ressort d’une étude récente de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Compte tenu de cet environnement international, la légère amélioration de la croissance économique du premier trimestre pourrait être compromise, pour le reste de l’année, par le comportement de l’investissement et la perte de compétitivité de l’économie tunisienne (érodée par l’inflation).

En effet, selon l’ITES, le premier semestre 2018 a été caractérisé par l’amélioration du rating de la Tunisie de deux grands fournisseurs d’indices : FTSE et MSCI. Cette classification par ces fournisseurs d’indice permet de drainer davantage d’investisseurs étrangers, l’objectif étant d’accéder au statut de marché émergent. Pour cela il est nécessaire d’attirer de grandes capitalisations à l’instar des grandes sociétés nationales publiques (STEG, Groupe chimique, Régie des tabacs) ou d’entreprises privées qui sont toujours non cotées (Télécom, autres groupes industriels). Cette solution permet également d’améliorer la représentativité de la Bourse pour inclure des secteurs comme l’énergie, le transport, les télécommunications, le tourisme, l’agriculture, et de renforcer la liquidité et la profondeur du marché.

Les revenus des banques ont également continué leur trend haussier avec une augmentation du PNB total de 20.22% en moyenne pour les 11 banques cotées. Cette amélioration est essentiellement expliquée par l’évolution des crédits à la clientèle (+22.18%) et non pas par l’augmentation des marges d’intérêts. En effet, les revenus des intérêts se sont appréciés de 36.37% alors que les charges d’intérêts ont augmenté de 41.69%. Les banques de la place ont ainsi ajusté leurs politiques de tarification. Il est clair que le renchérissement du coût de financement n’est pas imputé à un comportement opportuniste de la part des banques de la place mais plutôt au relèvement des taux directeurs de la BCT opérés dans le cadre d’une politique monétaire de lutte active contre l’inflation.

L’ITES constate aussi que les banques n’ont pas répercuté la hausse des primes de risques conséquence de l’augmentation durant le premier trimestre du taux des créances classées du secteur au niveau de leur pricing. Ce qui, à notre sens, présenterait un risque sur les indicateurs affichés une fois les risques constatés.
Les revenus de portefeuille ont connu également une nette évolution de 14.50%, qui s’explique d’une part par l’accroissement des emplois affectés aux portefeuilles titres (+11.31%) mais également par le relèvement du TMM sur lequel sont indexés les revenus des instruments utilisés par les banques, notamment les BTA.

De façon générale, les banques de la place ont continué leur appui à l’économie nationale avec l’augmentation des engagements du secteur de +22.18% passant de 52.6 Mrds de dinars à 58.4 Mrds de dinars. Cette évolution reste en décalage par rapport à la croissance de l’activité économique et du FBCF (moyenne de 667 MD depuis 2011). Le financement bancaire sert à priori à financer les décalages de trésorerie occasionnés par les distorsions au niveau de la chaîne du crédit inter-entreprises dues aux difficultés d’exécution des budgets de l’Etat et des délais de paiement rallongés depuis 2011. Il semble que dans cette configuration, le financement bancaire ne joue pas pleinement son rôle dans le financement du développement via l’appui aux programmes d’investissement des entreprises.

Par ailleurs, le ratio engagements sur dépôts (Loand to deposit LTD) a enregistré une hausse pour se situer au niveau de 108% comparativement au niveau de 98% fin juin 2017 et ce, malgré une amélioration des dépôts de 11.02%. Cette dégradation de la couverture des engagements par les dépôts traduit, selon l’ITES, les difficultés à mobiliser les ressources par les banques pour soutenir leur développement. Ce développement s’est fait essentiellement par refinancement auprès de la BCT, ce qui augmente les pressions sur le marché monétaire et se traduit par un renchérissement du coût de crédit.

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Les grèves successives et répétées observées dans les entreprises et qui n’épargnent aucun secteur continuent de fragiliser l’économie nationale. Bien que ces mouvements soit un droit garanti par la Constitution, ils ne cessent de ralentir l’activité de l’entreprise et bloquer la production. Après Léoni, Le Moulin et Petrofac, c’est au tour de “ChocoTom” de se retrouver dans une situation dont personne ne peut prévoir l’issue. Frappée par des mouvements sociaux, la société a réagi très fermement. Moncef Guezguez, secrétaire général adjoint de l’Union régionale du travail de la Manouba, a fait savoir ce jeudi 2 août 2018 à Africanmanager que la société “ChocoTom” a lancé un “lock-out” mettant au chômage près de 800 salariés pour une période d’un mois (août) et privant de salaire le personnel de ladite société.

Cette décision vient en réaction à une grève observée par les employés à la date du 27 juillet dernier pour revendiquer l’amélioration des conditions du travail et la réactivation d’un ensemble d’accords signés auparavant entre le syndicat et la direction de “ChocoTom”. Le responsable a toutefois indiqué que la grève est un droit constitutionnel, affichant son espoir de voir les salariés regagner leurs postes après ladite période.

