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gouvernement Essid

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La Tunisie de l’après Ben Ali a vécu sous 3 présidents de la République, connu 7 Premiers ministres ou chefs de gouvernement qui ont composé 10 équipes ayant employé pas moins de 286 ministres, 195 secrétaires d’État et fait appel à 218 conseillers. Que sont devenus tous ces anciens responsables qui ont noirci les pages des journaux de leurs activités et des informations sur leurs réussites, leurs échecs, leurs bourdes ou leurs anecdotes que tout le monde épiait ? Où se cachent-ils après avoir envahi les plateaux de télévision et accaparé les micros des radios, publiques et privées ? Que font désormais ces anciens qui ont parfois défrayé la chronique ?

Petit nombre d’entre eux, comme ceux qui sont issus d’Ennahdha, font désormais de la politique un métier à temps plein. D’autres ont choisi de fructifier leurs expériences gouvernementales dans le domaine du consulting et ont même monté pour cela des cabinets. D’autres encore ont été vite aspirés par le secteur privé, attiré par leurs compétences et leur expérience.

  • Marzouk retourne à Orange, Mekki et Brahim en politique

Ancienne ministre du Tourisme, figurant à ce titre au classement des six premières femmes les plus influentes dans le monde arabe par Sayidati, Amel Karboul gère le think-tank du banquier d’affaires Kamel Lazaar (Swicorp), le «Maghreb Economic Forum (MEF)».

Ancien ministre, au titre de son appartenance politique au parti islamiste Ennahdha, aux postes de ministre des TIC puis de l’Energie et des Mines, Mongi Marzouk a repris en France sa carrière au sein d’Orange. Sur son profil LinkedIn, on lit qu’il est depuis octobre 2016 le vice-président VP du groupe Orange pour la gouvernance de l’énergie durable.

Issu lui aussi du parti islamique Ennahdha, où on lui prête l’image d’un faucon, Abdellatif Mekki, qui était ministre de la Santé de la Troïka, fait face à un mouvement de contestation appelé «révolution du bistouri». Réélu à l’ARP après avoir démissionné de l’ANC en 2012, il affirme se consacrer désormais à la politique et n’avoir d’autres ressources que sa prime ou son salaire de député.

Yassin Brahim préfère, lui aussi quoique d’un autre bord, se consacrer à la politique. Il s’occupe, depuis qu’il a décidé de ne pas rallier le GUN, d’Afek Tounes. Son bâton de pèlerin à la main, il fait du terrain pour élargir l’assise électorale de son parti en préparation des prochaines échéances électorales. Il a fait, de 2013 à 2014, du conseil pour son ancien employeur, mais s’investit désormais dans la création et le soutien des Start-up. «Une s’est déjà plantée et deux tiennent désormais la route, dont une s’oriente vers l’export», confie-t-il à Africanmanager. Ayant accumulé un petit patrimoine, dont une maison en location et le travail de sa femme ingénieur en soutien, il se donne jusqu’à 2019 pour voir venir.

  • Fehri à la Biat et Zakaria à la Sotugat

Noomane Fehri qui avait racheté en 2011 le cabinet de conseil en technologies MKC à son propriétaire, Mondher Khanfir, qui en a d’ailleurs créé un autre (Colombus Consulting) à côté du fond d’amorçage «Capitalis» qu’il gère, a intégré le groupe Biat pour se fondre dans sa Fondation où il s’occupe de l’incubateur de cette banque du groupe Mabrouk.

Après avoir été pendant un temps au conseil d’administration de son groupe de capital-investissement, Tunisie Leasing et ministre de l’Industrie et de la Technologie, en 2011, dans le gouvernement de Béji Caïd Essebssi, Abdelaziz Rassaa est depuis quelque temps ambassadeur à Paris. Un bon petit parachute doré que lui offre son premier patron de l’après Ben Ali. Son ancien chef de cabinet, dans le gouvernement Habib Essid avant d’être lui-même ministre de l’industrie du même gouvernement Essid, Zakaria Hamad est actuellement DGA de la société qui gère le gazoduc algérien qui traverse la Tunisie pour l’Italie, la Sotugat.

