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Des travaux d’entretien à mener d’urgence dans près de 549 établissements scolaires moyennant une enveloppe de 292 millions de dinars, a affirmé vendredi Hatem Ben Salem, ministre de l’éducation.
En marge de sa visite effectuée dans le gouvernorat de Mahdia, Ben Salem a précisé que le ministère examinera la possibilité de financer les travaux de restauration de 39 établissements éducatifs. Des travaux d’entretien seront réalisés dans les prochaines semaines à l’école primaire de Baajlia, avec un coût estimé à 300 mille dinars, en dehors des finances publiques, a-t-il ajouté.
Dans ce même cadre, Ben Salem a précisé que le ministère des finances a promis de mobiliser une enveloppe exceptionnelle au profit du secteur de l’éducation. Un conseil ministériel sera consacré à l’examen du système éducatif et des projets exceptionnels pour l’année 2018, a encore dit le ministre.

Ben Salem a mis en relief, par la même occasion, le rôle de la formation des instituteurs, ce qui a incité le ministère à programmer un cycle de formation en sciences de l’éducation et de l’enseignement et un master en sciences de l’éducation au profit des enseignants afin d’éviter les recrutements arbitraires et contribuer à la promotion du niveau de l’enseignement des élèves.
Ce programme sera soumis bientôt devant le conseil des ministres pour l’examiner et l’adopter.
S’agissant des horaires dans les établissements scolaires, Ben Salem a signalé que l’adoption du régime de la séance unique permettra à l’élève une meilleure exploitation de son emploi du temps, notamment dans des activités culturelles et intellectuelles. Cette question nécessite une disposition des établissements scolaires, sachant que seulement 10 écoles peuvent appliquer le régime de la séance unique, a-t-il fait observer.

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La présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Wided Bouchamaoui, a appelé, ce jeudi 16 novembre 2017, lors du forum « Les métiers de l’avenir» à la révision du système éducatif et de la formation professionnelle en Tunisie, rapporte Jawhara fm.

«Pour prendre part au processus du développement que vit le monde d’aujourd’hui, la Tunisie doit se tenir prête en s’ouvrant davantage aux métiers de l’avenir et en maîtrisant les nouveaux outils et les technologies modernes. Le diplômé doit s’adapter aux besoins du marché du travail et s’ouvrir à plus de spécialités“, a t-elle dit.

Pour rappel, le président de la Fédération Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication, Kais Sallami, affiliée à l’UTICA, avait déclaré dernièrement que les qualifications des diplômés de l’ISET ne sont pas à la hauteur des besoins des entrepreneurs…

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Nouredine Taboubi, a appelé, lundi, à faire de 2018 l’année de la sauvegarde de la santé et de l’éducation publiques.
Dans une déclaration à la TAP, en marge de la clôture du festival de la création de l’UGTT tenu à Tozeur, Taboubi a estimé que l’école publique, “autrefois, véritable ascenseur social, se retrouve, aujourd’hui, en déclin face à la montée en puissance des écoles privées”.
“Le secteur privé est devenu une véritable menace pour la gratuité de l’éducation”, a-t-il regretté.
“De même, le secteur de la santé publique est en crise après avoir été un refuge pour la classe moyenne et vulnérable”, a-t-il déploré, soulignant que cette situation a poussé la centrale syndicale à formuler une proposition dans le cadre du projet de loi de finances de 2018.
Il s’agit, selon lui, de soumettre les grandes entreprises à une taxe à travers laquelle elles contribueront à l’effort national en matière de redressement des secteurs de la santé et de l’éducation.
Le responsable syndical a, par ailleurs, plaidé en faveur de l’élargissement de l’assiette fiscale de manière à instaurer l’équité sociale, soulignant la prédisposition de son organisation à faire preuve de sacrifices à condition qu’ils soient partagés par les différentes parties.

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Des accords de coopération pour financer des projets dans le secteur de l’éducation dans le but d’offrir une meilleure qualité d’enseignement pour chaque enfant en Tunisie ont été signés ce vendredi 27 octobre 2017 entre le ministère de l’Education, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), l’Union européenne (UE) et l’Agence de coopération et de développement au ministère des Affaires étrangères italien ainsi que le Programme alimentaire mondial (PAM).
Ces accords ont pour objectif la consolidation du système éducatif et l’amélioration de l’infrastructure de base dont les équipements sanitaires et les espaces de loisirs dans les écoles primaires, a indiqué Mohamed Hédi Sehili, chargé de mission au ministère de l’Education.

Le but de ces accords est aussi l’amélioration des prestations accordées aux élèves et aux enseignants sur le plan formation et ce moyennant une enveloppe globale estimée à 12,6 millions euro, l’équivalent de 36 millions dinars, selon la même source.
Le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, a indiqué à cette occasion que malgré les réalisations enregistrées dans le secteur éducatif, plusieurs défis sont à relever et nécessitent le déploiement des efforts des différentes parties intervenantes.
Les accords signés contribueront à assurer une meilleure qualité d’enseignement pour chaque enfant en Tunisie, a encore estimé le ministre de l’Education.

L’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Raimondo De Cardona, a mis en relief l’attachement de l’Italie à soutenir le système éducatif tunisien en assurant une meilleure qualité d’enseignement et accordant davantage d’attention aux écoles primaires à travers un don d’une valeur de 7 millions euros, soit l’équivalent de 20 millions dinars. L’objectif est de lutter notamment contre le décrochage scolaire et offrir de meilleures conditions d’éducation, a-t-il précisé.

