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Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur, indique un communiqué. Réuni mercredi 29 août 2018 à Tunis, la BCT a noté la persistance des tensions inflationnistes malgré une légère amélioration. L’évolution du rythme de l’indice des prix à la consommation s’établit, en glissement annuel, à 7,5% durant le mois de juillet 2018 contre 7,8% en juin dernier. L’institution souligne que le rythme d’évolution des prix est de nature à impacter négativement la reprise économique, ce qui nécessite un suivi minutieux des sources de l’inflation.

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Au terme du deuxième trimestre 2018, les principaux indicateurs d’activité de l’Arab Tunisian Bank ont évolué comme suit :

– Les crédits nets de provisions et d’agios réservés ont atteint 4.161,7MD à fin juin 2018 contre 3.876,2MD au 30/06/2017, soit une augmentation de 7,36%.

– Les dépôts de la clientèle ont atteint 4.191,4 MD au 30-06-2018 contre 4.068,1 MD à fin juin 2017 soit une hausse de 123,3 MD. Cette hausse s’explique en grande partie par :

1. L’évolution du volume des dépôts à vue, qui s’est établi à 1.456,2 MD au 30/06/2018 contre 1.315,3 MD à fin juin 2017, soit une augmentation de 10,71 %.

2. Une bonne progression des comptes épargne de 14,58 % et dont le solde s’est établi à 1.038,7 MD au 30/06/2018 contre 906,5 MD au 30/06/2017.

– Le portefeuille-titres commercial s’est élevé à 852,3 MD à fin juin 2018 contre 946,1 MD au 30/06/2017, soit une baisse de 93,8MD.

– Le portefeuille-titres d’investissement est passé de 481,2 MD au 30 juin 2017 à 491,9 MD au 30 juin 2018, soit une augmentation de 10,7MD.

– Les produits d’exploitation bancaire ont augmenté de 28,33% pour atteindre 260,9MD au 30/06/2018 contre 203,3MD au 30/06/2017.

– Les charges d’exploitation bancaires ont atteint 130,1 MD au 30 juin 2018 contre 89,7 MD au 30 juin 2017 soit une hausse de 40,4 MD.

– Le produit net bancaire au 30-06-2018 s’est inscrit à 130,8 MD contre 113,5 MD pour la même période 2017, soit une évolution de 15,24%.

– Les charges opératoires de la banque ont atteint 75,6 MD à fin juin 2018 contre 63,8MD à fin juin 2017 soit une augmentation de 18,50%.

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Quelques jours nous séparent de 2018, mais hélas, à en croire les prévisions, ce ne sera pas une bonne année pour la Tunisie, du moins pas au niveau souhaité. Les experts se sont accordés à dire que l’année prochaine s’annonce très mauvaise sur tous les plans, notamment économique et ce, malgré les efforts du gouvernement pour faire face à tous les défis et honorer ses engagements en termes de réformes pour relancer la croissance et amorcer la reprise. Les hypothèses sur lesquelles est basée la loi de finances 2018 ne sont pas réalistes et aboutiront à l’adoption d’autres mesures et d’autres augmentations, outre celles déjà adoptées. En effet, les cours pétroliers ont déjà dépassé la barre des 60 dollars, alors que dans la loi de finances 2018, le prix de baril de pétrole a été fixé à 54 dollars. C’est une des raisons qui poussé plusieurs experts en la matière à tirer la sonnette d’alarme quant à un bombardement du budget 2018 par les prix du pétrole.

Dans une interview accordée à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a indiqué que 2018 sera une année difficile et charnière à la lumière des évolutions observées dans la région, notamment au niveau des prix du pétrole, faisant savoir à ce propos qu’une hausse de 1 dollar du prix du baril engendra un déficit dans les finances publiques de l’ordre de 300 Millions de dinars, ce qui dénote, selon lui, la fragilité du budget relatif à l’exercice 2018. “Toute hausse dans le prix de pétrole va avoir un prix, surtout qu’aujourd’hui les cours pétroliers ont dépassé les 60 dollars et risquent encore d’augmenter d’ici la fin de l’année avec les tensions dans le Moyen-Orient et les évolutions en Arabie Saoudite“, a assuré Ben Hammouda, faisant remarquer que tous sont des facteurs d’incertitude qui peuvent présenter un risque sur le cours du pétrole.

Un constat déjà fait par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, qui a indiqué que l’augmentation du prix du baril de pétrole de 54 à 64 dollars, enregistrée dernièrement, aura un impact négatif sur le budget de l’Etat. Et il sera difficile de rétablir les équilibres financiers durant l’année prochaine.

Selon ses déclarations récentes, une augmentation d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 120 millions de dinars (MD) pour le budget de l’Etat et que toute hausse de 10 millimes dans le taux de change du dollar coûte à l’Etat tunisien 30 millions de dinars.

L’ancien ministre des Finances a à cet effet évoqué deux hypothèses : Ou bien répercuter toute hausse au-dessus de 54 dollars sur le citoyen qui va à son tour subir une importante hausse au niveau des prix des carburants ou ne pas la répercuter sur le consommateur. “Dans le deuxième cas“, a expliqué Ben Hammouda, le budget de l’État va se retrouver avec un déficit beaucoup plus important, ce qui accélérera ou exigera l’adoption d’une loi de finances complémentaire avant les délais, selon ses dires.

