Tags Posts tagged with "économie"

économie

par -

Sept ans après la Révolution, le pays n’a pas réussi à relancer la croissance économique. Le taux de croissance du PIB (dollars constants de la Banque  mondiale) demeure faible. Il est estimé à 1,17 % en 2016, soit un taux par tête d’habitant négatif (-0,3%), ce qui implique qu’en moyenne le Tunisien est moins riche par rapport à l’année précédente. La Tunisie a enregistré un taux moyen annuel de 4,59% entre 1966 et 2016. Les deux pics sont enregistrés en 1972 (la valeur la plus élevée 17,74 %) et en 2011 (la valeur la plus basse négative -1,92%)“. C’est ce qui a été indiqué par la lettre de conjoncture récemment publiée par Mac SA.

Cette tendance“, précise la note, a engendré une persistance d’importants déséquilibres macroéconomiques en matière de gestion des finances publiques et un taux de chômage moyen le plus élevé (15,6 % en 2016). L’investissement moteur-clé de la croissance reste en panne. Le taux d’épargne ne cesse de diminuer  entraînant un accroissement de la dette extérieure. Ce taux est au plus bas depuis 1965, estimé à 8,83% en 2016.  En effet, entre la période 1965-2016, ce taux moyen est de 22,25% et le plus élevé est enregistré en 1968 à 33,01%.

Les faits stylisés portent à croire, selon cette note, que certains secteurs présentent un important potentiel inexploité qui nécessitera une certaine concentration en vue de le réaliser. Pour profiter de ce potentiel, nous suggérons une approche qui fait recours à des mesures stratégiques méticuleusement choisies pour éliminer les obstacles et renforcer les actions de régulation, de coordination, d’harmonisation et de mise en cohérence des programmes publics, privés et PPP.

Selon cette note, la Tunisie a besoin d’une approche sous sectorielle ciblée pour assurer une compétitivité la plus élevée possible. L’expérience des pays montre que l’approche qui cible les sous secteurs à très haut potentiel a connu un succès considérable. “Les pays asiatiques, la Grande Bretagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, et la Hollande poursuivent cette stratégie et ont obtenu des résultats remarquables. La collaboration étroite entre le secteur public et le secteur privé dans ce domaine a amélioré ces résultats. Les pays asiatiques ont choisi quelques niches de produits pour bénéficier de l’apprentissage par l’expérience qui a amélioré la productivité et a créé l’avantage compétitif. Les autorités coréennes ont commencé par cibler la sidérurgie et la construction navale et ont réussi à acquérir le statut d’exportateur majeur dans ce domaine dans les années 70. Par la suite, elles ont commencé à exporter des automobiles vers les États-Unis dans les années 80, à produire les composants électroniques depuis les années 90. Actuellement, le pays est l’un des premiers exportateurs des équipements électriques. La Hollande a choisi le secteur agroalimentaire. Elle est actuellement le troisième plus gros exportateur au monde de produits agricoles et agroalimentaires. Elle exporte des volailles, de viande rouge, du lait, des variétés de fromage etc. Elle est aujourd’hui le premier exportateur mondial des équipements pour l’agroalimentaire“.

En guise de conclusion, la note souligne que le grand défi pour la Tunisie est de déterminer les sous secteurs à haut potentiel qui offrent les meilleures perspectives pour accélérer la croissance économique. “Nous croyons qu’on devra mettre à l’essai cette approche dans le secteur agroalimentaire (produits  méditerranéens) où on pourra créer notre avantage comparatif. On devra commencer par se concentrer sur une niche de production comme l’huile d’olive et ses dérivés pour être leader dans le monde et par la suite choisir une autre niche et ainsi de suite. Pour cela, on devra élaborer une  stratégie en étudiant notre position de départ, nos forces et nos faiblesses par rapport à d’autres pays concurrents et ensuite, le gouvernement proposera des collaborations avec le secteur privé“, lit-on dans cette lettre.

Mac SA

L’homme politique Slaheddine Maaoui, qui a occupé de très hautes fonctions (conseiller de Ben Ali, PDG de l’ATCE, ministre du Tourisme, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Communication et des relations avec la Chambre des députés, etc.), a réagi aux résultats du dernier sondage de l’organisme américain IRI sur la perception de l’économie, de la classe politique, les intentions de vote aux prochaines municipales… Dans un post cinglant sur Facebook, Slah Maaoui a émis un jugement sans appel sur l’élite politique tunisienne.

“TOUS PERDANTS !

Le dernier sondage réalisé pour le compte d’une institution américaine nous brosse un tableau catastrophique de l’état des lieux politique en Tunisie…
83% des Tunisiens ne choisissent aucun parti politique… les “meilleurs ” ne dépassent pas 3%… les “embryonnaires” n’ont aucune visibilité!…
On touche ainsi le fond !
3 grandes leçons :
-C’est la faillite du système partisan en vigueur…
-Point de salut en dehors de nouveaux rassemblements politiques convaincants et crédibles!…
-L’émiettement des forces démocratiques est une impasse!”

par -

Tout envoyer valser, renverser la table pour des lendemains qui chantent. C’était ça le rêve du soulèvement populaire qui a balayé l’une des dictatures les plus tristement célèbres de la planète, c’est ça qui a été vendu à une partie de la jeunesse aux horizons bouchés et qui n’avait que ses yeux pour pleurer. Six années après le départ de l’affreux dictateur – un fameux 14 janvier 2011 -, la Révolution a-t-elle tenu ne serait-ce que quelques unes de ses promesses ? A en croire une majorité des citoyens tunisiens, que l’organisme américain International Republican Institute (IRI) est allé sonder, le compte n’y est pas. Cette affaire prend même des allures de désenchantement, de réveil brutal, de désillusion. Des citoyens d’ailleurs que la loi de finances 2018 va encore plus malmener, avec des ponctions fiscales sans précédent. C’est fâcheux, surtout quand on sait que ces états d’âme vont empirer. Il ne peut pas en être autrement car il n’est pas raisonnable d’attendre des gouvernants, quels que soient par ailleurs leurs qualités, génie et dévotion pour l’intérêt général, qu’ils fassent des miracles en si peu de temps, dans une économie complètement déstructurée par la contrebande, les marchés parallèles, la fraude fiscale, et que sais-je encore. Il faudra assurément du temps pour obtenir des résultats probants sur tous ces fronts ouverts par le départ brutal de Ben Ali. Mais du temps les Tunisiens ne veulent pas en donner à leurs élites. Ils s’impatientent et leurs jugements sont cinglants dans cette étude nationale…

Le chômage en tête

Quand on leur a demandé “Quel est selon vous, le plus gros problème économique que vit la Tunisie?“, 44% des Tunisiens sondés ont rétorqué que le chômage est le problème principal, puis vient la crise financière pour 24% des individus questionnés.