Pour sa part, Patrice Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, a déclaré que l’UE vise la promotion de la qualité de l’enseignement en Tunisie avec la garantie d’une meilleure qualité d’enseignement dans le secteur public et la lutte contre le décrochage scolaire.
Bergamini a ajouté à ce propos que le soutien accordé par l’UE s’inscrit dans le cadre d’un programme intégral avec la présentation de don d’une valeur global de 60 millions euros visant la contribution à la réforme du système éducatif. Il a rappelé à ce propos l’engagement de l’UE à soutenir les jeunes dans le cadre de l’initiative partenariat pour la jeunesse Tunisie-UE, lancé le 1er décembre 2016 et visant la consolidation des échanges des universitaires dans le cadre du programme erasmus, en plus de l’élaboration d’une stratégie tunisienne intégrée pour les jeunes à l’horizon 2030.

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Le président de l’institut arabe des droits de l’homme (IADH), Abdelbasset Ben Hassen, a souligné, mardi, que la réforme éducative en Tunisie doit reposer sur une décision politique claire qui place l’école au cœur des priorités du pays.
Dans une déclaration à la presse en marge d’une table ronde sur le thème “l’enseignement en Tunisie et les expériences de réforme” organisée à l’initiative de l’IADH en partenariat avec la banque mondiale, Ben Hassen a mis l’accent sur la nécessité de reprendre l’opération de réforme éducative et d’accélérer son rythme, tout en veillant à élaborer le cadre législatif et technique approprié et à mobiliser toutes les ressources humaines et matérielles afin de promouvoir la qualité de l’enseignement en Tunisie de manière à répondre aux attentes de tous les Tunisiens.
Ben Hassen a appelé à soutenir l’école publique afin de garantir l’égalité des chances entre tous les écoliers et lutter contre la marginalisation.

De son côté, Néjib Abdelmoula, expert dans le domaine de l’éducation et membre des commissions techniques chargées de la réforme éducative, a déclaré que 15 commissions techniques travaillent depuis des mois pour développer une première conception du processus de réforme dont la commission de législation qui a parachevé l’élaboration d’un projet de loi organique relative à la réforme éducative qui a été soumis au gouvernement.
Il a rappelé que l’IADH a participé aux côté de l’union générale tunisienne du travail et du ministère de l’éducation au pilotage de l’opération de réforme de l’enseignement. Un dialogue sociétal avait été lancé avec la participation de plusieurs parties et a permis de définir les véritables problèmes du système éducatif, a-t-il dit.

De son côté, Michael Drabble, Spécialiste de l’éducation à la Banque Mondiale a souligné que le Rapport sur le développement dans le monde 2018, qui vient d’être publié, comporte plusieurs recommandations pour résoudre la crise de l’apprentissage dans l’éducation mondiale.
Il s’agit, notamment, d’évaluer, régulièrement, les acquis des élèves afin d’aider les enseignants à orienter les élèves, d’améliorer la gestion du système et d’amener la société à s’intéresser à l’apprentissage.
Le rapport appelle à déployer des technologies qui permettent aux enseignants d’accomplir leur mission en tenant compte du niveau de l’élève.

Il s’agit, enfin, de mobiliser tous ceux qui ont un intérêt dans l’apprentissage en ayant recours à l’information et aux indicateurs pour mobiliser les citoyens, accroître l’éthique de responsabilité et créer une volonté politique en faveur de la réforme de l’éducation. Les parties concernées, y compris les milieux d’affaires, doivent, selon le rapport, être associées à toutes les étapes de la réforme, de sa conception et de sa mise en œuvre.

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La Commission Internationale pour l’Education a présenté en septembre 2016 à l’Assemble Générale des Nations Unies son rapport de financement de l’éducation, Learning Generation élaboré après une année de recherches qui impliquaient plus de 300 partenaires représentant 105 pays et 30 instituts de recherche – qui présente la plus ambitieuse stratégie de l’histoire moderne pour augmenter et perfectionner l’offre éducative en quatre étapes. En septembre dernier (2017), la Commission a présenté les premiers succès d’exécution dans 20 pays pionniers d’Afrique et d’Asie.

En Décembre 2015, Amel KARBOUL, ex Ministre du Tourisme en Tunisie et Secrétaire Générale du Maghreb Economic Forum (MEF) à Genève et Tunis, rejoignait la Commission. Il convient de noter que la Tunisie fait figure de bon élève et de précurseur dans le MENA du fait de l’importance accordée à l’éducation dès les premières heures de son indépendance.

Pioneer Country Initiative, pour passer à l’action

Lancée en novembre 2016, l’initiative Pioneer Country aide les pays à passer à l’action et à appliquer les recommandations émises par la Commission. Pour ce faire, la Commission représentée par Jakya KIKWETE, ancien Président de la Tanzanie, a mené de nombreuses visites de délégation de haut niveau en Afrique pour rencontrer les chefs d’État et mener des réunions avec des représentants du secteur public et privé.

Quatorze pays africains à faibles et moyens revenus, dont la Tunisie, ont été sélectionnés pour la phase initiale de visites. L’Asie, l’Amérique Latine et les Caraïbes sont également visés dans cette démarche que la Commission veut mondiale.