  • Retour aux sources, de Cheikhrouhou, d’Abdelkefi et de Zribi

Ancienne ministre des Finances du gouvernement de Youssef Chahed, Lamia Zribi a atterri à la tête du Conseil national de la statistique. Un poste avec rang de Secrétaire d’Etat au sein d’une institution sous tutelle du ministère du Développement économique que chapote Zied Laadhari.

L’ex-ministre du Développement et ministre des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, réintègre le groupe familial «Integra Partners» et retrouve ses bureaux de Tunisie valeur, qui n’ont même pas été occupés lorsqu’il était ministre, après avoir démissionné et gagné l’affaire qui a été derrière sa démission du gouvernement de Youssef Chahed.

Ancienne ministre de l’Energie dans le gouvernement Chahed, Héla Cheikhrouhou préfère ne pas rempiler dans le GUN 2 et le fait savoir au chef du gouvernement tunisien. Nous rapportions au début de septembre qu’elle avait reçu des propositions à l’international. Cela se confirme. Celle qui a été la 1ère directrice exécutive du Green Climat Found, après avoir été Directrice du Département de l’Energie, Environnement et Changement Climatique à la Banque Africaine de Développement (BAD), où elle avait mis en place une série d’investissements de la BAD dans les énergies renouvelables et assuré des montages financiers et des partenariats publics privés dans ce domaine rejoint les USA pour un nouveau poste dans une grande institution internationale.

  • La compétence, comme l’argent, n’a pas d’odeur

Nabil Chettaoui, ancien PDG de Tunisair et ancien DG de l’aviation civile au ministère du Transport, avait été engagé par le groupe Délice Danone de Hamdi Meddeb. L’ancien ministre du Tourisme Khélil Lajimi a été repris par le groupe des frères Bayahi qui lui ont confié la présidence du conseil d’administration de leur société «Procan» (emballage métallique) et l’administration déléguée de «Sicam », une société exerçant dans la conserverie alimentaire, sans oublier le comité exécutif du groupe Bayahi.

Grande compétence aussi et ancien Conseiller économique du même gouvernement Essid, après avoir occupé le poste de PDG de la Steg, Ridha Ben Mosbah a été vite récupéré par le groupe Ben Yedder où il dirige depuis peu la société «Parenin», qui est le concessionnaire de la marque «Caterpillar» en Tunisie. Bien avant lui, le groupe Ben Yedder avait déjà su récupérer une autre compétence en la personne de Slim Chaker, qui y avait occupé et dirigé le pôle santé après avoir quitté le 1er gouvernement de Béji Caïed Essebssi en juillet 2011. BCE le reprendra à ses côtés à sa sortie du ministère des Finances à la venue du GUN (Gouvernement d’Union nationale) et l’injecte de nouveau dans le GUN.

Chiheb Ben Ahmed, ex-ministre du Transport de Mehdi Jomaa, a été récupéré par le géant de l’agroalimentaire et de l’industrie Poulina Group Holding (PGH), à la direction générale en charge de plusieurs filières. Un groupe de plus de 100, dirigé par Abdelwaheb Ben Ayed.

Autre très grande compétence et «clubiste» dans les tripes, Nouri Jouini a longtemps refusé différentes responsabilités dans la Tunisie de l’après révolution, bien qu’il ait été un des conseillers, dans l’ombre, de BCE à La Kasbah ; il est actuellement vice-président de la Banque islamique de développement (BID) basée en Arabie Saoudite.

Autre ancien ministre, lui aussi, mais du 1er gouvernement de l’après Ben Ali, Béchir Zaafouri a réintégré le groupe Monoprix. Il y était directeur technique, il s’y retrouve Secrétaire Général. De la même période, Jamel Gamra, qui avait occupé le poste de PDG de la CTN et celui de ministre du Tourisme, est installé à l’université de Sherbrooke au Québec pour y suivre des cours de doctorat.