La corruption, pourtant cheval de bataille du gouvernement de Youssef Chahed, ne figure qu’à la 3ème place ; seuls 12% des sondés sont d’avis que c’est le problème économique numéro 1 de la Tunisie.

Dans l’ordre des sujets économiques à attaquer prioritairement par Chahed et son équipe, le combat contre le chômage est plébiscité par 32% des Tunisiens interrogés. Après il y a le maintien d’un niveau de vie décent, pour 15% des enquêtés. Ensuite viennent, au 3ème rang des priorités, l’emploi des jeunes et la lutte contre la corruption, pour 10% des sondés.

Cette étude révèle que les Tunisiens ont le moral dans les chaussettes. En effet 87% des personnes interrogées pensent que la situation de la Tunisie est “mauvaise” ou “très mauvaise“. Par contre ils sont nombreux à parier sur un avenir plus radieux, 35% exactement, qui croient que ça ira mieux, économiquement, dès 2018 ! Pour 38% des sondés, les choses vont s’aggraver ; pour 22% ce sera le statu quo.

Le rêve démocratique a morflé

Et quand on a demandé aux citoyens “Si vous ne pouviez avoir qu’une seule chose parmi les deux, ce serait : un régime politique démocratique ou une économie prospère?“, 42% des Tunisiens sondés ont répondu : “La prospérité économique est sans aucun doute plus importante pour moi“. En mai 2016, une étude de l’IRI avait conclu que seuls 18% des Tunisiens pensaient que la prospérité est «définitivement plus importante» que la démocratie. Les choses ont bigrement changé depuis !

Globalement, 66% des citoyens sondés se contenteraient de la prospérité économique, boudant les mirages de la démocratie, selon eux…

Le secteur privé a la cote !

Interrogés sur le “meilleur système économique“, d’après eux, 54% des sondés ont rétorqué que le secteur privé doit être plus prégnant, mais sous le contrôle du gouvernement, qui doit veiller à l’application des lois.

Seuls 27% des sondés pensent encore que le meilleur système économique est celui où l’État et le secteur public doivent être maitres du jeu. La pléthore de rapports et analyses très défavorables à une fonction publique budgétivore et improductive commence peut-être à faire son effet dans la tête des citoyens…

Votera, votera pas aux municipales ?

D’après l’étude de l’IRI, 41% des personnes interrogées ne feront pas le déplacement, ce qui confirme les faibles scores des partis politiques dans une enquête récente sur les intentions de vote aux élections municipales. Mais il y a un gros problème : le niveau d’abstention révélé par l’IRI est le plus massif depuis novembre 2015. Les partis politiques ont du boulot pour tenter de soigner la cote du scrutin, et le leur, auprès de citoyens aux yeux de qui très peu de choses trouvent grâce en ce moment…

Un autre motif d’inquiétude pour la santé de la démocratie tunisienne : 83% des sondés qui ont l’intention d’aller voter ne savent pas encore pour qui ou ou ne veulent pas dévoiler pour qui.

La corruption cavale, encore et toujours

L’écrasante majorité des citoyens, d’après cette étude, est incroyablement pessimiste sur la question. Pour 89% des Tunisiens interrogés, le fléau de la corruption a gagné du terrain depuis la révolution.

Dans le détail, 17% des sondés ont déclaré avoir personnellement versé un pot-de-vin dans un hôpital, 13% à des policiers de la circulation et 10% à des agents de municipalités.

Baromètre politique : C’est pas la joie !

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed et son mentor, le président de la République, Béji Caid Essebsi, forment le duo de tête des personnalités politiques. Les citoyens, et aussi les sondeurs, s’entêtent à prédire un avenir politique pour le chef de l’Etat, alors qu’à presque 91 ans il est très peu probable qu’il rempile. Tant pis, BCE brille encore dans un désert politique, avec à peine 15% des sondés qui ont une bonne opinion de lui. Par contre ils sont 49% à avoir une mauvaise appréciation de l’action du locataire du palais de Carthage…

Chahed s’en sort mieux, avec 36% des sondés qui ont un jugement favorable et 21% qui ne croient pas en lui.

S’agissant des partis politiques, 54% des enquêtes ont déclaré n’avoir foi en aucune formation pour croiser le fer avec la corruption. Idem pour la capacité à redonner des couleurs à l’économie : Ils sont 54% à ne pas miser un kopeck sur les partis politiques. Quand je vous disais qu’il fallait s’inquiéter pour la santé de notre jeune démocratie…

par -

L’Afrique du Sud, dont l’économie a perdu beaucoup de plumes, au point de perdre sa première place continentale arrachée en 2016 au Nigeria, veut mettre le paquet pour sauver les entreprises publiques. Le ministère sud-africain des Finances veut injecter quelque 100 milliards de rands (7,46 milliards $) dans les boîtes publiques en difficulté. Elle a donc tapé à la porte de la Public Investment Corporation (PIC), le plus grand gestionnaire de fonds d’Afrique, rapporte l’Agence Ecofin. Il est vrai que le pays a de solides liens avec l’organisme, lequel a en charge les caisses de retraite des employés de l’Etat sud-africain…

A côté de la cagnotte de 1860 milliards de rands (140 milliards $) d’actifs sous gestion de la PIC, ce que demande le gouvernement sud-africain est une paille. Par ailleurs les médias sud-africains ont révélé que les autorités ont proposé au gestionnaire de fonds de racheter le volume de 12 milliards d’actions qu’elles contrôlent dans l’entreprise de télécommunications Telkom. Le pactole récolté irait directement renflouer la South African Airways.