En Tunisie, la première visite de la Commission, menée par Jakya KIKWETE et par Amel KARBOUL avait eu lieu fin février 2017. Reçus par le Président de la République, Beji CAID ESSEBSI qui avait promis son plein soutien, les membres de la Commission avaient également rencontré Neji JALLOUL, alors Ministre de l’Education, très motivé par l’Initiative et qui avait su transmettre son intérêt à son successeur intérimaire, Slim KHALBOUS et au nouveau Ministre de l’Education, Hatem BEN SALEM.

Une seconde visite aura lieu mi-novembre prochain pour mettre en place le laboratoire qui analysera la situation actuelle de la Tunisie et ses problèmes en matière d’éducation. Une proposition de solutions et d’idées suivra l’audit avec un plan stratégique de mise en œuvre. Les laboratoires représentent un travail de profondeur rigoureux et intense, mettant en scène entre 50 et 100 participants durant six semaines consécutives.

« Cette seconde visite de la Commission Internationale de l’Education revêt une importance toute particulière. En qualité de Tunisienne, fière d’appartenir à cette Commission qui regroupe en son sein des sommités internationales de renom, animées par la même passion d’offrir à tous les enfants de la terre une éducation qui leur donnera une vie de joies et de réussite, j’espère que la Tunisie, déjà remarquée il y a plus de soixante années par sa position pionnière en matière d’éducation, restera toujours un exemple en Afrique. » déclarait Amel KARBOUL, Membre de la Commission Internationale pour l’Education.

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Les organisations du programme concerté pluri-acteurs Soyons Actifs/Actives ont appelé, mardi, au redémarrage de la réforme de l’éducation en Tunisie.
Dans un communiqué dont une copie est parvenue à la TAP, les organisations membres de ce programme, réunies les 6 et 7 octobre 2017 à Monastir à l’occasion de la réunion du pôle Education et de la journée mondiale de l’enseignant, ont exprimé leur inquiétude quant à l’arrêt du projet de la réforme de l’éducation.
“L’état critique du système éducatif (décrochage scolaire en augmentation, violence, extrémisme, infrastructure en mauvais état……) rend le redémarrage de la réforme impérieux”, peut-on lire dans le communiqué.

Les organisations ont mis l’accent sur la nécessité de faire évoluer le modèle d’éducation et d’enseignement en fédérant les visions et en agissant sur la réforme de l’éducation, en matière de contenus pédagogiques et de formation des enseignants.
Elles ont, également, appelé à intégrer davantage dans les modèles éducatifs la citoyenneté, la lutte contre les discriminations, les droits humains, l’écologie et le genre et à renforcer l’égalité des droits, en permettant un meilleur accès à l’éducation pour tous, notamment aux personnes les plus vulnérables.

Le PCPA Soyons Actifs/Actives est un programme concerté pluri-acteurs qui réunit 70 entités (associations, syndicats, coopératives, collectivités territoriales et pouvoirs publics issus des deux rives de la Méditerranée).
Il œuvre à réduire les inégalités d’accès aux droits en matière d’éducation, d’insertion Socioprofessionnelle et de démocratie participative.
Actuellement, le PCPA Soyons Actifs/Actives appuie, techniquement et financièrement, plus de 13 projets qui travaillent sur l’éducation dans plusieurs régions de la Tunisie.

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Parce qu’investir dans la petite enfance offre des retours sur investissements élevés, tant sur le plan humain que financier, la Fondation BGFIBank a signé une convention de partenariat avec l’ONG HELPO pour l’amélioration des conditions d’apprentissage des enfants défavorisés de l’école maternelle communautaire de Ribeira Afonso, dans le district de Cantagalo à São Tomé et Príncipe.

Bien que São Tomé et Príncipe ait connu un progrès significatif dans l’éducation primaire ces dernières années, environ 44,9% des enfants d’âge préscolaire (4 et 5 ans) ne sont pas scolarisés et beaucoup n´entreront dans le système éducatif qu´avec un délai d’un an dû à l´absence des infrastructures adéquates. Le district de Cantagalo, situé au sud-est de São Tomé et Príncipe, possède notamment un des taux d’éducation préscolaire les plus bas du pays.

Ce projet dénommé « Investir dans l’éducation de la petite enfance », qui tient compte notamment des priorités nationales en matière d’éducation, vise à l’amélioration de la qualité de l’environnement préscolaire au sein de l’école maternelle, par la construction d’une grande salle multifonction. Cette dernière servira d’une part de salle de formation pour l’éducation des parents autour des soins, de la nutrition, de la santé et de la stimulation des enfants, et d’autre part, de réfectoire pour les enfants défavorisés de la maternelle.

Le démarrage des travaux est prévu pour le début du mois d’octobre 2017 pour une durée d’un mois et demi.

« Investir dans nos enfants, c’est investir dans l’avenir de nos pays, c’est investir dans l’innovation, la créativité et le potentiel humain dont l’Afrique a besoin pour prospérer. La meilleure façon d’y parvenir passe par une éducation de grande qualité dès la petite enfance. » Souligne le Président de la Fondation BGFIBank, Monsieur Henri Claude OYIMA.

