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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a appelé, ce jeudi 24 mai 2018, les députés et les membres des commissions relevant de l’Assemblée à rejoindre les travaux de cette plénière consacrée au développement dans le Sud-Est. “Ce n’est pas logique que les gouverneurs, les ministres et les responsables des ministères soient plus nombreux que les députés (…) J’appelle tous les députés à nous rejoindre”, a ajouté Ennaceur.

Une séance plénière consacrée à l’examen du rapport de la commission du développement régional sur les visites qu’elle a effectuées dans le Sud-Est du pays (Tataouine, Gabès et Médenine) se tient actuellement à l’ARP.

Une note interdisant aux députés membres des commissions de se réunir en commission a été publiée dans ce sens publiée. L’objectif est de permettre aux députés d’être présents à cette plénière à laquelle assistent un bon nombre de ministres, gouverneurs et hauts responsables.

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La 53e Assemblée annuelle du conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement et la 44e Assemblée du conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (https://www.AfDB.org/fr/annual-meetings-2018), guichet concessionnel du Groupe de la Banque, se dérouleront du 21 au 25 mai 2018 à Busan, en Corée.

Alors que l’Afrique connaît une forte croissance économique depuis près de deux décennies, l’industrialisation ne s’est pas développée dans la même mesure sur le continent. En moyenne, l’industrie africaine génère seulement 700 dollars EU de PIB par habitant, ce qui représente à peine un cinquième du chiffre correspondant pour l’Asie de l’Est (3 400 dollars EU). En outre, les exportations africaines sont constituées de produits manufacturés à faible intensité technologique et de ressources naturelles non transformées, qui représentent plus de 80 % des exportations de l’Algérie, de l’Angola ou du Nigeria, par exemple.

L’industrialisation rapide de l’Afrique offre la possibilité d’un scénario gagnant-gagnant — pour le monde et certainement pour le continent. Elle contribuerait également à accroître la productivité en stimulant le progrès technologique et l’innovation tout en créant des emplois hautement qualifiés dans le secteur formel. Elle permettrait également de promouvoir les liens entre les services et les secteurs agricoles, entre les économies rurales et urbaines et entre les consommateurs, les intermédiaires et les industries de biens d’équipement. L’industrialisation permettra aussi de réduire la volatilité — ou la tendance à long terme à la détérioration — des prix des produits manufacturés par rapport à ceux des matières premières, tout en aidant les pays africains à sortir de la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières.

Le thème suscite beaucoup d’intérêt au moment où les entreprises coréennes et asiatiques sont de plus en plus actives en Afrique. Quelles leçons l’Afrique peut-elle tirer de l’expérience de développement de la Corée ? Les relations entre l’Afrique et la Corée, bâties sur un modèle gagnant-gagnant, peuvent-elles permettre au continent de revendiquer une part plus importante du commerce mondial ? Les liens commerciaux et financiers afro-asiatiques peuvent-ils favoriser le développement du secteur privé africain ? Quels sont les leviers politiques les plus efficaces qui pourraient favoriser la transformation structurelle sur le continent ? Comment le continent peut-il tirer des leçons des expériences de la Corée et des nations africaines les mieux placées en ce domaine, telles que Maurice, le Maroc, l’Éthiopie et le Rwanda, dans le processus d’industrialisation ? Ces questions et bien d’autres seront débattues lors des Assemblées annuelles de Busan.

Les Assemblées annuelles constituent l’un des plus grands rassemblements économiques en Afrique. Des milliers de délégués, des chefs d’État, des représentants du secteur public et du secteur privé, les partenaires au développement et les universitaires réfléchiront sur l’industrialisation de l’Afrique — l’une des priorités stratégiques High 5 de la Banque (https://www.afdb.org/fr/the-high-5) à même d’améliorer les conditions de vie des Africains.

Au cours de ces réunions, la Banque organisera une série d’activités de partage de connaissances afin de générer de nouvelles idées pour développer et financer l’industrialisation de l’Afrique. Un des moments forts de ces rencontres sera une table ronde présidentielle de haut niveau intitulée Accélérer l’industrialisation de l’Afrique : Ouvrir le présent à l’avenir. La table ronde offrira l’occasion aux dirigeants politiques d’Afrique et de Corée de présenter leurs visions et stratégies pour l’industrialisation ainsi que des idées pour surmonter les défis à venir en matière de mise en œuvre.

