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La Corée du Nord quand on en parle c’est pour évoquer une économie exsangue après des décennies d’errements communistes, une population affamée, les folies du président qui s’est embarqué dans une course à l’armement dont le pays n’a pas les moyens ou encore les sanctions internationales qui bouchent tous les horizons. On peut difficilement imaginer que ces sanctions qu’agite la communauté internationale, pour faire bonne figure, ne fonctionnent pas si bien en fait puisque la banque centrale sud-coréenne vient de créditer la Corée du Nord de la croissance la plus élevée en 17 ans grâce au boom… des exportations que devait en principe stopper l’embargo décrété par l’ONU !

La Banque de Corée (BOK) évalue la hausse du PIB nord-coréen à 3,9% en 2016, soit le taux de croissance le plus fort depuis 1999 où il avait été estimé à 3,1%, rapporte l’AFP. Rappelons que Pyongyang ne sort aucune statistique officielle sur son économie et que la BOK pour prendre le pouls des activités du turbulent voisin est en réduite à assembler les données dont disposent les organismes publics et privés sud-coréens. Par ailleurs les sanctions internationales du fait des programmes balistique et nucléaire qui terrorisent les voisins rendent illisibles les axes macroéconomiques nord-coréenne.

Mais ce qui est certain c’est que Pyongyang est perfusé par le grand-frère chinois, principal soutien sur la scène internationale et principal partenaire commercial. Pékin est d’un précieux appui pour les importations de carburants et les exportations de produits miniers. D’après la BOK, la production minière nord-coréenne, qui pèse 12,6% dans le PIB, a progressé de 8,4% en 2016. Même tendance pour la production de l’industrie lourde et de l’industrie chimique : +6,7%. Idem pour les exportations globales : +4,6%, grâce surtout aux produits miniers. Bref, les Nord-Coréens, du moins la classe dirigeante, qui a la main sur tout, ne vivent pas aussi mal qu’on le croyait…

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Des milliers de Libyens ont manifesté vendredi leur soutien à une

Il n’y a pas que le Qatar qui aurait sa main dans l’inextricable crise libyenne, il y a également les Émirats arabes unis. Ces derniers ont livré des hélicoptères de combat et des avions militaires aux troupes parallèles commandées par le maréchal Khalifa Haftar, en totale violation de l’embargo de l’ONU sur les armes, dit un rapport des Nations unies. Et ce n’est pas rien quand on sait que l’armée nationale libyenne (ANL), montée de toutes pièces par le maréchal Haftar, ne se soumet pas à l’autorité du gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, dont l’ONU. Par ailleurs l’ANL fait la loi désormais dans d’importantes villes et bases militaires du sud du pays.

«Les Émirats arabes unis ont fourni à la fois un soutien matériel et un soutien direct à l’ANL, ce qui a nettement augmenté son appui aérien», dit le document élaboré par des experts de l’ONU et transmis au Conseil de sécurité en mai 2017.
«L’aide extérieure aux groupes armés, en matière de soutien direct, d’entraînement et d’assistance technique a également augmenté», ajoute le rapport.

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Le Maroc pourra enfin avoir ses bombes intelligentes. La vente de ces projectiles très particuliers, à guidage laser, conçus aux Etats-Unis, avait été interdite par l’administration de Barack Obama. D’ailleurs ils n’étaient fournis qu’à un cercle très restreint de pays alliés. Le président américain, Donald Trump, qui ne s’embarrasse pas des mêmes craintes qu’Obama, vient de lever l’interdiction, d’après le journal Al Ahdath Al Maghirbia, dans son édition de ce week-end.

Ces bombes, qui ont la particularité de toucher leurs cibles avec une grande précision, sont fabriqués par les deux ténors américains de l’industrie de l’armement, Raytheon et Lockheed Martin. Elles sont très utilisées par les unités des forces aériennes et les Marines des USA. L’armée du Canada en dispose également ainsi que les troupes des Etats membres de l’OTAN et l’armée de l’air saoudienne. Les fabricants viennent de recevoir une liste très sélect de nouveaux pays, dont le Maroc, qui auront le privilège d’être approvisionnés.

D’après Al Ahdath, Trump entend ainsi récompenser le roi Mohammed VI pour la retenue dont il a fait preuve dans la gestion de la crise de Guerguerat. Avec cette issue pacifique, suite à l’intervention du secrétaire général de l’ONU, l’administration américaine aurait la preuve que les Forces armées royales ne sont pas un danger pour leur environnement.