Il a en outre indiqué que la situation économique et financière dans le pays demeure est très inquiétante, particulièrement au niveau des finances publiques, et la situation devient encore plus difficile après le classement de la Tunisie dans la liste noire des pays considérés comme paradis fiscaux. “Cela va encore égratigner l’image de marque de notre pays“, a-t-il assuré.

Sur cette affaire de liste noire, Hakim Ben Hammouda nous a indiqué qu’un accord pour retirer la Tunisie de cette liste et la classer sur la grise a été déjà trouvé. “Il s’agit certes d’un pas très important, mais même la liste grise reste très compliquée et va décourager les investisseurs étrangers pour s’installer en Tunisie et monter des projets (…). Les investisseurs évitent de miser sur les pays classés dans la liste noire tout comme dans la liste grise“, a-t-il soutenu.

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Ahmed El Karm, Président de l’APTBEF et Lassaad ZARROUK, Président de la FTUSA, ont signé le Vendredi 15 Décembre 2017 avec Luigi ABETE, Président de la FEBAF, une convention de coopération entre les trois institutions en marge du Forum d’investissements de Rome tenu le 15 décembre 2017.

Capitalisant sur les excellentes relations amicales entre l’Italie et la Tunisie, cette convention a été signée dans le but de valoriser la coopération et le partenariat entre les secteurs bancaires, d’assurances et financiers des deux pays. Elle ambitionne de mettre en place une plate forme de dialogue de partenariat et de collaborer entre les deux pays qui seront étendue progressivement pour couvrir les pays de la Méditerranée occidentale.

C’est dans ce cadre que cette convention cherche à développer l’échange d’expertises et d’informations sur l’évolution de l’industrie et la réglementation bancaires, d’assurances et financières. Elle vise à améliorer les relations avec les clients des banques et des assurances et d’engager des actions de coopération en matière de formation du capital humain à travers des stages et des visites entre les centres et académies de formation des deux pays.

Enfin les deux parties s’engagent à travers cette convention à apporter le soutien au financement du commerce extérieur entre les deux pays et au bon déroulement des transferts touchant les opérations courantes et les opérations de capital. Elles apporteront leur soutien aux institutions membres pour mettre en place des lignes de crédit pour le financement des projets d’investissement, pour faciliter les investissements des entreprises italiennes en Tunisie, et pour entreprendre les actions nécessaires pour valoriser Tunis en tant que place financière régionale.

Il est convenu de tenir des réunions périodiques entre les responsables des trois associations pour arrêter un programme détaillé de collaboration et servir l’avancement de l’application des actions retenues.

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Toutes les personnes ne respectant pas les lois de notre organisation n’ont pas de place parmi nous“, a mis en garde, lundi, le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Nouredine Tabboubi, en allusion à la grève des agents des recettes des finances.
S’exprimant en marge d’une conférence syndicale à Hammamet sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption organisée en collaboration avec l’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption, Tabboubi a indiqué que l’UGTT est parvenu à un accord avec la commission parlementaire des finances et l’autorité de tutelle visant à abroger l’article 63 portant création d’un nouveau type de centres de comptabilité publique.
Ils ont également convenu de créer une instance nationale visant à mettre en place un régime propre aux agents de la finance.
Suite aux appels à la grève lancés par des syndicats de base des corps de la fiscalité, de la comptabilité publique et du recouvrement, la Fédération Générale de la planification et des finances (UGTT), organisme rassemblant ces syndicats, avait indiqué hier dimanche que la centrale syndicale n’est aucunement responsable de ces appels.

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Le bureau exécutif de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a tenu à préciser, dans un communiqué publié jeudi, qu’il n’est pas responsable de la décision relative à la grève du secteur des finances.
Les négociations avec l’autorité de tutelle sont en cours concernant un ensemble de revendications de ce secteur, indique la même source, ajoutant qu’elles ont enregistré un avancement puisque l’article 63 a été retiré.
Ce communiqué intervient suite aux appels à rassemblement et à la grève dans le secteur des finances à partir du 4 décembre 2017.
La centrale syndicale s’est dite “surprise” de cet appel à l’heure où elle s’apprête à commémorer le 60e anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached et l’attaque de son siège le 4 décembre 2012.

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La question a été soulevée en marge du forum tuniso-libyen organisé en marge des “journées de l’entreprise” organisées  les 9 et 10 décembre 2016 au port El Kantaoui à Sousse. La Tunisie a été sollicitée pour une intervention en vue du règlement du conflit inter-libyen. C’est le conseiller économique du gouvernement de consensus libyen, Abderrahmane Ahmid qui en a fait la demande. Il a indiqué qu’il avait été chargé par le vice-président du gouvernement de consensus libyen de solliciter un coup de main de la part du gouvernement tunisien voire son intervention pour le règlement du conflit qui agite les Libyens « Nous voulons des initiatives de réconciliation entre les deux parlements libyens rivaux », a expliqué le responsable, faisant remarquer, dans le même cadre, que la Tunisie et l’Algérie ont, aujourd’hui, la priorité pour lancer des initiatives de réconciliation en Libye sachant que l’instabilité en Libye a un coût pour ces deux pays.