En effet, l’éducation du jeune enfant, au-delà d’être un moyen pour soutenir les familles en situation de précarité, c’est un levier pour une réelle égalité des chances car il est essentiel de combattre les inégalités bien avant qu’elles ne se creusent. En 2007, un rapport de l’UNESCO soulignait déjà que « l’un des arguments décisifs en faveur de l’investissement dans le développement de la petite enfance est que, ne pas le faire perpétue des disparités socio-économiques et un gaspillage de potentiel humain et social ».

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La Tunisie a présenté la candidature de Hayet Ketat Guermazi, Docteur en histoire, pour le poste de Directeur-Général de l’Organisation arabe de l’éducation, des sciences et de la culture (Alecso) dont le siège officiel est à Tunis, apprend l’agence TAP de sources bien informées.
La candidature d’une femme à la tête de cet organisme arabe et régional, constitue une volonté de la République tunisienne à renforcer le rôle de la femme et à instaurer le principe de parité entre les genres dans les postes à responsabilité, indique-t-on de même sources.
Actuellement directrice du département de la culture à l’Alesco, après avoir été directrice du programme de protection du patrimoine de 2011 à 2013 au sein de l’organisation, Hayet Ketat Guermazi avait auparavant occupé les fonctions de conseillère auprès du ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, de 2009 à 2011.

Outre la Tunisie, sept autres plusieurs pays arabes ont présenté leurs candidats, à savoir le Koweït, la Libye, la Jordanie, la Mauritanie, le Bahreïn, l’Irak et le Yémen qui présente la candidature de Dr. Mohammed Abdulbari Al-Qudsi, directeur général par intérim, indique-t-on de mêmes sources.

Le poste du directeur général de l’Alesco est vacant depuis le décès du Koweïtien Abdullah Muhareb le 4 mai 2017, qui dirigeait l’organisation depuis le 1er février 2013 après avoir été reconduit pour un second mandat à l’issue de la 23ème session extraordinaire de l’Alecso à Tunis.
La Tunisie espère voir élire la première femme à la tête de l’Alecso, en la personne de Hayet Ketat Guermazi, l’organisation ayant été dirigée jusqu’ici par sept directeurs généraux hommes.

Avant les mandats de Abdullah Muhareb, l’Alecso avait été dirigée par deux tunisiens, Mongi Bousnina (2002-2009) et Mohamed Aziz Ben Achour (2009-2013). La candidature du ministre de l’Education de l’époque Abdelatif Abid, en 2013, n’avait pas été retenue, rappelle-t-on.

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L’association tunisienne de gouvernance et d’égalité des chances homme-femme a exprimé, dans un communiqué publié samedi, son regret après le remaniement ministériel qui, selon elle, ne compte pas assez de compétences féminines.
L’association appelle à cette occasion les différents représentants de la société civile à accroître les efforts afin de garantir une égalité des chances homme-femme dans les postes de décision. Elle appelle également le gouvernement et les partis politiques à accorder la valeur qu’elle mérite à la femme tunisienne capable de servir l’intérêt de la patrie.
L’association soutien le remaniement ministériel décidé par le chef du gouvernement Youssef Chahed prononcé mercredi dernier, quelques jours avant la rentrée scolaire pour ainsi combler le vide à la tête de certains départements dont le ministère de l’Education.
Chahed avait annoncé un remaniement ministériel partiel touchant 13 ministères et 7 secrétaires d’Etat. Le nouveau gouvernement est désormais composé de 28 ministres et 15 secrétaires d’Etat.

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Il y a quelques jours, le vieux leader islamiste tunisien Rached Ghannouchi remettait sur le tapis la question du Habous qui avait été déboutée par l’ancienne ANC (Assemblée Nationale Constitutive) et que la Tunisie moderniste avait cru depuis oubliée et enterrée par Bourguiba. Il y a quelques jours, Noureddine Bhiri, membre du directoire du même parti islamiste Ennahdha, remettait en cause l’école publique gratuite pour tous, l’un des fondements de la République tunisienne. «L’Etat a généralisé, après l’indépendance, l’éducation et l’a fait gratuite. Aujourd’hui, il n’en est plus capable», a-t-il dit au micro d’une radio privée. Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique en Tunisie, la déclaration de cet avocat de Jbeniana, député d’Ennahdha et ancien ministre de la Justice en 2011 (on ne parlait alors pas de conflit d’intérêt, d’autant qu’il est aussi marié à une avocate), est le début d’un revirement de son parti sur la question de l’éducation où les écoles coraniques prendraient une place plus importante et le déni d’un des plus importants droits universels qui est le droit à l’éducation. Manifestement, Ennahdha qui se prépare aux élections municipales et dont le chef, Rached Ghannouchi, a annoncé dès à présent sa candidature aux prochaines présidentielles, est reprise par ses anciens démons de l’islamisation de la société tunisienne !!

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Dans une interview accordée au journal “Acharâa El Magharibi” dans son édition de ce lundi 27 mars 2017, le ministre de l’Éducation, Nèji Jalloul, a déclaré qu’il compte rester à la tête du ministère jusqu’en 2019, soulignant qu’une nouvelle étape de travail nécessite une nouvelle équipe.

À la même source, Nèji Jalloul a précisé que des changements avaient été effectués sur son équipe et ont concerné même son chef de cabinet.

Il a par ailleurs indiqué que son ministère est en train d’étudier l’interdiction des cours particuliers à l’extérieur de l’espace éducatif.