Mais ce n’est pas le seul canard public qui boite, il y a également l’entreprise nationale d’énergie Eskom, la compagnie pétrolière PetroSA et l’entreprise de défense Denel, dont les assises financières auraient été érodées par la mauvaise gestion et la corruption.
Daniel Matjila, le PDG de la PIC, a fait savoir qu’il est prêt à acheter à peu près de 2 milliards de rands de parts détenues dans le capital de Telkom, ce qui monterait la participation de sa structure à 18%. Mais on est loin des 12 milliards d’actions que veut céder le gouvernement. Mais pour Matjila, il n’est pas question d’aller au-delà et de jouer avec le feu. Cela se comprend quand on gère les retraites des fonctionnaires sud-africains….

par -

Noureddine Taboubi est né le 8 février 1961 à Béja. Il a intégré le monde du syndicalisme en 1990, en tant que Secrétaire général du syndicat fondamental de la société des viandes «Ellouhoum». Une année plus tard, il accède à la cour des grands, en tant que Secrétaire général de l’Union régionale de Tunis chargé du règlement intérieur. Sa maîtrise de l’appareil UGTT de l’intérieur, par cette profonde connaissance des règles, l’amènera jusqu’au poste de Secrétaire général le 26 janvier 2017, où il avait remplacé Houcine Abassi. Moins tonitruant et au regard moins torve que lui, il n’en suivra pas moins la voie, dans la montée en puissance politique du syndicat ouvrier.

  • Conservateur, pragmatique et sans complaisance, dit de lui «Le Monde»

Le journal français «Le Monde» dit de lui que c’est un «conservateur pragmatique» et que «l’aile gauche du syndicat a critiqué sa complaisance supposée à l’égard des islamistes». Et s’il s’est en effet révélé être un conservateur, au moins dans le maintien du caractère revendicatif à tout bout de champ, entamé par son prédécesseur qui avait un jour lié la productivité aux augmentations, devant une assemblée patronale à Sousse. Conservateur aussi, dans sa vision du mode de fonctionnement économique de la Tunisie, une vision qui prône sans le dire «l’Etat providence». Pragmatique, on n’en voit pas encore les prémices, tant le nouveau SG de l’UGTT ne donne toujours pas de signe d’une meilleure compréhension de la nouvelle conjoncture économique et financière. Le syndicaliste de base, pur et dur, n’arrive manifestement pas à poser les pieds sur terre et s’adapter à la réalité du terrain. Comme un mauvais marin, Taboubi vogue contre le vent au risque de faire chavirer toute la barque.

Il faut cependant reconnaître une chose : On ne lui voit toujours pas de complaisance. L’homme se tient encore à distance de toutes les composantes politiques au pouvoir. «Le Monde» expliquait que «la présence au sein du nouveau bureau de représentants de la gauche, tels Hfaïedh Hfaïedh, Sami Tahri ou Naïma Hammami, souligne néanmoins qu’il sera sous la haute surveillance de ceux qui ne veulent pas pousser trop loin la conciliation avec le pouvoir». Et ils font bien le boulot.

Mais si Taboubi n’est pas complaisant, c’est surtout qu’il se place, comme son prédécesseur d’ailleurs, au-dessus de toute la sphère politique, presqu’à hauteur de chef de gouvernement, dont il fait même son protégé dès l’une de ses premières apparitions TV, en ce qui concerne les sujets économiques et sociaux.

Homme de l’antisystème, économique et social, du gouvernement de Youssef Chahed, Noureddine Taboubi s’y tient et ne lâche rien. Houcine Abassi, son prédécesseur, avait un jour jeté au ministre des Finances qui lui disait qu’il signait des augmentations salariales dont il n’avait pas l’argent, que c’est son problème. A l’ancien ministre des Finances par intérim de Youssef Chahed, qui essayait de discuter avec lui de l’évolution inquiétante de la masse salariale, Taboubi avait vite fait levée de boucliers, en indiquant que ce sujet est une ligne rouge. Et au fil de ses discussions avec d’autres ministres, les lignes rouges se multipliaient, jusqu’à ne plus laisser place à aucun sujet de négociation.

L’homme ne voit manifestement que la couleur rouge. Mais dans le seul sens des seuls intérêts de la classe ouvrière et de leurs acquis matériels. Les salaires sont une ligne rouge, les prix sont une ligne rouge, les entreprises publiques sont une ligne rouge, la privatisation est une ligne rouge.

Le SG de l’UGTT ne voit manifestement pas le rouge, déjà écarlate, de tous les ratios de l’économie dont vivent les ouvriers qu’il défend. Il ne voit pas le rouge de la dangereuse montée de la masse salariale par rapport au rouge, dans l’autre sens, de la chute de la croissance. Il ne voit pas le rouge de la détérioration des équilibres financiers, le rouge de l’endettement, celui de la dépréciation du dinar pour manque de ressources propres et celui aussi des déficits, commercial, budgétaire et autres. Toutes ces lignes rouges ne valent-elles rien pour le SG de l’UGTT ? Comment pourrait-il discuter avec le gouvernement en s’entourant de lignes rouges ? Comment suppose-t-il que le chef du gouvernement, dont il est le parrain officiel désormais, pourrait-il trouver des solutions pour sortir l’économie du marasme où elle est depuis 7 ans avec le trop plein de lignes rouges syndicales. Dernière question. En voiture et avec un mourant, le chauffeur doit-il s’arrêter aux feux rouges et le laisser mourir ? C’est, à notre sens, actuellement le cas de la Tunisie !

par -

Les signataires de l’accord de Carthage se sont réunis hier mardi 05 septembre 2017 pour évoquer, essentiellement, un sujet que vous allez deviner aisément : Le remaniement ministériel, lequel aura son épilogue ce mercredi. Mais le fait marquant de cette rencontre c’est la proposition pour le moins singulière du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Ce dernier a demandé, en quelque sorte, aux signataires de l’Accord de Carthage de gouverner avec lui en présentant, ce 20 septembre 2017, des propositions concrètes pour faire repartir la machine économique, a rapporté devant les médias Issam Chebbi, Secrétaire général d’Al Jomhouri.

