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Dans un long billet qu’il a intitulé “UNE FAUTE POLITIQUE MAJEURE A DENONCER” et qu’il a posté sur sa page Facebook, Habib Karaouli, s’insurge, avec des mots très forts, contre la décision d’ouvrir plus largement les universités publiques tunisiennes aux étudiants étrangers à condition de payer. Voilà ce qu’en dit le vice-président du Club des dirigeants de banques et d’établissements de crédit d’Afrique :

Décidément, nos responsables s’ingénient à nous désespérer de la politique et de la chose publique à force de décisions qui font douter les plus magnanimes d’entre nous de leur capacité à conduire les affaires de leur département voire de leur légitimité à y être.

La dernière en date a été annoncée par le Ministre de l’Enseignement Supérieur, qui soumettra dorénavant les étudiants africains subsahariens au paiement de frais de scolarité variant de 5000 à 15000 dinars dans les universités publiques tunisiennes. Quelle trouvaille !!! Vu la célérité avec laquelle cette décision a été annoncée et prise, elle devait probablement figurer parmi les axes majeurs de la réforme de l’enseignement supérieur prônée par ce ministre ! Davantage de diligence pour éviter une année blanche à nos étudiants eût été plus à propos et plus conforme à ce que l’on attend d’un ministre qui doit porter une vision. A défaut de mieux, on fait semblant d’être dans l’action avec ce que l’on a et/ou ce que l’on est !
Cette décision en rappelle une autre malencontreuse, celle d’avoir imposé en dépit du bon sens et sans aucune mise en perspective une taxe de 30 dinars à nos frères algériens à leur entrée en Tunisie. Décision finalement abandonnée après avoir causé les désagréments que l’on sait.

Comment peut-on faire preuve d’une telle cécité politique et de mise en danger non seulement des intérêts majeurs de la Tunisie mais, plus grave de mon point de vue, de notre image dans le continent qui s’en trouvera sérieusement ébréchée.

Qu’est-ce qui a motivé une telle décision ? Sont-ce ces dizaines de milliers d’étudiants subsahariens qui envahissent nos universités et qui prennent la place des étudiants tunisiens ou réduisent leur probabilité d’être admis dans certaines filières ? Auquel cas, cette décision tendrait à en réduire les flux. Sachant toujours qu’elle touchera les plus démunis d’entre eux, les autres continueront à aller vers le privé. Est-ce une volonté de générer des revenus additionnels aux fins de maintenir le système ? Auquel cas, un petit effort de rationalisation des choix budgétaires et de compression des dépenses conduirait à un meilleur résultat que les quelques centaines de milliers de dinars attendus. A t-on entrepris préalablement une cost benefit analysis pour mesurer les conséquences d’une telle décision ? Je ne le pense pas. Cela fait partie des fausses-bonnes idées. Ce n’est pas avec des comptes d’apothicaires que l’on met en place une vision et une stratégie nationale d’un enseignement public de qualité capable de capter les meilleurs talents et de les garder.

La responsabilité politique en incombe à tout le gouvernement. Car, si le Ministre en charge n’est pas apte, c’est à son chef de le cadrer dans un souci de cohérence avec sa politique globale.

Comment réagirait ce même Ministre si les pays où nous avons des dizaines de milliers d’étudiants tunisiens dans les universités publiques prenaient une telle décision ? Ou excluraient ces mêmes étudiants des avantages afférents à leur statut d’étudiant (restauration, transport, allocation logement, …) du fait de leur nationalité ?

L’on se serait attendu d’une Tunisie généreuse, inspirante, solidaire et confiante en ses moyens que le gouvernement offre des bourses aux étudiants africains subsahariens les plus méritants et leur offre la possibilité d’y parfaire leur parcours professionnel plutôt que de durcir les conditions d’accès . C’est d’une conquête des cœurs et des esprits qu’il s’agit et non pas d’une approche mercantile, court-termiste et contre-productive.

J’appelle à une révision sans délai de cette décision qui ne peut que porter du tort au pays, décrédibiliser toute notre politique continentale d’intégration dans les ensembles régionaux et sous régionaux et qui plus est avec un bénéfice des plus hypothétiques”.

