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L’investissement (national et étranger), en tant que source de la croissance est toujours à la traîne. Pour les quatre premiers mois, les intentions d’investissement dans l’industrie et les services sont en baisse.”, indique l’institut tunisien des études stratégiques (ITES) dans une note publiée lundi 16 juillet 2018, expliquant cela par l’instabilité politique et la qualité du climat des affaires qui ont largement aggravé les déficits en la matière.

Dans cette note, l’Ites a constaté que les intentions d’investissement sont cependant en hausse pour l’agriculture. Il convient cependant de garder présent à l’esprit que les intentions ne signifient pas automatiquement leurs réalisations. La concrétisation des intentions suppose une implication gouvernementale et une stabilité qui n’est pas toujours de mise.

L’Ites a également noté, citant les statistiques de la CNUCED concernant les flux d’investissements directs étrangers à destination de la Tunisie, que la Tunisie n’est plus un site aussi attractif que par le passé. “Notre part dans les IDE entrants en Afrique du Nord est tombée à 6.5% les deux dernières années contre une moyenne de 21.6% durant les années 1990. Ainsi, à ce jour, les IDE ne représentent que 2% du PIB”, fait-il remarquer.

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Suite à la révolution de 2011, la Tunisie a connu une période d’instabilité politique et économique, la plus importante de son histoire récente. Au cours de la  transition politique, sept chefs de gouvernements se sont succédé, sans parvenir à mettre en place une véritable politique économique de transition“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de Mac Sa sur le thème “Défis et perspectives de l’économie tunisienne : comment renouer avec la croissance?“. Ainsi, le taux  de croissance économique reste faible, le taux de chômage s’est aggravé, les déséquilibres macroéconomiques ont empiré, etc. Cette faible performance s’explique essentiellement par l’environnement réglementaire excessif qui a bloqué le fonctionnement de tous les marchés.

Cette faible performance s’explique, selon cette note, par une concurrence faible, une bureaucratie lourde, des comportements de recherche de rentes, un investissement faible et de mauvaise qualité, la formation de groupes d’intérêt, une qualité de services médiocre, une productivité des entreprises faible, un marché du travail rigide qui décourage l’embauche, une politique industrielle qui encourage des activités à faible valeur ajoutée et une  politique agricole inappropriée qui favorise la production des variétés continentales. En plus de ces dysfonctionnements, l’instabilité politique et sociale, la contrebande, l’environnement géopolitique défavorable et le terrorisme, viennent récemment impacter négativement la performance économique.

Sept ans après la révolution, le pays n’a pas réussi à relancer la croissance économique. Le taux de croissance du PIB (dollars constants de la Banque mondiale) demeure faible. Il est estimé à 1.17 % en 2016 soit un taux par tête d’habitant négatif (-0.3%), ce qui implique qu’en moyenne, le Tunisien est moins riche par rapport à l’année précédente. En effet, la Tunisie a enregistré un taux moyen annuel de 4.59% entre 1966 et 2016. Les deux pics sont enregistrés  en 1972 (la valeur la plus élevée 17.74 %) et en 2011 (la valeur la plus basse négative -1.92%). Cette  tendance a engendré une persistance  d’importants déséquilibres macroéconomiques en matière de gestion des finances publiques et un taux de chômage moyen le plus élevé (15.6 % en 2016). 

L’investissement moteur-clé de la croissance reste en panne. Le taux d’épargne ne cesse de diminuer entraînant un accroissement de la dette extérieure. Ce taux est au plus bas depuis 1965 estimé à 8.83% en 2016.  En effet, entre la période 1965-2016, ce taux moyen est de 22.25% et le plus élevé est enregistré en 1968 à 33.01%“, précise la note.

Et pour conclure, il a été indiqué que le grand défi pour la Tunisie est de déterminer les sous-secteurs à haut potentiel qui offrent les meilleures perspectives pour accélérer la croissance économique. “Nous croyons qu’on devra mettre à l’essai cette approche dans le secteur agroalimentaire (produits  méditerranéens) où on pourra créer notre avantage comparatif. On devra commencer par se concentrer sur une niche de production comme l’huile d’olive et ses dérivés pour être leader dans le monde et par la suite choisir une autre niche et ainsi de suite. Pour cela, on devra élaborer une  stratégie en étudiant notre position de départ, nos forces et nos faiblesses par rapport à d’autres pays concurrents et ensuite, le gouvernement proposera des collaborations avec le secteur privé“, ajoute la note.

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Sadok Bejja, le directeur général de la PME au ministère de l’Industrie et du Commerce, a fait savoir, dans une déclaration ce lundi 9 octobre 2017, à Africanmanager, que le nombre d’entreprises (PME) qui ont besoin d’un plan de restructuration s’élève actuellement à 600. Ces entreprises souffrent, selon lui, de plusieurs difficultés d’ordre conjoncturel et découlant principalement de l’instabilité liée à la Révolution de 2011.

Selon ses déclarations, cette dernière a frappé de plein fouet une grosse partie des PME, lesquelles se trouvent actuellement face à plusieurs problèmes et à une pression provenant de la contrebande et du marché parallèle, mais aussi d’ordre social et financier du fait de la réticence des établissements financiers et bancaires.

