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Éthiopie

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L’Union africaine (UA) est censée entamer sa mue, pour plus d’action, plus d’efficacité, moins de bureaucratie… Bref, pour gommer tout ce qu’on reproche à l’organisation panafricaine et qui l’empêche de présenter du solide depuis que l’UA a pris la place de l’OUA (Organisation de l’Union africaine). Ce samedi 17 novembre 2018 jusqu’à demain dimanche, les chefs d’Etat africains se réunissent à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour plancher sur les réformes institutionnelles sur la table.

Le dossier a été confié en 2016 au président en exercice de l’UA, le Rwandais Paul Kagame. Mais comme il va passer le témoin en janvier prochain au chef de l’Etat égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, alors il presse le pas pour arriver à des résultats tangibles. Les reformes contiennent également des outils pour faire en sorte que l’organisation ait enfin son indépendance financière, pour ne plus subir le diktat de ses bailleurs et pour peser davantage dans la direction des affaires du continent, et celles du monde. Kagame a plutôt bien travaillé, en rognant les dépenses de l’UA, en tassant le nombre de sommets et de commissions et en réduisant les appels aux donateurs étrangers. Il a également proposé que l’UA arrête de se disperser et qu’elle se concentre sur la sécurité, la politique et l’intégration économique. Mais voilà, ses collègues chefs d’Etat trainent les pieds depuis plus de deux ans, comme à chaque fois qu’il s’agit d’avancer sur des dossiers communs importants. C’est aussi ça qui explique le sous-développement de l’Afrique…

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À la faveur d’un relâchement des tensions dans la Corne de l’Afrique, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté mercredi à l’unanimité une résolution dans laquelle il lève les sanctions visant l’Erythrée depuis 2009.

Dans cette résolution, les membres du Conseil notent l’absence d’éléments concluants concernant le soutien de l’Érythrée au groupe terroriste des Chabab en Somalie.

Ils saluent aussi la rencontre entre le Président djiboutien et le Président érythréen à Djeddah, en Arabie saoudite, le 17 septembre 2018 et soulignent l’importance des efforts constants vers la normalisation des relations entre l’Erythrée et Djibouti pour la paix, la stabilité et la réconciliation dans la région.

Un litige frontalier concernant la région de Ras Doumeira oppose Djibouti et l’Erythrée depuis des années.

Le 16 septembre 2018, la région a également connu un autre développement positif avec la signature historique d’un accord de paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée, également à Djeddah, mettant fin à des décennies de conflit. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a assisté à cette signature.

C’est dans ce contexte de rapprochement régional que le Conseil de sécurité a décidé « de lever, à compter de la date d’adoption de la présente résolution, l’embargo sur les armes, les mesures d’interdiction de voyager et de gel des avoirs et les sanctions ciblées imposées à l’Erythrée par les résolutions 1907 (2009), 2023 (2011), 2060 (2012), et 2111 (2013) du Conseil de sécurité ».

Le Conseil exhorte l’Erythrée et Djibouti à s’engager sur la question des combattants djiboutiens disparus au combat. Il exhorte aussi les deux parties « à poursuivre leurs efforts pour régler pacifiquement le différend relatif à leur frontière commune de manière conforme au droit international, par la conciliation, l’arbitrage ou le règlement judiciaire, ou par toute autre voie de règlement pacifique ».

Outre la levée des sanctions contre l’Érythrée, la résolution adoptée mercredi réaffirme l’embargo sur les armes imposé par le Conseil à la Somalie depuis 1992, ainsi que l’interdiction d’importer et d’exporter du charbon de bois somalien, en vigueur depuis 2012. Plusieurs pays ont estimé que le maintien de ce régime de sanctions était essentiel pour lutter contre l’approvisionnement en armes et en ressources financières des Chabab.

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Les producteurs de café d’Éthiopie et du Burundi pourraient mieux exploiter tout le potentiel de leurs cafés en répondant à l’intérêt croissant pour les produits de qualité supérieure et pour la durabilité environnementale.  C’est ce qu’indique un nouveau rapport de la CNUCED, la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement.

Dans un numéro spécial intitulé Coup d’œil sur les produits de base sur le café est-africain, la CNUCED rappelle que plus de 120 millions de personnes dans le monde dépendent du secteur du café, dont 25 millions de petits exploitants et de travailleurs du café, dont la moitié vivent en Afrique.

C’est donc un marché du café qui continue de croître. « Mais l’Éthiopie, berceau ancestral de variétés recherchées d’arabica, et le Burundi, où le café est un pivot de l’économie depuis les années 1920, peuvent faire davantage pour tirer parti des micromarchés à forte valeur ajoutée et prendre des mesures pour garantir la pérennité de leur offre », a déclaré Pamela Coke-Hamilton, directrice de la division du commerce international des biens, des services, et des produits de base de la CNUCED.

Parmi les facteurs qui menacent la pérennité de la production de café en Afrique de l’Est, la baisse de la qualité et de la productivité des cultivars, l’augmentation des coûts de production, et le manque d’intérêt des exploitants jeunes, lesquels connaissent les difficultés rencontrées par les générations précédentes pour vivre correctement de la culture du café.

L’instabilité de la production burundaise due aux cycles climatiques et à la dégradation des sols

L’étude de cas montre que l’instabilité de la production au Burundi est due aux cycles climatiques, au vieillissement des arbres, souvent âgés de plus de 40 ans, à la dégradation des sols, à l’absence de pratiques agricoles adaptées et, dans une certaine mesure, à l’instabilité politique. Selon la CNUCED, les exportations de café, avec le thé, représentent 90 % des recettes en devises du Burundi.

« Le Burundi ayant prouvé qu’il est capable de produire un excellent café prisé des consommateurs, tout devrait l’inciter à renforcer le pouvoir des petits exploitants grâce à une meilleure organisation des coopératives », fait remarquer la CNUCED. Pour l’agence onusienne basée à Genève, le pays d’Afrique centrale devrait investir dans une intelligence économique qui aide les acteurs sur ce marché à mieux comprendre les facteurs liés à la demande croissante sur les micromarchés d’importation. Une façon d’inviter Bujumbura à tirer parti de la réputation dont bénéficie le pays, « producteur apprécié de cafés originaux ».