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Lors de son audition, ce lundi 28 mai 2018 à l’Assemblée des Représentants du Peule (ARP), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, a démenti les chiffres communiqués sur le nombre des enseignants universitaires ayant quitté la Tunisie pour une planque à l’étranger.

Il a affirmé que le nombre de ceux qui travaillent actuellement à l’étranger est de l’ordre de 1513 et qu’une base de données a été dans ce sens créée. Et Khalbous d’ajouter qu’aucun enseignant universitaire ne peut sortir pour travailler ailleurs sans l’accord du ministère et de l’ATCT.

Le ministre a par ailleurs indiqué qu’un accord a été trouvé avec les pays du Golfe afin de donner la priorité aux jeunes diplômés, et ce pour éviter la fuite des cerveaux, selon ses dires. “Du coup, le flux s’est inversé et la fuite des enseignants universitaires devient quelque chose de positif“, a-t-il précisé.

Outre cet accord, Khalbous a annoncé la mise en place, au sein de son ministère, d’une plate-forme numérique leur permettant d’être en contact et d’échanger avec les universitaires et les chercheurs tunisiens à l’étranger.

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Les investisseurs étrangers, particuliers ou personnes morales, peuvent désormais se voir attribuer des concessions sur les terres agricoles en Algérie, rapporte Algérie Online.

La Loi de finances complémentaire 2018 prévoit dans son chapitre 3 relatif au réaménagement du régime de la concession des terres agricoles la consécration du droit de concession des terres agricoles aux étrangers voulant investir en Algérie“, note la même source.

Il s’agit des 169 fermes pilotes relevant des Groupes agricoles et totalisant des superficies de 146 000 ha dont 125 000 hectares de superficies agricoles utiles», précise encore le site d’information.

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Mabrouk Kourchid, ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, a annoncé, lors de la Journée nationale de la promotion immobilière qui se tient actuellement à l’UTICA, qu’un décret-loi permettant aux étrangers d’acheter des biens immobiliers au même titre que les Tunisiens sera bientôt annoncé par le gouvernement.

Il s’agit, selon Kourchid, d’une décision très importante qui a été prise par le gouvernement d’union nationale (GUN).

Actuellement, les étrangers désireux d’acquérir des terrains ou des biens fonciers sur le territoire tunisien devaient attendre l’autorisation du gouverneur pour enregistrer leurs opérations dans le Registre foncier. “Le gouvernement actuel ambitionne de mettre en place une loi régissant la promotion immobilière en Tunisie, de faciliter les procédures d’acquisition des logements et d’éliminer le maximum d’autorisations exigées pour débloquer les projets de construction et de bâtiment dans le pays“, a déclaré Kourchid. Il a ajouté que “l’autorisation du gouverneur exigée lors de l’acquisition d’un terrain par les étrangers en Tunisie est sur le point d’être éliminée“.
Le gouvernement a déjà pris des mesures audacieuses concernant le secteur du bâtiment et de la promotion immobilière concernant, notamment, l’acquisition par les Libyens de terrains en Tunisie et il est en mesure d’en prendre davantage“, a encore dit le ministre.
A cet effet, l’article 5 de la loi de l’Investissement sera “largement interprété” dans le sens de donner plus de chances aux étrangers, notamment les Algériens, d’acquérir des terrains en Tunisie, a développé Korchid, ajoutant qu’une note sera bientôt présentée à ce propos.

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Le Maroc n’est pas seulement une destination de choix pour les investisseurs étrangers, il est aussi un gros investisseur à l’extérieur, et de plus en plus. Les entreprises marocaines ont misé 9,3 Milliards de dirhams à l’étranger l’an dernier, c’est trois plus que le montant enregistré en 2013, d’après les dernières données de l’Office des changes (jusqu’à fin septembre 2017) rapportées par Médias24.