De son côté le gouvernement va soumettre aux parties concernées un document compilant les principales données économiques et sociales. Une réunion est programmée le 25 septembre 2017 pour éplucher les propositions qui vont émaner de ces Messieurs et Dames…

par -

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, s’est entretenu, mardi matin, au palais de Carthage, avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Selon un communiqué de la Présidence, l’entretien a porté sur le programme économique et social du gouvernement pour la période à venir ainsi que sur la feuille de route dressée aux fins de relancer l’économie nationale et de garantir les équilibres financiers.
Ce programme, souligne le communiqué, se baserait sur une série de réformes structurelles importantes à entreprendre sur le moyen terme et sur une stratégie claire susceptible d’impulser le rythme de croissance et d’améliorer le climat d’investissement.

par -

Les compagnies d’assurances se portent nettement mieux que l’économie dans sa globalité. Alors que le taux de croissance du pays stagne, faisant toujours les frais d’une crise économique et politique qui continue de sévir, le marché de l’assurance poursuit sa croissance. Les primes émises des 22 compagnies que compte le secteur se sont accrues en 2015 de 7,9% pour s’établir à 1 679 Millions de dinars, sachant qu’une année auparavant, elles se sont améliorées de 10,1%. C’est ce qui ressort d’une étude publiée récemment par l’intermédiaire en bourse Mac Sa sur la situation du secteur des assurances en Tunisie. “Malgré le fait que cette croissance reste soutenue d’année en année, le taux de pénétration reste relativement faible à 1,9%. Quand on sait que le ratio qui rapporte les primes au PIB est de l’ordre de 14,7% en Afrique du Sud, de 9,3% en France et de 7,4% aux États-Unis, il y a lieu d’affirmer l’énorme potentiel de croissance dont regorge le pays“, lit-on dans cette étude.

A travers les sommes importantes qu’il mobilise, le secteur des assurances joue un rôle important dans la collecte de l’épargne intérieure et dans son acheminement vers le financement des besoins de l’économie. Ce rôle est faiblement rempli en Tunisie puisque le secteur reste dominé par les assurances obligatoires et la culture de l’assurance est faiblement ancrée dans les mentalités tunisiennes.

Toujours selon cette étude, le secteur des assurances a bénéficié d’un courant réformateur qui a également englobé tout le domaine financier. Ces réformes qui ont été entreprises depuis l’année 2000 ont été axées sur : l’assainissement de la situation financière des entreprises d’assurances, l’actualisation du cadre législatif et réglementaire, le développement des assurances sous-exploitées (assurance vie, assurance agricole…), la réforme des principaux régimes d’assurances, la mise à  niveau des compagnies d’assurance, l’ouverture progressive du secteur à la concurrence et  l’amélioration de l’environnement par l’incorporation de nouvelles dispositions et ce, en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises, la qualité des prestations d’assurances et de mettre le secteur au niveau des standards internationaux. Malheureusement ces réformes n’ont pas suffi pour remédier à la fragilité technique du secteur. Plusieurs lacunes entravent son développement,  notamment l’absence d’une stratégie globale nationale pour le secteur des assurances, une fragmentation du secteur avec 22 compagnies pour un si petit marché, un manque d’innovation, etc.

L’étude a également révélé que durant ces cinq dernières années, le secteur a connu une croissance moyenne de 9,3% du chiffre d’affaires alors que les sinistres ont cru à un taux moins élevé, soit 7.4%, ce qui a ramené le ratio Sinistres/Primes à une moyenne de 57,5%.

Le marché des assurances en Tunisie est caractérisé par une dominance des branches de l’assurance non vie avec une part dans la production de 82%. La culture de l’assurance vie n’est pas assez répandue dans notre société et cette branche ne représente que 18% du chiffre d’affaires contre une moyenne mondiale de 55,6%.

La répartition du chiffre d’affaires par branche est restée presque inchangée au fil des années avec une prédominance de l’automobile et le groupe maladie qui accaparent 60% du chiffre d’affaires du secteur en 2015. L’assurance vie se consolide d’une année à l’autre avec une croissance annuelle moyenne de 14,3% mais sa part dans le chiffre d’affaires global reste encore en-dessous des 20%.

Connue par sa forte sinistralité, la branche « Automobile » reste un mal nécessaire pour les compagnies d’assurances puisqu’elle génère 45,7% du chiffre d’affaires du secteur. La branche « Groupe maladie » vient en deuxième position (non vie) avec une part de 14,2% en écart de 31,5 points de pourcentage par rapport à la branche automobile. La production de cette branche a connu en 2015 une évolution de 9.3% contre 7.9% pour le secteur.

En dépit des encouragements et des incitations fiscales, les souscriptions dans l’assurance vie sont toujours loin des aspirations. Pour rappel, le montant des primes d’assurance vie déductible de l’assiette imposable a été augmenté deux fois en 2008 et 2013, respectivement à 3 000 DT et 10 000 DT contre un montant initialement fixé à 2000 DT. L’assurance vie est toujours emprisonnée par l’obligatoire, en l’occurrence le type « Temporaire Décès » lié aux crédits bancaires et aux opérations de leasing.

MAC SA

par -

Les différentes transactions de la Chine ont connu un net ralentissement au mois de juillet. Ce qui a eu un énorme impact sur la demande mondiale au moment où les banques centrales occidentales envisagent de réduire en termes d’années leur soutien économique à grande échelle.

Selon les données publiées par l’AFP, la production industrielle de la chine a chuté à 6,4 au mois de juillet. Et ce, depuis janvier de cette année.

par -

Les secteurs de l’agriculture et de la pêche et celui des services ont contribué, au cours du premier semestre 2017, à la relance de la croissance économique en Tunisie, estimée à 1,9%.
Selon l’Institut National de la statistique (INS), ces deux secteurs ont réussi à réaliser des croissances respectives de 3,8% et 4,3% malgré une régression de 2% de l’activité industrielle en raison de la chute remarquable du secteur de l’extraction du pétrole et gaz de 14%.

L’économie tunisienne a réalisé un taux de croissance de 1,9% au cours du premier semestre 2017 contre 1% au cours de la même période de 2016 alors que le taux de croissance a atteint, au cours du deuxième trimestre de cette année, 1,8%. Les prévisions officielles tablent sur une croissance entre 2,3 et 2,5% à fin 2017.