Le conseiller économique au gouvernement de consensus libyen a, dans le même ordre d’idées, souligné  que la Tunisie a une grande expérience dans le secteur des finances et des banques et pourra, cd de ce fait,  aider la Libye dans ses grands choix en la matière.

Présent lors de ce Forum, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi a tenu a préciser qu’une grande partie du conflit libyen pourrait être résolue à travers un consensus entre les Libyens et sans recours à une intervention étrangère, appelant ainsi les deux parlements libyens rivaux à faire beaucoup plus de concessions dans l’objectif de garantir la stabilité de leur pays.

En outre, Ghannouchi a appelé les Libyens à accepter ce gouvernement de consensus voire même le soutenir afin de dépasser cette période historique et décisive, et attendre, par conséquent, la tenue des élections pour le changer et la mise en place des institutions législatives de l’État.

Quant à lui, le président de l’ancienne Assemblée Nationale Constituante (ANC), Mustapha Ben Jaâfar, a affirmé, lors du Forum tuniso-libyen, que la Libye peut profiter de la réussite de l’expérience démocratique tunisienne pour sortir de la crise qui sévit dans le pays depuis plusieurs années.

Il a, dans le même contexte, appelé les Libyens à s’unir afin de dépasser la crise, faisant remarquer que le conflit libyen est orchestré par des parties étrangères, appelant ainsi les Libyens à trouver un consensus entre eux et dépasser, entre autres, la tutelle étrangère.

Dans une déclaration à la presse, en marge des Journées de l’Entreprise, Ahmed Maitig, vice-Premier ministre de la Libye, a indiqué qu’il s’est entretenu avec le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, sur la question de la sécurité entre les deux pays.

Il a par ailleurs indiqué que le chef du gouvernement tunisien a salué les démarches entreprises par le gouvernement de consensus libyen qui ont abouti à la libéralisation de la ville de Syrte. Il a été également question du sort des marins tunisiens pris en otage récemment en Libye et de l’ouverture des négociations sur les moyens d’instaurer un environnement sain pour la mise en place d’un dispositif sécuritaire conjoint entre les deux pays.

Selon ses déclarations, plusieurs questions d’ordre économique ont été discutées, lors de sa rencontre,  vendredi 8 décembre 2016, avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Parmi les sujets abordés, il a évoqué l’ouverture des discussions, durant la période prochaine, dans l’objectif de permettre aux Tunisiens de s’installer de nouveau en Libye, pour y créer de nouvelles opportunités d’emploi. La facilitation du trafic et des échanges entre les deux pays a été aussi évoquée.

Ahmed Maitig a, à ce propos, signalé l’existence de plusieurs accords économiques entre les deux pays mais qui ne sont pas malheureusement opérationnels, soulignant toutefois que la réactivation de ces accords permettra aux deux pays de gagner plusieurs points de croissance, dans un délai très court, citant à titre d’exemple la convention des villes frontières signées entre les deux pays, laquelle peut créer un environnement économique favorable pour attirer les investissements dans les deux pays.

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L’homme de théâtre, Tarak Allani qui avait investi les locaux de la recette des finances de la région d’El Mansoura du gouvernorat de Kairouan, accompagné d’une troupe folklorique a été condamné par le tribunal de première instance, à 6 mois de prison avec sursis, rapporte Shems Fm.

Tarak Allani a fait cet acte pour dénoncer le refus la recette des finances de la région d’El Mansoura de lui accorder un permis de circulation pour sa voiture.

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Un Etat n’en serait pas un s’il manque à remplir l’une de ses missions premières : prélever l’impôt pour financer ses obligations régaliennes et assimilées, soutenir le développement, payer ses dettes et assurer les prestations auxquelles ont droit ses citoyens. La loi des finances qu’il promulgue une fois l’an donne l’étendue de cette vocation qui le fonde à être l’ordonnateur des fonds publics et le garant de leur répartition aussi équitablement que possible. Mais dès lors que cet exercice pèche par outrance, il y a un vrai problème et une fausse route.

Une configuration où se sont retrouvés crescendo tous les gouvernements qui se sont succédé en Tunisie depuis 2011, et plus particulièrement celui dit d’union nationale dirigé depuis un mois par Youssef Chahed. Seulement, ce dernier s’est signalé par une plus grande inventivité en matière fiscale au travers d’une loi des fiances 2017 où se bousculent les mesures qui font mal au portefeuille, celui de l’entreprise comme du salarié. A maints égards, on ne pourrait pas trop le lui reprocher après avoir raclé les fonds de tiroir pour se retrouver pris dans l’étau d’une crise financière inédite avec un déficit qui se gonfle de 3 milliards de dinars, soit le dixième du budget, alors que les dépenses de l’Etat totalisent 34,5 milliards de dinars pour une bagatelle de 21,5 milliards DT de ressources propres en recettes fiscales et non fiscales. Que faire alors pour combler le déficit de 13 milliards de dinars ainsi dégagé ? Sauf à avoir la main trop leste, le gouvernement a entrepris d’opter pour la solution de facilité, disent ses contempteurs, en taxant à tour de bras, comme s’il était saisi de ce que les Belges appellent  la « rage taxatoire ». Et comme c’est souvent le cas chez ses prédécesseurs, le gouvernement s’est fendu de ladite contribution exceptionnelle, 1%  pour les salariés et 7,5% pour les entreprises. Une mesure qui n’a pas eu l’heur d’emporter l’adhésion des deux organisations , ouvrière et  patronale, qui ont été promptes à demander au chef du gouvernement de revoir sa copie, en attendant peut-être de mettre en œuvre les « moyens militants » dont surtout l’UGTT a le secret autant que la maîtrise.

