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Epargne

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“Le recul de la fiscalité pétrolière a généré des déficits budgétaires répétés, entraînant la consommation de la totalité de l’épargne du Trésor qui était logée au FRR, épuisé en février 2017”, rapporte El Watan.

Les réserves de change de l’Algérie étaient à 105 milliards de dollars (mds USD) en juillet 2017 alors que le Fonds de Régulation des Recettes (FRR) s’est totalement épuisé en février, révèle le document portant Plan d’action du Gouvernement, évoquant des “difficultés réelles” au niveau du Budget de l’Etat actuellement, indique la même source.

Le document du Gouvernement, adopté mercredi par le Conseil des ministres, précise que ces réserves “fondent sans cesse, passant de 193 mds USD en mai 2014 à 105 mds USD en juillet 2017”. Au niveau extérieur, l’Algérie demeure “économiquement souveraine” grâce à l’accumulation de ses réserves de changes durant les années passées.

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Les compagnies d’assurances se portent nettement mieux que l’économie dans sa globalité. Alors que le taux de croissance du pays stagne, faisant toujours les frais d’une crise économique et politique qui continue de sévir, le marché de l’assurance poursuit sa croissance. Les primes émises des 22 compagnies que compte le secteur se sont accrues en 2015 de 7,9% pour s’établir à 1 679 Millions de dinars, sachant qu’une année auparavant, elles se sont améliorées de 10,1%. C’est ce qui ressort d’une étude publiée récemment par l’intermédiaire en bourse Mac Sa sur la situation du secteur des assurances en Tunisie. “Malgré le fait que cette croissance reste soutenue d’année en année, le taux de pénétration reste relativement faible à 1,9%. Quand on sait que le ratio qui rapporte les primes au PIB est de l’ordre de 14,7% en Afrique du Sud, de 9,3% en France et de 7,4% aux États-Unis, il y a lieu d’affirmer l’énorme potentiel de croissance dont regorge le pays“, lit-on dans cette étude.

A travers les sommes importantes qu’il mobilise, le secteur des assurances joue un rôle important dans la collecte de l’épargne intérieure et dans son acheminement vers le financement des besoins de l’économie. Ce rôle est faiblement rempli en Tunisie puisque le secteur reste dominé par les assurances obligatoires et la culture de l’assurance est faiblement ancrée dans les mentalités tunisiennes.

Toujours selon cette étude, le secteur des assurances a bénéficié d’un courant réformateur qui a également englobé tout le domaine financier. Ces réformes qui ont été entreprises depuis l’année 2000 ont été axées sur : l’assainissement de la situation financière des entreprises d’assurances, l’actualisation du cadre législatif et réglementaire, le développement des assurances sous-exploitées (assurance vie, assurance agricole…), la réforme des principaux régimes d’assurances, la mise à  niveau des compagnies d’assurance, l’ouverture progressive du secteur à la concurrence et  l’amélioration de l’environnement par l’incorporation de nouvelles dispositions et ce, en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises, la qualité des prestations d’assurances et de mettre le secteur au niveau des standards internationaux. Malheureusement ces réformes n’ont pas suffi pour remédier à la fragilité technique du secteur. Plusieurs lacunes entravent son développement,  notamment l’absence d’une stratégie globale nationale pour le secteur des assurances, une fragmentation du secteur avec 22 compagnies pour un si petit marché, un manque d’innovation, etc.

L’étude a également révélé que durant ces cinq dernières années, le secteur a connu une croissance moyenne de 9,3% du chiffre d’affaires alors que les sinistres ont cru à un taux moins élevé, soit 7.4%, ce qui a ramené le ratio Sinistres/Primes à une moyenne de 57,5%.

Le marché des assurances en Tunisie est caractérisé par une dominance des branches de l’assurance non vie avec une part dans la production de 82%. La culture de l’assurance vie n’est pas assez répandue dans notre société et cette branche ne représente que 18% du chiffre d’affaires contre une moyenne mondiale de 55,6%.

La répartition du chiffre d’affaires par branche est restée presque inchangée au fil des années avec une prédominance de l’automobile et le groupe maladie qui accaparent 60% du chiffre d’affaires du secteur en 2015. L’assurance vie se consolide d’une année à l’autre avec une croissance annuelle moyenne de 14,3% mais sa part dans le chiffre d’affaires global reste encore en-dessous des 20%.

Connue par sa forte sinistralité, la branche « Automobile » reste un mal nécessaire pour les compagnies d’assurances puisqu’elle génère 45,7% du chiffre d’affaires du secteur. La branche « Groupe maladie » vient en deuxième position (non vie) avec une part de 14,2% en écart de 31,5 points de pourcentage par rapport à la branche automobile. La production de cette branche a connu en 2015 une évolution de 9.3% contre 7.9% pour le secteur.