  • Ceux qui vendent leur expertise

Pionnier du Bureau de la Mise à Niveau du ministère de l’Industrie d’un autre temps, Slim Tlatli qui a aussi été ministre du Tourisme, après un passage au ministère de l’Emploi en 2008, reste actif dans la consultance. Patente en main, cet ancien haut fonctionnaire qui se remet à la politique avec «Machroua Tounes», travaille en Freelance avec de hautes institutions internationales comme le PNUD, l’ONUDI ou le GIZ, qui est l’organisme de coopération allemande.

Bien avant elle au département des Finances, Hakim Hammouda a reçu plusieurs offres d’institutions multilatérales, comme la BAD. Il a cependant préféré rester indépendant, pour commencer une activité de conseil auprès d’institutions, financières et bancaires internationales, à travers son cabinet «Stratégia». L’ancien ministre reste tout de même dans le débat public, avec des analyses et un positionnement qui font de lui la coqueluche des médias de la place. Ancien cinéaste amateur, Hammouda n’en oublie pas ses préférences culturelles et s’y implique.

Moins connu car toujours plongé dans son travail, cet ancien ministre des TIC de 2007 à 2010, Haj Glï. Né à El Guettar à Gafsa, il est passé par l’institut international d’administration publique de Paris avant de faire les beaux jours de La Poste. La Tunisie lui doit notamment la préparation et la conduite de la restructuration du secteur des communications. On lui doit aussi la supervision des programmes d’investissement pour la modernisation de son infrastructure. Bosseur et intègre, Haj travaille actuellement dans la consultation dans plus d’un pays africain.

Cela confirme, si besoin est, que ceux qui ont travaillé pour l’ancienne Tunisie étaient des compétences avérées. Ils étaient courus pour leurs compétences et le restent toujours, puisqu’ils sont toujours dans le circuit, mais dans le privé et non dans le public qui n’a pas su les attirer et encore moins leur prouver qu’ils étaient d’abord au service d’un Etat et non d’une personne.

Né dans une famille de l’ancienne bourgeoisie tunisoise composée de propriétaires terriens et fondée par Ahmed Chelbi qui était fonctionnaire à la cour beylicale, il est arrière-petit-fils du grand savant religieux Salem Bouhageb du côté maternel. Afif Chelbi est aussi une grande compétence, mais qui a enfin été récupéré par la Nouvelle Tunisie, tout comme l’actuel ministre des Finances, Ridha Chalghoum. Issue de l’École centrale Paris, Chelbi travaille d’abord à l’API avant d’être directeur de la maîtrise de la technologie et des mutations industrielles au ministère de l’Économie nationale, DG du Cetex avant de prendre la tête en 2001 de la banque d’affaires International Maghreb Merchant Bank (IM Bank). Ministre de l’Energie en 2004 et ministre de l’Industrie en 2010, il est reconduit dans le 1er gouvernement de Mohamed Ghannouchi dont il démissionnera par la suite. Il vient tout récemment de prendre la tête du conseil des analyses économiques, qui est une sorte de Think-Tank du chef du gouvernement.

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Le directeur du bureau de communication au sein du ministère des Affaires étrangères, Naoufel Abidi, a affirmé que l’information qui a dernièrement circulé dans certains journaux, magazines et sites web, information selon laquelle des ministres du Gouvernement Essid auraient été désignés ambassadeurs à l’étranger, est une simple rumeur, et a appelé les différentes parties à puiser l’information depuis la source.

Toujours dans ce même sens, Naoufel Abidi a indiqué que, conformément à la Constitution, la désignation des ambassadeurs est une prérogative qui revient au président de la République.

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Youssef Chahed, chef du gouvernement, s’est expliqué sur sa décision de maintenir à leurs postes certains ministres du gouvernement Essid, rapporte Mosaïque Fm ce samedi 27 août 2016. Il a déclaré qu’il en a décidé ainsi après avoir passé à la loupe leur rendement. Parmi ces ministres figure Hédi Majdoub, ministre de l’Intérieur. D’après Chahed, il a un bilan honorable au niveau sécuritaire et en matière de lutte contre le terrorisme.