La Banque lancera la version actualisée des Perspectives économiques en Afrique (AEO) 2018 — sa publication économique phare. Plusieurs activités de partage de connaissances sont au programme, parmi lesquelles un panel sur les Voies de l’industrialisation, dans lequel les intervenants débattront des différentes trajectoires que les pays africains peuvent suivre vers une industrialisation durable. Un panel sur l’Avenir du travail et l’industrialisation examinera comment l’Afrique peut adapter ses systèmes éducatifs et les compétences des travailleurs aux nouvelles réalités économiques, en particulier pour le développement industriel du continent.

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Lors d’une première historique, les gouverneurs de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est ont rencontré à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le président de l’institution Akinwumi Adesina et les membres de sa haute direction pour échanger sur les défis économiques, les opportunités et les succès enregistrés sur le continent.

Les discussions ont à cette occasion porté, notamment, sur le déficit de financement d’infrastructures estimé à près de 170 milliards de dollars à travers le continent, la croissance démographique avec en particulier les défis posés par l’emploi des jeunes, un enjeu important pour la paix, la sécurité et la stabilité.

Le président Adesina a assuré lors de la réunion que la Banque avait l’intention de faire de ces consultations régionales stratégiques un événement annuel afin de permettre un dialogue plus ouvert, des retours constructifs et l’accélération des réformes en matière de développement.

« Il nous reste douze ans pour les ODD. Cette échéance est une alerte : si l’Afrique n’atteint pas les ODD, le reste du monde ne les atteindra pas. La Banque africaine de développement accélère le développement à travers la mise en œuvre de ces cinq priorités stratégiques dites High 5 », a-t-il souligné.

« Nous mobilisons, a ajouté le président de la Banque, toujours plus de ressources pour le développement de l’Afrique et nous sommes heureux de constater que l’impact de nos interventions se fait sentir. »

Les gouverneurs — principalement les ministres des finances et les ministres de la planification économique représentant le Burundi, les Comores, Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan et la Tanzanie — ont abondé dans le même sens.

« Les High 5 sont, de toute évidence, les priorités du moment pour l’Afrique », a déclaré Henry Rotich, ministre kenyan des Finances.

« La Banque a financé l’une de nos interventions clés, le projet Last Mile, grâce auquel 70 % des Kenyans ont désormais accès à la terre dans les zones rurales. Savez-vous ce que cela signifie ? Grâce à cette réforme, plus de gens peuvent travailler, récolter, étudier et créer des emplois. Si nous mettons en œuvre les High 5 avec succès, nous pouvons relever certains des principaux défis auxquels nous sommes confrontés. »

Le ministre des Finances et de la planification de la Tanzanie, Isdor Mpango, a noté quant à lui que son pays a aligné ses propres priorités de développement avec sur les High 5 de la Banque.

« Nous voulons être un pays à revenu intermédiaire en 2015, a-t-il déclaré. Comment y parvenir ? Les High 5 sont précisément les cinq points sur lesquels vous devez travailler. »

Le ministre somalien des Finances, Abdirahman Beileh, a décrit le rôle unique que la Banque a joué dans la transition de son pays.

« Avec le soutien de la Banque, la Somalie est passée d’un Etat défaillant à un Etat fragile, a-t-il déclaré. La Banque africaine de développement a toujours été présente à nos côtés. »

Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a souligné certaines des réalisations de la Banque au cours des sept dernières années. Environ 27 millions d’Africains ont bénéficié de connexion à l’électricité, et 49 millions ont bénéficié d’améliorations dans l’agriculture. Quelque 35 millions de personnes ont bénéficié d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, et près d’un million de petites entreprises ont bénéficié de services financiers. Au cours de la même période, 23 millions de femmes ont bénéficié des améliorations dans l’agriculture et 10 millions ont pu profiter de projets d’investissement.

Les prêts aux pays à faible revenu ont été multipliés par 17, passant de 434 millions de dollars en 2010 à 7,5 milliards de dollars en 2016. Les prêts aux pays à revenu intermédiaire ont doublé. Le portefeuille actif de projets du secteur privé de la Banque est passé de 15 milliards de dollars en 2010 à 30 milliards de dollars en 2016.