Quant à l’Éthiopie, elle se heurte à un scénario analogue. Selon l’agence onusienne, son principal problème réside « dans la qualité irrégulière du café à laquelle s’ajoute la présence de ravageurs et de maladies, la variabilité climatique, les mauvaises pratiques agricoles, la formation insuffisante des producteurs, sans compter une organisation et une gestion de la chaîne de valeur insuffisantes ». Il reste cependant des pistes d’amélioration, particulièrement du côté de la rémunération des producteurs.

En Ethiopie, une production de café dominée par le bio

« L’Éthiopie est naturellement riche en variétés de café, ce qui lui permet de bénéficier de la différenciation des marchés et des produits, a déclaré Mme Coke-Hamilton. En effet Addis-Abeba dispose d’un avantage comparatif important dans la production de café biologique, qui constitue en fait plus de 90 % de sa production totale.

Dans ses recommandations, la CNUCED plaide pour des mesures importantes pour garantir la pérennité de l’offre, en particulier dans le contexte d’une demande croissante. « Ces mesures pourraient consister notamment à renforcer la capacité des pays à améliorer les variétés de café, à promouvoir de meilleures pratiques agricoles », fait remarquer l’agence. Il s’agit aussi d’améliorer la répartition des recettes du café entre tous les acteurs de la chaîne de valeur, notamment en augmentant la part revenant aux producteurs, et à stimuler la consommation intérieure.

D’autant que le café reste caractérisé par une chaîne de valeur étendue qui n’est que partiellement présente dans les pays producteurs − la plus grande partie de la valeur est recueillie par les torréfacteurs industriels et les distributeurs des pays consommateurs, à savoir les pays développés.

De façon générale, l’enjeu pour les deux pays africains consiste aussi à un meilleur partage des richesses du café. A cet égard, la CNUCED rappelle le déséquilibre structurel de la chaîne de valeur du café, qui à l’image de bon nombre de pays producteurs, contribue à aggraver encore la pauvreté rurale. Cela conduit à des « problèmes connexes de l’insécurité alimentaire, du faible niveau d’éducation, du travail des enfants et de l’exode rural », a déclaré Mme Coke-Hamilton.

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L’Ethiopie va bien, avec un taux de croissance qui atteint des sommets et qui est l’un des plus rapides au monde, avec sa dynamique de créations d’emplois inégalée sur le continent africain, voire dans le monde. Mais avec le milliard de dollars que va lui injecter la Banque mondiale (BM), à titre d’appui budgétaire, le pays ira encore mieux.

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, en a fait l’annonce samedi 25 août 2018 dans une conférence de presse, la première depuis son installation à la tête du pays, en avril de cette année, rapporte Reuters. La BM fait donc son grand retour après 13 ans de gel de l’aide, pour cause d’élections contestées en 2005. Les autres bailleurs, qui avaient également boudé le pays, devraient aussi revenir à la faveur des changements intervenus dans l’exécutif éthiopien. D’ailleurs Ahmed n’est pas avare en promesses : des mutations économiques et politiques profondes pour un développement national harmonieux.

Il promet des élections transparentes en 2020 pour corriger une anomalie, tout de même : Aucun élu de l’opposition au Parlement. Il promet de déverrouiller le capital des entreprises publiques, pour laisser entrer des investisseurs privés. Il s’engage à gracier des milliers de détenus, etc. Bref, il promet beaucoup. Mais comme il a été capable de faire la paix avec son voisin, l‘Érythrée, après 20 ans de guerre, on peut lui accorder le bénéfice du doute…

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Selon l’agence fédérale pour la création d’emplois urbains et la sécurité alimentaire d’Ethiopie, ce sont au total 1,6 million d’emplois qui ont été créés dans le pays au cours de l’exercice fiscal 2017-2018, suite à la mise en œuvre du programme fédéral de création d’emplois, relate Ecofin.

Cette performance représente environ 88% de l’objectif de création d’emplois au cours de cet exercice qui se chiffrait à 1 836 443 emplois.

Ainsi, plus d’un million d’emplois ont été créés dans divers secteurs notamment dans les petites unités industrielles, la construction, l’agriculture urbaine, les prestations de services et le commerce à petite échelle. Tandis que 651 039 emplois proviennent des grands projets gouvernementaux.

Toujours selon l’agence fédérale pour la création d’emplois urbains et la sécurité alimentaire, environ 67,8% des bénéficiaires sont des jeunes.

Par ailleurs, l’agence fait remarquer qu’au cours des trois derniers exercices fiscaux, ce sont au total 5,6 millions d’emplois qui ont été créés par la mise en œuvre du programme fédéral de création d’emplois sur un objectif de 8,5 millions emplois. Soit un taux de réalisation de 66%.

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La bonne santé économique de l’Ethiopie illustrée par la dynamique de la création d’emplois. 1,6 million de nouveaux emplois ont été enregistrés durant l’exercice fiscal 2017-2018 grâce au dispositif fédéral, d’après l’Agence fédérale pour la création d’emplois urbains et la sécurité alimentaire, reprise par Ecofin. Le gouvernement a donc atteint 88% de ses objectifs en la matière, puisqu’il tablait sur 1 836 443 emplois, indique la source.

Dans le détail, plus d’un million d’emplois ont vu le jour dans des secteurs tels que les petites unités industrielles, la construction, l’agriculture urbaine, les prestations de services et le commerce à petite échelle ; 651 039 emplois ont été pourvus par les grands chantiers gouvernementaux.

Autres indications de l’Agence fédéral : Près de 67,8% des nouveaux actifs sont des jeunes. Par ailleurs 5,6 millions d’emplois au total ont été créés par le programme fédéral durant les trois derniers exercices fiscaux ; l’objectif était de 8,5 millions emplois, ce qui fait un  taux de réalisation de 66%…

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Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), intervenir de manière précoce dans les pays appelés à être frappés par des catastrophes naturelles peut permettre d’empêcher les crises de se transformer en des urgences humanitaires ou encore d’atténuer leurs impacts.