Les salariés, d’abord et surtout !

On doit à la vérité de dire que les pouvoirs publics ont pris soin de répartir de la façon la moins inéquitable  possible le fardeau fiscal  entre les contribuables : les salariés bien sûr, avec les prélèvements obligatoires, les entreprises, et particulièrement les professions libérales, singulièrement les médecins de libre pratique et les avocats, habituellement rétifs au fisc tel que le conçoit le gouvernement. Et l’exemple le plus récemment notoire  et cet ensemble de mesures les concernant décidées au début de l’année mais qui demandent encore à entrer en application.

Mais ce qui est frappant dans la prochaine loi des finances, c’est qu’elle ne fait pas la part belle et comme il se doit à l’évasion fiscale. C’est tout juste si elle prévoit la création  de commissions de réconciliation, nationale et régionales, chargées des dossiers de contrôle fiscal, et requises pour donner leur avis sur ses résultats préalablement à la décision de taxation d’office. Point de mesures hardies pour lutter contre les légions d’évadés fiscaux ni d’approches nouvelles pour les appâter et paver devant eux la voie d’une vraie réconciliation avec le fisc, avec les dividendes que l’Etat pourra en tirer. Autant dire que l’évasion fiscale aura encore de beaux jours devant elle et pour ceux qui s’y livrent l’inentamable latitude de faire encore leurs pieds de nez même à la police fiscale censée les pourchasser.  Keynes ne disait-il pas qu’éviter de payer des impôts est la seule activité intellectuelle gratifiante !

En dépit du bon sens économique

Il ne faut pas se faire d’illusion, même si les irréductibles parmi les contribuables sont amenés à composition et le dispositif fiscal appliqué dans toute sa rigueur, on ne verra pas le bout du tunnel avant au moins cinq ans, estiment nombre d’experts. Ce qui voudrait dire que les tourments financiers de l’Etat ne sont pas appelés à se résorber au regard de la montagne de déficit qui ronge les finances publiques, aggravé par un Etat condamné à vivre au-dessus de ses rachitiques moyens, qui n’a cessé de gonfler incommensurablement les effectifs de sa fonction publique, qui est toujours acculé à accorder des augmentations salariales en dépit du bon sens économique, courant ainsi le risque inévitable de propulser l’inflation vers des sommets, bref un Etat qui hésite à mettre de l’ordre dans ses affaires et à prendre le taureau par les cornes.

C’est sans doute faire montre d’angélisme que de demander aux citoyens, ceux qui échappent à la retenue à la source notamment, de faire preuve de civisme fiscal, de prendre conscience de la gravité des enjeux auxquels leur pays  fait dramatiquement face, et de se résoudre à agir comme un bon père de famille. Mais, il est devenu vital pour les pouvoirs publics de tenir leur rang en plaçant tout le monde sur un pied d’égalité en termes de fisc, et forcement de sacrifices demandés. C’est à cette aune qu’il sera possible d’arrêter, d’abord, l’hémorragie des finances publiques, pour engager ensuite les processus nécessaires et incontournables d’une bonne et saine imposition.

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Avant-goût des « mesures douloureuses » que le nouveau chef du gouvernement rumine bien avant même de prendre ses quartiers à la Kasbah, la loi des finances pour 2017, au stade pré-final  de son processus, tient pour ainsi dire ses promesses. Ayant vocation à fixer les ressources et les charges de l’Etat  et leur équilibre financier pour  la prochaine année civile, elle déborde immanquablement de mesures fiscales alors que le gouvernement affirme sans contredit se trouver en face d’une mauvaise situation économique et financière , une chute des ressources fiscales,  une détérioration du déficit budgétaire et une explosion inédite de l’endettement d’une année à l’autre. Dans son projet de la LF 2017, l’Etat se plaint de « ne pas pouvoir répondre aux besoins des différentes parties et des forces économiques et sociales, ni renouer avec la cadence de la croissance, réduire le chômage et développer les régions défavorisées ».

Un constat dont il a tiré la nécessité de « maîtriser le déficit du budget de l’Etat, le taux d’endettement, et de rechercher l’équilibre entre une fiscalité qui contribue à rétablir le taux de croissance par le soutien de l’entreprise, l’incitation à l’investissement privé , d’une part,  et la consolidation des ressources fiscale, l’amélioration du recouvrement de l’impôt et la lutte contre l’évasion fiscale en tenant compte du pouvoir d’achat du citoyen , d’autre part ».

Le tout-impôt ou presque !

Des objectifs  qui seront jumelés à d’autres de nature purement fiscale, singulièrement celles élargissant l’assiette de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et réduisant la liste des exonérations sur la TVA pour certains produits et services. Il en sera ainsi des médicaments et des produits pharmaceutiques importés dont les similaires ne sont pas produits localement, qui seront assujettis à une TVA de 6%, autant que pour les produits de la même nature fabriqués localement où ce taux est appliqué aux termes de la LF 2016. Idem pour la location des établissements meublés destinés à l’hébergement des étudiants ( foyers privés) à l’instar des services des jardins d’enfants, de l’enseignement, et des cantines scolaires et les restaurants universitaires. Au même taux seront taxées l’importation et la vente des livres, ouvrages et publications assimilées, ainsi que produits servant à l’impression des journaux, des publications périodiques, des brochures et plaquettes publicitaires et touristiques, à l’exclusion du papier  pour journaux.