Bejja nous a par ailleurs indiqué que son ministère a déjà préparé un plan stratégique pour venir en aide à ces PME, faisant toutefois remarquer que ce plan, qui fait du secteur du textile et habillement une priorité, devra attendre l’approbation du projet de la loi de finances 2018, lequel fera l’objet d’un conseil ministériel restreint au cours de la semaine prochaine, selon ses dires.

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Un rapport conjoint de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), de la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi que du Groupe de la Banque mondiale a fait ressortir que la croissance et le développement des entreprises du secteur privé dans la région MENA dont la Tunisie,  sont freinés par quatre sujets de préoccupation particuliers  dont l’instabilité politique, la corruption,  le  manque  de  fiabilité  de  l’approvisionnement  en  électricité et l’accès insatisfaisant aux financements. Ce constat est le résultat d’une enquête menée sur plus de 6000 entreprises privées du secteur des technologies et services localisée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

Selon cette enquête récemment rendu publique, l’instabilité  politique  induite  par  les  printemps  arabes,  les  tensions  sociales  non  résolues  et  les  conflits  dans  la  région  au  sens  large,  ressortent  comme  la  principale  préoccupation  des  cadres  et  dirigeants  des  entreprises  en en Tunisie mais aussi en Égypte, au Liban, , en Cisjordanie et à Gaza ainsi qu’en République du Yémen. “Dans la plupart de ces économies,  l’instabilité  politique  semble  avoir  des  répercussions négatives sur la croissance des entreprises et de la productivité”.

S’agissant de la corruption, l’enquête montre que les niveaux jugés élevés sont associés à une croissance plus faible des ventes et de l’emploi ainsi qu’ à une baisse de la productivité de la main d ’œuvre :  “La  corruption  constitue  une  préoccupation  majeure  pour  les  cadres  et  dirigeants  des  entreprises.  Il s’avère également que la corruption fait obstacle  aux  interactions  des  entreprises  avec  les  pouvoirs publics et les empêche ainsi d’exploiter pleinement les  possibilités  qui  se  présentent.  En  outre,  l’inquiétude  entourant  la  corruption  semble  aller  au-delà  des  affaires  de  petite  corruption,  ce  qui  suggère   l’existence  de  problèmes  plus  graves  dans  les  économies  concernées  (captation  de  l’État  par  des  groupes  d’intérêt  ou  des  élites,  corruption  dans  les  hautes  sphères,  ou  même  sous-dénonciation par peur de représailles, par exemple)”.

Le manque de fiabilité dans l’approvisionnement électrique est aussi une entrave importante pour les entreprises de plusieurs économies. Selon ce document,  le  manque  de  fiabilité  de  l’approvisionnement  en  électricité reste un problème important en Égypte, au Liban, en Cisjordanie et à Gaza et en République du Yémen, malgré les efforts déployés par certains États pour régler ce problème.  “Un  approvisionnement  irrégulier  en  électricité  représente une perte importante de chiffre d’affaires pour de  nombreuses  entreprises  et  est  associé  à  une  baisse  des niveaux de productivité”.

“De nombreux pays ont choisi, comme solution de secours, de subventionner l’énergie  lorsque  leurs  régimes  de  protection  sociale  s’avèrent  inappropriés  ou  inefficaces.  Mais  cela  est  coûteux,  et  l’altération  des  prix  qui  en  résulte  a  induit  des  incitations systématiques à évoluer vers des technologies à  plus  forte  intensité  capitalistique,  parallèlement  à  un  manque  d’incitations  à  investir dans  des  infrastructures  essentielles, tout en ouvrant la voie à des intérêts particuliers. Dans le cadre du programme de réforme engagé ces dernières années,  plusieurs  institutions  internationales,  dont  le  FMI  et  la  Banque  mondiale,  ont  appelé  à  une  refonte  complète  des  subventions  pour  évoluer  vers  un  secteur de l’énergie plus efficace”, note le rapport.

Toujours selon l’enquête, le secteur   financier   des   économies   couvertes   par   l’étude MENA est dominé par un secteur bancaire relativement étendu, avec des ratios prêts/PIB supérieurs aux économies  comparables.  Cependant,  les  prêts  bancaires  sont  fortement  concentrés,  puisqu’ils  ne  vont  qu’à  un  nombre limité de grandes entreprises, et la majeure partie des  entreprises  n’a  donc  que  peu,  voire  pas  d’accès  au  crédit.

L’utilisation  des  fonds  internes  pour  le  financement  des  opérations et des investissements varie fortement d’une économie  à  l’autre  de  la  région.  Le recours  au  crédit  bancaire  ainsi  qu’au  crédit-fournisseur  et  au  crédit  à  la  consommation est conforme à la pratique dans les économies comparables. Le capital-investissement joue un rôle négligeable dans la région, alors que d’autres sources de financement, dont la micro-finance, ne sont significatives
qu’en Tunisie et en Cisjordanie et à Gaza.

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