Pour chaque dollar dépensé par la FAO dans des interventions précoces d’aide au bétail au Kenya, en Somalie et en Ethiopie début 2017, alors que les éleveurs se préparaient à une autre sécheresse, chaque famille a vu ses bénéfices augmenter de 9 dollars. En effet, avec de moins en moins de décès dus à la faim et aux maladies au sein du bétail, les éleveurs ont réussi à produire trois fois plus de lait.

Les éleveurs sont maintenant en mesure de mieux protéger leur avenir car perdre leurs animaux reviendrait à perdre leurs moyens d’existence, cela engendrerait une cercle dangereux de pauvreté et une dépendance à l’aide d’urgence, par ailleurs beaucoup plus coûteuse.

Investir dans des interventions précoces est essentiel face à la multiplication des catastrophes naturelles

Dans la Corne de l’Afrique, le temps est devenu de plus en plus imprévisible. Les sécheresses se suivent, privant les communautés pauvres de leurs biens et les rendant encore plus vulnérables. D’un point de vue mondial, les catastrophes naturelles surviennent presque cinq fois plus qu’il y a quarante ans.

« Investir dans des interventions précoces n’est pas seulement humain et intelligent, c’est aussi rentable. Protéger les moyens d’existence avant les catastrophes implique une meilleure autonomie et une meilleure résilience face aux futurs chocs et moins de pression sur des ressources humanitaires, » a déclaré M. Dominique Burgeon, Directeur de la Division urgences et réhabilitation de la FAO et du Programme stratégique sur la résilience.

« Il est possible et surtout crucial d’agir tôt, il s’agit également de faire les choses de manière responsable. Il est de plus en plus évident que plus tôt nous répondons, plus nous améliorerons la capacité des communautés à résister, » a ajouté M. Burgeon.

Les avantages liés à une action précoce

Plus tôt dans l’année 2017, lors de l’absence de pluie, la FAO s’est rapidement organisée pour apporter son aide à des milliers d’éleveurs qui comptaient parmi les plus menacés.

Les interventions précoces de la FAO se sont focalisées sur: la distribution d’urgence de nourriture pour les animaux reproducteurs clés, la fourniture de services vétérinaires pour garder les animaux sains et en bonne santé, la réhabilitation des points d’eaux et l’installation de réservoirs d’eau et l’organisation de formations sur les meilleures pratiques liées au bétail et à la gestion des marchés de bétail par des membres du gouvernement.

Au Kenya, en moyenne, chaque famille d’éleveur a réussi à sauver deux animaux de plus en comparaison à ceux qui n’avaient pas reçu d’aide ; chaque enfant âgé de moins de cinq ans participant au programme a bu près de la moitié d’un litre de lait en plus chaque jour, ce qui représente un quart des calories journalières nécessaires pour un enfant âgé de cinq ans et 65 pour cent de ses besoins quotidiens en protéines.

Lors du pic de la sécheresse, les éleveurs aidés par la FAO, n’ont pas seulement réussi à survivre, ils ont également pu produire trois fois plus de lait que d’habitude. Les familles qui ont bénéficié de l’aide de la FAO ont signalé que leurs animaux étaient en bien meilleure santé et condition.

Pour chaque dollar de la FAO dépensé dans des interventions pour chaque famille, la famille a pu gagner 3,5 dollars. Sans les frais d’aide alimentaire et de réapprovisionnement, qui ont donc pu être évités, le retour sur investissement s’élève à 9 dollars par famille.

Les éleveurs kenyans qui n’ont par contre pas bénéficié d’une aide précoce ont dû vendre deux fois plus d’animaux alors que les prix ont chuté, passant de 80 à 30 dollars. Ils ont également dû sacrifier près de trois fois plus d’animaux pour pouvoir les manger mais aussi pour pouvoir réduire le fardeau associé à leur alimentation.

En Somalie, traiter une chèvre coûte 0,4 dollars tandis qu’en acheter une nouvelle coûterait 40 dollars. En traitant plus d’un million d’animaux appartenant à près de 180 000 personnes vivant dans les régions les plus touchées du Somaliland et du Puntland, les interventions de la FAO ont aidé les éleveurs à économiser plus de 40 millions de dollars et le lait produit était suffisant pour nourrir 80 000 femmes et enfants.

Ces activités ont également aidé à lancer un programme de prévention de grande ampleur contre la famine. D’un point de vue général, la FAO est venue en aide à plus de 7 millions de somaliens.

En Ethiopie, pour chaque dollar dépensé par la FAO pour protéger 100 000 animaux appartenant à près de 60 000 personnes dans les zones les plus touchées de la région Somali, chaque famille d’éleveur a gagné 7 dollars supplémentaires.

La FAO a aidé les éleveurs vivant dans la Corne de l’Afrique à protéger leurs troupeaux reproducteurs, qui ont à leur tour permis de garder leurs enfants en bonne santé et de payer leurs frais scolaires, soit un investissement important pour leur avenir.

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Les violences depuis juin dans le sud de l’Ethiopie ont jeté plus de 800.000 personnes sur les routes de l’exode, selon un rapport de l’Onu et du gouvernement éthiopien rendu public aujourd’hui. Les affrontements ont éclaté en avril dernier à environ 400 km au sud de la capitale, Addis-Abeba. Depuis, plus de 1,2 million de personnes ont dû partir de chez elles, rapporte lefigaro.

“Les violences qui se poursuivent dans les zones de Gedeo et de Guji occidental depuis début juin (…) ont conduit à l’exode de 642.152 personnes dans la zone de Gedeo et de 176.098 dans la zone de Guji occidental dans la région d’Oromia”, précise la même source, citant un rapport.

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L’équipe de recherche de Ecobank prévoit une amélioration continue des perspectives économiques de l’Afrique de l’Est dans la section dédiée à cette région qui vient d’être mise en ligne sur son site Web financier, AfricaFICC (https://ecobank.com/AfricaFICC). L’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda sont des moteurs économiques de la région et connaissent une période de croissance économique importante – on estime que leur produit intérieur va afficher une croissance comprise entre 5,2 % et 8,5 % cette année – stimulée par les réformes adoptées et l’essor du prix des matières premières qui a augmenté les revenus d’exportation.

