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La Tunisie de l’après Ben Ali a vécu sous 3 présidents de la République, connu 7 Premiers ministres ou chefs de gouvernement qui ont composé 10 équipes ayant employé pas moins de 286 ministres, 195 secrétaires d’État et fait appel à 218 conseillers. Que sont devenus tous ces anciens responsables qui ont noirci les pages des journaux de leurs activités et des informations sur leurs réussites, leurs échecs, leurs bourdes ou leurs anecdotes que tout le monde épiait ? Où se cachent-ils après avoir envahi les plateaux de télévision et accaparé les micros des radios, publiques et privées ? Que font désormais ces anciens qui ont parfois défrayé la chronique ?

Petit nombre d’entre eux, comme ceux qui sont issus d’Ennahdha, font désormais de la politique un métier à temps plein. D’autres ont choisi de fructifier leurs expériences gouvernementales dans le domaine du consulting et ont même monté pour cela des cabinets. D’autres encore ont été vite aspirés par le secteur privé, attiré par leurs compétences et leur expérience.

  • Marzouk retourne à Orange, Mekki et Brahim en politique

Ancienne ministre du Tourisme, figurant à ce titre au classement des six premières femmes les plus influentes dans le monde arabe par Sayidati, Amel Karboul gère le think-tank du banquier d’affaires Kamel Lazaar (Swicorp), le «Maghreb Economic Forum (MEF)».

Ancien ministre, au titre de son appartenance politique au parti islamiste Ennahdha, aux postes de ministre des TIC puis de l’Energie et des Mines, Mongi Marzouk a repris en France sa carrière au sein d’Orange. Sur son profil LinkedIn, on lit qu’il est depuis octobre 2016 le vice-président VP du groupe Orange pour la gouvernance de l’énergie durable.

Issu lui aussi du parti islamique Ennahdha, où on lui prête l’image d’un faucon, Abdellatif Mekki, qui était ministre de la Santé de la Troïka, fait face à un mouvement de contestation appelé «révolution du bistouri». Réélu à l’ARP après avoir démissionné de l’ANC en 2012, il affirme se consacrer désormais à la politique et n’avoir d’autres ressources que sa prime ou son salaire de député.

Yassin Brahim préfère, lui aussi quoique d’un autre bord, se consacrer à la politique. Il s’occupe, depuis qu’il a décidé de ne pas rallier le GUN, d’Afek Tounes. Son bâton de pèlerin à la main, il fait du terrain pour élargir l’assise électorale de son parti en préparation des prochaines échéances électorales. Il a fait, de 2013 à 2014, du conseil pour son ancien employeur, mais s’investit désormais dans la création et le soutien des Start-up. «Une s’est déjà plantée et deux tiennent désormais la route, dont une s’oriente vers l’export», confie-t-il à Africanmanager. Ayant accumulé un petit patrimoine, dont une maison en location et le travail de sa femme ingénieur en soutien, il se donne jusqu’à 2019 pour voir venir.

  • Fehri à la Biat et Zakaria à la Sotugat

Noomane Fehri qui avait racheté en 2011 le cabinet de conseil en technologies MKC à son propriétaire, Mondher Khanfir, qui en a d’ailleurs créé un autre (Colombus Consulting) à côté du fond d’amorçage «Capitalis» qu’il gère, a intégré le groupe Biat pour se fondre dans sa Fondation où il s’occupe de l’incubateur de cette banque du groupe Mabrouk.

Après avoir été pendant un temps au conseil d’administration de son groupe de capital-investissement, Tunisie Leasing et ministre de l’Industrie et de la Technologie, en 2011, dans le gouvernement de Béji Caïd Essebssi, Abdelaziz Rassaa est depuis quelque temps ambassadeur à Paris. Un bon petit parachute doré que lui offre son premier patron de l’après Ben Ali. Son ancien chef de cabinet, dans le gouvernement Habib Essid avant d’être lui-même ministre de l’industrie du même gouvernement Essid, Zakaria Hamad est actuellement DGA de la société qui gère le gazoduc algérien qui traverse la Tunisie pour l’Italie, la Sotugat.

  • Retour aux sources, de Cheikhrouhou, d’Abdelkefi et de Zribi

Ancienne ministre des Finances du gouvernement de Youssef Chahed, Lamia Zribi a atterri à la tête du Conseil national de la statistique. Un poste avec rang de Secrétaire d’Etat au sein d’une institution sous tutelle du ministère du Développement économique que chapote Zied Laadhari.

L’ex-ministre du Développement et ministre des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, réintègre le groupe familial «Integra Partners» et retrouve ses bureaux de Tunisie valeur, qui n’ont même pas été occupés lorsqu’il était ministre, après avoir démissionné et gagné l’affaire qui a été derrière sa démission du gouvernement de Youssef Chahed.

Ancienne ministre de l’Energie dans le gouvernement Chahed, Héla Cheikhrouhou préfère ne pas rempiler dans le GUN 2 et le fait savoir au chef du gouvernement tunisien. Nous rapportions au début de septembre qu’elle avait reçu des propositions à l’international. Cela se confirme. Celle qui a été la 1ère directrice exécutive du Green Climat Found, après avoir été Directrice du Département de l’Energie, Environnement et Changement Climatique à la Banque Africaine de Développement (BAD), où elle avait mis en place une série d’investissements de la BAD dans les énergies renouvelables et assuré des montages financiers et des partenariats publics privés dans ce domaine rejoint les USA pour un nouveau poste dans une grande institution internationale.