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Suite au décès d’un élève qui s’est immolé par le feu à Bouhajla dans le gouvernorat de Kairouan, les syndicats de base relevant du cadre enseignant ont décidé d’observer un deuil de trois jours.

Ils ont également décidé, selon Mosaïque Fm, de suspendre les cours et de mettre le drapeau en berne dans tous les lycées et collèges de la ville.

Par ailleurs, la direction régionale de l’éducation a décidé de suspendre le contrat de l’enseignant ayant exclu l’élève décédé, de la salle de classe dans le lycée Tahar Haddad de Bouhajla, a indiqué la même source.

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Les agents de l’éducation ont décidé, mardi 31 janvier 2017, d’entrer en grève sectorielle les 1 et 2 février 2017 pour protester contre leur écartement des négociations en cours pour la création de l’office des services scolaires.

Dans une déclaration accordée, ce mardi 31 janvier 2017, à Shems Fm, le membre du syndicat régional de l’éducation à Nabeul, Sadek Hammami, a indiqué que la création d’un office des services scolaires est une décision parachutée prise sans aucune concertation avec les agents de l’éducation.

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Un rassemblement central sera organisé, le 12 janvier 2017, devant le siège du ministère de l’Éducation.
Organisé par le syndicat de l’Enseignement du secondaire et celui de l’enseignement de base relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), ce rassemblement vient à la suite d’une série de mouvements de protestation.

Les enseignants revendiquent la destitution du ministre de l’Éducation, Néji Jalloul. De son coté, le ministre de l’Éducation a qualifié les mouvements des enseignants de légitimes, souligant que l’UGTT a le droit de négocier la question de sa destitution avec le chef du gouvernement. « Car, il fait partie de ce gouvernement d’union nationale et il est au service de l’Etat », a rappelé le ministre dans une interview accordée au quotidien « Al Maghreb » dans son édition de ce jeudi 12 janvier 2017.

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Pour une fois, ce réseau social étant devenu en Tunisie le déversoir de tout ce qui n’est pas bon dans une société, nous allons partir de ce qui s’écrit sur fb sur ce sujet de l’éducation nationale, mais avec un choix des profils parlant de ce sujet.

Un sujet pourtant de portée civilisationnelle, mais qui fait depuis 2012 l’objet de tous les débats, plus bassement bas que voltigeant. Ceci, au moment où éclatent de nouveau des grèves, non plus pour des raisons syndicalement matérielles, mais désormais pour des raisons politiquement syndicalisées. En effet, le trublion syndicaliste Lassaad Yaacoubi, entré depuis dans une campagne électorale pour le poste de SG de l’UGTT, ne demande plus de l’argent qu’il avait déjà largement eu, mais carrément la tête du ministre de l’Education nationale Neji Jalloul.

Cette guerre entre ministre et syndicaliste, ce dernier la cristallise désormais autour du système éducatif et de l’école tunisienne, dont le ministre serait le mauvais porteur. Il ne fait pourtant aucun doute que ce que veut le syndicaliste, c’est le départ du ministre pour pouvoir le brandir en guise de trophée et faire-valoir de sa suprématie syndicale. Le sujet de l’éducation est pourtant un sujet de portée hautement culturelle, tant son poids est grand dans l’esquisse de l’avenir de tout un peuple et de toute une nation.

  • L’école tunisienne va mal et se dégrade

«L’école tunisienne va mal. Les enseignants souffrent. Les parents sont inquiets. L’état manque de ressources et surtout d’imagination. Les syndicats, plutôt que de chercher des solutions, deviennent un problème supplémentaire. Le niveau moyen des élèves est accablant. Les grèves ne changeront rien, ni même le fait de changer de ministre. Réduire le problème à un homme, c’est réduire le problème tout court. A mon sens, il faut que dans chaque lycée et chaque école instituer un conseil de parents qui viendra épauler l’administration et les enseignants, ouvrir la voie à des dons pour équiper l’école, inviter des compétences locales pour initier des activités, faire des conférences etc…Il faut surtout accompagner les élèves en difficultés, créer des clubs dans les lycées, lutter contre la drogue et la délinquance. Je suis pour que tous les élèves aient de l’école une vision positive et constructrice, qu’elle soit pour eux non seulement un espace d’apprentissage mais un environnement propice à leur développement personnel». C’est ce qu’en dit Soufiene Zribi, psychiatre de métier.

Ce à quoi Zineb Kamoun Damak, médecin de son état, répond que «je confirme que notre école va très mal. De par mon expérience avec mes deux aînées, la dégradation est décelable à la première expérience. En effet, ma fille en 4ème année primaire, lit mal et écrit très mal. J’ai même soupçonné les troubles de l’apprentissage. Pour cela j’ai consulté une orthophoniste et une pédagogue chevronnée. Et bien ma fille n’a rien d’anormal. Verdict : c’est le système. Je ne comprends plus rien ! En plus, elle est deuxième de sa classe avec 16,20 de moyenne. La première a 16,30. Si ma fille est deuxième avec ces lacunes alors quel est l’état scolaire des élèves suivants ? C’est vraiment bizarre !». Et de nouveau Dr Zribi qui confirme : « Vous n’êtes pas la seule à faire ce constat. J’ai des patients avec des gros troubles cognitifs avec des notes honorables … ». C’est presque ce que voudrait faire Jalloul, avec le retour des cantines ou l’office des œuvres scolaires ou encore le réaménagement du temps des cours pour donner plus d’espace à l’élève. Mais le personnel semble désormais prendre largement le pas sur le professionnel dans cette affaire «Yaacoubi-Jalloul».