La plupart des pays de la région tirent leurs revenus d’exportation de l’agriculture et des matières premières, mais les perspectives économiques sont bonnes. Les effets de la diversification des exportations, la modernisation des infrastructures, l’industrialisation, la découverte de nouveaux gisements pétroliers importants et le potentiel de croissance des services commerciaux devraient considérablement booster les économies régionales.

L’Afrique de l’Est est un centre de commerce anglophone bien intégré, mais la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) pourrait permettre à l’ensemble du continent africain d’exploiter son énorme potentiel de croissance. Une coopération et une intégration économiques de plus en plus renforcées créeront le socle à partir duquel le continent pourra développer sa compétitivité au niveau mondial.

Samuel Adjei, directeur général de Ecobank Kenya et directeur exécutif de la région CESA (Afrique centrale, de l’Est et australe) chez Ecobank, a précisé : « Les nations est-africaines devraient connaître une croissance économique continue et soutenue, portée par la hausse des prix des matières premières et la perspective d’une production pétrolière élevée. La région est un leader mondial des fintech, comme le montre le succès des services bancaires sur mobile. Le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda sont des centres régionaux pour les services commerciaux internationaux ».

Dr. Edward George, directeur de la recherche du groupe Ecobank, a souligné : « Les pays d’Afrique de l’Est, dont la plupart sont membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), constituent l’une des régions commerciales et économiques les plus dynamiques d’Afrique. L’Afrique de l’Est est un grand exportateur de thé, de café, de fleurs coupées et de minerais à l’international. La région est un centre des finances, de logistique et de services et possède l’un des flux de commerce intra-régionaux les plus diversifiés d’Afrique. Les consommateurs de pays comme le Kenya réalisent des transactions sur mobile depuis plus de dix ans. Aujourd’hui, des pôles technologiques est-africains, à Nairobi, Kigali et Kampala, ont un rôle de leader dans les innovations visant à relever les défis auxquels sont confrontés les Africains depuis longtemps. C’est une période passionnante pour l’Afrique de l’Est ».

Autres conclusions de recherche importantes sur la région d’Afrique de l’Est :

  • Le Kenya, avec ses exportations de matières premières diversifiées, dont le thé, les produits horticoles et le café, a débuté la production de pétrole brut. Mais, comme le pays ne possède pas d’oléoduc, le pétrole doit être acheminé par camion vers la côte. Le Kenya et l’Ouganda ont proposé la construction d’un oléoduc mais, tant qu’il n’aura pas été décidé quel oléoduc sera construit le premier, la production pétrolière kényane sera freinée.
  • L’Éthiopie bénéficie d’investissements étrangers directs importants dans les infrastructures et les projets industriels. Ses exportations de café et d’or ont profité de la hausse du prix des matières premières, même si l’augmentation du cours du pétrole pourrait entraver son économie, dépendante des importations de produits pétroliers.
  • Les transports, la construction, les minerais, le tourisme et les services commerciaux sont les moteurs de la forte croissance économique de la Tanzanie, qui modernise ses infrastructures et poursuit son industrialisation.
  • L’Ouganda a diversifié ses exportations agricoles, dont le premier produit est le café (c’est le premier exportateur de robusta d’Afrique). Le pays prévoit de débuter l’exportation de pétrole brut en 2019 et son secteur des services, qui représente 52 % de son PIB, continue d’afficher une forte croissance, portée par l’émergence d’un secteur d’innovation technologique.
  • Le secteur agricole rwandais profite de l’amélioration des conditions météorologiques et l’augmentation des prix des matières premières stimule ses exportations de minerais. Le soutien que le gouvernement apporte à l’innovation vise à faire du Rwanda le pays de choix des innovateurs en Afrique.
  • La fragilité de la situation politique au Burundi – qui a conduit à la suspension de l’aide apportée par les bailleurs de fonds – a affaibli son économie qui dépend en grande partie de l’agriculture et des minerais.
  • La guerre civile au Sud Soudan a fortement entravé la croissance économique et le développement des infrastructures des transports et des services publics du pays. Les réserves pétrolières importantes, les terres fertiles avec d’abondantes ressources d’eau et l’essor de la population pourraient permettre une forte croissance à l’avenir.

Le site Web de Ecobank, Taux, Devises et Matières premières en Afrique (FICC) – https://ecobank.com/AfricaFICC – fournit des informations essentielles aux entreprises et aux investisseurs sur les économies des pays d’Afrique subsaharienne et les principaux secteurs d’activité. Le site Web propose une analyse pays par pays, avec des perspectives économiques générales (https://goo.gl/SEFBZP), des informations sur les activités de change, les revenus fixes et les secteurs bancaires (https://goo.gl/R9k9o3). Il donne également une vue d’ensemble des secteurs de l’énergie (https://goo.gl/3Cx3CS) et des matières premières agricoles (https://goo.gl/ooSxBs), ainsi que des principaux flux de commerce (https://goo.gl/EQmcmD).

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Les possibilités de transformation qu’offre la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), ainsi que les mesures nécessaires pour leur réalisation ont fait l’objet du dialogue ministériel organisé par la Commission économique de l’ONU à Addis Abeba (Éthiopie).

Lors de l’ouverture officielle de la 51e Conférence des ministres, Dr. Abiyi Ahmed, Premier Ministre éthiopien, a exhorté les ministres des Finances et les décideurs présents à utiliser leur ‘vision collective’ afin de mettre en place les bonnes conditions et mobiliser les ressources nécessaires pour la création de la plus vaste zone de libre-échange du monde. Le Premier Ministre, qui a indiqué que son gouvernement était prêt à ratifier l’accord de l’AfCFTA et à remettre les documents à l’Union africaine, a déclaré : « Finançons notre développement. Il n’y a pas de perdants avec l’AfCFTA. Nous sommes tous gagnants ». Il a également précisé que la zone devait générer une « prospérité inclusive » pour tous les Africains, y compris les communautés vulnérables et marginalisés.