En ce qui concerne le secteur des services marchands, qui représente 45% de l’économie tunisienne, il a enregistré, au cours du deuxième trimestre 2017, une progression de 4,3% par rapport à la même période 2016. Il s’agit, notamment, de celle relevée au niveau de l’activité des services des hôtels et cafés (7,6%) en plus de la croissance de 6,3% du secteur des transports de 6,3% en raison de la relance du tourisme.

Le secteur des télécommunications continue, quant à lui, d’enregistrer une croissance de 4% et les services financiers ont cru de 7,6%.

De même, les services non marchands ont connu, au cours du deuxième trimestre 2017, une légère croissance de 0,2% en raison de la régression de 0,1% des prestataires de services publics contre 3,7% au cours de la même période pour l’année 2016.

En contre partie, la valeur ajoutée des industries a baissé, au cours du deuxième trimestre 2017, de 2% par rapport à la même période 2016 causée par une chute de 14% du secteur de l’extraction du pétrole et du gaz. De même, la valeur ajoutée du secteur des bâtiments a baissé de 3,2%.
Selon l’INS, la valeur ajoutée du secteur des industries non manufacturières a enregistré, au cours du deuxième trimestre 2017, une légère hausse de 0,2% par rapport à la même période 2016 en raison de la baisse des industries mécaniques et électriques (IME) de 3,5%, des industries agricoles et alimentaires(IAA) de 1,5% , des industries chimiques de 6,3% et des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre( IMCCV) de 7%.

TAP

par -

Selon l’estimation préliminaire de Destatis , le PIB de l’Allemagne s’est accru de 0,6% au deuxième trimestre 2017, là où le consensus de marché visait 0,7%, rapporte le site Boursorama.

La croissance de la première économie de la zone euro s’est poursuivie fermement, quoiqu’à un rythme légèrement ralenti par rapport à celui de 0,7% du premier trimestre (chiffre d’ailleurs révisé d’une estimation précédente de 0,6%).

D’après la même source, l’ensemble des composantes de la demande intérieure ont contribué positivement à la croissance du PIB, alors que les échanges extérieurs ont pesé négativement du fait d’une hausse des importations bien plus forte que celle des exportations.

par -

Le premier vol long-courrier de Tunisair reliant Tunis à la capitale Guinéenne, Conakry, a atterri lundi 27 mars 2017, à l’aéroport international de Conakry-Gbessia. Par ce vol, en double touchées, bihebdomadaire et qui dure plus de 5 heures sur un A320, la compagnie tunisienne inaugure sa sixième desserte subsaharienne. Sur Conakry, les vols sont programmés tous les lundis et transiteront par Dakar avec départ à 17h10 de Tunis et retour à 00h35 de Conakry. Le second vol, opéré le jeudi, ira directement de Tunis à Conakry mais fera escale à Dakar dans le sens retour. L’Airbus A320 de Tunisair, qui a décollé de l’aéroport Tunis Carthage presqu’à l’heure, a été accueilli à Conakry par le traditionnel salut de jets d’eau à l’arrivée en signe de bienvenue.

Inauguré par Anis Ghedira, le ministre du Transport et chef de la délégation Tunisienne, accompagné par son homologue de l’Industrie et du Commerce, Zied Laâdheri, le vol était aussi commercial puisque payant pour plus de 50 hommes d’affaires et quelques Dakarois. Au retour, le vol avait aussi pris des passagers de Dakar vers Tunis.

Ont aussi pris part à ce vol inaugural des représentants du cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la DG de l’Aviation Civile ainsi que des représentants des ministères du l’Intérieur, des Affaires étrangères, du Transport, du Tourisme (l’ONTT, la FTAV et la FTH), du Commerce (le CEPEX), des agences de voyages, des membres de la CONECT. A noter l’absence de l’Utica que l’Afrique ne semble pas intéresser. Véritables pigeons voyageurs, les députés n’étaient pas du reste. Trois parmi eux représentaient Ennahdha, Nida Tounes et Al Jabha, et dont d’ailleurs on ne voyait pas l’utilité.

Les députés n’ont par exemple pas accompagné les deux ministres lors de leur rencontre avec le chef de l’Etat guinéen. Les deux ministres n’ont d’ailleurs été accompagnés de personne, ni par les représentants de l’ARP, ni par les émissaires des deux organisations représentant les hommes d’affaires. La diplomatie tunisienne, organisatrice des deux rencontres, avait ainsi oublié de jouer son rôle de fer de lance de la diplomatie économique, ce qui s’est retrouvé dans les commentaires de certains hommes d’affaires présents. Certes, l’entrevue avec Alpha Condé a été plutôt l’occasion de «marquer symboliquement l’intérêt de la Nation guinéenne pour cette visite, tenant à recevoir la délégation tunisienne, dès son arrivée pour donner un signal fort de l’importance qu’accorde son pays à cette visite », comme l’a dit le Premier ministre Mamady Youla à Africanmanager. L’entrevue des deux ministres tunisiens avec ce dernier avait pourtant permis, selon nos informations, de débloquer la situation financière d’un important opérateur tunisien dans ce pays africain.