Reste à convaincre les voisins immédiats du Maroc, notamment l’Algérie et la Mauritanie. Il est évident que les bombes à guidage laser mettent les troupes du royaume à un cran au-dessus par rapport aux armées de la région , ce qui ne manquera pas de faire grincer des dents. Une affaire à suivre donc de très près…

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Certes l’Iran est officiellement sorti de la liste noire de la communauté internationale il y a neuf mois, date de l’application de l’accord nucléaire avec les grandes puissances et de la levée d’une grosse part des lourdes sanctions internationales, mais l’économie iranienne n’est pas sortie de l’auberge pour autant. Et pour cause : Les grandes banques étrangères, notamment européennes, qui sont décisives pour réoxygéner l’économie du pays, trainent encore des pieds pour faire des affaires avec Téhéran par crainte des foudres américaines

“Pour l’instant, des petites banques européennes ont accepté de travailler avec nous”, a confié à l’AFP Parviz Aghili, PDG de la banque privée Khavarmianeh (Middle East Bank). Il a évoqué quatre banques italiennes, deux autrichiennes, trois suisses, trois allemandes et deux belges, sans dire leurs noms. “Mais aucune banque étrangère moyenne ou grande n’a encore accepté de le faire”, ajoute-t-il.

Parmi ces institutions figurent les banques autrichiennes Raiffeisen Bank et Erste Bank, les italiennes Mediobanca et Banco popolare (Italie), les allemandes EIH, KFW bank et AKA bank, les banques belge KBC et néerlandaise ING ainsi que la turque Halk, indique un expert bancaire.

Elles “ont établi des relations de travail avec les banques iraniennes pour l’ouverture de lettres de crédit pour des montants assez faibles de 10, 20 ou 50 millions de dollars (…). Mais elles n’ont pas les ressources pour financer de grands projets comme le contrat pour l’achat des 118 avions Airbus et une centaine de Boeing ou les projets de développement pétrolier ou gazier”, a précise à l’AFP cet expert.

Le président Hassan Rohani a déclaré que pour retaper son outil industriel et donner un coup de fouet à l’économie iranienne, il faut 30 à 50 milliards de dollars d’investissements étrangers chaque année. Mais si les grandes institutions bancaires internationales ne coopèrent pas, Téhéran ne pourra jamais réaliser ses ambitions.

Washington continue d’étouffer Téhéran

“Le principal obstacle pour les relations bancaires est le Trésor américain qui fait pression sur tous les pays, empêche les relations bancaires et la levée des sanctions”, a récemment confié Allaeddine Boroujerdi, président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement iranien. Par exemple l’Office pour le contrôle des avoirs étrangers (OFAC), relevant du Trésor américain, n’a toujours pas donné son feu vert pour la vente d’Airbus et de Boeing à l’Iran.

“Les banques doivent prendre en considération les sociétés et les personnes impliquées dans toute transaction en raison des sanctions des Nations unies, des Etats-Unis et de l’Union européenne toujours en vigueur”, a dit à l’AFP Henry Smith, analyste de l’Iran auprès du cabinet de conseil Control Risks.

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Décidément le président américain, Barack Obama, n’a pas son pareil pour faire la paix avec les ennemis historiques des Etats-Unis. Après avoir fait revenir l’Iran dans le concert des nations et s’être rabiboché avec l’inflexible Cuba, le voilà qui recolle les morceaux avec le Vietnam, chose qui était impensable il y a peu tant la guerre entre les deux nations a été sanglante et les idéologies des deux pays diamétralement opposées, irréconciliables. Mais Obama a démontré qu’il est capable de tout dans ce domaine.

Le président, en visite actuellement au Vietnam, est même allé jusqu’à déclarer dans un point de presse ce lundi 23 mai à Hanoï que les USA vont lever l’embargo sur le commerce des armes. C’était l’une des dernières traces du conflit entre les deux pays, qui s’est achevé en 1975 par le retrait des troupes américaines, que d’aucuns ont considéré comme la première, et la seule, défaite militaire dans l’histoire des Etats-Unis.

Aux observateurs qui soupçonnent le Vietnam de vouloir se rapprocher des USA pour irriter la Chine Obama rétorque ceci : «La décision de lever l’interdiction n’est pas motivée par la question chinoise (…), mais par notre désir de compléter le long processus de normalisation que nous avons entrepris avec le Vietnam (…). Chaque vente que nous faisons avec qui que ce soit est considérée comme une transaction particulière et nous examinons ce qui est approprié et ce qui ne l’est pas».