Les discussions portant sur le thème ‘La Zone de libre-échange continentale africaine : créer un espace fiscal pour les emplois et la diversification économique’ ont abordé des préoccupations spécifiques liées à la diminution des recettes fiscales due à la libre circulation des biens. Selon la CEA, le taux de recettes fiscales par rapport au PIB est déjà faible dans les pays africains. Dans la plupart des pays du continent, il est inférieur à 15 pour cent, considéré en général comme le seuil minimum pour qu’un État puisse fonctionner efficacement. Philip Lane, gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, s’est appuyé sur l’expérience de son pays au sein du marché commun de l’Union européenne pour expliquer comment ces structures pouvaient apporter une croissance soutenue. « Une vaste gamme d’exportations apporte de la stabilité, la diversification des marchés et une transformation économique par le biais du libre-échange », a-t-il assuré. La croissance qui en résulte permet d’élargir la base d’imposition, en particulier pour les petits États dont le marché intérieur se développe alors que le commerce transfrontalier s’étend à d’autres pays.

L’importance des infrastructures et de la logistique pour l’AfCFTA a été longtemps discutée lors de la réunion. Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA, a souligné la nécessité de s’assurer que le commerce s’effectue sans obstacle le long des couloirs routiers du continent. « Si nous mettons en place les infrastructures et les réformes des frontières nécessaires, nous pouvons créer des emplois et de la croissance », a-t-elle précisé.

Emmanuel Nnadozie, secrétaire exécutif de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, a précisé qu’il fallait veiller à ce que les nations parviennent à mettre réellement le plan en œuvre. « Les capacités sont au cœur du problème », a-t-il ajouté. Il a insisté sur le fait que des institutions solides, des modifications adéquates des réglementations et l’implication du secteur privé permettraient une mise en œuvre rapide de l’AfCFTA.

L’un des moments marquants de cet événement a été la Conférence Adebayo Adedeji donnée en l’honneur du Prof. Calestous Juma, défenseur renommé de l’utilisation de l’innovation et de la technologie au profit du développement de l’Afrique, qui est décédé le mois dernier. Pour cette conférence, le Prof. Mary Teuw Niane, ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait part de sa vision de l’avenir des sciences, de la technologie et de l’innovation en Afrique. Chaque année, une conférence donnée par une personnalité importante qui a apporté une contribution au développement de l’Afrique, rend hommage au Prof. Adedeji, secrétaire exécutif de la CEA resté le plus longtemps à ce poste.

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Selon les données rapportées par l’agence d’information africaine Ecofin, les revenus tirés des exportations de l’Ethiopie ont atteint 2,1 milliards $ au cours des trois premiers trimestres de l’année fiscale 2017/2018. Ce qui représente toutefois 56,9% de l’objectif initial qui était d’atteindre 3,66 milliards $ au cours de cette période, soit un déficit de 1,58 milliard $.

D’après les autorités éthiopiennes, le principal facteur de cette performance relativement faible constitue le commerce de contrebande.

Concernant la nature des produits exportés, les graines oléagineuses, le thé, et l’électricité ont réalisé les meilleures performances en atteignant plus de 75% des objectifs, en matière de revenus.

Par contre, les intrants chimiques et de construction, le textile, les épices, l’or, les animaux vivants, les chaussures et les produits du miel ont réalisé moins de 50% des objectifs fixés, en ce qui concerne les revenus.

A noter que la Chine, la Somalie, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et les Pays-Bas ont été les principales destinations des exportations de l’Ethiopie au cours de la période considérée.

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À l’issue d’une visite en Ethiopie, le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est félicité de la libération d’un grand nombre de prisonniers politiques et appelé à saisir l’optimisme et l’espoir suscités pour faire respecter les droits humains de tous.

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a conclu jeudi une mission de cinq jours en Ethiopie. Au cours de ce qui fut sa seconde visite dans le pays, M. Zeid s’est rendu à Addis-Abeba et dans la région d’Oromia qui a été le théâtre de manifestations violemment réprimées.

Lundi dernier, M. Zeid a rencontré les autorités régionales et les chefs traditionnels, les Aba Gadas, en présence de représentants du gouvernement éthiopien. Lors de ces rencontres, le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est dit frappé par l’expression franche et robuste des griefs exprimée par les Aba Gadas.

« Les Aba Gadas ont également parlé de leurs espoirs de travailler avec le nouveau gouvernement pour résoudre les problèmes de droits de l’homme de longue date dans la région », a dit le Haut-Commissaire. « Ils ont parlé de la façon dont ils continueront à faire pression pour que la vérité soit racontée sur ce qui s’est passé au cours des dernières années, y compris pendant les manifestations où des gens ont été tués ».

Les chefs traditionnels rencontrés par M. Zeid, ont exigé des enquêtes et une reddition de comptes pour un usage excessif de la force par les autorités. « Ils ont exprimé leur désir de justice et de respect des droits de l’homme pour tous les Ethiopiens et de faire entendre leurs voix sans crainte de représailles », a dit le Haut-Commissaire.

M. Zeid a souhaité que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) ait davantage accès aux régions d’Oromia et d’Amhara afin que ses services puissent mener des conversations plus approfondies avec différentes personnes.

« Cela nous permettra de mieux évaluer la situation des droits de l’homme, d’aider le gouvernement à élargir l’espace démocratique et à faire en sorte que la reddition des comptes soit établie pour les violations des droits de l’homme », a dit le Haut-Commissaire, soulignant les fortes attentes à cet égard.

Libération des prisonniers politiques

Lors de sa visite en Ethiopie, M. Zeid a eu l’occasion de s’entretenir en privé avec un certain nombre des blogueurs et opposants politiques arrêtés en raison de leur participation à des manifestations et de leurs critiques à l’égard du gouvernement, puis libérés. « Il y avait un espoir énorme, mais aussi de l’anxiété », a dit le Haut-Commissaire. « Un ancien détenu politique a dit: ‘Nous avons été victimes de promesses non tenues à plusieurs reprises’».

Les représentants de la société civile, blogueurs, chefs religieux et opposants politiques rencontrés par le Haut-Commissaire ont fait part de nombreuses préoccupations importantes concernant les droits de l’homme. « Ils ont appelé à de nouvelles libérations de personnes détenues simplement pour avoir exercé leurs droits à la liberté de réunion, d’expression et d’opinion », a dit M. Zeid qui a salué la fermeture du centre de détention de Maekelawi.