“Nous avons demandé au ministre de rester vigilant et de continuer à travailler avec la même rigueur car le pays est encore menacé”, a ajouté Chahed.

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Il est bon de rappeler, alors que Youssef Chahed choisit encore les hommes de son gouvernement, que l’une des erreurs fatales du gouvernement Essid avait été son incapacité à être, et au moins à paraître, le chef de gouvernement qu’il a été fait malgré lui. N’ayant pas déjà «la tête de l’emploi», il s’était compliqué les choses par un mauvais choix de l’équipe de communication. Une communication faite par des néophytes et des personnes qui n’avaient de la communication que la connaissance de certains décideurs. Une communication qui a fini par désavantager un chef de gouvernement, déjà handicapé par la langue et les premières images qui ont été données de lui.

Une «stratégie», s’il est possible l’appeler ainsi, de  communication qui avait tenu le premier personnage de l’Etat loin de la population dont il dirigeait les destinées, lui choisissait ses interlocuteurs et même parfois les questions qui devaient lui être posées.  Une «stratégie» qui avait contribué à créer une véritable cassure entre gouvernés et gouvernants en Tunisie.

Une fracture, faut-il le rappeler, qui existait bien avant Essid, mais du temps du gouvernement de Mehdi Jomaa qui n’était jamais arrivé à fédérer la population autour de ses idées, de ses projets, même si,  lui comme les autres, n’a jamais pu dépasser les projets trouvés dans les tiroirs et issus des gouvernements d’avant la révolution. Une rupture  due à une stratégie de communication qui n’avait de but que de soutenir les projets «court-termistes» d’un chef de gouvernement qui se connaissait plus que temporaire et dont le seul objectif était de réussir des élections, sans autre but ou objectif économique, commercial ou encore moins d’équilibres financiers ou de réformes structurelle. Tout cela avait été dit, directement et de vive voix, aux deux anciens chefs de gouvernement.

Jomaa, comme Essid étaient conscients de cette grosse déficience de communication, de contact direct avec la population pour les amener à adopter leurs plans d’action. L’un et l’autre avaient continué à user des mêmes artifices traditionnels d’une communication, lapidaire, jamais transparente, à sens unique, c’est-à-dire de haut en bas par le biais de communiqués, d’apparitions  télévisées sous la pression de crises de toutes sortes, du choix délibéré d’éviter les médias publics et du recours à des médias privés qui finissent par exceller à utiliser cette stratégie pour leur propre stratégie d’expansion sans rendre aucun service aux objectifs essentiels, politiques, sociaux et économiques de la communication du gouvernement.

Les deux le savaient sans jamais oser franchir le pas. A titre de comparaison, la communication du parti islamiste tunisien avait été confiée à l’agence américaine Burson-Marsteller. On pensera ce qu’on voudra d’Ennahdha, mais nul ne peut nier les changements introduits par cette nouvelle stratégie de communication sur l’image du parti islamiste tunisien, tant à l’étranger qu’en Tunisie. Essid a continué à  recourir aux mêmes dilettantes et il en a payé le prix.

Passant le témoin à Youssef Chahed, il semble  lui avoir transmis aussi la même volonté de faire peu de cas de l’importance de la communication, pas uniquement dans le sens PR (Press Relations), rédaction et diffusion des communiqués de presse, mais dans celui plus large de la volonté d’impulser aux gouvernés les mêmes pulsions qui pourraient animer le gouvernant pour l’amener à adopter sa démarcher, à se reconnaître dans les mêmes projets et ne pas refuser le plan d’action pour y parvenir. Cela demande un autre type de communication, d’autres moyens et d’autres hommes.