  • La compétence, comme l’argent, n’a pas d’odeur

Nabil Chettaoui, ancien PDG de Tunisair et ancien DG de l’aviation civile au ministère du Transport, avait été engagé par le groupe Délice Danone de Hamdi Meddeb. L’ancien ministre du Tourisme Khélil Lajimi a été repris par le groupe des frères Bayahi qui lui ont confié la présidence du conseil d’administration de leur société «Procan» (emballage métallique) et l’administration déléguée de «Sicam », une société exerçant dans la conserverie alimentaire, sans oublier le comité exécutif du groupe Bayahi.

Grande compétence aussi et ancien Conseiller économique du même gouvernement Essid, après avoir occupé le poste de PDG de la Steg, Ridha Ben Mosbah a été vite récupéré par le groupe Ben Yedder où il dirige depuis peu la société «Parenin», qui est le concessionnaire de la marque «Caterpillar» en Tunisie. Bien avant lui, le groupe Ben Yedder avait déjà su récupérer une autre compétence en la personne de Slim Chaker, qui y avait occupé et dirigé le pôle santé après avoir quitté le 1er gouvernement de Béji Caïed Essebssi en juillet 2011. BCE le reprendra à ses côtés à sa sortie du ministère des Finances à la venue du GUN (Gouvernement d’Union nationale) et l’injecte de nouveau dans le GUN.

Chiheb Ben Ahmed, ex-ministre du Transport de Mehdi Jomaa, a été récupéré par le géant de l’agroalimentaire et de l’industrie Poulina Group Holding (PGH), à la direction générale en charge de plusieurs filières. Un groupe de plus de 100, dirigé par Abdelwaheb Ben Ayed.

Autre très grande compétence et «clubiste» dans les tripes, Nouri Jouini a longtemps refusé différentes responsabilités dans la Tunisie de l’après révolution, bien qu’il ait été un des conseillers, dans l’ombre, de BCE à La Kasbah ; il est actuellement vice-président de la Banque islamique de développement (BID) basée en Arabie Saoudite.

Autre ancien ministre, lui aussi, mais du 1er gouvernement de l’après Ben Ali, Béchir Zaafouri a réintégré le groupe Monoprix. Il y était directeur technique, il s’y retrouve Secrétaire Général. De la même période, Jamel Gamra, qui avait occupé le poste de PDG de la CTN et celui de ministre du Tourisme, est installé à l’université de Sherbrooke au Québec pour y suivre des cours de doctorat.

  • Ceux qui vendent leur expertise

Pionnier du Bureau de la Mise à Niveau du ministère de l’Industrie d’un autre temps, Slim Tlatli qui a aussi été ministre du Tourisme, après un passage au ministère de l’Emploi en 2008, reste actif dans la consultance. Patente en main, cet ancien haut fonctionnaire qui se remet à la politique avec «Machroua Tounes», travaille en Freelance avec de hautes institutions internationales comme le PNUD, l’ONUDI ou le GIZ, qui est l’organisme de coopération allemande.

Bien avant elle au département des Finances, Hakim Hammouda a reçu plusieurs offres d’institutions multilatérales, comme la BAD. Il a cependant préféré rester indépendant, pour commencer une activité de conseil auprès d’institutions, financières et bancaires internationales, à travers son cabinet «Stratégia». L’ancien ministre reste tout de même dans le débat public, avec des analyses et un positionnement qui font de lui la coqueluche des médias de la place. Ancien cinéaste amateur, Hammouda n’en oublie pas ses préférences culturelles et s’y implique.

Moins connu car toujours plongé dans son travail, cet ancien ministre des TIC de 2007 à 2010, Haj Glï. Né à El Guettar à Gafsa, il est passé par l’institut international d’administration publique de Paris avant de faire les beaux jours de La Poste. La Tunisie lui doit notamment la préparation et la conduite de la restructuration du secteur des communications. On lui doit aussi la supervision des programmes d’investissement pour la modernisation de son infrastructure. Bosseur et intègre, Haj travaille actuellement dans la consultation dans plus d’un pays africain.

Cela confirme, si besoin est, que ceux qui ont travaillé pour l’ancienne Tunisie étaient des compétences avérées. Ils étaient courus pour leurs compétences et le restent toujours, puisqu’ils sont toujours dans le circuit, mais dans le privé et non dans le public qui n’a pas su les attirer et encore moins leur prouver qu’ils étaient d’abord au service d’un Etat et non d’une personne.

Né dans une famille de l’ancienne bourgeoisie tunisoise composée de propriétaires terriens et fondée par Ahmed Chelbi qui était fonctionnaire à la cour beylicale, il est arrière-petit-fils du grand savant religieux Salem Bouhageb du côté maternel. Afif Chelbi est aussi une grande compétence, mais qui a enfin été récupéré par la Nouvelle Tunisie, tout comme l’actuel ministre des Finances, Ridha Chalghoum. Issue de l’École centrale Paris, Chelbi travaille d’abord à l’API avant d’être directeur de la maîtrise de la technologie et des mutations industrielles au ministère de l’Économie nationale, DG du Cetex avant de prendre la tête en 2001 de la banque d’affaires International Maghreb Merchant Bank (IM Bank). Ministre de l’Energie en 2004 et ministre de l’Industrie en 2010, il est reconduit dans le 1er gouvernement de Mohamed Ghannouchi dont il démissionnera par la suite. Il vient tout récemment de prendre la tête du conseil des analyses économiques, qui est une sorte de Think-Tank du chef du gouvernement.