« Ils ont également appelé à la levée de l’état d’urgence, à la réforme des autorités chargées de l’application de la loi, au système pénitentiaire et à la réforme judiciaire, en faveur du renforcement de l’indépendance des institutions », a ajouté le chef des droits de l’homme de l’ONU. « Ils ont appelé à un dialogue politique inclusif et à ce que tous les Éthiopiens puissent parler, tweeter, bloguer et protester sans craindre d’être arrêtés ».

Protocole d’entente entre le HCDH et le gouvernement éthiopien

Dans la capitale éthiopienne, M. Zeid s’est entretenu avec le nouveau Premier Ministre Abiy Ahmed et d’autres responsables du gouvernement.

Mercredi, le chef de la diplomatie éthiopienne et le Haut-Commissaire ont signé un protocole d’entente entre le Bureau régional des droits de l’homme des Nations Unies pour l’Afrique de l’Est et le gouvernement éthiopien, qui vise à renforcer la capacité du HCDH à agir dans le pays et la région.

« Je me réjouis que le gouvernement reconnaisse le rôle important que le Bureau peut jouer pour faire progresser la promotion et la protection des droits de l’homme », a dit Zeid. « Nous avons déjà offert notre aide pour réviser la Proclamation sur les organismes de bienfaisance et les sociétés, la loi antiterroriste et les lois sur les médias, qui ont désespérément besoin d’être réformées ».

Le Haut-Commissaire a également rencontré le chef de la Commission nationale éthiopienne des droits de l’homme. « Alors que mon bureau travaille avec la Commission, nous pensons que des efforts plus importants devraient être faits pour la rendre totalement indépendante », a-t-il dit.

En Ethiopie, M. Zeid a rappelé que les objectifs de son bureau et du gouvernement doivent être les mêmes : « veiller à ce que les droits de l’homme de tous en Éthiopie soient pleinement respectés ».

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Le 2ème salon agrofood (www.agrofood-ethiopia.com) & plastprintpack Ethiopia 2018 (www.ppp-ethiopia.com) marque des points avec une participation exceptionnelle des leaders du marché international. Du 3 au 5 mai 2018, plus de 60 exposants de 17 pays présenteront leurs innovations au Millennium Hall d’Addis Abeba au Salon international de l’agriculture, de l’alimentation, des plastiques, de l’impression et de l’emballage. L’événement est organisé par le spécialiste allemand des foires internationales fairtrade (www.fairtrade-messe.de).

“En nous appuyant sur les résultats exceptionnels de la première édition 2017, nous pouvons cette année encore améliorer sensiblement la qualité des exposants “, déclare Martin März, fondateur et associé directeur de fairtrade. “La liste des exposants 2018 (https://goo.gl/5vFNGm) se lit comme un who-is-who de l’industrie mondiale de l’agroalimentaire et du plastprintpack.”

Avec des exposants de 17 pays, agrofood & plastprintpack Ethiopia 2018 est un événement profondément international. Les exposants viennent d’Afrique du Sud, Allemagne, Autriche, Chine, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Ethiopie, France, Inde, Italie, Qatar, Royaume-Uni, Taiwan, Thaïlande, Tunisie et de Turquie.

Plus de 3 000 visiteurs professionnels attendus

“Après avoir accueilli 2 615 visiteurs professionnels de 33 pays lors de la première édition l’an dernier, nous attendons cette année plus de 3 000 visiteurs professionnels qui souhaitent profiter de cet événement et discuter de leurs projets avec les principaux fournisseurs mondiaux.

Un soutien institutionnel fort

Agrofood & Plastprintpack Ethiopie 2018 est soutenu par l’Association Agroalimentaire Française adepta, GIZ, l’ITA-Italian Trade Agency et VDMA Association allemande pour les machines de transformation et d’emballage des produits alimentaires. Ainsi que du côté éthiopien par le ministère éthiopien de l’Agriculture et des Ressources naturelles, le ministère de l’Industrie, le Ethiopian Food, Beverage and Pharmaceutical Industry Development Institute, le Food Medicine and Health Care Administration and Control Authority of Ethiopia et le Chemical and Construction Inputs Industry Development Institute.

Faits sur le marché éthiopien de l’agroalimentaire et du plastprintpack

L’Éthiopie est la plus grande économie d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale et, avec des taux de croissance du PIB compris entre 6 et 10 % (https://goo.gl/zHWmfV) elle est l’une des économies à la croissance la plus rapide au monde.

Avec 128 millions d’euros en 2016 (VDMA), l’Ethiopie est le plus grand importateur de machines d’emballage et de produits alimentaires (https://goo.gl/HW1CSX) en Afrique de l’Est et du Centre et avec 31 millions d’euros, elle est également le deuxième plus grand importateur dans le domaine de la technologie agricole (https://goo.gl/FPF5pV).

L’Éthiopie est également le plus grand importateur de plastique sous forme primaire (https://goo.gl/qoa3E8) en Afrique de l’Est et du Centre, avec des importations de 527 millions d’euros en 2014, avec un taux de croissance annuelle phénoménal de 46% entre 2011 et 2014, et le deuxième plus grand importateur de plastique et de machines d’emballage (https://goo.gl/4jj9oF) avec des taux de croissance annuelle de 25% et 59%.

Enfin et surtout, quelques chiffres sur le commerce alimentaire : les importations alimentaires éthiopiennes ont augmenté de 21 % par an ces dernières années (https://goo.gl/zgEsCn) passant de 0,866 milliard de dollars en 2009 à 2,738 milliards de dollars en 2015, tandis que les exportations alimentaires ont augmenté de 13 % par an au cours de la même période pour atteindre plus de 2,417 milliards de dollars (OMC).

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Selon des données publiées par la Commission éthiopienne des investissements et relayées par l’agence Ecofin, l’Ethiopie a attiré 2,2 milliards $ d’investissements directs étrangers (IDE), au cours du premier semestre de l’année budgétaire en cours.

D’après la même source, cette performance est de 22% supérieure au niveau d’IDE enregistré, au cours de la même période, l’année dernière. Les secteurs d’activités qui ont le plus bénéficié de ces investissements sont principalement les industries manufacturières et les productions orientées vers l’exportation qui offrent d’ailleurs d’importantes opportunités de création d’emplois.