Passeront également à la moulinette, mais au taux de 18%, l’importation et la vente des équipements et produits relatifs aux activités culturelles, comme ceux de la sonorisation et l’éclairage, les instruments de musique, les produits utilisés dans les arts plastiques, de même que les opérations liées à la production, la distribution et les représentations théâtrales,  les manifestations musicales, littéraires et cinématographiques. S’y ajoutent l’importation et la vente des équipements et produits destinés aux activités sportives, et à l’animation  éducative et sociale, la production de films cinématographiques et télévisuels.

Au rang des mesures destinées au renforcement des ressources budgétaires et à l’amélioration du recouvrement de l’impôt, il a été décidé d’instituer une contribution exceptionnelle au profit du budget de l’Etat pour l’exercice 2017, applicable aux personnes morales et physiques,  aux salariés et  aux bénéficiaires de pensions , à hauteur de 1% des revenus annuels bruts équivalents ou supérieurs à 20.000, 15.000 et 10.000 dinars, selon la catégorie. Egalement, il a été décidé de réviser l’imposition auxquels sont assujettis les forfaitaires, et d’élargir l’assiette de la taxe sur les voyages aériens à ceux  par voie maritime. Et cerise sur le gâteau, la vignette concernant les voitures particulières utilisant l’essence augmentera de 25%, alors que les  mesures d’acquittement des amendes au titre des infractions routières seront  revues de  façon à ce que leur recouvrement soit lié à celui de la vignette.

Un millionnaire est un milliardaire qui vient de payer ses impôts !

La loi des finances 2017 fera la part belle aux contribuables férus d’évasion fiscale, et ils ne sont pas peu nombreux eu égard à la forte rentabilité de cet exercice comme en témoigne la boutade selon  laquelle « un millionnaire est milliardaire qui vient de payer ses impôts ». Ainsi, la LF 2017 prévoit la création de commissions de réconciliation, nationale et régionales, chargées des dossiers de contrôle fiscal, et requises pour donner leur avis sur ses résultats préalablement à la décision de taxation d’office, et ce suite à la requête de l’assujetti ou à l’initiative de l’administration fiscale , moyennant l’annulation de l’étape de la réconciliation judiciaire. D’autres mesures moins consensuelles et répressives sont également à l’ordre du jour pour atténuer un tant soit ce sport national nommé évasion fiscale.

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Le chef du gouvernement désigné, Youssef Chahed a décidé de maintenir dans leurs postes les ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur, rapporte Reuters citant des sources proches des négociations relatives au gouvernement d’union nationale.

Les mêmes sources ajoutent que Marouane Abassi, représentant de la Banque mondiale, en Libye, a été choisi pour le portefeuille de ministre des Finances.

« La composition du nouveau gouvernement sera annoncée très bientôt, et sitôt approuvée, nous allons nous  mettre au travail », a déclaré vendredi Youssef Chahed, cité par Reuters.

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Dans une interview accordée de jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a déclaré qu’il est fort probable que la Tunisie serait trouvé dans l’incapacité de rembourser ses dettes auprès de l’extérieur.  “En s’enfonçant de plus en plus dans l’endettement pour consommer, rembourser la dette antérieure ou s’armer, on devient progressivement dans l’incapacité d’honorer nos engagements extérieurs par nos propres moyens”, a-t-il dit

Il a par ailleurs ajouté qu’en l’absence d’une amélioration de la production et des exportations il n’est guère possible d’être fiable en matière d’endettement.

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La Californie est devenue la sixième puissance économique mondiale, devant la France, a annoncé vendredi 17 juin le département californien des finances. L’Etat, le plus peuplé des Etats-Unis avec 39 millions d’habitants, affiche un produit intérieur brut (PIB) de 2 460 milliards de dollars (2 180 milliards d’euros).

La France, avec un PIB de 2 420 milliards de dollars devient alors la septième puissance mondiale et l’Inde la huitième avec 2 090 milliards de dollars, selon les derniers chiffres du Fonds monétaire international.

La croissance californienne a été de 4,1 % en termes réels l’an dernier, contre 2,4 % pour l’ensemble des Etats-Unis, indique le département des Finances.

La Californie, qui était la huitième économie mondiale en 2014, a affiché une performance « exceptionnellement bonne » en 2015, a déclaré Irena Asmundson, économiste en chef du département des finances. Deux secteurs sont particulièrement dynamiques en termes de création de richesse et d’emplois : les technologies de pointe de la Silicon Valley et l’industrie du cinéma à Hollywood.