Force est ici de dire, même si dans la tradition orale arabe, l’instituteur a presque rang de prophète, que le niveau des enseignants publics tunisiens est depuis quelques années si bas que les diplômes tunisiens en perdraient presque toute employabilité. Des enseignants, du primaire au secondaire, qui préfèrent les cours privés à la classe conventionnelle. Des enseignants dont la formation perd toujours du terrain et qui ne font pas leur MAJ. Des dizaines, sinon des centaines, d’enseignants intégrés après des années d’attente à ne rien faire. Des formateurs universitaires, comme pour le domaine du journalisme, qui n’ont presque jamais mis les pieds dans une rédaction ou qui n’ont, pas ou prou, fait du terrain. Et ce ne sont là que des exemples d’un secteur où l’éducation se perd, condamnant de fait toute perspective d’emploi dans un marché en continuelle transformation.

En face, et c’est l’autre volet de cette polémique, c’est Azza Cheikhrouhou qui estime que «NJ [Neji Jalloul] est là depuis 2014 : A-t-il contribué à la descente aux enfers de notre système éducatif ou se bat- il pour le sortir des ténèbres ?». Et de nouveau Dr Zribi intervient pour écrire que «que ce soit NJ ou monsieur X, toute réforme s’accompagnera de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Intégrer les parents c’est faire intervenir un tiers pour empêcher le combat de coqs entre un ministre et un syndicat».

  • Le «3 en 1» des «singes de la sagesse !»

NJ l’a-t-il lu ou entendu ? Ce qui est sûr, c’est que «YC» (Reprise en un style fb pour parler du chef du gouvernement Youssef Chahed), préfère jusqu’ici ne rien dire, ce qui renforcerait son ministre qui applique pourtant la politique du gouvernement et applique aussi ses directives.

Il faut ici noter que seul Mehdi Jomaa avait pu et su donner l’image d’un gouvernement solidaire qui ne lâche pas ses membres. Comme Essid, Chahed, fait la sourde oreille et ne délie pas sa langue, laissant son ministre seul face à l’ire du syndicat comme un punching-ball qui cristalliserait toute sa colère.

Ce n’est peut-être pas le cas, mais on croirait presque que YC prend ostentatoirement, en ces temps où les bruits d’un remaniement ministériel s’amplifient, la position des «trois singes de la sagesse» comme pour se donner une raison de démettre le ministre objet de toute les colères syndicales !

Chahed se planque, refuse de monter au front soutenir SON ministre et adopte ainsi le degré zéro de l’action publique, de la politique et de la communication. Mais YC n’en est pas à sa première avanie. Faisant ainsi, le chef du gouvernement tunisien, dont la posture des «3 singes» n’est pas aussi sage qu’il n’y paraît, refuse d’abord de défendre son propre programme, se fragilise par rapport à ses propres ministres et prête surtout le flanc au syndicat de l’UGTT, devenu depuis quelques années, le véritable parti d’opposition. Un parti qui ne dit pas son nom, mais dont le poids se ressent dans toute la politique économique et même dans les propres décisions régaliennes de Yousef Chahed. A vue d’œil et selon les observateurs, Chahed se «Essidise». N’a-t-il pas vu la dramatique fin de son ancien patron ?!

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On aurait pu croire, quelques jours après l’accord UGTT-Gouvernement sur le report d’une partie de l’augmentation salariale à 2018, que la Tunisie avait payé la dernière tranche du prix de la paix sociale. On aurait même été tenté d’applaudir la centrale syndicale et louer son sens du consensus.

C’était finalement compter sans les vieux démons du «foutage de merde» qui habite depuis 6 ans une certaine partie de la population et une partie de la société civile tunisienne.

En témoigne, d’abord, cette annonce de la part du SG du syndicat de l’enseignement de base, qui en dit long sur les véritables intentions de l’organisation syndicale, malgré la signature de l’accord avec le gouvernement et qui devait garantir une paix sociale, au moins jusqu’à 2018.

Mastouri Gammoudi a en effet indiqué, mercredi 14 décembre 2016 sur les ondes d’une radio tunisienne, que «les grèves régionales et périodiques programmées par les secteurs de l’enseignement de base et secondaire programmées à partir de demain, jeudi 15 décembre 2016, seront maintenues jusqu’à ce que le ministère de l’Éducation invite la partie syndicale à une réunion pour examiner certaines revendications».

Le ministère de l’Éducation avait pourtant annoncé, dès le mardi 13 décembre 2016, le versement des primes aux enseignants du primaire, des collèges et du secondaire, devant . Le trublion Mastouri Gammoudi avait même estimé que la décision du ministère de l’éducation était “un pas dans la bonne direction“.

L’accord UGTT-Gouvernement sur la paix sociale n’aura ainsi pas pu tenir plus d’une semaine. Après cela, il faudra s’attendre à réentendre le SG, Houcine Abassi, répéter qu’il n’a jamais signé une quelconque paix sociale, puisqu’on n’est pas en guerre. Il n’en demeurera pas moins qu’après son prédécesseur, Youssef Chahed aura lui aussi dépensé de l’argent public pour acheter une chimère appelée paix sociale, au prix cher de 13,5 Milliards DT. Comme Essid, il a été dupé par le syndicat et il se leurre sur ses intentions. Il a un droit constitutionnel et ne compte pas le mettre en poche, quitte à en abuser quelques fois !