Adesina a relevé que la Banque avait levé l’année dernière 9,73 milliards de dollars auprès des marchés financiers pour les pays africains et qu’elle avait ainsi atteint le plus haut niveau de décaissement annuel de son histoire, soit 7,67 milliards de dollars.

Le ministre djiboutien des Finances, Hmadou Ibrahim, a demandé à la Banque de veiller à ce que les projets d’infrastructure financés dans les pays voisins soient étendus à son pays, soulignant l’importance de l’intégration régionale par le rail et les routes.

« Pour un pays comme le mien, l’intégration régionale est un problème de survie, a-t-il déclaré. Sans intégration régionale, Djibouti, ce lien entre l’Afrique et l’Asie, n’existerait pas. En conséquence, tous nos investissements portent la marque de l’intégration régionale dans notre environnement. »

Hassatou N’Sele, trésorière de la Banque et vice-présidente en charge des finances par intérim, a souligné l’excellent portefeuille du secteur privé de la Banque dans les pays à faible revenu avec près de 2,4 milliards de dollars en 2017. Plus de 458 entreprises ont été financées par la Banque dans ces pays.

Une augmentation de capital substantielle permettra à la Banque africaine de développement de réaliser son solide pipeline d’opérations (15 milliards en 2018 seulement). Les perspectives pour 2018-2020 sont brillantes : 50,3 millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux transports contre 14 millions en 2017. Plus de 35 millions de personnes auront accès à l’électricité, contre 4,4 millions en 2017.

Matia Kasaijja, ministre des Finances et de la planification économique de l’Ouganda et gouverneur de la Banque pour son pays, a exprimé son ferme soutien à une augmentation générale du capital pour permettre à la Banque d’accélérer le développement social et économique de l’Afrique. Il a noté que la Banque a conservé sa notation AAA malgré un contexte économique difficile ayant entrainé le déclassement de plusieurs pays et institutions.

Le ministre soudanais des Finances et de la planification économique, Mohammed Osman Al-Rikabi, a déclaré : « La plupart de nos partenaires se sont concentrés sur le soutien humanitaire, mais la Banque africaine de développement travaille main dans la main avec le gouvernement pour résoudre les problèmes macroéconomiques. Nous apprécions à sa juste mesure le soutien que la Banque africaine de développement nous apporte dans notre lutte pour le redressement de notre économie. »

Le président Adesina a remercié les gouverneurs pour leur appréciation du travail de la Banque dans leurs pays respectifs.

« Votre soutien et votre confiance en la Banque sont encourageants, ils signifient beaucoup pour nous, leur a-t-il dit. Vous êtes le vent dans nos voiles. »

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La Banque africaine de développement et ses gouverneurs pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique du Nord ont souligné à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la nécessité de prendre des mesures urgentes pour faire face à la croissance démographique et au chômage des jeunes.

A l’issue d’une rencontre de deux jours, ils ont toutefois reconnu que la forte progression de la population du continent, notamment sa jeunesse, est un moteur de croissance potentielle pour le monde.

« La bonne nouvelle est que la solution est à notre portée et nécessitera des investissements », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement qui a, notamment, échangé avec les gouverneurs sur la meilleure stratégie pour combler le déficit d’investissement dans les infrastructures en Afrique estimé à près de de 170 milliards de dollars.

Pour combler le déficit d’investissement, assurer la croissance inclusive et créer des emplois pour la population du continent, la réunion a approuvé le principe d’organiser le African Investment Forum sous l’égide de la Banque africaine de développement et l’a décrit comme une formidable opportunité de mobiliser des investissements à fort impact.

Le ministre tanzanien des Finances et de la planification, Isdor Mpango, a plaidé pour une implication plus étroite du secteur privé dans le financement du développement sur le continent.

« La Banque africaine de développement est bien placée pour conseiller, aider les gouvernements et le secteur privé à proposer des projets bancables », a déclaré M. Mpango, appelant à l’accès à des ressources directes pour fournir un soutien budgétaire et des opportunités d’investissement.

L’African Investment Forum, prévu du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, permettra à la Banque et ses partenaires de présenter des projets bancables, d’attirer des financements et de fournir des plateformes pour investir en Afrique.

« Une des spécificités du Africa Investment Forum est qu’il n’y aura pas de discours, les seuls discours seront des transactions », s’est félicité le président Adesina.