A noter enfin que selon les responsables de la Commission éthiopienne des investissements, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), dont l’accord de création a été récemment signé, stimulera davantage l’investissement en Ethiopie, en l’ouvrant sur un vaste marché.

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Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a été reçu cet après-midi par le Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, Hailemariam Desalegn. Ils ont abordé la situation en Éthiopie. Ils ont également discuté des efforts en cours visant à trouver une solution rapide au conflit du Soudan du Sud, ainsi que du financement de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), dans la perspective de la réunion des pays contributeurs de troupes à l’AMISOM prévue à Kampala, le 2 mars 2018.

Le Premier ministre a informé le Président de la Commission de la situation en Éthiopie et des mesures prises par le Gouvernement pour assurer le maintien de la tranquillité publique, poursuivre l’agenda de la réforme et répondre aux défis liés à l’emploi des jeunes et à d’autres problèmes connexes. Il a souligné que la transition en cours sera conclue avec succès. Le Premier ministre et le Président de la Commission ont souligné que les difficultés actuelles sont inhérentes à tout effort de promotion du développement et d’approfondissement de la démocratie.

Le Président de la Commission a assuré le Premier ministre du soutien de l’Union africaine et de son engagement à accompagner l’Éthiopie dans ses efforts, y compris en mettant à sa disposition les différents outils développés dans le cadre de ses structures et agences techniques. Il s’est réjoui de l’engagement renouvelé des autorités éthiopiennes en faveur de l’élargissement continu de l’espace politique, et réitéré la confiance de l’Union africaine en la capacité du Gouvernement et du peuple éthiopiens à surmonter les défis de l’heure.

Le Président de la Commission a exprimé sa gratitude au Premier ministre pour son engagement continu en faveur des causes du continent, et a formé le vœu qu’il continuera à mettre son immense expérience et sa sagesse au service de l’Union africaine, même après son départ de son poste actuel.

S’agissant du Soudan du Sud, le Président de la Commission a réitéré le soutien de l’Union africaine aux efforts conduits par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). Le Premier ministre et le Président de la Commission ont souligné la nécessité d’efforts continus pour mettre un terme au conflit et insisté sur la responsabilité qui incombe aux parties sud-soudanaises à cet égard. L’Union africaine et l’IGAD vont continuer à conjuguer leurs efforts dans le cadre des décisions pertinentes du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Enfin, sur la Somalie, le Président de la Commission a exprimé à nouveau son appréciation à l’Ethiopie et aux autres pays contributeurs de troupes pour leur engagement et les sacrifices consentis au service de la paix et de la sécurité en Somalie. Le Premier ministre a souligné la détermination de son pays à continuer à accompagner la Somalie, dans l’esprit de la solidarité panafricaine. Le Président de la Commission a informé le Premier ministre des efforts conduits par l’équipe mise en place par l’Union africaine et les Nations unies, co-dirigée par l’ancien Ministre algérien des Affaires étrangères et ancien Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine Ramtane Lamamra et l’ancien Secrétaire général adjoint aux Opérations de maintien de la paix des Nations unies Jean Marie Guehenno, pour examiner la situation et soumettre des recommandations sur le futur du financement de l’AMISOM.

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La Tunisie est déterminée à soutenir les efforts visant à renforcer l’Union africaine ainsi que ses différentes institutions et structures, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui dans une allocution prononcée au nom du président de la République, Béji Caïd Essebsi, devant la 30e Sommet ordinaire de l’Union africaine.
La 30e Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine se tient les 28 et 29 janvier, à Addis-Abeba, en Ethiopie, sous le thème “Vaincre la corruption : une option durable de transformation de l’Afrique”.
La réforme attendue, a-t-il ajouté, doit être basée sur des principes solides qui garantissent l’efficacité et répondent aux objectifs tracés par l’Union africaine.
Jhinaoui a souligné l’impératif d’un processus de réforme participatif et démocratique auquel contribueront tous les pays membres, et ce tout en considérant leur réelle volonté de développer l’organisation de l’UA.
Il a, dans ce sens, appelé à la révision des méthodes de gestion de l’appareil exécutif, des procédures de prise de décision et des critères de sélection des candidats potentiels au travail au sein des différentes structures de l’UA. Il s’agit aussi d’optimiser les ressources de l’organisation panafricaine et d’adopter les solutions à même de permettre aux Etats membres de contribuer à la relance de l’action africaine commune.
En marge de sa participation à ces assises africaines, Khemaies Jhinaoui a rencontré le ministre des Affaires étrangères des Maldives, Mohamed Assem, et du Burkina-Faso, Alpha Barry.
Il a, également, a eu une série de rencontres avec ses homologues de Libye, d’Algérie et du Maroc.

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Les recettes touristiques se sont élevées à 1,8 milliard $ (précisément 1 818 857 664 $) au cours du premier semestre de l’exercice budgétaire 2017/18 en Ethiopie, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

Démarré depuis juillet 2017, cet exercice budgétaire aura également enregistré la visite de 485 806 touristes étrangers dans le pays.

S’exprimant récemment devant le Conseil des représentants des peuples, la Chambre basse du parlement d’Ethiopie, la ministre éthiopienne de la culture et du tourisme, Hirut Woldemariam a révélé que ces revenus étaient en hausse de 10,5% par rapport à la même période au cours l’exercice budgétaire précédent.

Hirut Woldemariam a par ailleurs souligné que l’autre réalisation majeure au cours de cette période était la finalisation de l’étude du projet de conservation des églises de Lalibela pour lequel un programme de collecte de fonds est en cours.

Construites au cœur de l’Ethiopie, dans une région montagneuse située à 645 km d’Addis-Abeba, les églises de Lalibela sont un ensemble de onze églises médiévales monolithiques creusées dans la roche. Leur construction est attribuée au roi Lalibela qui, au XIIe siècle, entreprit de construire une « Nouvelle Jérusalem » après que les conquêtes musulmanes eurent mis un terme aux pèlerinages des chrétiens orthodoxes éthiopiens en Terre Sainte.