S’il est vrai que «on est toujours mieux dans ses vieux souliers», il n’est pas vrai que «c’est dans les veilles marmites qu’on fait les meilleures soupes». Alors que les islamistes changent et se donnent les grands moyens de changer ou de faire croire qu’ils le font, les gouvernements successifs depuis 2014 agissent en dilettantes avec des dilettantes et les petits moyens des dilettantes. Résultat, ce sont des gouvernements qui ne durent pas car ils ne savent pas parler au peuple et s’occupent peu d’apprendre à le faire, en puisant dans les mêmes recettes et les mêmes pépinières !

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Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple a décidé la tenue d’une séance plénière samedi 30 juillet consacrée au renouvellement du vote de confiance au gouvernement de Habib Essid, a annoncé le président du parlement, Mohamed Ennaceur, à l’issue de la réunion du bureau de l’ARP.
Le chef du gouvernement a adressé, mercredi, à l’ARP, une correspondance pour soumettre au parlement une demande de vote de confiance à son gouvernement conformément aux dispositions de l’article 98 de la Constitution et l’article 150 du règlement intérieur de l’Assemblée.
Le membre du bureau de l’ARP, Habib Khedher (Ennahdha), a indiqué, mercredi, que le bureau de l’ARP se réunira, jeudi, pour voir si la correspondance adressée par le chef du gouvernement respecte les dispositions de la Constitution et celles du règlement intérieur du parlement.
Pour rester à la tête du gouvernement, Habib Essid doit impérativement obtenir 109 voix, a précisé Habib Khedher.
Habib Essid a assuré que “le passage au Parlement ne signifie pas un attachement au pouvoir” dans la mesure où “la responsabilité n’est pas permanente appelant à privilégier l’intérêt du pays.

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Le coordinateur général du mouvement Projet de Tunisie Mohsen Marzouk a appelé le gouvernement Essid à démissionner, le plus vite possible, et à se transformer en un cabinet de gestion des affaires courantes en attendant la formation d’un gouvernement d’union nationale.
Dans une déclaration, samedi, à l’agence TAP, Marzouk a indiqué que sa proposition intervient sur fond de tension constatée entre la présidence de la République et celle du gouvernement en allusion aux déclarations faites par le porte-parole du gouvernement khaled Chawket dans lesquelles il avait assuré que le gouvernement Essid ne démissionnera pas.
Chawket avait affirmé que la question de la formation d’un gouvernement d’union nationale devait être discutée à l’assemblée des représentants du peuple et non pas à la présidence de la République.
” Un flou subsiste, ces derniers temps, sur la scène politique “, a-t-il soutenu.
Selon Marzouk, l’appel à la démission vise à préserver la paix sociale et à favoriser le respect des institutions de la présidence de la République et du gouvernement.
” Le chef du gouvernement a fourni d’importants efforts pour sauver le pays “, a-t-il, toutefois, ajouté.
Marzouk a également critiqué la déclaration des ministres de Nidaa Tounes qui ont réitéré leur ” soutien absolu ” à l’initiative présidentielle en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale.
” Cette position est contradictoire dans la mesure où certains ministres s’attachent à leurs postes au sein du gouvernement “, a-t-il dit.
Par ailleurs, le coordinateur général du mouvement Projet de Tunisie a assuré que son parti participe activement aux concertations sur la formation d’un gouvernement d’union nationale et s’emploie à faire réussir l’initiative du président de la République. Il a, toutefois, affirmé qu’il n’est pas concerné par ce gouvernement dès lors qu’il est engagé dans les préparatifs de son congrès constitutif prévu les 23, 24 et 25 juillet courant.