A la défaite de son premier protégé, l’ancien chef de gouvernement Habib Essid, devant la centrale syndicale, non contente ni rassasiée de grèves, le chef de l’Etat tunisien était sorti sur les médias pour expliquer que c’était le prix à payer pour avoir la paix sociale. Essid a finalement été destitué sans en voir la couleur. Et il est fort probable que l’actuel chef du gouvernement vive une fin d’année dans une situation de non-paix… sociale, au mieux dans une trêve des confiseurs. Et c’est donc ainsi reparti pour un nouveau tour de tournantes [les grèves bien sûr. What else !].

L’autre dossier traité, de «main de fer» comme il le promettait devant l’ARP, par le chef du gouvernement pour s’acheter, lui aussi, sa paix sociale, était celui de Petrofac. Il avait alors dépêché son ministre des Affaires sociales, qui avait alors assouvi toutes les demandes des «fouteurs de troubles » de Kerkennah et leur avait même signé un blanc-seing judiciaire. L’entreprise pétrolière, qui assurait 13% des besoins en gaz de la Tunisie, devait alors plier bagage et oublier la «Tunisie terre d’investissement» qui attendait alors les mirobolantes promesses de 34 milliards DT de «Tunisia 2020». Le démon «foutage de merde» ne tardera cependant pas à se réveiller et donner des insomnies à un Chahed, témoin de ses faiblesses qu’il ne voit pas !

«Après 14 jours pendant lesquels un individu bloquait les camions, l’entreprise se trouve incapable de produire », c’est ce qu’a déclaré le DG de Petrofac à Reuters, suivi par la ministre de l’Energie qui confirme pour Africanmanager le départ définitif de l’opérateur pétrolier anglais et ajoute même que «la fermeture de la société est attendue dans de pareilles conditions». 14 jours pendant lesquels un seul homme bloquait toute une usine, sans qu’aucune autorité ne bouge le petit doigt pour assurer la sécurité de l’investissement et la liberté d’entreprendre, la liberté du travail ! Le chef du gouvernement était-il au courant ? Si oui, pourquoi n’a-t-il rien fait et qu’attendait-il pour faire appliquer la loi comme il le promettait le jour du vote de confiance ?

Au-delà du sens économique et financier de la fermeture d’une entreprise étrangère, empêchée de travailler sous le regard des futurs IDE promis à la Tunisie, et qui intervient 15 jours après la grand-messe des investisseurs, ce sont les causes même du départ et des fermetures de centaines d’entreprises qui réapparaissent. Des grèves, des mouvements sociaux divers et une instabilité sociale complète, dans une Tunisie désormais ingouvernable, qui déforment à nouveau le visage d’une Tunisie qui n’a que l’investissement pour rebondir. Tu parles d’une paix sociale à 13 milliards DT !

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Élaboré par le ministère de l’Éducation nationale, “Le plan stratégique du secteur éducatif 2016-2020” a fait l’objet d’une note d’analyse élaborée par le Think Thank, Joussour. Tout le monde s’accorde déjà à dire que la détérioration du système éducatif (du primaire au supérieur) est manifeste ces dernières années.

L’éducation en Tunisie a cessé d’être cet ascenseur social, à l’exception de quelques « foyers » de bonnes performances comme les collèges et lycées pilotes ou quelques institutions universitaires.
C’est dans cet ordre d’idées déjà que le document de Joussour a noté la nécessité de faire la distinction entre les grands programmes de réforme qui exigent une volonté, des décisions politiques et des ressources supplémentaires et le processus d’amélioration continue qui devrait être soutenu et appuyé par les ressources traditionnelles de l’État. Et de préciser que le système éducatif est face à deux problématiques majeures, à savoir les faibles résultats des élèves et l’inégalité des chances entre les régions et entre les catégories.

Améliorer le niveau de l’enseignement dans les classes dans l’objectif d’améliorer les résultats des élèves et l’inégalité positive au profit des régions et entre les catégories. C’est à ce propos déjà qu’il a été proposé d’améliorer les réformes dans le domaine éducatif autour de deux thèmes principaux, à savoir l’amélioration du niveau de l’enseignement dans les classes, comme condition primordiale pour améliorer les résultats et la discrimination positive en faveur des régions de l’intérieur, des catégories les plus démunies et des établissements à priorité éducative. Ce qui permettra de servir la justice sociale, l’égalité des chances et garantira, à tous, les chances d’une ascension sociale.

S’agissant de l’amélioration du niveau de l’enseignement dans les classes, il a été proposé d’améliorer la qualité des enseignants, des pratiques pédagogiques dans les classes et le renforcement du rôle pédagogique des directeurs et ce, en se référant aux exemples et modèles internationaux. Il propose également de mettre en place des mécanismes d’évaluation périodique des élèves, par le biais de programmes mondiaux ou par l’organisation de concours nationaux répondant aux normes internationales.

Quant à la discrimination positive entre les régions, Joussour a appelé à la mise en place d’un plan stratégique basé sur des études approfondies. Il a, par ailleurs, suggéré à la diplomatie tunisienne de prendre en considération dans sa politique extérieure et de créer des canaux et des lignes de financement visant à réduire les disparités régionales, notamment dans l’Ouest et le Sud du pays, ce qui permettra d’améliorer la situation des écoles dans ces régions.