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Demain jeudi 5 janvier devrait se tenir à la Kasbah, en principe, un CIM sur le thème des Médias publics. Un secteur dont le fardeau devient lourd, tant en nombre qu’en responsabilité sociale et même politique. En effet, côté TV, l’Etat tunisien en possède, deux télévisions (Wataniya 1 et 2), quatre radios (La Nationale, radio Jeune, Radio culture, Panorama et RTCI) sans oublier les 5 radios régionales, et deux journaux écrits (La Presse et Assahafa) de manière directe. Mais l’Etat tunisien a aussi mis la main, par le biais de la confiscation, sur deux radios (Zitouna et Shems Fm) et deux journaux papier (Assabah et Le Temps).
De fait et par le nombre, l’Etat tunisien contrôle deux télévisions, 18 radios et 3 journaux dans un paysage média national qui compte en outre une dizaine de radios privées et 6 chaînes télévisées. L’Etat tunisien semble être en situation de domination, mais semble peu s’en soucier, d’autant qu’il n’arrive pas à définir une stratégie claire par rapport à ce grand nombre d’entreprises publiques, un peu spéciales, dont il ne sait plus quoi faire.

⦁ Des médias en situation de concubinage avec l’Etat

En effet, les gérer directement mettrait le gouvernement dans la délicate position de l’ingérence dans les lignes éditoriales de ces organes de presse, qui crieraient alors à l’indépendance des médias. C’est pourtant le budget de l’Etat qui finance deux chaînes de télévision et 9 radios publiques.
La redevance audiovisuelle, récoltée à travers la Steg (Société tunisienne d’électricité et du gaz), y participe sans arriver à couvrir tous les coûts des médias publics, surpeuplés, irrespectueux des règles de la fonction publique et dont 95 % du budget va à la masse salariale des 17 médias publics (radios et TV détenues directement par l’Etat). Des médias publics, désertés par le gouvernement dont les ministres préfèrent s’exprimer, sur instructions des bureaux de presse successifs de toutes les équipes de l’après révolution, sur les ondes et les plateaux des privés.
Des gouvernements qui les accusent même, sous cape, de ne pas être «des nôtres» et de ne pas «nous aider», comme nous l’a confié officieusement une source à La Kasbah. Des gouvernements qui ont toujours nommé les premiers responsables de ces médias, sans pour autant même les inviter lors des différentes rencontres informelles de l’exécutif avec les médias de la place.

⦁ Des privées, déficitaires et invendables, par peur ou manque de volonté

Des médias publics, financés par l’argent du contribuable et délaissés, libres mais abandonnés comme des enfants naturels. Des médias, soit déficitaires comme les «Wataniya», soit équilibrés sur le fil du rasoir comme les radios dont la situation a fait l’objet d’une lettre confidentielle de la HAICA au chef du gouvernement, qui sont obligées de recourir au crédit bancaire pour faire face à leurs charges, soit encore administrativement et socialement problématiques comme chez La Presse, qui perd d’énormes parts de marché en matière de publicité.

Côté médias confisqués, s’en débarrasser, c’est d’abord devoir trouver le meilleur moyen de vendre des organes de presse devenus invendables après six ans de difficultés financières, de tout l’Etat et de son budget qui ne peut plus accorder des subventions, d’autant que les médias confisquées restent encore dans une situation de concubinage, ni fonction publique, ni secteur privé. Des médias déficitaires, comme le cas de «Dar Assabah» où les deux syndicats (UGTT et journalistes) demandent la privatisation, face à un gouvernement qui ne sait pas s’il doit restructurer avant ou vendre à vil prix actifs et passifs confondus et qui hésite même à céder, sans avoir la volonté de sauver cet important groupe de presse. Déficitaire aussi et s’y enfonce avec les charges de son siège et le million DT de charges salariales, la radio Shems devenue un véritable tremplin politique, au moins pour deux de ses anciens administrateurs. Une radio qui perd du terrain et où l’Etat est toujours en procès avec le propriétaire de sa licence. On ne parlera pas de Zitouna, première radio religieuse, 2ème en taux d’audience, un temps rattachée au secteur public, mais toujours lorgnée par des parties extérieures qui retardent toute décision à son propos.

⦁ Que fera Chahed, ou plutôt ses conseillers ?

Des médias donc dans une situation des moins enviables où le seul souci du gouvernement semble désormais être celui des nominations dans une procédure où les pressions, le copinage et la surenchère l’emportent sur la compétence et l’audit des résultats. Une manière de redistribuer les dividendes de la révolution dans un jeu de chaises musicales et de partage du gâteau !

A La Kasbah, le DG des radios a été viré comme un malpropre et en public, par le chargé de communication, lorsque le premier se prononce contre une proposition de distribuer la redevance audiovisuelle entre médias publics et privés. A l’avenue de la liberté, c’est le bal des préposés à tel ou tel poste sans souci de déstabiliser toute une institution. Au Hilton, les bruits d’une nouvelle nomination qui l’emportent sur le bruit des machines de production. Au Lac, ce sont des commérages sur un des candidats qui aurait refusé le poste de président du conseil pour des raisons matérielles. A la rue Garibaldi, c’est encore des bruits sur un départ ou un transfert et le remue-ménage d’une pétition sans aucun souci des véritables problèmes d’une des institutions du monde de la presse en Tunisie.
A l’heure où se déroule, ou se prépare, ce fameux CIM, 3 personnes semblent être les véritables dépositaires de l’avenir des médias tunisiens, devant un chef de gouvernement qui semble, selon nos informations, rester amorphe devant cette situation où le concubinage (ni public, ni privé et les deux à la fois) le dispute à la mauvaise gestion (taxe audiovisuelle à redistribuer, dettes et pertes d’argent, face à l’inertie et le manque de volonté pour trancher). Seuls transparaissent les marchandages et c’est dommage. Mais bon, la plus belle des filles ne peut donner que ce qu’elle a. Et dans ce cas rien, lorsqu’on ne connait des médias, au premier degré, que le micro et la caméra du ‘4ème pouvoir’ et rien des coulisses !