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L’élu de Nidaa Tounès à l’ARP

La coordination des partis au pouvoir a décidé, jeudi, lors d’une réunion, de retirer son appui politique au gouvernement Habib Essid, a déclaré vendredi à l’agence TAP Abdelaziz Kotti, dirigeant de Nidaa Tounes.
La démission du gouvernement doit nécessairement passer par les canaux constitutionnels et le retrait de confiance se fait au parlement, a-t-il tenu à rappelé, en réaction aux déclarations du porte-parole du gouvernement Khaled Chawket. Lesquelles déclarations, a-t-il regretté, ont suscité la consternation des partis au pouvoir et fait croire à l’existence d’une crise politique entre les deux présidences.
Selon le dirigeant de Nidaa Tounes, le président de la République, en tant que garant de l’application de la Constitution, a la compétence de lancer des initiatives concernant le gouvernement.
Il a rappelé le soutien dont a bénéficié l’initiative du président Caid Essebsi de la part des partis politiques, de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).
Evoquant la réunion vendredi de Habib Essid avec des représentants du mouvement Nidaa Tounes, Abdelaziz Kotti a indiqué que le chef du gouvernement y a affirmé son soutien à l’initiative de Caid Essebsi et que ses entretiens avec les partis politiques visent, justement, à appuyer cette démarche.
Abdelaziz Kotti n’a pas écarté le maintien, éventuellement, de Habib Essid à la tête du nouveau gouvernement, si sa candidature fait l’objet d’un large consensus. Il a plutôt souligné que la priorité de l’étape exige la mise en place d’une feuille de route pour le prochain gouvernement et d’un programme tenant compte l’intérêt du pays.

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Le chef de l’État a réussi un incroyable tour de force pour tenter de sortir le pays de la crise, mais il va être difficile à trouver un accord avec le Front Populaire…

Dans une interview accordée jeudi soir à la télévision nationale, le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi a réussi un incroyable tour de force qui a fait jaillir la première étincelle qui a rassemblé quasiment toutes les forces autour de sa vision « d’un gouvernement d’union nationale ».

Cependant, l’accord va être difficile à trouver avec le Front Populaire qui considère la proposition du président de la République comme « un aveu de l’existence d’une crise au sein de l’actuel gouvernement qui a échoué sur tous les plans. »

À cet égard, le député du Front Populaire au sein de l’ARP, Jilani Hammami, s’exprimant vendrediau cours d’une émission télévisée à Al Watania, persiste et signe sur la nécessité de « faire d’abord un diagnostic des crises qui secouent le pays, élaborer un plan de sauvetage ensuite, et enfin, suivre les vrais responsables de cette situation désastreuse !

Par ailleurs, le dirigeant du Front populaire Jilani Hammami a précisé à ce propos que « la Tunisie ne peut sortir de sa crise qu’à la faveur de nouveaux choix et programmes nationaux, démocratiques et sociaux », affirmant que l’initiative de son parti « revendique une nouvelle base de discussion.