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La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 8 juin 2016 un prêt de 88,85 millions d’euros pour financer le projet d’amélioration de la qualité et du service de l’eau potable au Maroc. Le projet vise à renforcer et à sécuriser l’approvisionnement en eau potable de plusieurs agglomérations, notamment Bouznika, Ben Slimane, Youssoufia et Safi et à améliorer la qualité d’eau au niveau du système de Bouregreg (aération artificielle au niveau du barrage SMBA et ozonation au niveau de la station de traitement existante). Le projet vise également à améliorer les performances des systèmes d’AEP existants (diminuer les pertes, optimiser l’exploitation, …) au niveau de plusieurs villes du Pays. Sa mise en œuvre effective permettra de satisfaire les besoins en eau potable et en eau industrielle jusqu’à 2030 de la zone la plus peuplée et la plus urbanisée du pays (plus de 5 millions d’habitants) et qui connaît un essor économique, touristique et industriel très important (environ 60% du parc industriel national).

Le projet  permettra également d’augmenter l’efficacité des systèmes d’AEP notamment par la pérennisation de la continuité d’un service adéquat pour les populations fragiles des zones péri-urbaines et des zones rurales avoisinantes, ce qui améliorera considérablement leurs conditions de vie des populations peu favorisées dont l’accès à l’eau potable n’est pas toujours sécurisée. Le secteur privé sera aussi concerné par les retombées positives du projet via la création d´opportunités lors de la réalisation des travaux et à travers le volume supplémentaire d´eau potable produit par le projet et qui permettra aux opérateurs privés dans le secteur touristique et industriel d´étendre leurs activités.

Le projet contribuera à enrichir l’expérience de l’ONEE-Branche Eau en matière de réalisation et d’exploitation de projets d’adduction d’eau potable en milieu urbain et rural. L’introduction de techniques innovantes telles que l’ozonation et l’amélioration des rendements des réseaux et le choix de variantes plus économiques reflètent l’effort de l’ONEE-Branche Eau de consolider ses acquis en matière de recherche et de développement de ses compétences en matière de conception et de réalisation des projets.

Ce nouveau prêt constitue la 13ème opération dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement au Maroc et porte le montant des engagements cumulés du Groupe de la Banque dans ce secteur à l’équivalent d’environ 12 milliards de dirhams (environ 1,1 milliard d’euros), ce qui place la Banque Africaine de Développement comme premier partenaire du Royaume du Maroc dans le secteur de l’eau au Maroc.

Au Maroc, depuis le début de ses opérations en 1970 et dans le cadre de la politique de l’eau définie par le Gouvernement du pays, la Banque s’est engagée à appuyer l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE)-Branche Eau dans sa mission de fournir de l’eau potable aux populations urbaines et rurales et aux acteurs économiques (industries, secteur touristique) du pays en quantité et qualité suffisantes. Elle s’est engagée également dans la mise en place des systèmes d’assainissement et ce, en participant au financement de plusieurs projets dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement qui ont couvert la plupart des villes importantes du pays. C’est aux côtés de son principal partenaire l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable-Branche Eau (ONEE-Branche Eau) que la Banque a pu nouer une relation très fructueuse au cours de ces 5 dernières décennies pour atteindre ensemble les objectifs du Gouvernement marocain dans l’atteinte de ses objectifs dans le secteur de l’eau.

 

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L'activité de la BTE a été marquée au cours du deuxième trimestre 2013 par une hausse de 9

«La banque de Tunisie et des Emirats (BTE) a fait l’objet d’un contrôle fiscal approfondi portant sur les différents impôts et taxes au titre de la période allant du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2013. En date du 12 octobre 2015, une notification de redressement a été communiquée à la banque, réclamant ainsi un complément d’impôts et taxes de 8 327 mille DT dont 2 779 mille DT de pénalités de retard », rapportent les commissaires aux comptes de la BTE en marge des états financiers de l’exercice 2015.

A la date du 25 novembre 2015, la BTE a formulé son opposition aux principaux chefs de redressement, néanmoins et jusqu’à la date du présent rapport, aucune suite ne lui a été réservée par l’administration fiscale. En couverture dudit risque, la banque a estimé et constitué une provision de 3 880 mille DT.

Par ailleurs, «la rémunération du Directeur Général englobe, outre le salaire et les indemnités, la mise à disposition d’une voiture de fonction avec prise en charge des frais d’utilité. Cette rémunération s’est élevée au titre de l’exercice 2015 à un montant brut de 92 KDT et 16 KDT de charges patronales », lit-on dans le rapport des commissaires aux comptes.

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«Au 31 décembre 2015, le fonds commun de placement « Attijari FCP CEA», n’a pas respecté le taux d’emploi de son actif en actions cotées d’un minimum de 80% tel que fixé par l’article 2 du décret n° 2001-2278 du 25 septembre 2001 portant application des dispositions des articles 15, 29, 35, 36 et 37 du code des OPC ». C’est  ce qu’on pouvait lire dans le rapport du commissaire aux comptes de ce fonds commun de placement Compte Epargne Action d’Attijari qui a terminé l’exercice 2015, déficitaire de 19.915 DT.

Dans le même document, on lit aussi que «au 31 décembre 2015, les disponibilités non utilisées sont en dessus de la limite maximale de 2% de l’actif exigée par le décret n° 2005-1977 du 11 juillet 2005 portant modification du décret n° 99-2773 du 13 décembre 1999 portant fixation des conditions d’ouvertures des Comptes Epargne en Actions, des conditions de leur gestion et de l’utilisation des sommes et de titres qui y sont déposés tel que modifié par le décret n° 2002-1727 du 29 juillet 2002 complétant le décret n° 2001-2278 du 25 septembre 2001 portant application des dispositions des articles 15, 29, 35, 36 et 37 du code des organismes de placement collectif, tel que modifié et complété par les textes subséquents ».