Claver Gatete, ministre des Finances et de la planification économique du Rwanda, a déclaré : « La Banque africaine de développement a déjà discuté avec nous du concept du Africa Investment Forum et le gouvernement rwandais prend très au sérieux ce forum. »

« Les emplois viendront de l’industrialisation : la nouvelle approche consistant à utiliser le Forum africain de l’investissement pour réduire les risques et attirer les investisseurs est la voie à suivre », a estimé Kiplagat Rotich, ministre kenyan des Finances.

On estime que 13 % de la population mondiale vit aujourd’hui en Afrique subsaharienne. Ce chiffre devrait plus que doubler d’ici à 2050. Selon la division de la population de l’ONU, quatre milliards (ou 36 % de la population mondiale) pourraient vivre dans la région d’ici à 2100. L’Afrique devrait avoir plus de 840 millions de jeunes d’ici 2050, le continent ayant la population la plus jeune sur Terre.

Selon Adesina, « il nous reste 12 ans pour réaliser les Objectifs de développement durable, et si l’Afrique n’atteint pas les Objectifs de développement durable, le monde ne les atteindra pas non plus. La Banque africaine de développement accélère le développement de l’Afrique à travers ses High 5. Nous approfondissons nos réformes, nous avons porté nos décaissements à leur plus haut niveau l’année dernière et nous mobilisons davantage de ressources pour l’Afrique. »

Le ministre tunisien des Finances, Zied Ladhari, a rappelé que le transfert temporaire des activités de la Banque dans son pays pendant 11 ans a contribué à renforcer les liens. « Nous partageons la vision de la Banque : l’Afrique est le continent de l’avenir, c’est un grand moment pour l’Afrique avec la Banque au centre. L’exploitation du potentiel des économies africaines est une tâche que la Banque doit accomplir. »

Dans le cadre du programme High 5 de la Banque, 13 millions de femmes africaines ont bénéficié de nouvelles connexions électriques et 23 millions d’améliorations agricoles. En outre, 10 millions de femmes ont pu accéder à des projets d’investissement.

Une analyse de l’impact de la Banque africaine de développement de 2010 à 2017 indique que 27 millions d’Africains ont eu accès à de nouvelles connexions électriques. Quelque 899 000 petites entreprises ont bénéficié de services financiers. Plus de 35 millions de personnes ont bénéficié d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.

« Avec le soutien de la Banque, la Somalie est passée d’un État défaillant à un État fragile, a affirmé le ministre somalien des Finances, Abdirahman Beileh. La Banque africaine de développement a toujours été présente à nos côtés. Ensemble, nous pouvons atteindre la lumière qui brille au bout du tunnel. »

Le ministre algérien des Finances, Abderahmane Raouia, a déclaré : « Le plus grand défi pour l’Afrique aujourd’hui est la création d’emplois, un enjeu de stabilité et un levier pour tirer la croissance économique vers le haut. Nous devons offrir aux jeunes des opportunités d’emploi pour les convaincre de rester ici, sur le continent. »

Selon Simon Mizrahi, directeur du département de l’Assurance qualité et des résultats à la Banque africaine de développement, la Banque doit changer d’échelle. Ce ne sont plus des milliards qu’elle doit mobiliser mais des trillions de dollars pour faire de l’impact.

L’ambassadeur égyptien en Côte d’Ivoire, Mohamed El-Hamzawi, qui représentait le ministre des Finances, a rappelé les deux révolutions que son pays a connues en 2011 et 2014. Il a remercié la Banque pour son soutien à la stabilisation macroéconomique, aux réformes financières, aux infrastructures et aux projets énergétiques, entre autres.

Le ministre marocain de l’Économie et des finances, Mohammed Boussaid, a salué l’ambition de la Banque pour l’Afrique et a souligné son soutien aux projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. Il a déclaré : « Une augmentation de capital n’est pas un choix, c’est une nécessité. Aujourd’hui, le premier secteur d’exportation au Maroc n’appartient plus aux secteurs traditionnels tels que les phosphates, mais à l’industrie automobile. »

Grâce à une augmentation substantielle de capital, la Banque sera en mesure d’exécuter son solide pipeline d’opérations (15 milliards de dollars rien que pour 2018), y compris des projets d’infrastructure et d’intégration régionale. Les perspectives pour 2018-2020 sont brillantes, avec 50,3 millions de personnes qui devraient bénéficier d’un accès amélioré au transport contre 14 millions en 2017. En outre, plus de 35 millions de personnes devraient bénéficier de connexions électriques nouvelles ou améliorées, contre 4,4 millions en 2017.