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Le secrétaire général du Mouvement du Peuple

Le secrétaire général du mouvement Echaab, Zouheir Maghzaoui, a estimé que le gouvernement de Youssef Chahed n’a aucun programme concret de lutte contre la corruption.
Il a dit craindre que certaines ” interventions isolées ” ne soient que des ” tentatives fantaisistes ” ciblant ” les petits corrompus ” pour couvrir les ” les grosses pointures ” de la corruption, a-t-il déclaré à l’agence TAP.
Maghzaoui s’exprimait au cours d’un entretien, mené par l’agence TAP dans le cadre d’une série d’interviews avec les présidents et dirigeants des partis signataires du Document de Carthage. Ces entretiens sont axés sur les priorités du gouvernement.
Le secrétaire général du mouvement Echaab a, d’autre part, relevé que les récentes nominations dans le corps des gouverneurs et délégués et les dernières désignations des directeurs ” semblent confirmer que la politique de quotas partisans et d’allégeance se poursuit “.
” Deux mois après la prise de fonction du changement, rien n’a changé “, a-t-il regretté.
Revenant sur la corruption, Maghzaoui a déclaré que ” le gouvernement n’a pas réussi à ouvrir les dossiers de la corruption. ” Il y a, dans l’appareil d’Etat, certaines personnes qui protègent la corruption et les corrompus “, a-t-il estimé.
Selon lui, il y a ” interférence du politique et de l’économique “. C’est ce qui explique, a-t-il dit, que des hommes d’affaires financent les campagnes électorales des partis et des hommes politiques.
Il a jugé que le dossier de la lutte contre la corruption ne doit pas être ” un sujet de surenchères “, ni ” un slogan creux ” ; il faut hâter l’examen des dossiers soumis au pôle judiciaire, a-t-il dit.
Evoquant, par ailleurs, le projet de loi de finances 2017, Maghzaoui a indiqué que ce dernier est en contradiction avec les points contenus dans le Document de Carthage.
Le mouvement Echaab et plusieurs parties actives sur la scène politique avaient présenté, au gouvernement Chahed, des alternatives au projet de loi de finances concernant l’évasion fiscale et les majorations salariales, a-t-il indiqué.
Maghzaoui a, dans ce sens, appelé la présidence du gouvernement et la présidence de la République à reprendre le dialogue pour apaiser les tensions qui agitent les différentes catégories sociales, notamment celles à faible revenu qui, a-t-il dit, n’ont perçu aucune amélioration de leur situation depuis la révolution.
Concernant la lutte contre le terrorisme, Maghzaoui a indiqué qu’il faudrait une stratégie globale et à long terme pour combattre ce fléau, insistant sur l’impératif d’une coordination entre la Tunisie et les pays arabes, dont l’Algérie, la Libye, la Syrie et l’Egypte.
Le secrétaire général du mouvement Echaab a, en outre, qualifié de ” faible ” et ” non-structuré ” le système des renseignements tunisiens.
Il y a, aujourd’hui, de nouvelles formes de dangers qui menacent la Tunisie, en particulier après les frappes qui ont ciblé l’organisation terroriste Daech en Irak et en Syrie. Selon lui, ces groupes pourraient fuir le Moyen-Orient pour rallier la Libye et planifier, depuis ce pays, des attentats terroristes.
Il a, dans ce contexte, souligné l’importance de revoir les méthodes d’action face aux ” pépinières du terrorisme ” que constituent les quartiers populaires, régions marginalisées et zones frontalières.

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Dans un enregistrement sonore relayé par les réseaux sociaux

Issam Chebbi, dirigeant et porte-parole du Parti Républicain (Al-Joumhouri), a estimé que le gouvernement Chahed ne s’est pas encore attaqué au dossier de la lutte contre la corruption étant donné qu’il est préoccupé, actuellement, par la préparation du projet de loi de finances 2017.
Selon lui, ” traiter sérieusement le dossier de la lutte contre la corruption exige l’adoption d’une politique de transparence totale et la révélation de toute la vérité sur les barons de la corruption : ceux qui se trouvent à l’intérieur des appareils de l’Etat et des partis politiques ou qui sont actifs ” hors des circuits officiels ” dans le but de les traduire en justice.
Dans une déclaration à l’agence TAP axé sur les priorités du gouvernement Chahed, Issam Chebbi a indiqué que l’Etat qui a déjà révélé les chiffres relatifs au volume du déficit commercial, du taux d’endettement et des équilibres financiers publics, devrait également présenter, à l’opinion publique, l’état des lieux de la corruption en Tunisie.
Pour lui, ” tous les secteurs sont touchés par la corruption “, y compris ” les instances menant des activités dans le domaine de la magistrature ” qui, normalement, a-t-il dit ” devraient être les garants des droits “.
Après avoir noté que, selon les rapports des organismes onusiens spécialisés, la révélation des dossiers de corruption rapporterait deux points au taux de croissance de la Tunisie, Issam Chebbi a rappelé que la Banque centrale avait publié, en 2003, une liste de 135 hommes d’affaires ayant bénéficié de crédits d’une valeur de 6000 MD.
Il a, dans ce sens, appelé le gouvernement à poursuive en justice les bénéficiaires et à recouvrir ces fonds publics ” octroyés sans garantie aucune et qui n’ont pas été encore restitués “.
Au sujet du dossier des biens confisqués, Issam Chebbi a déclaré qu’ ” il est grand temps de mettre un terme à la dégradation de ces biens, dont la valeur est estimée à 700 MD, selon les experts “.
Pour lui, il faut soit procéder à leur vente pour renflouer les caisses de l’Etat, soit revoir la méthode de gestion de ces biens afin qu’elle soit plus moderne et plus efficace.
Il a, par ailleurs, indiqué que le parti républicain à l’instar des partis signataires du ” Document de Carthage ” a sa propre vision sur la mise en œuvre des priorités du gouvernement, que ce soit au sujet de la lutte contre la corruption ou de la lutte contre le terrorisme.
” Nous nous emploierons à présenter nos approches au cours des réunions de coordination et concertation entre le gouvernement et les partis politiques “, a-t-il dit.
Concernant la lutte contre le terrorisme, Issam Chebbi a déclaré que l’Etat est appelé à continuer à soutenir les institutions militaire et sécuritaire en promulguant des lois protégeant les agents et leurs familles et garantissant les droits des martyrs de ces institutions.
Il a, dans ce contexte, proposé l’adoption d’une stratégie globale pour lutter contre ce fléau et l’organisation, dans les plus brefs délais, d’une conférence nationale au cours de laquelle seront définis les axes de cette stratégie avec la participation de toutes les parties.
Cette conférence, a-t-il dit, devrait réunir les différentes parties gouvernementales (éducation, culture, médias) et non gouvernementales (la société civile, les partis, les syndicats…)