  • «La Gazelle» se déploie en force sur l’Afrique

Ont également fait le déplacement à la capitale guinéenne plus d’une quarantaine d’hommes d’affaires tunisiens, une forte délégation présidée par la TABC (Tunisia-Africa Business Council) de Bassam Loukil. Cette pléiade d’acteurs économiques participe d’ailleurs à une mission de prospection multisectorielle en Guinée et prendra part au Forum économique tuniso-guinéen et aux rencontres B2B organisées à Conakry. Une délégation économique qui n’a ainsi pas pu, comme ce devait être le cas pour de semblables missions, être introduite auprès des plus hautes autorités guinéennes, mais est restée à l’ombre d’une présence ministérielle qui s’était limitée à un rôle politique, à cause peut-être d’une mauvaise organisation de l’ambassade. Il n’empêche qu’en dehors du fil conducteur de Tunisair dans cette visite, la Guinée Conakry était une opportunité. D’abord du fait que c’est un pays en phase de relance économique après s’être sorti de la phase Ebola. «Dans notre approche africaine, nous recherchons en effet soit des pays au départ d’une croissance économique à deux chiffres sur les 5, voire les 10 prochaines années. Ou encore des pays qui ont tout à construire, là où les PME & PMI tunisiennes sans appui financier, ni réel appui de la diplomatie tunisienne, peuvent aller se battre sur un terrain favorable et avec des atouts qui peuvent leur donner accès à des marchés plus ou moins faciles car non encore conquis par les concurrents directs, comme le Maroc, la Turquie et la Chine», dit Bassam Loukil, président du TABC, à Africanmanager. Pour lui, «ils sont actuellement sur un nouveau plan de relance économique, avec beaucoup de financements internationaux à leur disposition et avec des secteurs clés pour cette relance, qui sont exactement les secteurs de compétence de la communauté des hommes d’affaires tunisiens, à savoir le BTP, la santé, l’agriculture, l’industrie mécanique, le numérique et l’enseignement supérieur».

  • Ghdira & Laadhari débloquent la situation financière d’un opérateur à Conakry

Ce qu’il faut remarquer, c’est que cette mission s’est faite en accompagnement des efforts du transporteur officiel tunisien, Tunisair, pour se déployer sur le continent africain, son seul réservoir de croissance pour plus d’un observateur averti.

En effet, quelques mois après le lancement du Tunis-Niamey (Juillet 2016), l’ouverture de Conakry vient confirmer encore une fois la volonté de la Compagnie Nationale d’axer le développement de son réseau sur le Continent Africain. Tunisair annonce par ailleurs qu’elle mettra le cap sur Cotonou (Bénin) via Abidjan avant la fin 2017, et compte vers l’été 2018 relier Tunis à Ndjamena (Tchad) et à Douala (Cameroun). L’ouverture de Libreville (Gabon), quant à elle, est prévue pour l’été 2019.

Outre ces nouvelles destinations, Tunisair annonce pour sa programmation estivale 2017, qu’elle renforcera sa présence sur Abidjan par un vol quotidien et par 6 vols hebdomadaires vers Dakar. Il est aussi prévu l’ouverture en septembre prochain de la ligne Tunis-Khartoum annoncée par le chef du gouvernement lors de son dernier déplacement au Soudan, ainsi qu’une nouvelle ligne Tunis-Cotonou début novembre prochain. Tunisair prévoit déjà, pour assurer tous ces vols, la location de deux avions à partir de l’hiver prochain. Tunisair hésite jusqu’à présent entre un Boeing 737-800 et l’A320.

On constatera cependant l’utilisation par Tunisair de ses deux avions long-courrier, les A330, sur des vols comme ceux de la Omra et le Canada où le fret est aussi important, uniquement et non sur l’Afrique où la compagnie attendrait encore le développement de ses nouvelles dessertes pour pouvoir y placer, de façon rentable, les A330.

 

par -

“Depuis 2012, le FMI conditionnait son soutien à la Tunisie par d’importantes réformes touchant plus particulièrement les finances publiques, les caisses de sécurité sociale et le système bancaire. Depuis, hélas, rien n’a été fait dans ce domaine sauf la recapitalisation de la STB et de la BNA”. C’est ce qu’a déclaré Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances, dans une interview accordée à Africanmanager. Il a estimé que de ce fait, le FMI a presque désespéré de la Tunisie et pourrait rompre son aide.

Dimassi a par ailleurs indiqué que le projet budgétaire de 2017 est basé sur un emprunt extérieur de 6 045 millions de dinars (MD) dont 1 435 MD (23.7%) proviennent du FMI, 1 262 MD du Marché Financier International, 1 125 MD de la Banque Mondiale et 1 125 de l’Union Européenne. “Le refus du FMI d’octroyer à la Tunisie ce prêt risque de neutraliser certains autres crédits extérieurs et de creuser ainsi un trou ingérable dans le budget de l’Etat. Cette situation intenable risque de pousser l’Etat à comprimer brutalement certaines dépenses budgétaires tels que les salaires et les primes de la fonction publique, les dépenses de compensation, les services de la dette ou les dépenses d’équipement”, a-t-il dit.

Ce genre de mesures pourrait évidemment, selon ses déclarations, provoquer de graves tensions économiques, sociales et même géopolitiques. Le plus probable serait donc un recours à de nouvelles ressources budgétaires. L’État pourrait donc tenter de glaner d’autres recettes provenant soit d’une flagellation fiscale plus douloureuse, soit d’une liquidation hâtive d’importantes sociétés publiques, y compris les banques. Dans tous les cas, la décision du FMI d’arrêter son appui à la Tunisie assoit cette dernière sur un véritable volcan.

À notre interrogation sur le fait de savoir si la Tunisie pourra vraiment se passer du FMI, Dimassi a dit  : “Bien sûr que oui, à condition qu’elle réussisse à équilibrer elle-même ses comptes (budget et balance commerciale). Rappelons que depuis son indépendance (60 ans), la Tunisie n’a eu recours au FMI qu’à trois reprises : 1964, 1986 et actuellement”.

S’agissant des mises en garde contre les dictats du FMI, telles qu’exprimés par certains experts, l’ancien ministre a fait savoir que ce genre de mise en garde relève de la démagogie et du populisme dont usent à tours de bras la majeure partie des politiciens et syndicalistes, y compris leurs experts. Ces gens-là font semblant d’ignorer que le FMI n’est pas une banque mais un fonds de secours fait pour venir en aide aux pays en crise, a asséné Dimassi. “L’idée étant de tenter de sauver le maximum de pays en difficulté de la situation de cessation de paiement afin de ne pas voir l’économie mondiale s’écrouler. Le FMI n’a donc jamais couru derrière un pays pour lui imposer ses dictas. Ce sont plutôt les pays en crise qui font recours au FMI. Évidemment, ce dernier a toujours dicté des réformes à ces pays afin qu’ils ne refassent pas les mêmes conneries et stupidités du passé. Les déséquilibrés tentent toujours de coller la responsabilité de l’erreur à autrui !”, a-t-il conclu.