Les pays arabes (hors Mauritanie) occupent la première place, avec un volume de financements de 6 Milliards de DH. C’est 37 fois plus que les montants injectés dans la région en 2012 (158 Millions DH) ; tout au mieux on avait dépassé 1 Milliard DH en 2016.
En fait c’est l’acquisition de Barclays Egypte par la banque marocaine Attijariwafa bank qui a dopé la masse de dirhams dans cette partie du monde. On ne sait rien pour le moment du montant exact de la transaction, ce qu’on sait c’est qu’elle monte à plusieurs Milliards DH. D’après la Bourse égyptienne, cette opération, qui a eu lieu le mardi 2 mai 2017, s’est chiffrée à 494,9 Millions de dollars, soit 4,9 Milliards DH à peu près.

L’appétit du Maroc pour l’Egype a grossi depuis 2015, il y a par exemple Saham Group qui a investi dans ECCO Outsourcing S.A.E. à travers sa filiale Saham Services, Diamantine qui grandit dans les pays du Moyen-Orient. Mais l’Afrique subsaharienne reste de loin la terre de prédilection des opérateurs marocains, pas moins de 13,6 Milliards de DH y ont été investis de 2012 à fin septembre 2017 contre seulement 9 Milliards pour l’ensemble des pays arabes. Donc une fois le coup de Barclays Egypte digéré, l’Afrique subsaharienne reprendra ses droits en termes d’investissement…

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L’Agence Tunisienne de Coopération Technique enregistre une évolution de 11.6% du nombre des placements réalisés au 31 Décembre 2017, soit 2120 recrutés tunisiens contre 1900 recrutés en 2016. Ces recrutements ont touché les domaines de l’éducation et de l’enseignement avec 784 coopérants qui se situe à la tête des recrutement représentant ainsi 37% des placements réalisés, de la santé avec 725 cadres de la santé, de l’administration avec 259 recrutés et de l’ingénierie avec 185 recrutés.

L’Arabie Saoudite reste à la première position en matière de recrutement des compétences tunisiennes avec 756 coopérants, soit 35.7% du total des recrutements réalisés, ensuite le Qatar avec 464 recrutés. Ainsi les pays arabes sont les premiers bénéficiaires avec 1476 recrutés, soit 69.6%, viennent ensuite les pays européens avec 321 coopérants, avec en tête la France avec 224 recrutés, suivi par les pays de l’Amérique avec 162 recrutés dont le Canada 112 recrutés.

En effet 67 commissions de recrutement se sont déplacées en Tunisie pour effectuer des entretiens avec les candidats tunisiens et prendre connaissance des ressources humaines disponibles, dont 23 commissions de l’’Arabie Saoudite, 11 du Qatar, 07 du Koweït, 13 du Canada, 03 commissions du Sultanat d’Oman, 03 des Emirats Arabes Unis, 01 du Bahreïn, 01 de l’Italie, 01 de l’Allemagne, 01 de la Mauritanie et 01 de l’Argentine ainsi que 02 sociétés étrangères non résidentes. En outre l’Agence a reçu 262 offres d’emploi dans différentes spécialités.

Par ailleurs et dans le cadre de la coopération bilatérale et triangulaire, 57 experts tunisiens ont effectué une mission d’assistance technique et ce en collaboration avec les partenaires internationaux tels que la GIZ, l’ONUDI, la BID, la BAD, le FAO et l’ESCWA, dans les domaines du Génie Civil, l’accompagnement des entrepreneurs, la promotion des investissements, la Médecine, la télécommunication, les statistiques, l’ingénierie forestière, l’éducation et divers autres domaines. L’Agence a organisé des sessions de formation au profit de 156 cadres africains et arabes dans les domaines de la pêche et la coopération technique, de la promotion des investissements, de la décentralisation, de la promotion de la femme et de l’éducation.

Il est à noter que le nombre total des coopérants tunisiens exerçant à l’étranger s’élève à 17701 au 31 décembre 2017.

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“En 2017, les acquisitions de titres cotés par les étrangers ont totalisé 192 millions de dinars (MD), contre des cessions de l’ordre de 346 MD, ce qui fait ressortir un flux net négatif de 154 MD”, selon le “Bilan de l’activité Boursière durant l’année 2017″ publié par la BVMT (Bourse des valeurs mobilières de Tunis).
La capitalisation boursière détenue par les étrangers, à fin décembre 2017, s’est accrue passant de 4 719 MD en 2016, à 5 094 MD, soit une progression de 23,31%.
Cette baisse est principalement due, d’une part, à la sortie de la Société Financière Internationale (Organisation du Groupe de la Banque mondiale) du capital d’Amen Bank par la cession de 9,998% du capital de la banque, et d’autre part, de la vente de la banque italienne ” INTESA ” des 6% qu’elle détenait dans le capital de la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT).