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Le gouvernement d’union nationale “créditée d’une détermination politique n’a d’autre choix que la lutte contre la corruption, d’autant que des parties officielles parlent désormais d’un Etat mafieux et des lobbies de corruption”, a souligné le président du bureau politique du parti Nahdha.
Dans une interview accordée jeudi à l’agence TAP, le responsable du parti Ennahdha, membre du gouvernement d’union nationale, a précisé que son parti “est engagé à mettre en œuvre le programme du gouvernement par le biais de ses ministres et son groupe parlementaire et à travers ses recommandations et incitatives politiques et législatives”.
Arbaoui a estimé que “la lutte contre la corruption exige inéluctablement une justice efficiente, un puissant système sécuritaire efficace”. Il a mis l’accent à ce propos sur la l’importance d’une “reforme du système judiciaire qui souffre d’un manque de magistrats face à une surcharge des affaires judiciaires, outre l’exécution des jugements judiciaires, la protection de juges et des dénonciateurs de la corruption”.
“Le dossier de la lutte contre la corruption n’est pas nouveau pour Ennahdha qui a soumis dès le gouvernement de la Troika des centaines d’affaires à la justice, dont des dossiers de corruption financière, des vols et des abus de pouvoir”, a-t-il rappelé.
Arbaoui a qualifié la corruption de “phénomène enraciné et complexe qui gangrène l’Etat”, soulignant la nécessité de la traiter grâce à la détermination du gouvernement d’union nationale tout en “réactivant le rôle des instances chargées du dossier, adoptant des législations appropriée et soutenant l’indépendance et la primauté de l’appareil judicaire”.
“Le citoyen doit aujourd’hui percevoir réellement la Chappe de plomb s’abattant sur les grosses têtes et les têtes moins importantes impliquées dans la corruption qui peut se traduire par des mesures réelles, dont la gouvernance, la numérisation de l’administration et la transparence des transactions au sein des entreprises et des institutions”, a-t-il ajouté.
Pour le président du bureau politique du parti Nahdha “le rendement du gouvernement d’union nationale et la mise en œuvre de ses priorités font l’objet de suivi de ses partisans et opposants”.
Arbaoui a précisé que “par tradition politique et parlementaire dans plusieurs pays développés, l’évaluation du rendement du gouvernement après 100 jours de grâce et le contrôle par le biais du parlement sont des mécanismes permettant au régime politique de superviser l’action du gouvernement”.
Au sujet de l’engagement du gouvernement d’union nationale à poursuivre la lutte contre le terrorisme, Arbaoui a estimé que “les autorités sécuritaires et militaires ont remporté des succès importants”, renouvelant sa confiance aux appareils de l’Etat “pour l’éradication de ce fléau étranger à la société tunisienne”.
Commentant l’affirmation du chef du gouvernement selon laquelle “la lutte contre la corruption est plus difficile que celle contre le terrorisme, Arbaoui a estimé qu’on “perçoit ses effets sur l’Etat et la société sans la situer alors que les foyers du terrorisme sont repérables même si ses retombées sont dommageables pour les forces de sécurité et de l’armée ainsi qu’au niveau des pertes humaines”.
Relevant que la réussite de la lutte contre la terrorisme nécessite la mobilisation des mêmes appareils pour la lutte contre la corruption, à savoir les appareils sécuritaires et judiciaires, Arbaoui a souligné que le parti Ennahdha a souffert du terrorisme à deux reprises, attesté notamment avec la chute du gouvernement de la Troika, mais reste “plus soucieuse que quiconque de connaître la vérité sur les assassinats politiques et dévoiler le mystère sur ces dossiers”.
Sur le volet de la propreté et de l’environnement, placée comme une des priorités de l’action du gouvernement Chahed, Arbaoui a estimé que “les entraves à l’adoption du projet de loi électorale et la date du déroulement des élections municipales sont dues “aux craintes des principales figures politiques de voir le parti Ennahdha remporter la victoire”.
“On aurait du organiser les élections dès 2012 après l’élection de l’assemblée constitutionnelle mais elles ont été reportées pour les mêmes considérations électoralistes”, a-t-il déploré.
Pour le responsable du parti Ennahdha, “le débat sur le vote des membres des forces de sécurité et de l’armée n’est qu’un prétexte pour empêcher l’organisation du scrutin alors que les problèmes des délégations spéciales (les comités provisoires d’expédition des affaires municipales) s’accumulent chaque jour et pèsent sur la vie des Tunisiens”.
Il a appelé à cet égard à “réactiver l’article 7 de la constitution sur les élections municipales et régionales loin des calculs étroit des partis”.
Interrogé sur le renouvellement des structures de son parti et le maintien de Rached Ghannouchi à la tête du mouvement, Arbaoui a précisé qu’il existe une unanimité lors du congrès du parti pour réélire son leader, “une personnalité emblématique nationale qui a joué un important rôle pour parvenir au consensus au plan régional et international”.
“Le renouvellement au sein du mouvement est mené par son président malgré les divergences de positions au sein du parti”, a-t-il affirmé.

