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La France est montée au front suite aux horribles images des migrants subsahariens en Libye pris en otage par des trafiquants et vendus comme du bétail. Paris, après avoir dénoncé l’inqualifiable, a saisi l’ONU pour une réunion en urgence et une enquête internationale sur les trafics humains en Libye.

Ce qui a été révélé, au-delà de ce que nous avons pu dire et ce que nous connaissons de la situation en Libye, relève bien de la traite des êtres humains. C’est un crime contre l’humanité, c’est une des formes de trafic les plus rentables et qui nourrit les délinquances les plus graves et pour partie des réseaux terroristes. La dénonciation par la France a été immédiate et sans appel”, a déclaré hier mercredi 22 novembre 2017 le président français, Emmanuel Macron, rapporte Franceinfo.

Voilà, encore une fois c’est cette France que certains activistes indexent comme le colon, le “suceur du sang de l’Afrique”, l’éternel spoliateur du continent noir qui va défendre les Africains, à la plus haute tribune du monde. Cette France que Sémi Kaba, qui avait organisé la marche à Paris le 18 novembre 2017 pour dénoncer ces horreurs en Libye, indexe comme le responsable de tous les malheurs des Africains, allant jusqu’à brûler publiquement un billet de Franc CFA, symbole, à ses yeux, du néocolonialisme. Et bien les présidents africains devront, une fois de plus, jouer les seconds couteaux, ravaler leur fierté, ou le peu qui en reste, et guetter, comme il est de coutume, le téléphone pour savoir ce dont l’initiative de Macron à l’ONU allait accoucher. Des chefs d’Etat dont le silence assourdissant aux premières heures, et même après, du scandale des marchés d’esclaves en Libye résonne encore. Des présidents très embarrassés par cette patate chaude, pétrifiés et étrangement paralysés, mis à part de timides, insignifiants et rarissimes rappels de leurs ambassadeurs en poste en Libye… pour consultation et autres effets de manche qui ne remuent plus personne.

La star ivoirienne Alpha Blondy avait diffusé une vidéo au vitriol dénonçant l’inaction des chefs d’Etats africains face à l’ignominie libyenne, chose qu’il faisait copieusement dans ses chansons. La sortie de Macron, dont il faut, tout de même, se féliciter – c’est toujours mieux que le silence sidérant des leaders africains -, n’en restera pas moins un affront pour l’Afrique. Une honte qu’il faudra boire. Une fois de plus. En attendant d’autres camouflets…

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Quand un Etat et ses institutions sombrent, tout suit :  la raison, les droits humains, la morale, les vertus, la bienséance… De ce point de vue la Libye, dont l’instabilité et le chaos inquiètent et même terrifient ses voisins – la Tunisie en premier -, et préoccupent la France, l’Union africaine, l’ONU, a touché le fond en exhumant une ignominie que l’Humanité croyait définitivement enterrée : Les marchés aux esclaves. En 2017, en Libye, des personnes profitent de la détresse des migrants clandestins, coincés sur le territoire par les nouvelles barrières érigées par l’Union européenne, pour organiser un horrible commerce où des individus, dont des Sénégalais, sont cédés pour cent cinquante mille francs (150.000 F CFA). Le scandale est parti d’une vidéo plus qu’explicite de la chaine américaine CNN. Et depuis c’est la déferlante, en Afrique, en Europe… Cette horreur d’un autre temps a fait sortir de leurs gonds des stars de la musique, des activistes de la société civile, qui vont battre le pavé cet après midi à Paris, devant l’ambassade libyenne, pour crier leur indignation. Les déflagrations sont arrivées jusqu’au gouvernement sénégalais, qui a pondu un communiqué pour apostropher les libyennes et dire sa révolte.

Moussa Touré, cinéaste sénégalais, s’est confié à Sénégo. «Je ne comprends pas le silence de nos autorités, des présidents africains qui passent tout leur temps à parler de choses qui n’ont rien à voir avec ce drame au quotidien. Comment peut-on vendre des êtres en 2017, dans un pays africain au vu et su de tous les présidents?
Il faut qu’ils prennent leurs responsabilités en allant chercher ces gosses qui sont nos fils. J’en ai rencontré un, qui est sénégalais à la frontière du Mali qui, via sa famille a payé une rançon de 600.000 F CFA pour être libéré. D’ailleurs, je suis en train de préparer un film sur l’esclavage arabo-musulman», assène le cinéaste.