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Le mercredi 08 mars 2017, le fisc italien a en effet ouvert une procédure permettant aux riches étrangers d’installer leur résidence fiscale en Italie en échange de la “modeste” somme de 100.000 euros annuels.

Selon les données rapportées par  Bfmtv, prévue par la loi de finances 2017, cette mesure vise à faire concurrence à des pays comme le Royaume-Uni ou l’Espagne, qui attirent eux aussi footballeurs et chanteurs en adoucissant leur facture fiscale. Ce statut de résident fiscal à impôt forfaitaire pourrait intéresser un millier de contribuables, ce qui lui rapporterait une centaine de millions d’euros rien qu’avec les impôts sur le revenu payés par ces derniers.

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La Chambre syndicale des promoteurs immobiliers a annoncé que les Libyens ont désormais le droit d’être propriétaires de biens immobiliers sur le territoire tunisien. Un mémorandum a été publié le 31 octobre 2016 dans ce sens, il donne le droit aux Libyens d’avoir des titres fonciers sans autorisation du maire, tout comme le citoyen tunisien.

Cette décision aura des effets positifs sur la promotion immobilière et sur l’économie tunisienne, et la chambre a demandé qu’elle soit généralisée à tous les étrangers et pas seulement les Libyens.

Mabrouk Korchid, secrétaire d’Etat chargé des Domaines de l’État et des Affaires foncières, a déclaré, ce lundi 7 novembre 2016 à la Radio Nationale : « Depuis des années, nous avons signé des accords de droit de propriété avec des pays afin de permettre à leurs citoyens d’avoir les mêmes droits que les Tunisiens, comme s’ils sont dans leurs pays d’origine (le droit à la vente, l’achat d’un bien).

De même, en Tunisie nous avons établi un accord de propriété avec le Maroc, l’Algérie, la Libye, donc cette affaire concerne les pays du Maghreb, sauf la Mauritanie. Nous avons un autre avec le Niger, mais cet accord n’est pas encore entré en vigueur d’une manière systématique.

Nous avons également signé un accord avec le Maroc depuis un bon moment, et les Marocains possèdent des biens sur notre territoire et d’ailleurs c’est la même chose pour les Tunisiens qui sont au Maroc. C’est dans ce contexte que les ressortissants marocains n’ont pas besoin d’une autorisation du gouverneur de Tunis…

Pour l’Algérie, nous avons un problème, car les Algériens doivent avoir une autorisation de la part de leurs gouverneurs. Cependant , en 2012, une décision a été émise par les autorités tunisiennes concernant l’annulation de cette mesure pour  les Algériens résidents en Tunisie.

S’agissant des Libyens, nous étions très réservés concernant cette affaire. Mais après 2011, les tribunaux tunisiens ont émis 70 jugements relatifs à l’application de l’accord en question, donc le citoyen libyen a le droit d’acheter un bien en Tunisie ». a-t-il expliqué.

Pour sa part, le Conservateur de la propriété foncière, Jamel Ayari, a affirmé dans une déclaration à l’agence TAP que les citoyens maghrébins et français ont le droit à la propriété immobilière en Tunisie, selon des conventions d’établissement signées entre la Tunisie et ces pays. “La Constitution tunisienne fait prévaloir ces conventions internationales d’établissement sur les lois nationales », a-t-il dit.

Il a ajouté que « les Marocains bénéficient d’avantages supplémentaires quant au droit à la propriété immobilière en Tunisie et ont les mêmes droits que les Tunisiens”, soulignant la réciprocité de tels droits et avantages pour les Tunisiens au Maroc.

Toutefois, les pays du Golfe n’ont pas signé des conventions de ce type avec la Tunisie, a-t-il  indiqué.