Le responsable a par ailleurs dénoncé la réaction de la société vis-à-vis de cette grève, soulignant qu’une telle décision va à l’encontre du travail syndical. Il a également dénoncé la décision de la société de ne pas verser les salaires du personnel pour le mois d’août, évoquant la dégradation de la situation économique et financière dans le pays et la détérioration du pouvoir d’achat des ménages. “C’est une atteinte au travail syndical“, a-t-il dit.

Ce n’est pas la première fois que de tels faits se produisent en Tunisie, rappelons les remous au sein du groupe allemand “Leoni”, qui avait repris ses activités après une longue période de négociations et de cessation d’activité. Leoni, qui emploie plus de 2500 personnes dans la fabrication de câbles automobiles à Mateur (dans le gouvernorat de Bizerte), avait annoncé sa fermeture à cause des sit-in anarchiques et des menaces de grève qui perturbent l’activité et provoquent des retards de livraison.

Idem pour la confiserie Triki “Le Moulin” à Sfax, qui produit de la « chamia » depuis plusieurs décennies et compte quelques400 employés. La société avait également cessé ses activités pour une bonne période à cause de la grève des ouvriers mais elle avait par la suite repris la production après l’intervention du gouverneur de Sfax et d’autres parties et après qu’un accord a été trouvé entre le propriétaire et les travailleurs.

C’est la même chose pour la société pétrolière et de gaz Petrofac, à Kerkennah, qui avait également décidé de quitter la région à cause des grèves répétées et anarchiques observées et des blocages provoqués par le personnel de ladite société durant plusieurs mois. C’est la société qui avait connu les manifestations les plus mouvementées où des actions de désobéissance civile avaient été menées dans la région, accompagnés de la fermeture du siège de la Délégation, du bureau de la Recette des Finances et des établissements scolaires.

Nous rappelons à ce propos que le droit de grève est consacré par la nouvelle Constitution et encadré par le Code du travail dans le but de préserver les intérêts des employés et des employeurs.

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“L’amélioration, quoique légère de l’activité économique en 2017 n’a que peu soulagé les finances publiques qui demeurent parmi les préoccupations majeures du pays”, note la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans son dernier rapport relatif à l’année 2017. En effet l’économie nationale a enregistré, en 2017, une croissance de 1,9%, soit un taux bien en deçà des prévisions initiales (2,5%). Cette situation a restreint la marge de manœuvre de l’économie tunisienne pour mieux maîtriser les équilibres macroéconomiques, particulièrement le maintien du déficit budgétaire à un niveau soutenable pour ainsi réduire le niveau de l’endettement public.

“La hausse des dépenses à un rythme plus rapide que celui des ressources propres a engendré un creusement du déficit budgétaire de 475,9 MDT pour atteindre 6,1% du PIB, ce qui a eu pour conséquence l’accélération de l’endettement public qui s’est situé à 69,9%, ajoute la BCT.

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C’est un tableau peu confortant que le Fonds monétaire international a dressé sur les perspectives de l’économie algérienne dans son analyse qui s’étale sur une période de 5 années, jusqu’en 2023, rapporte elmoudjahid.

Le FMI qui ne partage pas la vision des autorités algériennes sur bien des plans, notamment en ce qui concerne les subventions et la politique de financement, n’a pas innové en la matière puisque la majorité de ses analyses sur notre pays se ressemblent. Cette fois-ci, les critiques de l’institution de Bretton Woods ciblent la manière dont l’Algérie a opéré souverainement pour faire face à la crise financière. Des perspectives loin d’être rassurantes, car selon le FMI la croissance devrait très fortement ralentir dès 2020, ce qui accroîtra le taux du chômage, indique la même source.

Les mises en garde du FMI sont justifiées par une persistance des déficits budgétaires et externes, comme conséquences qui vont écarter progressivement toutes les marges de manœuvre dont dispose encore l’Algérie, cela en ramenant les réserves de change à moins de 5 mois d’importation dès 2022 et à 12 milliards de dollars, soit 3 mois d’importation en 2023. Aussi, dans le cas où «le très ambitieux assainissement des finances publiques annoncé pour 2019 et au-delà ne se déroule pas comme prévu, les déséquilibres pourraient rapidement devenir non-soutenables car les politiques actuelles affaiblissent la résilience de l’économie au lieu de la renforcer».

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“La révision à la hausse du taux directeur n’est pas la solution dans le contexte actuel. Elle réduit certes la consommation mais agit négativement, en l’absence de taux d’intérêt bonifiés, sur l’investissement privé. En fait, les banques tunisiennes assument le risque de crédit mais non le risque des taux (qui ne sont fixes qu’au-delà de 15 ans)”, a indiqué l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) dans une note de conjoncture récente.

