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La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a dit un grand Oui au Maroc le dimanche 04 juin 2017. Ces dernières années, le royaume n’a pas caché son désir d’intégrer l’une des organisations les plus fortes – 15 Etats membres – et les plus structurées du continent, une dynamique renforcée par l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), avec 8 de ces Etats qui partagent la même monnaie. Le dossier de Rabat est sur la table de la présidente en exercice de la CEDEAO, Ellen Johnson Sirleaf, depuis le 24 février 2017. Cette issue n’est certes pas une surprise, tant le Maroc entretient d’excellentes relations avec des poids lourds de la communauté, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Ghana, mais l’annonce a son importance au regard des gros enjeux économiques.

L’adhésion définitive sera actée dans peu de temps, quelques mois tout au plus, mais le bénéfice d’une telle initiative pour le Maroc est déjà dans les têtes. En effet le royaume, qui est déjà un ténor continental en termes d’exportations de biens et services, va faire passer son commerce extérieur à une vitesse supérieure. En effet à terme, tous les droits de douane vont tomber, ce qui ouvre de très larges horizons aux quelque 500 entreprises marocaines qui exportent vers l’Afrique.

Le Nigeria dans le viseur

Le Nigeria, encore relativement vierge pour les boîtes marocaines, sera sans doute l’un des plus gros filons à exploiter. Le géant de l’Afrique, avec son 405 milliards de dollars de PIB l’an dernier, 26ème plus forte économie de la planète et 2ème du continent, a tout pour séduire les opérateurs marocains. Et il y a déjà une bonne base pour bâtir un avenir prospère avec la signature, le 26 mai 2017, d’un protocole d’accord pour la construction d’un gazoduc qui fera la jonction entre le Nigeria et le Maroc, au nez et à la barbe de l’Algérie qui a été la première à envisager un tel projet.

Et par ailleurs il y a les niches florissantes à consolider et amplifier dans les autres pays de la CEDEAO. En 2015, plus du tiers des exportations marocaines atterrissaient dans la communauté. A noter que parmi les pays de l’organisation, la Côte d’Ivoire est celui qui absorbe le plus les produits marocains, près de 8% du total du continent, notamment du ciment et des engrais.

Une mauvaise nouvelle pour l’UMA

Il va sans dire que pour l’Union du Maghreb Arabe (UMA), dont le secrétaire général, Taieb Baccouche, est monté au front dernièrement pour revendre le rêve du Grand Maghreb Arabe, ce mariage du Maroc avec l’Afrique de l’Ouest est une très mauvaise nouvelle. Déjà que l’Union était plombée par les relations houleuses entre l’Algérie et le Maroc, mais avec ce que vient de faire ce dernier, le projet de l’UMA a de bonnes chances de rester dans les tiroirs. Les propos de Mohammed VI lors du sommet de l’Union africaine de janvier 2017, quand il qualifiait le Maghreb de «région la moins intégrée du continent africain, sinon de toute la planète», ont certes déplu à ses voisins, mais force est de reconnaître qu’il a dit vrai. Bon après on pourra toujours épiloguer sur la mauvaise foi des uns et des autres, les peaux de banane qui ont jalonné la marche de cette Union quasiment morte-née, mais c’est un fait : l’UMA n’a jamais décollé…

Pour enfoncer le clou, le magazine marocain Le 360 a pris le pouls des échanges commerciaux au sein de l’UMA : ils pèsent à peine 2 à 3% dans le volume global des importations de l’Union. Ce sont des broutilles, notamment par rapport aux 10% de la CEDEAO.  Autant de raisons qui expliquent que le Maroc voit son avenir en Afrique de l’Ouest. La Mauritanie, qui en faisait partie mais l’avait échangée contre les promesses mirobolantes de l’UMA, pourrait aussi réintégrer la CEDEAO. Quant à la Tunisie, elle a déjà un statut d’observateur, pour commencer…