par -

Jean François Dauphin, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), qui a débarqué en Algérie le 12 mars 2017, à la tête d’une délégation, pour ausculter l’économie du pays, n’a pas perdu de temps ! Il a déjà commencé à distribuer les bons et les mauvais points…

D’abord les trains à l’heure. Dauphin a déclaré que l’économie algérienne, qui dépend fortement des recettes du pétrole, s’en tire plutôt bien. Il a affirmé qu’elle a su «résister au contre-choc pétrolier”, rapporte l’Agence Ecofin. Par ailleurs il a noté chez les autorités algériennes «une vraie volonté de s’engager dans la voie [des] réformes [économiques] pour permettre une croissance pérenne qui soit la plus inclusive possible et qui permettra de donner du travail aux jeunes sans que cela ne soit soumis aux aléas de la conjoncture pétrolière». Ça c’est pour les bons points. Les mauvais maintenant…

Selon lui cette dynamique ne suffira pas à dissiper la menace que représente un chômage des jeunes trop massif. Il a invité les autorités à aller plus loin dans la diversification de l’économie, trop centrée sur les hydrocarbures et à propulser des secteurs générateurs d’emplois à l’abri des fluctuations des cours du brut…

Pourtant en septembre 2016, l’Office national des statistiques (ONS) avait estimé à 10,5%, le taux de chômage en Algérie, en recul en comparaison avec les 11,2% de 2015. Mais cette petite embellie, d’après le FMI, devrait être freinée par une hausse du PIB qui ne serait que de 2,9% en 2017, contre 3,6% en 2016….

par -

Le secrétaire général de l’Union populaire républicaine (UPR), Lotfi Mraihi a affirmé que son parti participera aux prochaines élections municipales. Il présentera, à l’occasion un programme axé sur la réforme de l’économie et le renforcement de la culture au plan local, régional et national.
Dans une déclaration, dimanche, à l’Agence TAP, à l’occasion de la réunion du Comité central du parti, dans la capitale, Mraihi considère que l’UPR est le seul parti sur la scène politique qui combat le système des lobbies et qui préconise le protectionnisme économique.
Il a rappelé le rôle du parti dans le dévoilement de plusieurs affaires de corruption à l’instar des stents et de l’anesthésiant périmés.
Selon le secrétaire général du parti, l’économie tunisienne continue à être entre les mains des mêmes lobbies de l’ancien régime.
Mraihi estime par ailleurs que le paysage politique n’a pas changé après 2011, affirmant que son parti qui continue à être marginalisé par les “médias publics infiltrés” se propose comme alternative.
Sur un autre plan, Lotfi Mraihi estime que le ministère de la Culture doit confier désormais l’organisation des festivals à la société civile de manière à mettre en exergue les spécificités culturelles de chaque région.
Créée en avril 201, l’UPR avait intenté 4 procès contre le ministère de la santé publique au sujet des stents et de l’anesthésiant périmés.

par -

Le sous-directeur des statistiques et  de l’information économique auprès du ministère du Commerce, Abderrahmane Saâdi, a indiqué, que l’économie informelle en Algérie représenterait 45% du Produit national brut (PNB), rapporte algerie-focus.com

Le responsable a cité une enquête réalisé par l’Office nationale des statistiques (ONS) en 2012, dont les conclusions restent, d’après lui, toujours valables. Celui-ci, qui s’exprimait lors de l’atelier consacré au lancement d’une étude sur l’économie informelle, a indiqué que «l’économie informelle employait 1,6 million de personnes en 2001, avant d’augmenter à 3,9 millions de personnes en 2012». Ce qui représente «45,6%  de la main d’œuvre totale non agricole», indique la même source.

Le secteur du commerce et service est le plus touché avec un taux de 45,3%. Il est suivi par celui du BTP avec 37%. En d’autres termes, près de la moitié des travailleurs algériens activent dans l’informel.

par -

Huit délégations au gouvernorat de Gabès vont bénéficier de la troisième tranche du programme de développement intégré, initié par le ministère du développement et de l’investissement, rapporte l’agence Tap.
Il s’agit des délégations de Gabès-ville, Gabès-sud, Gabès-ouest, Metouia, Ghannouch, Menzel Lahbib, Matmata et Dkhilet Toujane.
Un projet de développement intégré sera réalisé dans chacune de ces délégations, avec un coût de 10 millions de dinars, selon un document sur les composantes du programme.
L’ensemble de ces projets va créer une dynamique économique dans la région, promouvoir l’emploi et renforcer les indicateurs du développement.
Le gouvernorat de Gabès avait déja bénéficié de trois projets intégrés dans le cadre de la première tranche du programme au profit des délégations de Mareth, El Hamma et Nouvelle Matmata.

par -

L’économiste Ezzedine Saidane, après avoir fait le bilan de 2016, sombre, comme vous pouvez l’imaginer, prédit une année 2017 aussi rude.
Dans un entretien avec l’Economiste Maghrébin, paru hier vendredi 30 décembre, Saidane a affirmé que le remboursement de la dette publique va continuer à grever les finances du pays.
Il a souligné que les autorités en reportant à 2018 une partie des ennuis de 2017 n’ont fait que différer le problème, qu’il faudra tôt ou tard affronter. L’économiste fait allusion à la hausse des salaires dans la fonction publique, qui était programmée en 2017 et qui a été finalement ajournée jusqu’à 2018. «Un problème reporté dans le temps n’est pas un problème résolu», lâche-t-il.

Mais pour Saidane il est possible d’entrevoir le bout du tunnel si le gouvernement consent à prendre les décisions courageuses pour corriger des années de mauvaise gestion de l’économie tunisienne et des finances publiques – depuis 2011. «Il nous reste encore, peut-être, une petite fenêtre de quelques mois pour engager une véritable opération de sauvetage et assurer le retour de l’économie à ses trois fonctions essentielles, telles que la croissance, la création d’emplois et la création de richesse additionnelle”, a-t-il déclaré. Mais cela dépend de trois chantiers : Un débat général pour s’accorder sur le vrai diagnostic, l’élaboration d’un plan de sauvetage de l’économie nationale – un plan d’ajustement structurel rigoureux et global – et l’exécution de cette stratégie sur 18 à 24 mois, en lançant les grandes réformes.

par -

La Tunisie fait commerce avec 172 pays, selon des chiffres de l’INS, relatifs au commerce extérieur pour les 11 premiers mois 2016. Avec 100 d’entre eux, la balance commerciale est déficitaire. A moins que l’INS ne se soit trompé, le montant total de ce déficit est de 11628 Milliards MDT, c’est-à-dire 11,628 Milliards DT. Trois pays représentent plus de la moitié de cet énorme déficit (6,014 milliards DT). Il s’agit, par ordre de grandeur, de la Chine avec plus de 3 Milliards, de la Turquie avec plus de 1,33 Milliards DT et de la Russie avec plus de 1,21 Milliards DT en moins d’une année.