Et d’ajouter que le rétablissement d’une économie de marché véritable, avec un Etat régulateur, passe inévitablement par la restauration de l’Etat de droit et la conjonction des efforts des ministères concernés par les conditions de vie des citoyens (Ministère du commerce, douane…) pour lutter efficacement contre l’inflation. “Pour preuve, il est économiquement inconcevable que l’inflation soit tirée vers le haut par la rubrique « fruits frais » et plus généralement par la rubrique « alimentation » (dont le poids est de 28.1% dans le panier de la ménagère) pendant cette bonne année agricole”, précise la note.

“Les effets de la dépréciation du Dinar sur l’inflation n’ont pas à être ignorés mais pas non plus à être exagérés. Des estimations récentes révèlent que l’inflation importée serait seulement de 2%. En conséquence, les facteurs internes jouent plus que les facteurs externes”, ajoute l’Ites.

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“La légère reprise économique enregistrée en 2017 est confirmée au premier trimestre 2018. Le taux de croissance du PIB (en glissement annuel) est de 2.5% et de 1% par rapport au trimestre précédent. Au niveau sectoriel, cette croissance est tirée par les industries manufacturières (+2.4%), l’agriculture et la pêche (+11.9%), les services marchands (+12.5%), l’agro-alimentaire (+16.7%), les industries mécaniques et électriques (+5.3%) et le textile (+0.2%)”, c’est ce qui ressort de la note de conjoncture de l’institut tunisien des études stratégiques (ITES).

Toutefois, la contribution des industries manufacturières est handicapée par le secteur du bâtiment et corollairement des matériaux de construction (-5.3%) suite à la baisse de la demande interne en raison notamment des dispositions de la LF 2018 qui a institué la TVA à 19% sur l’immobilier destiné aux particuliers. Le secteur de la promotion immobilière et corollairement le bâtiment connaît effectivement une crise sévère depuis quelques années. Cette crise se manifeste par la chute des ventes qui sont passées de 16000 unités en 2011 à moins de 9000 unités en 2017, la stagnation des prix du neuf (dans certaines zones il y a une légère baisse), l’augmentation du stock des unités invendues et le blocage des ventes depuis le début de l’année en raison du refus de l’administration fiscale d’autoriser la déduction de la TVA sur les stocks construits avant 2018. S’y ajoute l’augmentation des taux des créances classées des entreprises de promotion immobilière durant les cinq premier mois 2018. En effet, selon la note de l’ITES, les difficultés que connaît le secteur de la promotion immobilière s’explique principalement par l’augmentation du prix de l’immobilier (4,7% pour les loyers et 15,4% pour l’entretien et la réparation des logements), l’augmentation des taxes avec l’instauration d’une TVA de 13% sur les ventes destinées aux particuliers et la détérioration du pouvoir d’achat des acquéreurs en raison du rythme de croissance de l’IPC comparativement aux taux d’augmentation salariale depuis 2011 (un taux d’inflation global de 7,7% en mai 2018). Autre facteur non moins important, la baisse des capacités de financement en raison de l’augmentation du taux d’intérêt des crédits bancaires.

Au total, l’ensemble du secteur est engagé à + 4000 MD à l’égard du secteur bancaire. Ces difficultés ont amené la majorité des établissements de crédits à revoir leurs stratégies d’engagement dans le secteur. Ces stratégies se sont traduites essentiellement par un durcissement des conditions de financement, une sélectivité accrue des projets et une révision des quotités accordées. Ce qui renforce le risque de procyclicité qui pourrait conduire à l’aggravation de la situation des promoteurs immobiliers en particulier les plus fragiles d’entre eux.

La croissance économique est aussi pénalisée par la contribution du secteur minier à cause surtout de la baisse de la production du phosphate (-38% par rapport au premier trimestre 2017). De ce fait, la valeur ajoutée des industries chimiques s’est trouvée négativement affectée (-24%). Enfin, la baisse (de moitié par rapport à 2010) de la production de pétrole est une véritable perte sèche pour la croissance de l’économie nationale.
Le tourisme, avec un accroissement des flux, a concerné en particulier les Européens. Les ressortissants des pays du Maghreb gardent une tendance haussière quoique à un rythme moins accéléré pour les Algériens et les Libyens. Selon les données relatives aux « paiements extérieurs » publiées par la BCT, les recettes touristiques, au terme des cinq premiers mois de 2018, ont augmenté de +28.4% (en glissement annuel).

L’ITES a dans le même contexte noté que les perspectives de croissance pour le reste de l’année sont bonnes pour le tourisme et l’agriculture. Ces deux secteurs sont cependant volatils et leur contribution à la croissance n’est pas à l’abri d’un quelconque choc non anticipé. Autrement dit, la reprise pourrait s’avérer fragile. L’atteinte de l’objectif de croissance de 3% fixé par le gouvernement est dès lors difficile à atteindre, sans un soutien de l’investissement, le moteur essentiel de la croissance.

Ainsi, la croissance économique pour le reste de l’année est aussi tributaire de la reprise sans discontinuité de la production de phosphates et dérivés.
Le secteur du bâtiment et de l’immobilier fragilisé par les nouvelles mesures fiscales et la rigueur de la politique monétaire pourrait négativement impacter la croissance pour le reste de l’année.

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