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Le Maroc a fait sensation le vendredi 24 février 2017 en présentant une demande officielle pour adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les intentions du royaume sont claires : Bétonner sa position en Afrique de l’Ouest pour mieux assurer son rayonnement dans l’Union africaine (UA), que le Maroc vient de réintégrer – le 30 janvier 2017 -, après l’avoir boudée pendant 32 ans en réaction à l’admission de la République arabe sahraouie démocratique…

L’affaire est d’importance pour le Maroc, qui avait déjà le statut d’observateur au sein de la CEDEAO. En franchissant ce cap, le royaume met le pied dans une communauté économique forte, composée de 15 Etats membres, dont des poids lourds en Afrique de l’Ouest – le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana -, et qui sont du reste de “grands amis” du Maroc. Le Ghana par exemple vient de parapher 25 accords de partenariat avec le Maroc ; le Sénégal et la Côte d’Ivoire, deux membres très influents de l’UA, ont des liens historiques et très solides avec le royaume ; quant au géant économique le Nigeria, le pont est déjà établi avec le projet d’extension du pipeline ouest-africain, conclu en décembre dernier…

L’UMA est morte, vive la CEDEAO!

Au dernier sommet de l’UA, en Ethiopie, le roi du Maroc, Mohammed VI, avait sonné le glas de l’Union du Maghreb arabe (UMA), en assénant que « sa flamme s’est éteinte parce que la foi dans un intérêt commun a disparu». Pour son pays dorénavant, « la famille africaine est sa famille de référence ». Bien entendu le roi a provoqué de la sorte le courroux de l’Algérie et de la Mauritanie, qui continuent d’entretenir la flamme de l’UMA, une affaire qui a plus que jamais des allures d’utopie au regard de l’incapacité chronique des Etats du Maghreb à concéder le moindre effort dans le sens d’une réelle intégration. Alors Rabat a tourné casaque, un revirement du reste qui ne surprend personne puisque cela fait des années que le royaume ne regarde que vers l’Afrique subsaharienne, qui lui rend bien cette sollicitude avec des contrats par dizaines chaque fois que Mohammed VI fait un déplacement…

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Les chefs d’État de l’Union africaine (UA) ont décidé lundi 30 janvier de réintégrer le Maroc lors d’un sommet à Addis-Abeba, en Éthiopie, rapporte l’AFP.

Le pays avait quitté l’organisation continentale en 1984 pour marquer son désaccord sur le dossier du Sahara occidental.

Le Maroc, qui revendique la souveraineté sur ce territoire, avait protesté contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique proclamée (RASD) autoproclamée en 1976 par le Front Polisario, qui réclame l’indépendance du Sahara occidental. Du côté des organisations internationales, la RASD n’est reconnue que par l’Union africaine.

Le Roi Mohammed VI a ordonné “le lancement de la deuxième phase d’intégration des personnes en situation irrégulière”, indique la publication, faisant l’écho d’un communiqué de la Commission nationale chargée de la régularisation et de l’intégration des migrants au Maroc.

Selon l’agence AFP, prévue pour la fin 2016, “cette deuxième phase sera lancée immédiatement et dans les mêmes conditions” que la première phase de régularisation menée depuis 2014 et qui a été un “succès”, selon la Commission.

Environ 25.000 personnes, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne et de la Syrie avaient bénéficié de la première phase, selon les termes d’une nouvelle politique migratoire voulue par le Souverain en 2013 pour faire face aux flots de migrants clandestins tentant le passage vers l’Europe.

L’annonce d’une nouvelle phase de régularisation intervient par ailleurs alors que l’Algérie a mené, la semaine dernière, une vague d’arrestations sur son sol visant des migrants subsahariens, ajoute la même source.

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Des enseignants vacataires ont organisé, ce mercredi 14 septembre 2016, un sit-in de protestation devant le siège du commissariat régional de l’Education à Nabeul, rapporte Jawhara fm

Cette action intervient en signe de protestation contre le non-respect de la promesse faite aux enseignants portant sur leur intégration au sein du système éducatif, a ajouté la même source.

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