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La Société «Union  de Factoring» a été soumise à une vérification fiscale approfondie qui a abouti à un redressement provisoire pour un montant 2 228 932 Dinars. La société, n’ayant pas accepté la totalité du redressement, a adressé une lettre à la Direction Générale des Impôts précisant ses oppositions aux résultats de la vérification. L’issue finale de cette taxation ne peut actuellement être anticipée. Pour couvrir ce risque la société «Union  de Factoring» a constitué une provision de 345 000 Dinars.

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La société a pour objet principal la prise en charge, par différents moyens tels que paiement, financement, garantie, tenue de comptes, encaissement et recouvrement, des créances détenues par ses clients et ses correspondants, représentées par des factures.

La rémunération du PDG se compose d’un salaire annuel net de 89 964 Dinars, d’une gratification de fin d’année, d’un quota de 500 litres de carburant par mois, de la mise à disposition d’une voiture de fonction, du remboursement des frais téléphoniques à hauteur de 600 dinars par an et d’une indemnité de départ net de 100 000 Dinars en cas de non faute grave.

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L’UIB, filiale depuis quatorze années de l’un des premiers groupes bancaires internationaux, a terminé l’exercice 2015 dans une santé plutôt insolente. C’est d’abord une PEB (produit d’exploitation bancaire)  de 107,3 MDT dont la progression est la 2ème du secteur en 2015, un PNB de 216,7 MDT ou le 4ème meilleur PNB de la place avec une progression de 15,6 % qui est la seconde meilleure progression de la place, et un résultat net de 64 MDT après un IS de 25,9 MDT.

A la fin de l’exercice 2015 aussi, le taux de couverture des actifs classés de l’UIB était de 74 % par les provisions et  même de 79 % par les provisions et agios réservés. Ces actifs classés totalisaient d’ailleurs à la fin de l’exercice, 437 MDT, correspondant à 9,9 % des engagements, contre un taux de 10,6 une année auparavant, ce qui dénote un effort certain de maîtrise de ce «mal nécessaire» de l’activité bancaire et d’une maîtrise des coûts risques.

La filiale de la française Société Générale, «confirme ainsi qu’elle est à présent moins vulnérable et plus résiliente», commente son management. Elle est même désormais, en termes de PNB, dans le peloton de  tête avec des banques comme l’Amen Bank ou la Biat. A l’UIB, on nous fait en effet remarquer que «dans ce groupe, un temps tenue à distance par la Biat, notre banque vient de se détacher du peloton pour figurer en 2ème position en termes de marge d’intérêt et tient la première marche du podium en termes de ROE».

Commentant ces chiffres pour Africanmanager, Kamel Néji a indiqué que «les réalisations de 2015 confirment que l’UIB vient de franchir une nouvelle étape de sa transformation avec un résultat en nette progression de 13 %. En dépit d’un environnement économique peu porteur, l’UIB a fait montre d’une belle dynamique commerciale. L’UIB occupe désormais la 1ère place en termes de retour sur investissement, la 2ème en marges d’intérêt et la 4ème en PNB». Un beau palmarès qui semble avoir eu «un effet favorable sur le comportement du titre UIB », selon le premier responsable de la banque. Des résultats que la banque ne semble pas avoir volés. Selon le PDG de l’UIB, en effet, «en 2015 aussi, nous avons continué à progresser dans la mise en œuvre de notre programme de transformation et d’excellence opérationnelle. Nous avons ainsi démontré notre capacité à gagner en productivité commerciale, à poursuivre la réorganisation de notre réseau et à atteindre une meilleure efficacité des fonctions support et à optimiser les coûts des ressources».

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Dans cette opération de redressement de la banque, entamée depuis quelques années par Kamel Néji, peut-être faudra-t-il rendre hommage à l’implication de ses collaborateurs dans la banque.  Le management de l’UIB ne l’oublie pas qui fait remarquer que  «tout au long de la période 2008/2015, l’ensemble des collaborateurs se sont montrés à la hauteur des enjeux et des attentes et ont fait bouger les frontières de manière à ce que l’UIB ne soit plus désormais dans le radar de l’actualité pour ses difficultés passées». Une implication qui a d’ailleurs permis à la banque, en juillet 2015, d’être l’une des rares banques tunisiennes, certifiée MSI 20000 et de remporter le Prix de la 1ère banque dépositaire sur les marchés pré-émergents (Agent Banks in Frontier Markets-Tunisia) avec des scores supérieurs à la moyenne mondiale et de se voir décerner le Prix de la banque sous-dépositaire 2015 en Tunisie (World Best Sub-Custody Banks 2015), entre autres.

Désormais donc, l’UIB et son PDG qui reste les pieds sur terre, se tourne vers l’avenir. «Pour 2016, bien que dans un contexte qui demeure complexe et pour continuer à afficher les meilleures performances, l’UIB poursuivra son développement commercial, renforcera son Business-Mix au bénéfice des entreprises, mettra sur son marché une offre digitale, améliorera l’efficacité de ses processus, optimisera ses moyens et ses coûts». Vaste programme donc, bien que présenté à grands traits en attendant l’AG du 2 juin prochain.