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Ce déplacement en Afrique de l’Est est très attendu par les autorités kenyanes et éthiopiennes afin de renforcer la relation entre les secteurs privés locaux et français. Il réunira de nombreux chefs d’entreprises du Comité Afrique de MEDEF International, mais également de nombreuses TPE, PME et startups, ainsi que des réseaux éducation/formation français et la presse française.

Les marchés d’Afrique de l’Est représentent des opportunités majeures pour les entreprises françaises. Le Kenya jouit d’une position de plateforme régionale (ferroviaire, aérienne, portuaire et financière), d’un modèle de développement économique basé sur les services (environ 60% du PIB), d’une croissance économique dynamique (environ 6%), d’une taille de marché très intéressante (50 millions d’habitants, 1er PIB de la zone avec 65 Mrd USD) et de fondements économiques robustes.

L’Ethiopie, avec un PIB estimé à 63 Mrd USD en 2015, est la sixième économie d’Afrique subsaharienne et a connu des taux de croissance bien supérieurs à la moyenne au cours de la dernière décennie en s’élevant à 10,6% (selon le gouvernement). La croissance économique s’est également accompagné d’efforts en termes de développement humain et social d’une population en forte croissance qui atteint près de 100 millions d’habitants (150 millions en 2050).

Cette mission de chefs d’entreprises prévoit notamment :

  • des audiences avec les chefs d’Etat et de gouvernement et rencontre avec les membres du gouvernement pertinents ;
  • des rencontres avec les écosystèmes locaux ;
  • des visites de sites : entreprises locales ; écosystème formation ;
  • des rencontres avec l’écosystème start-up/innovation ;
  • des réunions avec les bailleurs de fonds ;
  • des séquences sectorielles ;
  • des rencontres avec la communauté d’affaires française.

A l’occasion de ce déplacement, la délégation participera également à Nairobi au forum Stars in Africa les 6 et 7 mars, grand rassemblement international organisé en partenariat avec Business Africa, Business Europe, la Commission européenne, l’Union Européenne et l’Organisation Internationale des Employeurs. Outre la présence de délégations officielles des Etats africains, cet évènement permettra aux entreprises françaises de rencontrer les délégations d’affaires venues d’Afrique et d’Europe mais aussi de créer ou renforcer les liens avec des réseaux d’entrepreneurs ou du monde l’éduction en Afrique.

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L’Ethiopie, qu’une étude a désignée comme le champion du monde de la croissance cette année, aurait sans doute pu avoir un meilleur destin s’il n’y avait pas les démons des tensions ethniques et leurs lots d’affrontements, rares mais sanglants. La semaine dernière a été émaillée par des tragédies, plus de 20 morts suite à de nouveaux heurts, toujours entre les membres des deux principales ethnies du pays, les Somalis et des Oromos, rapporte l’AFP. Le dernier face à face, en septembre dernier, avait fait des “centaines” de victimes.

Des affrontements ont fait plus de 20 morts originaires des deux régions administratives” somali et oromo, a dit la radio d’Etat Fana, citant le porte-parole du gouvernement. Jusqu’à hier lundi, on ne savait rien des causes de cette poussée de fièvre. La dernière fois, en septembre, il a fallu que l’armée se déploie pour séparer les belligérants et ramener le calme. Le bilan de ces affrontements reste difficile à évaluer, en raison des barrières érigées par les autorités pour se rendre dans ces régions, mais le gouvernement lui-même évoque le chiffre de centaines de décès.
Le porte-parole du gouvernement est très réaliste sur la question ; certes le climat sécuritaire est meilleur depuis septembre selon lui, mais “il est impossible de dire (pour le moment) que le conflit est totalement terminé”.

Les leaders oromos et somalis se jettent à la figure des accusations quant aux responsabilités dans le déclenchement des hostilités. Parfois les frontières administratives ou l’accès aux ressources (points d’eau, pâturages…) sont la cause de frictions entres les communautés, mais on en arrive rarement à de tels débordements. Mais fondamentalement, c’est la gouvernance de l’Ethiopie, dit de “fédéralisme ethnique”, qui montre là ses limites. Les autorités avaient cru trouver l’équilibre entre les communautés en instaurant en 1995 la division du territoire en 9 régions administratives, autonomes dans certains aspects pour mieux administrer plus de 100 millions d’habitants (le 2ème pays le plus peuplé du continent, après le Nigeria). Mais voilà, cette noble ambition a également accentué l’ethnicisation du pays et exacerbé les tensions autour des terres, chaque communauté voyant en l’autre un spoliateur…

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L’Ethiopie, champion du monde toutes catégories pour le taux de croissance, va inaugurer, à la fin de ce mois d’octobre deux nouveaux projets industriels, relate ce jeudi l’agence africaine d’informations économiques et financières Ecofin.

Il s’agit de deux nouveaux parcs industriels, à Adama et Dire Dawa, dont la construction avait été lancée en 2016 ; ils seront spécialisés dans le textile, l’habillement et l’agroalimentaire.

Ils viendront ainsi porter à cinq le nombre de parcs industriels que comptent l’Ethiopie, avec ceux de Hawassa, Mekele et Kombolcha qui évoluent également dans des secteurs d’activités similaires.

Selon le commissaire adjoint en charge des parcs industriels, Dr. Belachew Mekuria, le gouvernement éthiopien a dépensé environ 315 millions $ pour développer les deux parcs.

Par ailleurs, de par leur proximité avec le port de Djibouti, ces deux parcs industriels devraient contribuer à la facilitation du commerce extérieur du pays. Ils devraient aussi jouer un rôle important dans l’amélioration de l’accès à l’emploi.

« Environ 19 usines qui peuvent produire des produits textiles sont construites à Adama avec l’ambition de créer des emplois pour plus de 15 000 Ethiopiens directement et pour plus de 15 000 personnes indirectement. Le parc industriel Dire Dawa vise, quant à lui, à créer des emplois pour plus de 10 000 personnes » a déclaré Dr. Belachew Mekuria.

A noter que les parcs industriels d’Adama et Dire Dawa ont été, tous deux, construits par China Civil Engineering Construction Company (CCECC) pour respectivement 125 millions $ et 190 millions $ environ.

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