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Le gouvernement Essid, entré en fonction en février 2015, a poursuivi la politique de relance mise en œuvre depuis 2011, avec une hausse notable de 21,6 % des dépenses d’investissement par rapport à 2014, pourtant les résultats restent insatisfaisants, d’après le rapport sur “les perspectives économiques en Afrique” réalisé par la Banque Africaine de Développement (BAD) en 2016.
Il en ressort que “les politiques de relance mises en œuvre depuis 2011 se sont soldées par une détérioration sensible des finances publiques et des comptes extérieurs. Depuis 2010, le taux d’endettement de la Tunisie a augmenté d’environ 32 %, soit un rythme annuel moyen de 5,3 % très supérieur à la croissance moyenne de l’économie (2 %). L’encours de la dette devrait s’établir à 52,7 % du PIB en 2015 contre 49,4 % en 2014 et 39,7 % en 2010.
Selon la BAD, le modèle économique de la Tunisie souffre de nombreux handicaps structurels. La réglementation du travail et la lourdeur administrative sont des freins importants à l’investissement et un motif de découragement pour les chefs d’entreprises. Une enquête publiée par la Banque mondiale en février 2014 a montré que les chefs d’entreprises consacrent le quart de leur temps en moyenne et 13 % du chiffre d’affaires annuel à se conformer à la réglementation et à répondre aux contraintes bureaucratiques. Par ailleurs, le pays souffre d’une faible culture entrepreneuriale et de manque de capacité managériale dans les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) auxquels s’ajoutent d’importants problèmes de financement. Les femmes entrepreneurs sont particulièrement affectées.
La Tunisie au 105e rang mondial en matière de protection des investisseurs
Dans le classement Doing Business 2016 de la Banque mondiale, la Tunisie a gagné une place en matière de facilité de faire des affaires (74e rang sur 189 pays). Le nombre de procédures (10) et de jours nécessaire à la création d’une entreprise (11) restent cependant supérieurs à la moyenne de l’OCDE, avec 4,7 procédures et 8,3 jours de délais.
Toutefois, les scores de la Tunisie en matière de coûts et de délais pour la fermeture d’une entreprise s’alignent sur la moyenne de l’OCDE, avec un délai de 1,3 année (contre 1,7 année pour l’OCDE) et 7 % de la valeur du patrimoine (contre 9 %). La Tunisie se classe au 105e rang mondial et au 15e rang africain en matière de protection des investisseurs. Des efforts doivent être déployés pour rassurer ces derniers, notamment en matière de facilité des poursuites judiciaires (score de 5 sur 10), de transparence en matière de divulgation des informations (score de 4 sur 10) et de mécanismes de gouvernance permettant de limiter les risques de contrôle abusif et de retranchement du conseil d’administration (score de 4 sur 10).
Toutefois, le rapport a souligné que les réformes attendues pourraient permettre une réelle transformation économique. La nouvelle loi régissant la concurrence et les prix, adoptée en septembre 2015, permet d’améliorer les mécanismes de la concurrence, de la maîtrise des prix et renforcera les prérogatives du Conseil de la concurrence.
Par ailleurs, le nouveau Code de l’investissement devant être adopté avant la mi-juin 2016, visant à instituer des objectifs transversaux, n’exclure aucun secteur, réduire les autorisations, réviser les cahiers des charges, rendre possible l’embauche d’étrangers jusqu’à 30 % des effectifs d’encadrement, stimuler l’investissement dans l’agriculture (possession des terres agricoles) et mettre en place une instance nationale dédiée à l’investissement.
Le secteur financier, fragmenté et dominé par l’Etat
La faible performance du secteur financier représente un défi majeur, a fait valoir le rapport. Pendant la période de transition, les autorités ont engagé des réformes du secteur bancaire, qui reste cependant fragile. Le think tank américain néoconservateur Heritage Foundation (HF) attribue à la Tunisie une note de 30 sur 100 en 2015 en matière d’indépendance financière et la classe au 131e rang mondial (sur un total de 188 pays). Selon la HF, le secteur financier tunisien est fragmenté et dominé par l’Etat. Le ratio de solvabilité s’élève à 9,5 % en 2015 (12,5 % pour les banques privés et 3,5 % pour les banques publiques), inférieur au taux réglementaire de 10 %.
Par ailleurs, dans le cadre de l’accord de programme avec le Fonds monétaire international (FMI) signé en 2013, la Tunisie a recapitalisé ses trois banques publiques en 2015 : la BH en septembre, la STB et la BNA en octobre. En y ajoutant la régularisation d’une banque privée, la Banque franco-tunisienne (BFT), le ratio de solvabilité devrait s’améliorer et être en conformité avec les ratios prudentiels exigés par la BCT, a souligné la BAD.
“Le secteur bancaire souffre également, de mauvaise gouvernance. Les principales faiblesses concernent le suivi des risques, avec pour conséquence une faible diversification des portefeuilles de crédits et un taux anormalement élevé de créances douteuses (16 % en 2015 contre un pic de 24,2 % en 2011), par rapport aux pays de la région. Toutefois, le taux de provisionnement a beaucoup progressé, à 56,6 % en 2015 contre 47,5 % en 2012”.
L’Agence de notation Standar & Poors a relégué en Avril 2015, le secteur bancaire tunisien dans le groupe 9 des pays à trés hauts risques ( sur une échelle de notation de 1 à 10). Par ailleurs, le secteur non bancaire reste peu développé . Les marchés de capitaux et des titres à revenu fixe sont encore relativement modestes et la capitalisation boursière ne dépasse pas 24% du PIB contre 76% au Maroc.
Dans le domaine de l’emploi, l’embauche a presque triplé entre 2010 et 2012, passant de 18 115 à 52 448 nouvelles recrues. Le secteur public emploie 585 000 fonctionnaires dans les administrations centrales et régionales, 33 000 agents à l’échelle locale, ainsi que 180 000 personnes dans les entreprises publiques. Selon le rapport Global Integrity 2015, la Tunisie a progressé dans la nomination des fonctionnaires depuis 2013 – année marquée par des attributions de postes sur des critères autres que la compétence. La société civile a contesté en 2014 la nomination de plus de 6 000 fonctionnaires entre 2011 et 2013.
La réglementation du travail en Tunisie demeure cependant une des plus rigides dans la région MENA, ainsi qu’à l’échelle du continent. Selon le rapport sur la compétitivité globale 2015-16 du Forum économique mondial (FEM), la Tunisie est classée au 133éme rang sur un total de 140 pays, en termes d’efficacité du marché du travail. En l’absence de réformes, le travail informel persiste dans de nombreux secteurs. Au lendemain de la Révolution, le taux de travailleurs informels a fortement augmenté, s’élevant à 33,9 % du total de l’emploi non agricole en 2013.
S’agissant du travail formel en Tunisie , l’extension de la sécurité sociale vers les différentes catégories socioprofessionnelles a été considérable, par rapport aux progrès des autres pays d’Afrique du Nord. Le taux de couverture légale se situe aujourd’hui aux alentours de 95 % de la population active occupée en 2013 dans le secteur formel.
Le rapport de la BAD a encore pointé du doigt le taux de pauvreté qui reste élevé en Tunisie ( 15,5% en 2010). Les régions du Centre-Est et Ouest sont les plus touchées, et leur écart s’est creusé par rapport au reste du pays