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Un mouvement partiel a été opéré, hier soir, dans le corps des gouverneurs. Deux choses attiraient l’attention dans ce mini-remaniement d’un corps administratif qui est la représentation régionale de l’autorité de l’Etat. Un remaniement où le seul départ a été celui du gouverneur de Tunis, Omar Mansour. D’abord, le fait qu’il en avait été fait communiqué officiel vers 22 heures du soir (heure d’arrivée, par message fb à Africanmanager envoyé par les services de communication de La Kasbah). Un timing qui laissait transparaitre une sorte d’urgence dans le fait de le faire savoir. En fait, selon nos sources, le remaniement aurait été préparé depuis la semaine dernière et ne devait être rendu public que la semaine prochaine.

L’urgence aurait été rendue nécessaire par le désir des services du chef du gouvernement de ne pas manquer le coup de rebondir sur un autre fait qui avait beaucoup fait réagir les réseaux sociaux et de marquer un coup médiatique qui montrerait que le chef du gouvernement était à l’écoute et réagissait à la rencontre du gouverneur de Tunis avec la persona non grata d’Imed Dghij, leader de la dissoute Ligue de protection de la révolution (LPR). Cette rencontre d’Omar Mansour avec le sulfureux Imed Dghij ne serait cependant pas l’unique cause de son départ, l’ancien gouverneur de l’Ariana et ancien ministre de la Justice. L’homme, qui s’était pourtant illustré, tant à l’Ariana qu’à Tunis, par plusieurs faits d’armes en matière de lutte contre les étals anarchiques et le commerce parallèle, n’aurait pas, selon nos sources, que des amis tant à La Kasbah qu’au siège du MI (Ministère de l’intérieur) et sa rencontre à La Goulette avec le leader des LPR n’aurait été que la goutte qui aurait fait déborder le vase.

L’autre élément qui n’a pas manqué de retenir l’attention dans ce mouvement de «chaises musicales», c’est le fait qu’il ait été officiellement rapporté en tant que décision du nouveau ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem. Cela avait donné à certains matière à penser que le nouveau ministre aurait repris ce département en main, comme du temps de l’ancien régime où le ministre de l’Intérieur était le “Boss” des gouverneurs. Or, selon nos informations, le dernier mouvement dans le corps des gouverneurs aurait été fait à La Kasbah, aurait été soumis à l’avis du chef de l’Etat à Carthage qui en aurait juste pris acte, alors que le premier parti au pouvoir, Nidaa Tounes, tempêterait encore ce lundi 30 octobre 2017 de voir l’information devenir publique avant son accord.

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L’ex-chef du gouvernement, Habib Essid, avait fait des gouverneurs ses ‘têtes de turc’. On avait fini par croire qu’ils étaient responsables de tous les maux de la Tunisie, tant les mouvements qui les touchaient étaient fréquents. La série avait commencé le 14 février 2015, avec la nomination de deux nouveaux gouverneurs. Puis ça a continué le 09 avril 2015, avec la désignation de 6 nouveaux gouverneurs. A peine un peu plus de quatre mois après, plus précisément le 22 août 2015, Essid remet ça, mais cette fois dans des proportions plus importantes : 11 gouverneurs sont éjectés et 3 affectés dans d’autres régions. Il y en a eu d’autres par la suite. L’actuel chef du gouvernement, Youssef Chahed, a frappé plus fort, dès le début.

Moins d’un mois après sa prise de fonction, il jette déjà son dévolu sur les gouverneurs et fait tomber les têtes, et pas peu : 12, d’un coup. Sale temps pour les gouverneurs. Y avait-il urgence à semer la terreur dans leurs rangs ? Les priorités de la Tunisie sont-elles logées là ? Assurément non, à en croire le discours de haute facture servi par Chahed lors du vote de confiance à l’ARP.