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Si ces informations se vérifiaient et parvienaient à être concrétisées, il serait juste de dire que le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, se serait enfin mis à appliquer la loi, à restaurer et instaurer l’autorité de l’Etat. Cela lui demandera certainement du temps, tant les procédures judiciaires seront longues et tant le risque d’un retour de bâton sera grand pour tout son gouvernement.

La première des informations a été rapportée par le FTDES (Forum tunisien des droits économiques et sociaux). Dans un communiqué, rendu public ce lundi 10 octobre 2016, le Forum dit que 9 individus devraient comparaître mercredi prochain devant le tribunal de première instance de Kasserine pour répondre de l’accusation d’entrave à la liberté de travail. L’accusation, toujours selon le communiqué qui stigmatise ce procès, fait suite à un Sit-in organisé le 3 avril 2013, par un ensemble de dits ouvriers des chantiers, des bénéficiaires de l’instrument 16 et des employés de l’hôpital de la localité de Majel Bel Abbess. Le même communiqué évoque aussi des convocations pour enquêtes judiciaires sur d’autres individus des villes de Meknassi, de Menzel Bouzaïane, de Tozeur, de Kasserine, de Sbeïtla et d’El Ayoun.

Si ces informations se vérifiaient, ce serait ainsi les premières actions de justice du genre qui seraient tentées pour faire prévaloir la liberté de travail, lutter contre les Sit-In qui entravent le déroulement d’un grand nombre de projets, économiques, d’infrastructure, publics et privés et qui ont été derrière le départ de nombre d’investisseurs étrangers de Tunisie vers des pays où les mouvements sociaux sont mieux régulés.

Une autre information qui pourrait signifier que le gouvernement de Youssef Chahed se rebifferait et exprimerait une réelle volonté de hausser le ton envers les «nouveaux Trabelsi», ces individus qui s’emparent des propriétés de l’Etat et les exploitent à des fins purement personnelles et matérielles sous couvert d’installation d’un nouveau schéma de développement, est rapportée ce lundi 10 octobre 2016 par un communiqué du ministère des domaines de l’Etat.

Réagissant en effet à la vente, publique et en présence de députés et de représentants d’au moins trois partis politiques (Ennahdha, le Front Populaire, le Parti de la bicyclette) qui applaudissaient le vol des récoltes de dattes de palmerais étatiques pour plus de 1,7 MDT, le ministère hausse en effet le ton. Le ministère, tenu par l’avocat Mabrouk Kechride, et qui considère ce qui s’est passé aux palmeraies de Jemna «nul et non avenu», affirme en effet sa détermination à «protéger les propriétés de l’Etat et à engager les poursuites civiles, pénales et administratives prévues par la loi pour poursuivre tous ceux qui ont exploité indument les biens publics par la vente ou par l’achat».

Reste cependant à savoir si tout cela n’est pas un simple bavardage, des menaces sans suite et une simple manœuvre politicienne qui n’aurait d’autre objectif que de calmer les esprits de ceux qui rappellent au chef du gouvernement son engagement à respecter la loi et restaurer l’autorité de l’Etat, engagement qui avait été la cause de sa venue au pouvoir.

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Le secrétaire général du mouvement Echaab, Zouheir Maghzaoui a estimé que la réussite du gouvernement Youssef Chahed est liée à la prise de mesures audacieuses pour résoudre les problèmes que connaît le pays.
Président le congrès régional du parti à Sidi Bouzid en présence des membres du bureau politique, de sympathisants et de représentants d’autres partis, Maghzaoui a souligné que la formation du gouvernement d’union nationale a coïncidé avec des événements particuliers que le pays a vécus dont l’opération terroriste de Jebel Samama, le grave accident de la route de Khamouda et les protestations des habitants de Fernana.
La négligence de plusieurs questions sociales a entraîné l’aggravation du chômage et la multiplication des mouvements de protestation, a-t-il dit.
Pour surmonter ces difficultés, Maghzaoui a appelé toutes les parties à faire des concessions pour sauver le pays à travers, notamment, la mise en œuvre des décisions prises lors des conseils ministériels tenus sous la présidence du chef du gouvernement sortant, Habib Essid dans les régions, le lancement d’une réforme fiscale et l’aplanissement des difficultés qui entravent la réalisation de plusieurs projet en suspens.
Il a, en outre, appelé à trouver un consensus autour du projet de loi sur les élections municipales, un projet qui, a-t-il dit, jette les fondements d’une nouvelle étape dans l’histoire du pays, celle de la gouvernance locale.