La méga star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy, y est allée de sa vidéo pour dénoncer ces crimes contre l’humanité, interpeler les leaders africains et appeler à la mobilisation devant toutes les ambassades libyennes du continent africain pour demander la libération de tous «les captifs».

Même son de cloche chez le chanteur sénégalais connu dans le monde entier, Youssou Ndour, qui est intervenu sur RFI.

L’activiste Kémi Seba, qui s’était illustré dernièrement par sa croisade contre la néo colonisation symbolisée, à ses yeux, par le Franc CFA encore présent en Afrique et l’animateur de RFI Claudy Siar ont appelé à participer massivement à la manifestation de ce samedi 18 novembre 2017 devant l’ambassade de la Libye à Paris, organisée par le Collectif  contre l’esclavage et les camps de concentration en Libye et Urgences panafricanistes.
«Rdv ce Samedi devant l’ambassade de Libye à 14h à PARIS pour toutes celles et ceux qui peuvent y aller. Revenu fraîchement du Bénin, nous y serons aux côtés de beaucoup d’autres. Beaucoup de choses à dire….ET A FAIRE…A DEMAIN. Et pour toutes celles et ceux qui ne seront pas sur Paris demain. Rdv devant l’ambassade de Libye la plus proche de chez vous“, a écrit Kémi Seba sur sa page Facebook.

«Le gouvernement de la République du Sénégal a appris avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne.

Le gouvernement de la République du Sénégal dénonce avec vigueur et condamne de la manière la plus ferme ce trafic d’êtres humains qui constitue une grave offense à la conscience de l’humanité.

Le Sénégal engage les autorités libyennes compétentes, ainsi que l’Union Africaine et l’Organisation des Nations Unies, à diligenter sans délai une enquête sur cette pratique d’un autre âge afin que toutes les dispositions soient prises pour y mettre fin», dit le communiqué du gouvernement sénégalais.

Cette affaire remonte à avril 2017 et avait déjà été ébruitée par la presse, mais les autorités de Tripoli avaient pu mettre le couvert. L’été dernier, CNN reçoit une vidéo contenant ces scènes ahurissantes, mais le film était de mauvaise qualité. La chaine décide alors de descendre sur le terrain pour se faire une nette idée sur la question, avec une caméra planquée. Et la stupeur et tremblements ! Après le tolet planétaire provoqué par leur film, publié le 15 novembre 2017, les autorités libyennes ne pourront plus mettre ce dossier sous le tapis. D’ailleurs l’ONU est montée au front pour condamner, exiger une enquête et des mesures, Tripoli a promis une réponse rapide. Après il va falloir s’expliquer devant les partenaires africains, qui se démènent pourtant pour extirper la Libye des difficultés dans lesquelles elle se débat depuis la disparition de Mouammar Kadhafi, en octobre 2011…

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Ben Carson, le secrétaire au Logement de Donald Trump, est venu s’ajouter à la longue liste des amis très peu fréquentables du président. En effet il a défrayé la chronique et a indigné les internautes en déclarant le lundi 06 mars 2017 que les esclaves sont des immigrés qui ont débarqué aux USA pour toucher du doigt le fameux rêve américain, dans cette “terre (…) d’opportunités”. Si l’affront n’était pas venu d’un Afro-Américain, donc descendant d’esclaves, on aurait pas le mettre sous le tapis, mais là…

« Il y a eu [des] immigrés qui sont venus ici au fond des navires négriers, qui ont même travaillé plus longtemps et plus dur et pour obtenir moins » a dit Carson, avant d’ajouter : « Mais eux avaient aussi le rêve qu’un jour leurs fils, leurs filles, leurs petits-fils, leurs petites-filles, leurs arrière-petits-fils, leurs arrière-petites-filles puissent trouver la richesse et le bonheur sur cette terre. »

Ben Carson, qui a été le challenger de Trump lors des primaires des Républicains, a tenu ces propos devant les fonctionnaires de son département, le même jour où il a dévoilé la nouvelle mouture du décret sur l’immigration. Le moins qu’on puisse dire est qu’il a sacrément manqué d’inspiration, qui plus est sur un sujet aussi tragique qui a concerné des centaines de millions d’Africains. Pourtant ce chirurgien assez fortuné, très bon chic bon genre, s’était tenu à carreau jusque-là, et avait plutôt fait bonne impression, à part deux trois dérapages…

La pilule est amère pour la grande organisation de défense des droits des Noirs, la NAACP. Elle a rétorqué sur Twitter : « Des immigrés ??? »
Cette sortie a été suivie par un déluge de critiques sur les réseaux sociaux et dans la presse américaine ; le ministère n’a rien trouvé d’autre à répliquer que c’est une « cynique interprétation (…). Personne ne croit sincèrement que Ben Carson met au même niveau immigration et servitude involontaire ». Mais encore ? C’est un peu maigre comme argumentation !