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Le secrétaire général de l’UGTT, après un long retrait médiatique, s’est rendu à Elhiwar Ettounsi

« Nous ne cherchons pas à nous immiscer dans un gouvernement qui, il est clair, s’enfonce dans ses propres échecs et qui prétend n’avoir besoin de personne, ni du dialogue ni de la concertation pour établir un meilleur équilibre social.”

C’est ce qu’a laissé entendre Houcine Abassi, vendredi soir sur le plateau 24/7, tout en  renouvelant l’attachement de la centrale syndicale à continuer à jouer un rôle national en faveur, dit-il, des « couches sociales et des régions désavantagées ».

En effet, le secrétaire général de l’UGTT, après un long retrait médiatique, s’est rendu, ce vendredi 6 mai 2016, chez Meriem Belkadhi sur Alhiwar Ettounsi, pour répondre aux critiques dont son organisation et ses « troupes » font l’objet, notamment « son appétence pour la politique et son envie de s’immiscer dans des champs « de compétence exclusive du gouvernement », selon les termes utilisés par certaines parties.

Mais cela ne nous écarte pas de nos obligations envers la Tunisie, persiste-t-il à dire .

« Nous disons à ceux-là que ces attaques visent à faire passer des lois impopulaires pour imposer des solutions politiques et sociales en contradiction avec les choix du peuple. Les tentatives de réduire au silence l’UGTT ne l’empêcheront pas de jouer son rôle historique dans les domaines politique et social en toute responsabilité », a défié le secrétaire général.

« Ce n’est pas nous qui cherchons l’escalade. Néanmoins, depuis la Révolution, on a vu défiler de nombreuses personnalités de la politique sur les plateaux des talk-shows qui, malheureusement, ouvrent une porte énorme à certains, qui se plaisent à déformer l’image de l’UGTT », martèle-t-il.

« Je n’apparais pas souvent dans les médias, quoique c’est sans doute un passage obligé pour atteindre les gens. Donc il est grand temps que je sois plus porté à accepter les invitations des journalistes pour parler en direct à la société civile », estime M. Abassi.

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