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Le gouvernement de Youssef Chahed réunit toutes les conditions de succès notamment dans les domaines économique, social et de développent a affirmé, dimanche, le président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi.
” Le succès du nouveau gouvernement ne manquera pas de dénouer la crise qui secoue le pays et de redonner de l’espoir aux Tunisiens “, a-t-il ajouté, à Sfax lors d’une conférence de presse organisée au bureau régional du parti, peu avant sa réunion avec les bases du mouvement.
Ghannouchi a appelé le gouvernement de Youssef Chahed à œuvrer à l’amélioration de la situation sociale et économique des Tunisiens, jusque- là, dégradée en raison a-t-il expliqué de la baisse de la valeur travail, de la fuite fiscale et de l’endettement.
” Si cette situation perdure, la politique d’austérité, le gel de recrutement et des majorations salariales seront envisageables “, a a-t-il prévenu.
Selon le président du mouvement Ennahdha, le nouveau gouvernement est capable de stimuler le développement dans les régions, d’appliquer les mesures de discriminations positives inscrites dans la Constitution au profit de 14 gouvernorats, de prendre des mesures visant l’impulsion du secteur privé, l’encouragement de l’initiative privée et la lutte contre la corruption.
” Le soutien gouvernement Chahed est tributaire de l’application des dispositions du Document de Carthage qui définit les priorités de son cabinet, ” a-t-il dit.
Au cours de sa visite à Sfax, le président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi devra rencontrer les bases du parti, des hommes d’affaires et des cadres de la région.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

Le gouvernement Chahed doit chercher des solutions alternatives à la politique d’austérité pour sauver la Tunisie d’une situation économique difficile, a déclaré le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) Hassine Abassi.
Dans une déclaration à l’agence TAP, mardi, en marge de la réunion de la commission administrative organisée à Hammamet, Abassi a rappelé que le chef du gouvernement Youssef Chahed est revenu sur ses déclarations relatives à la politique d’austérité impliquant le licenciement de plusieurs fonctionnaires et la cession d’établissements publics.
Le responsable syndical, a, en ce sens, révélé qu’une réunion est prévue, demain mercredi, avec Youssef Chahed pour connaître la position du gouvernement sur ces questions.
Dans un autre contexte, Abassi a fait savoir que la réunion de commission administrative a examiné les projets de motion dans le cadre des préparatifs du prochain congrès de l’UGTT prévu au mois de janvier 2017.
La commission s’est penchée sur l’examen de la situation économique et sociale du pays ainsi que sur la suspension des négociations dans le secteur privé.
A ce sujet, Abassi a fait savoir qu’un accord a été trouvé pour inviter les parties sociales et le gouvernement à mettre fin au “piétinement” des négociations.

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Le nouveau gouvernement de Youssef Chahed a reçu de l’ancien cabinet de Habib Essid le dossier de passation lors d’une cérémonie organisée lundi à Dar Dhiafa à Carthage.
Ce dossier comporte des documents portant sur l’action du gouvernement précédent, ses principales activités, les engagements pris et les accords signés avec les partenaires sociaux.
Le document de 253 pages se trouve sur le lien suivant : (passation2016.alkasbah.gov.tn).
On y lit dans le préambule, que ” la concrétisation de la pérennité de l’Etat, en particulier dans un contexte de transition démocratique et de l’édification de la deuxième République; passe par la mise en place de traditions non seulement à travers une alternance pacifique du pouvoir mais aussi en dressant le bilan de son expérience et de ses actions au service du pays et des citoyens”.

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Sofien Toubel

Le groupe parlementaire de Nidaa Tounès annoncera sa position définitive sur la composition du nouveau cabinet ministériel à la fin de l’examen en cours des réserves et des concertations entre le chef du gouvernement désigné Youssef Chahed et les partis et organisations nationales.
Dans une déclaration à l’Agence TAP, le président du groupe parlementaire de Nidaa Tounès, Sofiene Toubel, a assuré que Youssef Chahed a interagi positivement avec les réserves formulées par la délégation du parti.
Et d’ajouter que le chef du gouvernement désigné a promis de considérer tous les points avancés par la délégation et assuré qu’il est possible que certaines propositions soient retenues.
Youssef Chahed, a encore indiqué le président du groupe parlementaire de Nidaa Tounès, informera le parti de ses décisions, à la lumière desquelles, le parti tranchera sa position.
Sofiène Toubal a qualifié de “positive” son entrevue, lundi soir, en compagnie de membres du bloc parlementaire du parti, avec Youssef Chahed, assurant qu’il n’y aura aucune démission du bloc en raison de la composition du gouvernement.
“Nous avons fait état de nos principales réserves qui ont trouvé un écho positif”, a déclaré Toubal au terme d’une réunion prolongée avec Youssef Chahed.
Il a démenti les informations faisant état de démissions du groupe parlementaire de Nidaa Tounès après l’annonce par Youssef Chahed de la composition de son gouvernement. “On n’a enregistré aucune démission jusqu’à présent et il n’y aura pas de démissions du bloc”, a-t-il dit.
L’instance constitutive de Nidaa Tounes a salué, lundi, dans une déclaration, l’initiative présidentielle relative à la formation d’un gouvernement d’union nationale, notant avoir pris acte avec satisfaction de l’efficacité des concertations menées par Youssef Chahed pour la formation d’un gouvernement associant femmes, jeunesse et compétences.
Le parti appelle l’Assemblée des représentants du peuple, les organisations nationales et la société civile à soutenir le chef du gouvernement désigné afin de répondre aux attentes des Tunisiens.