Par ailleurs, Joussour a mis l’accent sur l’importance de travailler sur les processus d’amélioration continue de la performance du système éducatif. Il sera à ce niveau nécessaire, selon lui, d’établir un modèle intégratif des indicateurs de l’efficacité de la performance du système et d’instaurer également un système national d’évaluation de cette performance.

Joussour insiste, également, sur l’adéquation et l’adaptation du système éducatif avec le besoin du marché de l’emploi et le maintien des valeurs, notamment par l’amélioration de la vie associative dans les écoles et la lutte contre les habitudes nocives pour l’élève.

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La réforme du système éducatif et les récents mouvements de protestation contre le ministre de l’Education ont été au centre des interventions des députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), lors de la plénière de jeudi consacrée à la discussion du projet de budget du ministère de l’Education pour l’exercice 2017.
S’agissant de la dernière manifestation des enseignants, mercredi dernier, contre Neji Jalloul qu’ils ont appelé à démissionner en raison, ont-il dit, de ses déclarations humiliantes à leur encontre et de leur rejet de la réforme engagée, les députés étaient partagés entre détracteurs et défenseurs.
Certains députés ont estimé que “Jalloul a réussi à s’attirer les foudres de tous les syndicats et a sciemment abusé les professeurs suppléants”.
Les défenseurs ont en revanche considéré que les enseignants protestaient uniquement contre le projet de réforme engagé par Jalloul, appelant, dans ce sens, à bien délimiter les champs de l’action syndicale afin qu’elle ne piètine pas les prérogatives du ministre, rappelant que l’appel à la démission d’un ministre ne relève aucunement de la mission d’un syndicat.
Ils ont, en outre, affirmé que les enseignants n’ont aucun lien avec les slogans scandés lors des manifestations qui “ne font que porter atteinte à la famille éducative et alimenter davantage les conflits politiques et idéologiques”.
“D’autres parties orchestrent ces manifestations”, ont-ils affirmé, mettant l’accent sur la nécessité de tenir les élèves à l’écart des conflits.
S’agissant du volet de la réforme éducative, les députés ont été unanimes à souligner que ce projet reste “tributaire d’un consensus entre toutes les composantes de la société”, appelant ainsi le ministre à associer davantage toutes les parties prenantes, à respecter la loi d’orientation et à adopter de nouvelles méthodologies dans ce plan de réforme.
Alors que certains députés ont salué les mesures entreprises par Jaloul depuis son ascension à la tête du ministère de l’éducation, d’autres ont estimé que ce projet de réforme est un échec en raison d’une “approche inadaptée”, appelant, dans ce sens, à la nécessité d’accorder plus d’espace aux comités responsables de cette réforme.
Ils ont reproché au ministre une certaine “précipitation” dans la prise de décision, concernant notamment la réforme du système d’évaluation et du calendrier des vacances et des examens, ce qui a, selon eux, succité une polémique chez les élèves et parents.
D’autres intervenants ont, par ailleurs, appelé à la nécessité de réviser les programmes avant d’engager la réforme de l’horaire scolaire, ainsi qu’à revoir l’orientation scolaire et à mettre en oeuvre la loi d’orientation de 2002.
Des élus ont considéré que les moyens alloués au ministère de l’Education sont insuffisants pour engager les réformes nécessaires, tandis que d’autres députés ont exigé que la corruption financière au sein du département soit révélée.
Des membres du parlement ont, par ailleurs, évoqué la situation “carastrophique” de nombre d’établissements éducatifs. Une élue a parlé d’infrastructure délabrée dans plusieurs écoles à Nabeul, notamment le collège de Hammam-Laghzez dont le problème foncier reste irrésolu, ou encore des problèmes majeurs de gestion à l’école Habib Karma, appelant le ministre de l’Education à examiner ce dossier sans délai.
Une autre élue a mis l’accent sur l’absence d’eau potable et de sanitaires dans la majorité des établissements éducatifs du gouvernorat de Kasserine. Elle a, également, relevé le manque cruel de salles de classe dans les délégations marginalisées.
Une élue de Gafsa a jeté la lumière sur les difficultés rencontrées par les écoliers des régions reculées, en particulier le problème de transport qui cause un taux d’absentéisme important des élèves et des enseignants, appelant dans ce sens à assurer un tranpsort scolaire rural gratuit.
Une députée a accusé le ministre de “népotisme” et a exigé son départ pour avoir, selon elle, nommé son frère, Romdhane Jalloul, comme responsable du projet de l’école numérique, sans passer par un concours.

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Le ministre de l’Education, Neji Jalloul, a déclaré que 30 employés, entre instituteurs et cadres, seront limogés dans les prochains jours.
Dans une interview parue dans le journal « Assarih », le ministre a précisé qu’il s’agit d’une deuxième action après celle menée ces derniers temps touchant aussi 30 personnes.
Pour justifier cette décision, Jalloul a évoqué les dépassements et erreurs enregistrés, et qui ternissent l’image du corps éducatif. Parmi ces dépassements, il cite le taux élevé de l’absentéisme.
Dans le même contexte, il a indiqué que les services de l’inspection vont accomplir leur mission en multipliant les visites et en suivant les dossiers.

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