Le bonhomme n’en est pas à sa première boulette, en 2013 il avait osé déclarer que la réforme du système de santé Obamacare, qui s’adresse pourtant directement à “sa” communauté, très défavorisée, était « la pire chose qui soit arrivée à ce pays depuis l’esclavage (…). Et c’est, d’une certaine façon, de l’esclavage, car cela nous asservit tous à l’Etat ». Cet esclavage qu’il qualifie maintenant d’immigration économique. Ce qui est certain c’est que Carson s’est définitivement discrédité auprès des Noirs…

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Depuis quelques mois, la Mauritanie fait les gros titres de l’actualité, tristement. D’abord pour un fait proscrit et enterré depuis belle lurette dans toutes les nations modernes : L’esclavage. Ensuite pour la façon dont les militants anti-esclavagistes sont traités : La torture. Les sévices subis par de grandes figures de la cause des Noirs comme Moussa Bilal Bira, 51 ans et Abdallahi Maatala, 47 ans, sont soigneusement consignés dans un rapport élaboré par l’Association mauritanienne des droits de l’homme et trois autres ONG, rapporte Le Monde Afrique ce lundi 17 octobre 2016.

Mais les autorités mauritaniennes ne voient pas du tout les choses de la même façon, d’après elles les activistes de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA, organisation non reconnue par Nouakchott) ont fomenté des troubles et menacent même la sécurité de l’Etat. Ces militants, qui sont pacifiques, il faut le souligner, sont accusés par le régime en place d’avoir piloté les heurts du 29 juin dernier entre des habitants d’un quartier populaire et des policiers, quand ces derniers étaient venus les déloger pour faire place nette avant le Sommet de la Ligue arabe. L’IRA rejette énergiquement l’argumentaire du gouvernement. Ce qu’on sait c’est qu’une instruction pour « flagrant délit » et une chasse à l’homme avait été lancées. Les forces de l’ordre ont mis la main sur des militants qui avaient été systématiquement torturés, écrit le journal.

Jusqu’à 15 ans de prison ferme!

« Vous, gens de l’IRA, vous jouez avec le feu, tous les Bidhane [Maures] sont hyper armés, on est fatigués de les retenir, le jour où on les lâchera, ils n’hésiteront pas à vous canarder vous tous les Négro-Mauritaniens ». Ce sont les menaces proférées par un officier de police mauritanien, rapportées par treize détenus dont la plupart sont dans un état physique déplorable suite à leur passage au poste de police. Ils présentent des lésions diverses et des troubles neurochirurgicaux.
Seuls les détenus les plus gravement touchés sont admis à l’hôpital, mais le gros du paquet ne reçoit aucun soin.

Autre fait notable : Leurs aveux, extorqués par la force, ont alimenté un épais dossier judiciaire à charge et ont servi, le 13 août 2016, à faire condamner treize membres de l’IRA à de très lourdes peines de prison, jusqu’à quinze ans. Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatala ont écopé du maximum pour « attroupement armé », « violences à l’égard d’agents de la force publique », « rébellion » et « appartenance à une organisation non enregistrée ».
Avec les onze autres activistes de l’IRA, ils sont détenus à l’extrême nord du pays, dans le centre de détention de Zouérate, une ville minière difficilement accessible. L’audience en appel est fixée pour ce jeudi 20 octobre, mais vu qu’elle aura lieu dans cette ville reculée, loin des médias et des regards des observateurs des droits humains, il y a très peu de chances que le sort des prisonniers change.

En désespoir de cause, les ONG ont sollicité l’ONU, l’Union africaine, les institutions européennes et les chancelleries occidentales, en leur transmettant un rapport contenant les noms de neuf hauts gradés de la police mouillés dans des actes de torture. Le pouvoir mauritanien n’a pas pas pipé mot sur ces graves accusations. Catastrophique pour l’image du pays…

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