A noter qu’une grosse polémique a éclaté sur les réseaux sociaux. Une grande majorité des Tunisiens se sont dit opposés à cette mesure et ont considéré qu’il s’agit d’une initiative qui pourrait un mauvais impact sur la souveraineté nationale…

 

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Le député de Nidaa Tounes Taieb Madani a affirmé que des étrangers volent des météorites martiennes dans la délégation de Beni Mehira, au gouvernorat de Tataouine.

La chute en grande quantité des météorites de la planète Mars se produit entre les mois d’octobre et décembre dans la région en question, a rapporté ce vendredi 21 octobre 2016 le quotidien Al Sarih.

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La Première ministre britannique, Theresa May, a fait sa première sortie de route. Première grosse boulette devrait-on dire. Elle s’est mise en tête, confortée en cela par la vague europhobe qui a conduit au Brexit, de pointer du doigt les entreprises qui embauchent des étrangers. L’image d’ouverture du Royaume-Uni, qui a aussi bâti son économie grâce à la main d’oeuvre étrangère, en a pris un sacré coup, au risque d’accentuer les effets du Brexit sur l’économie britannique, et même de causer la dégringolade de la livre sterling. Face au tolet et à ses répercussions, Mme May et son équipe tentent de faire machine arrière. Il n’est par exemple plus question d’exiger des partons qu’ils publient la liste de leurs salariés étrangers. Autre initiative pour tenter d’éteindre l’incendie : Depuis le dimanche 09 octobre, les ministres défilent sur les plateaux de télévision pour expliquer que ces données seraient recueillies, mais qu’il n’était « pas question de les rendre publiques » ni de « nommer » les entreprises indexées. Mais c’est un peu tard, l’image de Mme May est déjà écornée…

A souligner que devant les partisans du Parti conservateur, la semaine dernière, les dirigeants avaient égrainé plusieurs mesures pour coller aux aspirations anti-immigrées des électeurs lors du référendum sur le Brexit. C’est ainsi que l’idée de « débusquer » les entreprises qui préfèrent recruter des étrangers au lieu de propulser des Britanniques avait émergé ; la ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, en avait rajouté une louche en annonçant une batterie de restrictions pour diminuer le flux de nouveaux étudiants étrangers. Son collègue chargé de la Santé avait embrayé en assénant que le système de santé allait, in fine, éjecter les médecins étrangers.

Les germes de la division sont bien là

Le gouvernement, plus précisément le Foreign Office, est allé plus loin dans ce que certains qualifient d’ignominie en faisant savoir à des universitaires de la prestigieuse London School of Economics que les autorités ne feraient plus appel à des d’experts non britanniques pour des consultations sur les dossiers relatifs au Brexit, au motif – ou prétexte, c’est selon – que cela pourrait favoriser des fuites vers les pays de l’Union européenne. « Pour la première fois, je me demande à quoi bon continuer à travailler dans une université britannique sur les politiques de l’UE », a tweeté Jan Eichhorn, politologue allemand attaché à l’université d’Edimbourg. « Je pense qu’il n’est pas bon de dénigrer les étrangers », a déclaré pour sa part Roland Rudd, un grand nom de la City et frère de la ministre de l’Intérieur.

La Première ministre a eu son moment de gloire au congrès, chaudement acclamée, mais le moment de grâce a été de courte durée. Le chef du Labour (parti travailliste, réputé plus ouvert) Jeremy Corbyn, a l’un des premiers à dégainer et tirer en direction de Mme May. D’après lui le Parti conservateur avait « touché le fond en soufflant sur les braises de la xénophobie » ; Nicola Sturgeon, première ministre (indépendantiste) d’Ecosse, n’a pas été tendre non plus en qualifiant de « hideuse » la perception du Brexit de Mme May ; même des personnalités conservatrices et des entrepreneurs ont fait savoir leur indignation. Steve Hilton, ancien conseiller de David Cameron, pourtant farouche partisan du Brexit, a été le plus impitoyable : Il a déclaré que le projet de fichage des entreprises embauchant des étrangers est « clivant, répugnant et terriblement bureaucratique ». Pour lui c’est comme si le gouvernement disait que  « les étrangers devraient se faire tatouer un numéro sur l’avant-bras ». Il a même écrit dans le Sunday Times que Theresa May était « irresponsable » pour avoir mis dans la tête du reste du monde que Londres se détournait de la communauté internationale.