Washington avait déjà fait des pas en direction de Hanoï fin 2014 en décrétant une levée partielle de l’embargo sur des équipements de défense «uniquement à des fins de sécurité maritime», tels que des navires patrouilleurs armés. Mais là Obama vient de faire un geste très fort, qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait même osé imaginer. «Nous apprécions grandement la décision de supprimer complètement l’interdiction de vente d’armes contre le Vietnam», a dit à ce propos le président vietnamien, Tran Dai Quang. «Cela montre que les relations entre nos deux pays sont pleinement normalisées», a-t-il ajouté.

Un combat avec Pékin qui ne dit pas son nom

Certes Obama ne le criera par sur les toits, mais il y a forcément des enjeux géostratégiques derrière cette grosse annonce. En effet Pékin affiche de plus en plus ses prétentions en mer de Chine méridionale, dont certains archipels sont âprement disputés avec le Vietnam. Les Chinois ont franchi le rubicond en 2014 en implantant une plate-forme pétrolière dans les eaux maritimes revendiquées par Hanoï, ce qui avait déclenché des manifestations violentes anti-chinoises au Vietnam. La Chine avait fini par plier quelques mois après en démontant le plate-forme

Des motivations économiques aussi

Depuis 1994, les Américains ont mis fin à l’embargo économique sur le Vietnam et dès 1995 les relations diplomatiques entre les deux pays ont été rétablies. Il faut dire que le Vietnam est particulièrement intéressant pour les Etats-Unis avec son énorme marché de 90 millions de personnes et sa croissance très solide. C’est ce qui a fait qu’il a été intégré par les Américains dans l’accord de libre-échange transpacifique (TPP), qui a été paraphé par 12 pays, dont le Japon. La Chine quant à elle a été exclue de ce vaste espace d’échanges. Obama fait tout en ce moment pour obtenir la ratification de cet accord avant la fin de son second mandat, début 2017. L’objectif est de couper l’herbe sous le pied des Chinois, que rien ne semble pouvoir stopper dans la région.

En tout cas le Vietnam, seule nation communiste à être conviée au TPP, a résolument décidé de jouer le jeu américain, contre Pékin. Nul doute que les USA, en signe de reconnaissance, vont bien soigner les affaires des Vietnamiens. Ainsi vont les rapports de force dans notre chère planète…

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de l'ancien régime de Gueddafi, fin 2011 et deux autorités politiques se disputent le pouvoir depuis l'an dernier.

La communauté internationale pour le réarmement du gouvernement d’union, mais estime que cela ne peut pas se faire sans un gouvernement d’union.

Lors d’une conférence de presse, le Secrétaire d’État américain, John Kerry, a indiqué que « la communauté internationale appuiera la demande de Tripoli d’exemption de l’embargo de l’ONU sur les armes afin de pouvoir acquérir les armes et les balles nécessaires pour combattre Daesh et d’autres groupes terroristes ».

D’autre part, selon une source militaire citée jeudi par des médias, l’émissaire de l’ONU pour la Libye Martin Kobler a souligné mercredi soir, lors d’une rencontre avec le chef de l’armée du gouvernement libyen reconnu, Khalifa Haftar, qu'”une levée de l’embargo sur l’armement” dans ce pays “requiert un seul gouvernement”.

Par ailleurs, les grandes puissances et les pays voisins de la Libye ont décidé, ce lundi 16 mai 2016, de soutenir les efforts de réarmement du gouvernement d’union nationale à Tripoli qui tente d’asseoir son autorité dans ce pays miné par les divisions politiques et la menace terroriste. Aps

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Washnigton a fait savoir hier jeudi 12 mai 2016 qu’il est disposé à envisager un assouplissement de l’embargo des Nations unies sur les armes en Libye, décrété en 2011. Les USA sont d’avis que ce serait un précieux secours pour le gouvernement d’union nationale dans son combat contre l’État islamique.

« Si le gouvernement libyen prépare une liste détaillée et cohérente des choses qu’il veut utiliser pour combattre l’État islamique, et répond à toutes les exigences de l’exemption, je pense que les membres du Conseil (de sécurité de l’ONU) vont examiner très sérieusement cette demande », a affirme un haut cadre de l’administration américaine. Il a ajouté : « Il y a un désir très sain de la Libye de se débarrasser eux-mêmes de l’État islamique, et je pense que c’est quelque chose que nous devrions soutenir et y répondre ».

Pour le moment nous ne disposons d’aucun élément sur le type d’armes dont les autorités libyennes ont besoin, on sait juste qu’il y a urgence car Daech profite du chaos ambiant et de l’impuissance du gouvernement pour avancer chaque jour un peu plus ses pions. D’ailleurs un responsable libyen a confié que l’État islamique est parvenu à mettre la main sur Abou Grein, une localité stratégique dans l’ouest de la Libye.

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