Il est légitime de se demander si Chahed, comme son prédécesseur, n’est pas en train de tenter de faire croire aux citoyens qu’il suffit d’évincer les gouverneurs jugés inefficaces et pantouflards pour régler les nombreux problèmes des citoyens. Essid poussait même le bouchon jusqu’à tancer publiquement les gouverneurs, comme des gamins pris en faute, et leur intimer l’ordre de descendre sur le terrain pour prendre le pouls de la situation du pays, au lieu de se calfeutrer dans leurs bureaux cossus. Bon Chahed n’en est pas encore là, mais vu son démarrage en trombe, on peut parier qu’il en arrivera vite aux séances publiques de flagellation des gouverneurs. Un exercice qui ne mange pas de pain et fait toujours son petit effet sur des citoyens qui désespèrent d’avoir des gages sur le fait que les gouvernants maitrisent bien leur sujet.

Un coup d’épée dans l’eau

Comme l’histoire de la baisse des salaires des membres du gouvernement, changer intempestivement les gouverneurs est, en l’état, un simple affichage, avec tout au plus une portée symbolique qui peut vite tourner court si derrière il n’y a pas des mouvements de plus grande ampleur vers de profondes réformes structurelles. C’est de ça dont le pays a besoin, et pas qu’on lui offre fréquemment des têtes de notables des gouvernorats. On est encore très loin de la hauteur de vue de l’allocution du chef du gouvernement devant des parlementaires exaltés il y a trois semaines. Certes il est encore trop tôt pour évaluer l’action de Chahed, il faudra au moins 100 jours pour cela, mais force est de constater que le départ est un peu poussif, en mal d’inspiration et bigrement arcbouté sur des symboles, fussent-ils très puissants.

Certes le gouverneur a un rôle central, notamment dans les régions de l’intérieur où il incarne l’Etat, mais c’est un Etat sans le sou et endetté qu’il incarne, avec toutes les limites que cela suppose. On peut lui demander de faire de l’activisme, de faire la tournée des marchés, des cafés, de prendre fait et cause pour la veuve et l’orphelin, c’est bien gentil, un brin rassurant pour les citoyens, mais ça ne remplacera pas de vrais moyens pour changer le quotidien des gens. Or des moyens, les gouverneurs et ses services n’en ont pas, ou très peu. Alors tout ce qu’il peut faire en direction de ses administrés, c’est toujours bon à prendre, mais ça restera un pansement sur une jambe en bois.

Le destin des gouvernorats changera réellement quand il y aura une vraie politique de décentralisation, de développement régional, avec des ressources financières conséquentes à la disposition des autorités locales. Le projet a été élaboré, il est parfait sur le papier, mais pour la concrétisation, c’est une toute autre affaire. Tous les gouvernements de la première et de la deuxième République s’y sont cassés les dents. Tant que les choses en resteront à ce niveau, faire valser les gouverneurs demeurera un coup d’épée dans l’eau, qui plus est profondément injuste pour ceux sur qui tombe le couperet…

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Un communiqué de la présidence du gouvernement émis ce vendredi 16 septembre 2016 nous a appris que Youssef Chahed a procédé à un remaniement dans le corps des gouverneurs. 12 nouveaux gouverneurs prennent ainsi leurs fonctions. Voici la liste :

Saloua Khiari : gouverneur de l’Ariana

Omar Mansour : gouverneur de Tunis

Mohamed Gouider : gouverneur de Bizerte

Walid Louguini : gouverneur de Kébili

Taoufik Ouertatni : gouverneur de Kairouan

Mongi Thamer : gouverneur de Gabès

Mounir Hamdi : gouverneur de Tozeur

Akrem Sebri : gouverneur de Jendouba

Hassen Khedimi : gouverneur de Kasserine

Mohamed Bouden : gouverneur de Mahdia

Chedly Boualleg : gouverneur du Kef

Mnaouar Ouertani : gouverneur de Nabeul

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Les salaires des ministres et des secrétaires d’État seront révisés à la baisse. Une décision qui devrait être officiellement annoncée dans les prochains jours. C’est Youssef Chahed qui devrait faire l’annonce. La réduction est estimée à 25%. Une mesure qui est qualifiée par beaucoup d’experts de “symbolique” et “non significative”,  bien qu’elle soit appréciée par la majorité des Tunisiens dans la mesure où l’austérité doit commencer en haut. Les experts sont d’avis que cette mesure est populiste et loin des attentes des Tunisiens, qui espèrent des décisions importantes et urgentes capables de résoudre les problème épineux du chômage, des disparités régionales, de la détérioration du niveau de vie et de la cherté de la vie.