Le Financial Times, considéré comme le porte-voix des milieux d’affaires, accuse la Première ministre de « jouer avec le feu », ; le journal est très dubitatif sur «sa tactique” pour arracher un meilleur accord pour le Royaume-Uni » lors du Brexit. Carolyn Fairbairn, présidente du CBI, principale fédération de chefs d’entreprise, a alerté hier lundi 10 octobre contre le risque de « fermer les portes » et s’en prend aux orientations du gouvernement May selon lesquelles il y aurait « quelque chose de honteux [pour les entreprises britanniques] à attirer les meilleurs talents du monde entier plutôt qu’une source de fierté ».
La City et les milieux patronaux, qui ont leurs entrées à Downing Street, critiquent de plus en plus la politique de Theresa May qui consiste à faire baisser les flux migratoires, y compris les Européens,
Ce que redoutent surtout les hommes d’affaires, c’est la perte du « passeport » qui permet à la City de réaliser les transactions en euro, notamment avec la descente aux enfers de la livre sterling…

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Le groupe islamiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a averti ce mardi

Le porte-parole de l’armée nationale libyenne, Ahmed Al-Mismari, a affirmé que le groupe terroriste Al Qaïda avait enlevé les trois étrangers qui étaient dans un avion en provenance de Tripoli vers Ghat. A leur arrivée, ils ont été capturés par le groupe en question, rapporte le site « africanews ».

On rappelle qu’on n’a pas de nouvelles des deux Italiens et du Canadien récemment enlevés en Libye. Des hommes armés et non identifiés seraient à l’origine du rapt.

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Les investissements industriels à 100% étrangers et en partenariat sont passés de 373 MD lors des sept premiers mois 2015 à 535,7 MD durant les sept premiers mois 2016, enregistrant ainsi une hausse de 43,6%, indiquent les derniers chiffres de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

Cette hausse est due aussi bien aux projets de partenariat dont l’investissement est passé de 216,9 MD à 283 MD durant les sept premiers  mois 2016 (+30,5%), qu’ aux projets 100% étrangers dont les investissements ont atteint 252,7 MD contre 156,1 MD durant les sept premiers mois 2015  (+61,9%)

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Alors que l’énergie fossile s’amenuise à vue d’œil

Des sociétés françaises, belges et espagnoles au nombre total de 35 ont l’intention d’investir dans des projets d’énergies renouvelables en Tunisie, a fait savoir le directeur général de la STEG énergies renouvelables, Moncef Herabi.

Il a ajouté, dans une déclaration, à l’agence TAP, en marge d’un séminaire organisé par  l’association des changements climatiques et du développement durable sur les énergies renouvelables que ces projets sont répartis entre l’énergie photovoltaïque (20) et celle éolienne (15).

Il a fait savoir que la STEG énergies renouvelables a effectué plusieurs études d’efficience dans le cadre de contrats au profit des sociétés précitées depuis mai 2015, date de parution de la loi sur les énergies renouvelables et leur vente exclusive à la STEG.

Les études ont également permis de déterminer les sites d’exécution des investissements dans les énergies photovoltaïque et éolienne dans toutes les régions de la République, notamment les gouvernorats de Kasserine, Tataouine, Medenine, Gabès et d’autres gouvernorats de l’intérieur.

Il a expliqué que les sociétés présenteront leurs dossiers au ministère de l’Energie et des mines en vue d’obtenir leur accord concernant l’investissement dans ce secteur et ce, dès la parution des décrets d’application de cette loi devant être décidée à l’occasion d’un conseil ministériel qui se tiendra dans deux semaines.

Ces décrets d’application stipulent que la capacité de production d’un seul projet ne doit pas dépasser dix mégawatts pour l’énergie solaire et 30 mégawatts pour l’énergie éolienne, outre l’obligation d’adopter un taux élevé d’intégration industrielle et ce en faisant participer les industries locales dans la réalisation des projets. Les sociétés doivent conclure des contrats commerciaux leur permettant d’approvisionner la STEG avec leur production.

 

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