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Le porte-parole du Front populaire Hamma Hammami a affirmé lundi que le groupe parlementaire du Front votera contre le gouvernement de Youssef Chahed qu’il qualifie de “gouvernement de quotas politique représentant Nidaa Tounes et Ennahdha”.
“La composition du nouveau cabinet a été agrémentée par certaines figures politiques et syndicales”, a-t-il déclaré au cours d’un point de presse tenu au siège du Front à l’issue d’une réunion de son conseil central.
Au vu de sa composition, le nouveau cabinet ministériel sera un prolongement du gouvernement Essid et sera soumis au lobbying local et aux diktats des institutions financières internationales qui sont de nature à aggraver la crise financière et sociale dans le pays, a estimé Hamma Hammami.
Et d’ajouter que la composition du gouvernement annoncé “dévoile en grande partie un cabinet de complaisance dans lequel plusieurs ministres n’ont aucun lien avec les dossiers à traiter”, relevant “un conflit d’intérêt” concernant plusieurs noms proposés dans le nouveau gouvernement entre leurs responsabilités et les ministères qui leur ont été confiés.
Il a cité en exemple le portefeuille de l’investissement et de la coopération internationale confié à une personne “liée aux institutions financières”, s’interrogeant également sur la relation du secrétaire général d’Ennahdha Zied Ladhari avec le secteur du commerce et de l’industrie. Certains secrétaires d’Etat proposés ont des liens étroits avec les gendres du président déchu, a-t-il encore avancé.
“Dire que les jeunes et les femmes sont représentés dans le nouveau cabinet est un leurre. Ce ne sont que d’anciens rcdistes sans aucune compétence et dont certains font l’objet de soupçons de corruption”, a-t-il laissé entendre.
Le nouveau cabinet n’est pas un gouvernement d’union nationale. Il ne va pas appliquer une politique d’austérité, ni lutter contre la corruption et le terrorisme, a soutenu Hamma Hammami, relevant le fait que dix ministres dans le cabinet Essid ont été maintenus. Le peuple tunisien aura à évaluer son rendement dans le traitement des dossiers sensibles notamment les questions de pénurie d’eau, la corruption, l’évasion fiscale, les martyrs et les assassinats, a-t-il dit.
Les partis de l’opposition qui ont accepté de rejoindre le gouvernement Chahed ne comptent plus parmi les amis du Front et ne font plus partie des rangs de l’opposition dès lors qu’ils sont entrés dans la coalition au gouvernement et vont appliquer ses choix et ses orientations politiques, a lâché Hamma Hammami.

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” Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) annoncera sa position officielle vis-à-vis de la composition du gouvernement d’union nationale à l’issue d’une réunion qui aura lieu au cours de la semaine “, a déclaré dimanche à l’agence TAP le Secrétaire général adjoint de l’UGTT, Noureddine Taboubi.
Formé de 26 ministres et 14 secrétaires d’Etat, le gouvernement d’union nationale, annoncé samedi après midi par le chef du gouvernement désigné Youssef Chahed, compte deux ministres ayant occupé le poste de secrétaire général adjoint de l’UGTT, en l’occurrence Abid Briki qui a été chargé du portefeuille de la fonction publique et de la gouvernance et Mohamed Trabelsi du département des Affaires sociales.

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“Le nouveau gouvernement ne sera pas plus efficace que celui de Habib Essid dont certains ministres ont réussi dans leurs postes de façon individuelle “, a souligné dimanche Slim Riahi, président de l’Union patriotique libre (UPL).
Dans une déclaration à l’agence TAP, Slim Riahi a indiqué que la décision de son parti de ne pas participer au gouvernement d’union nationale est une décision de principe émanant de la volonté de la direction du parti qui a choisi de se retirer en réaction au refus du chef du gouvernement désigné de discuter la forme et la composition du gouvernement.
Riahi a indiqué que le soutien du gouvernement d’union nationale sera décidé par le bureau politique qui tiendra lundi à 18h une réunion pour examiner la composition du prochain gouvernement et la capacité des ministres désignés dans certains secteurs sensibles comme le sport, l’agriculture, le commerce et autres à relever les défis.
Selon Riahi, le gouvernement d’union nationale devra obtenir le maximum de voix et dépasser même le nombre de voix obtenues par le gouvernement de Habib Essid (170 voix) pour pouvoir travailler efficacement.
“Miser sur les jeunes et sur la femme est une bonne chose mais à condition que les personnes désignées aient de l’expérience et connaissent bien les dossiers qu’elles auront à gérer”, a-t-il ajouté.
Slim Riahi a précisé que le chef du gouvernement désigné a proposé à l’UPL différents portefeuilles ministériels qui ne correspondent pas, selon lui, aux compétences diversifiées de son parti.

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L’expert en économie Sami Arfaoui a déclaré ce vendredi 12 août 2016 à Africanamanger : « avec le nouveau gouvernement de Youssef Chahed, nous espérons que toutes les parties concernées (politiciens, syndicalistes, UGTT, UTICA, société civile…) collaborent ensemble pour l’intérêt économique et social de la Tunisie”.

« L’UGTT et l’UTICA sont appelées à établir la paix sociale pour faciliter le travail du gouvernement. Ce gouvernement devra avoir un bon climat de travail pour pouvoir gérer toutes les affaires du pays », a-t-il ajouté.

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Le journal “LeMaghreb” a rapporté dans son édition de ce jeudi 11 août 2016, citant une source bien informée, que la composition préliminaire du gouvernement de Youssef Chahed est fin prête et pourrait être annoncée très prochainement. Et de préciser qu’il est prévu que le prochain gouvernement soit composé de 18 à 20 ministres, et de 12 à 14 secrétaires d’État.

Toujours selon la même source, il est également prévu, suite à la proposition des partis qui ont participé aux concertations sur la composition du nouveau gouvernement, d’associer certains ministères dont notamment ceux ayant la même spécialité.

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Le ministre du Développement et de la Coopération internationale

Le ministre de l’Investissement et de la Coopération Internationale dans le gouvernement de gestion des affaires courantes, Yassine Ibrahim, a annoncé qu’il ne participera pas au prochain gouvernement de Youssef Chahed.
Dans une interview à Attesiaa, le ministre a précisé qu’il a décidé de se consacrer à la politique en tant que président d’Afek Tounes.

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