L’universitaire et expert en économie Moez Labidi a affirmé dans une déclaration ce mercredi 7 septembre 2016 à Africanmanager que la remise en cause du régime spécifique de retraite dont bénéficient les ministres, les secrétaires d’État, les gouverneurs et les députés aurait un impact positif chez les Tunisiens et serait mieux appréciée que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État.
« L’annonce d’une telle mesure pourrait renforcer le capital de confiance dont Youssef Chahed a besoin », a assuré Labidi. Il a expliqué par ailleurs que le Tunisien attend aujourd’hui une bonne réforme fiscale qui élargit l’assiette et réduit la pression fiscale, principalement pour les ménages.

En outre, Labidi a indiqué que la réussite de l’action gouvernementale dépend de la capacité du nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed, à générer un choc positif. « Certes, la décision de Chahed de revoir à la baisse les salaires des membres de son gouvernement s’inscrit dans cette logique mais elle n’aura d’impact que lorsqu’elle sera inscrite dans un package de mesures d’austérité », a-t-il dit.

Il a, dans le même contexte, assuré que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État est une mesure parmi d’autres qui n’aura de sens que lorsqu’elle sera accompagnée de mesures touchant le train de vie de l’État (ministres, secrétaires d’État, gouverneurs…).

De son coté, l’expert en économie et finance Ezzedine Saidane nous a fait savoir que la décision du chef du gouvernement d’union nationale, Youssef Chahed, de réduire les salaires des membres de son gouvernement est purement symbolique. Il a toutefois indiqué que cette décision relative à la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État pourrait préparer l’opinion publique à une politique d’austérité, comme annoncé dans son discours prononcé lors de la passation de pouvoir avec l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid, tout en espérant que ce ne sera pas le cas.

Ezzedine Saidane a déploré par ailleurs une politique d’austérité basée sur une rationalisation publique s’inscrivant dans le cadre d’une stratégie de sauvetage de l’économie tunisienne.

L’expert en économie Wajdi Ben Rejab a quant à lui fait remarquer que le gouvernement va se trouver devant plusieurs dossiers urgents et sera en même temps appelé à lutter contre le terrorisme, la corruption, créer de la croissance et de l’emploi, ajuster les équilibres financiers et résoudre les problèmes de l’environnement.

Ben Rejab a dans le même cadre indiqué que le gouvernement de Youssef Chahed doit honorer ses engagements durant les 100 premiers jours de son mandat, sinon ce sera considéré comme un échec.

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L’universitaire et expert en économie Moez Labidi a affirmé dans une déclaration ce mercredi 7 septembre 2016 à Africanmanager que la remise en cause du régime spécifique de retraite dont bénéficient les ministres, les secrétaires d’Etat, les gouverneurs et les députés aura un impact positif chez les Tunisiens et sera mieux appréciée que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’Etat.

“L’annonce d’une telle mesure pourrait renforcer le capital de confiance dont Youssef Chahed a besoin”, a assuré Labidi. Il a expliqué par ailleurs que le Tunisien attend aujourd’hui une bonne réforme fiscale qui élargit l’assiette et réduit la pression fiscale, principalement pour les ménages.

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Le chef du gouvernement Habib Essid a annoncé que les prérogatives ministérielles qu’il a été décidé de déléguer aux gouverneurs seront précisées lors de la conférence des gouverneurs dont il a présidé l’ouverture ce samedi à Tunisie.

Il a évoqué des mesures qu’il prendra contre certains gouverneurs plus enclins à travailler dans leurs bureaux qu’à aller sur le terrain.

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Le Conseil des ministres, réuni mercredi sous la présidence du chef du gouvernement, Habib Essid, a décidé de déléguer  aux gouverneurs des  prérogatives de certains ministres, et ce dans le cadre du renforcement du pouvoir local et la mise en place de mécanismes de pouvoir au niveau régional et local.

De même, il a été décidé d’œuvrer en vue de réviser un grand nombre de législations dans le sens de la modernisation de la gouvernance locale déclinée notamment dans la séparation entre les ministères de l’Intérieur et des Affaires locales.

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Le site électronique

Le site électronique “Al-Jarida” croit savoir que les dernières consultations du gouvernement avec les partis politiques ont amené à revoir la nomination de 18 gouverneurs.

Une commission ad hoc a été formée pour faire le bilan de ces gouverneurs. La 1ère réunion aura lieu lundi 25 mars 2013. Les Gouverneurs seront apolitiques et compétents

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