En dépit des encouragements et des incitations fiscales, les souscriptions dans l’assurance vie sont toujours loin des aspirations. Pour rappel, le montant des primes d’assurance vie déductible de l’assiette imposable a été augmenté deux fois en 2008 et 2013, respectivement à 3 000 DT et 10 000 DT contre un montant initialement fixé à 2000 DT. L’assurance vie est toujours emprisonnée par l’obligatoire, en l’occurrence le type « Temporaire Décès » lié aux crédits bancaires et aux opérations de leasing.

MAC SA

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L’état des finances publiques devient critique en raison des contraintes financières externes et internes subies par la Tunisie.

L’économie s’effondre avec la chute du tourisme, de la production industrielle et des investissements étrangers. La situation peine à se redresser sur un fond d’agitation politique et sociales sans précédent parfois entachée d’émeutes, les incertitudes sur l’avenir viennent casser le rêve des Tunisiens….

Les prêts et le soutien financier de l’Europe dont la France, peinent à compenser la méfiance des investisseurs. Le marché de change est marqué par un manque d’offre de liquidité en devises, où le dinar tunisien s’est fortement déprécié face à l’euro et parfois face au dollar américain.

L’état des finances publiques devient critique en raison des contraintes financières externes et internes subies par la Tunisie.

Nabil Chahdoura, banquier et membre fondateur du Cercle des financiers de Tunisie, a été l’invité d’une émission économique à la radio RTCI pour expliquer les causes de la dépréciation galopante du dinar…

À cet égard, Nabil Chahdoura a, d’emblée, appelé le gouvernement tunisien à gérer en urgence ce déficit budgétaire qui n’a de cesse de se creuser au fil des cinq dernières années. Quand même, dit-il, avec une légère amélioration depuis 2014, ceci n’empêche que ce déficit a plusieurs explications.

Alors quel est l’impact de change et les répercussions du dinar tunisien et son évolution par rapport à ce déficit ?

Chahdoura explique qu’une bonne partie de ce déficit provient de l’endettement et du service de la dette qui a augmenté de façon importante depuis la Révolution et aujourd’hui l’on parle de 55% de taux d’endettement en Tunisie

Et ce qui est encore plus sensible par rapport à l’évolution du Dinar, ajoute-t-il, c’est que la majeure partie de l’endettement de la Tunisie, c’est l’endettement en devises étrangères.

Donc on parle de 61% environ en devises et de 39% en Dinar tunisien.

Pourquoi cette faiblesse d’endettement local ?

Il est lié à la faiblesse de l’épargne en Tunisie qui a baissé d’un niveau de 22% en 2010 à un niveau de 12% actuellement. Par conséquent, l’État ne peut plus épargner sur le marché local pour éviter l’impact de la fluctuation des devises étrangères sur le service de la dette.

L’autre partie qui est plus ou moins à 45% des 60%, il y a presque la moitié en Euro et le reste en dollar principalement.

Dès qu’il y a fluctuation de l’euro et du Dollar, en tant que parité Euro-dollar déjà, et après la parité Dinar-euro ou Dinar-dollar, il y a un impact direct sur le service de la dette.

Qu’est ce qui explique la dépréciation en cours du dinar face à l’euro ?

 M. Chahdoura explique qu’il y a plusieurs facteurs qui influencent la valeur de la devise, à part le différentiel de taux d’intérêt, précise-t-il, il y a l’offre et la demande et aussi le niveau de réserves. En ce qui concerne la Tunisie, il dit que “le niveau de réserves au niveau de la Banque centrale, ces réserves de change ont été renflouées au mois de novembre et décembre 2015, principalement dû à l’endettement, ce qui a obligé l’État d’emprunter l’équivalent de 2,2 milliards de dinars et qui a tout de suite rechuté au mois de janvier dernier de presque 13%. Donc on était à 129 jours d’importation et on est allé de 14,1milliards de dinars d’équivalent de niveau de réserves en fin de 2015, on est à 12,3 milliards de dinars actuellement.”

Déjà, commente Nabil Chahdoura, cette chute de réserves est le résultat du déséquilibre entre l’offre et la demande, qui a poussé, à vrai dire, à ce glissement du dinar. Mais aussi l’appréciation de l’Euro versus le Dollar. Il y a donc en vérité deux impacts, l’un interne et l’autre externe.

L’Euro était à 1.05 en 2015, et qui est parti à 1.13 en dollars actuellement qui est dû aussi au changement des prévisions d’augmentation de taux d’intérêt aux États-Unis, qui avaient prévu d’augmenter trois fois le taux au cours de 2016 et maintenant il est à zéro, donc il n’y aura plus d’augmentation de taux. C’est ce qui a créé ce différentiel du taux d’intérêt qui a amené à l’appréciation de l’Euro.

Donc c’est pour cela qu’on a vu cette dépréciation du Dinar tunisien versus l’Euro, mais une légère appréciation versus le Dollar, a-t-il déduit.

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