On n’a pas pu trouver chez l’INS le type de marchandises qu’on importe de la Chine et de la Russie, des économies différentes de la Tunisie, bien que nous en ayons fait la demande. Le cas est différent avec la Turquie. Ce pays est en effet un concurrent direct de la Tunisie sur plus d’un produit et notamment les produits agricoles et le textile.

Avec le partenaire turc, la Tunisie a importé pour l’équivalent de 1,6 Milliards DT pour des exportations de 0,341 Milliard DT. Autant dire des «Peanuts» ou cacahuètes. Les deux pays sont pourtant liés par un accord de libre-échange. Un accord signé du temps du gouvernement de la Troïka. En effet, le 24 septembre 2013, 120 députés de l’ANC ont ratifié un accord visant «la création d’une zone de libre-échange (ZLE) entre la Tunisie et la Turquie qui portera sur les produits agricoles, les produits agricoles transformés et les produits de la pêche maritime».

Samir Majoul, vice- président à l’UTICA, avait alors déclaré «n’avoir pas été informé du contenu de cet accord qui concerne, en premier lieu, les opérateurs économiques », et que «une telle décision ne peut être prise sans concertation avec des acteurs économiques». Et de s’exclamer, «quel intérêt d’établir une zone de libre-échange entre deux économies concurrentes ?». Il ne s’était alors jamais fait autant réprimander. Mais c’étaient les «révolutionnaires» de l’ANC !

Le commerce parallèle explosant après 2011, mais aussi l’importation sauvage utilisée parfois aussi par certaines entreprises officiellement installées, le prêt-à-porter made in Turkey a inondé le marché tunisien sur lequel on trouve très rarement du made in Tunisia ou même du fabriqué en Tunisie pour le compte des offshores qui trouve beaucoup de difficultés administratives à s’écouler en Tunisie.

Même chose ou presque pour les produits agricoles. Dernièrement sur Al Hiwar Attounissi, le ministre tunisien de l’Agriculture évoquait le cas des grains de tournesol, cultivés en Tunisie, mais ne se vendant plus à cause de la haute concurrence des produits turcs boostés par le dumping officiel en transport et en ressources hydriques.

Or, dans chaque accord de libre-échange, il y a des clauses de sauvegarde, surtout lorsque les économies sont comparables et concurrentielles. Ces clauses ne semblent pas avoir été soulevées pour protéger les agriculteurs tunisiens. Le ministre Ettaïeb avait évoqué la possibilité de révision de l’accord avec la Turquie, volonté que nous n’avions pas trouvée aussi ferme, dans un entretien téléphonique avec son collègue du commerce. Il reste cependant le secteur textile tunisien qui pâtit lourdement de ce libre-échange non-équilibré et non-équitable avec la Turquie.

Notons, enfin, que la France, premier partenaire de la Tunisie dans une Europe avec laquelle la Tunisie est en libre-échange, est le seul pays avec lequel la balance commerciale est positive et pas de peu. En effet, au terme des 11 premiers mois de cette année, la balance est bénéficiaire de 2611,6 MDT …pour le compte de la Tunisie !

par -
« On ne peut pas réellement parler d’une reprise. La Bourse de Tunis continue de souffrir principalement du flou politique qui règne dans le pays »

Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a affirmé, lors de son intervention ce samedi 10 décembre 2016 dans un panel organisé en marge des Journées de l’Entreprise sur le gouvernement et le secteur privé, que les recettes fiscales sont au plus bas niveau, faisant remarquer à ce propos qu’un citoyen dans un pays démocratique doit payer au moins ses impôts. “L’État doit être beaucoup plus violent sur la collecte des impôts”, a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs appelé à s’attaquer aux grands chantier et à réviser à la hausse l’âge du départ à la retraite et ce, dans l’objectif de bien maîtriser la crise des caisses sociales.

Abdelkefi s’est interrogé, en outre, sur le sort des banques publiques et du nombre énorme des entreprises publiques qui se trouvent face à plusieurs difficultés financières. ” Pourquoi ne pas aller vers la privatisation ? Pourquoi on doit garder les banques publiques? “, s’est exclamé le ministre.

Évoquant le cas de Tunisair, il a fait remarquer que le gouvernement veut sauver la compagnie aérienne nationale, mais qu’il ne peut pas .

Il a, en outre, indiqué que la Tunisie n’est pas dans une situation normale, mais plutôt exceptionnelle : “Le gouvernement n’a pas les moyens, mais doit tout faire. Je défends maintenant l’administration parce qu’elle est bloquée par des lois et pas par les hauts cadres, comme certains le pensent”, a-t-il précisé.

S’agissant du nouveau code de l’investissement, Abdelkefi a indiqué que cette copie n’est pas parfaite mais c’est “un pas en avant qui va dans le bon sens, même s’il ne va pas révolutionner les choses”, a-t-il dit.

Le meilleur des RS

Dans un récent statut sur sa page officielle, l’économiste Ezzeddine Saidane dit «Non, ce n’est pas vrai, il n’y a pas de reprise économique»....

INTERVIEW

Le président de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarek Cherif, a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a...

AFRIQUE

Le président français, Emmanuel Macron, était parti d'une bonne intention en faisant une virée dans le 10e arrondissement de Paris pour voir de ses...

Reseaux Sociaux

SPORT

L'athlète tunisien Khaled Ouertani a remporté, mardi, la médaille de bronze des -54 kg, lors de la première journée du 6e championnat arabe de...