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Alors que les bruits de couloirs refont surface à propos d’un improbable changement de l’actuel chef du gouvernement tunisien, son ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, jette un nouveau pavé dans la mare de ses détracteurs.

Kamel Ayadi, a en effet déclaré, mardi 17 mai 2016 que «la situation dans la fonction publique est alarmante », précisant que « la masse salariale du secteur public s’élève actuellement à 13 milliards de dinars contre 6,5 milliards de dinars en 2010» et que « 45% du budget de l’État sont réservés au  paiement des salaires du secteur public, alors que le rendement des salariés a fortement baissé ». On notera au passage que les salaires de la fonction publique ont ainsi carrément doublé en cinq ans.

Bien avant lui, la directrice générale du FMI avait averti le gouvernement tunisien que la charge salariale en Tunisie, 13 % du PIB, est l’une des plus lourdes au monde. En face, c’est une croissance économique, plus ou moins proche de zéro (0,8 % en 2015, pendant ces cinq dernières mêmes années où chef de gouvernement et chef de l’UGTT se congratulent de la hausse incessante des  salaires de la fonction publique.

«La composition de ce budget, qui est atteint d’une espèce de calcification, inquiète sérieusement. En effet 45% du budget sont consacrés aux salaires de la fonction publique, devenue pléthorique, et sur lesquels l’Etat n’aucune marge de manœuvre. 37% sont réservés au remboursement de la dette publique, à la couverture du déficit de la caisse de compensation et aux dépenses courantes de l’Etat. Là aussi l’Etat n’a aucune marge de manœuvre. Faites le compte il ne reste que 18% réservés pour le titre 2 du budget, c’est à dire le budget d’équipement qui signifie l’investissement public. Il faut noter par ailleurs que ce budget d’investissement, depuis 2011, n’est réalisé qu’à hauteur de 40% en moyenne chaque année. En outre, le budget est maintenant révisé chaque année par une loi de finances complémentaire. Autant dire que le budget a perdu sa qualité essentielle, celle d’être un outil de gestion de l’économie entre les mains de l’Etat», peut-on lire à ce sujet dans un post de l’économiste de renom Ezzeddine Saïdane sur les réseaux sociaux.

Mais le ministre Ayadi n’a pas dit que cela. On ne sait pas s’il en avait conscience, mais Kamel Ayadi a enfoncé le clou dans le dos de son patron qui ne cesse d’augmenter chaque année encore plus les recrutements publics.  Il a, ainsi, aussi précisé que 2 % du budget de l’Etat, c’est-à-dire 1,462 milliards DT, sont alloués en salaires à des fonctionnaires absents, pour une raison ou une autre. Rien que dans le secteur de la santé, et c’est le ministre lui-même qui l’affirmait ce mardi 17 mai 2016, ce sont 5.00 mille journées d’absence qui ont été enregistrées. Le chiffre deviendrait certainement astronomique, si on y ajoutait les journées de grèves, de sit-in et d’autres mouvements sociaux. Autant d’argent carrément jeté par les fenêtres, cela si on ne le considère pas comme de la dilapidation de deniers publics, surtout si on y ajoute les centaines de millions de dinars, dépensés en emplois fictifs pour les dits «ouvriers de chantiers» et les «travailleurs de l’environnement».

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La Tunisie s’apprête à s’enfoncer encore dans un endettement qui représentait déjà, en 2015, le taux de 54 % du PIB, pour essayer de combler un déficit budgétaire à 4,8 % (chiffre 2015 toujours). A fin février 2016, le solde général de sa balance de paiement était déficitaire de 1,441 milliard DT.

C’est pour tous ces résultats que le gouvernement tunisien, présidé par Habib Essid, a dépensé 13 milliards DT, cela, sans compter les salaires du reste des entreprises publiques, presque toutes déficitaires et lourdement endettées et certaines, comme la CPG (Compagnie  de phosphates de Gafsa) ont carrément arrêté de produire et d’exporter.

Des dépenses, rappelons-le, qui n’avaient aucune contrepartie, ni en productivité, ni en production, encore moins en croissance et qui ne produisent qu’une demande toujours croissante de demandes d’emplois uniquement dans une fonction publique déjà «over-bookée». Jamais un chef de gouvernement  tunisien n’aura dilapidé autant d’argent pour si peu de résultats. Habib Essid en a-t-il conscience ?

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Le ministère des Finances annonce le démarrage, à partir du 1er juin 2016, d’une opération pilote volontaire pour installer 300 caisses enregistreuses dans Les unités de consommation sur places soumises au régime réel: cafés, salons de thé, restaurons et restaurons touristiques. Les adhérents à cette opération bénéficieront de la gratuité des équipements.
Le ministère informe les unités qui désirent s’inscrire à cette opération qu’elles peuvent télécharger le formulaire d’adhésion sur le site web du ministère des finances www.finances.gov.tn et le remettre rempli aux bureaux de contrôle des impôts. la date limite du dépôt des demandes est fixée le 23 mai 2016.
Le ministère rappelle que cette opération s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 48 de la loi de finances 2016 qui encadre la gestion et le suivi des activités de consommation sur place soumises au régime réel.

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